Après son succès à La Haye, Pretoria invite Staffan de Mistura

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L’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Staffan de Mistura, s’est rendu mardi en Afrique du Sud, sur invitation du gouvernement, pour des réunions prévues demain avec des hauts responsables sud-africains afin de discuter de la question du Sahara occidental, a rapporté mardi le porte-parole des Nations Unies, Stephan Dujarric.

Cette invitation arrive immédiatement après une importante victoire remportée par l’Afrique du Sud à La Haye, où la Cour Internationale de Justice a répondu favorablement aux arguments sudafricains acussant Israël de génocide contre le peuple palestinien.

L’initiative sudafricaine semble agacer à Rabat où la presse a qualifié cette invitation « d’étrange ». « Linformation est surprenante car on ne voit pas à quel titre l’Afrique du Sud a lancé cette initiative : elle n’est ni partie intéressée, ni concernée de près ou de loin », écrit Médias24.

Les marocains évoquent de nouveau la « troïka » en vue de faire barrage à toute intervention de l’Union Africaine dans la résolution du conflit sahraoui. « De plus, au niveau parafricain, la question relève exclusivement de la troïka des chefs d’Etats, indique Médias24, une troïka tournante composée de l’actuel président, du précédent et du futur président, ainsi que du président de la Commission ».

La reconnaissance par Pretoria de la RASD et son soutien actif au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination ont pratiquement gelé les relations de l’Afrique du Sud avec le Maroc. Rabat aussi achetait des armes au régime raciste de l’Apartheid avec lesquelles il combattait l’armée du Front Polisario.

Le Maroc et le mouvement de libération sahraoui livrent, depuis 1975, une féroce bataille au Sahara occidental, ancienne colonie espagnole en Afrique du Nord. Un cessez-le-feu proclamé en 1991 n’a pas abouti au référendum revendiqué par les Nations Unies et la population autochtone.

Le 14 novembre 2020, le Front Polisario a repris la « lutte armée » après avoir considéré que le Maroc a violé le cessez-le-feu en sortant par la « brèche d’El Gargarat » por réprimer des civils sahraouis qui manifestaient contre « l’ouverture illégale » du poste frontalier marocain.

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Ceuta: acusé d’agression sexuelle, un Imam s’enfuie au Maroc

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Les parents ont dénoncé un traitement « excessivement tendre ».

L’un des imams de la mosquée Al Ikhlas, dans le quartier d’El Príncipe à Ceuta, a fui au Maroc après que les parents ont dénoncé le traitement « excessivement tendre » qu’il réservait aux élèves fréquentant l’école coranique, a rapporté mardi La Gaceta.

Bien qu’aucune plainte n’ait encore été déposée auprès du commissariat du Corps national de police, l’une des mères de l’école avait signalé un incident « grave » impliquant sa fille, a précise le média espagnol.

Les plaintes des parents ont été transmises au Ministère des Affaires islamiques à Mandubía de Rincón, Mandub, ce qui a entraîné un appel à l’imam pour rendre compte de ces faits, a-t-il ajouté.

L’imam est resté au Maroc depuis le week-end dernier et n’est pas encore revenu dans la ville autonome, conclue la source.

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Catalogne-Maroc: stimuler les ports de Barcelone et Tanger Med

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Selon Huffington Post, la Catalogne a conclu un avec la région marocaine de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. « La communauté autonome espagnole a convenu avec le pays africain d’un plan visant à stimuler l’économie entre les deux ports, celui de Tanger Med et celui de Barcelone », indique-t-il citant Atalayar.

L’objectif est de développer les échanges commerciaux par le biais du trafic maritime pour unir ces deux régions du monde, améliorant ainsi les deux territoires sur le plan économique, précise le média espagnol.

L’accord a été conclu lors de la troisième Rencontre Régionale de la Logistique, au cours de laquelle le port marocain a été discuté et l’importance stratégique des deux zones a été soulignée.

Selon Atalayar, indique Huffington Post, Luis Paris, responsable de l’Automobile et du Transport Maritime du Port de Barcelone, a défendu le rôle du port de Tanger Med et les aspects positifs de ce plan aux côtés de la Ville Condal.

« Nous ne sommes pas le plus grand port en Espagne, mais le plus important en matière de transport de marchandises. Il y a de nouvelles activités logistiques que nous devons développer », a-t-il justifié.

Zouhair Benjelloun, président de l’Association Marocaine des Exportateurs à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, a assuré que son pays « se considère comme un pionnier dans la neutralisation des émissions de CO2 avec le lancement des crédits propres en 1998, encourageant la réduction de l’empreinte carbone », conclue la source.

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Une corruption endémique fait rage au Maroc (ONG)

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Le Maroc est « en proie à une corruption systémique et endémique qui menace la stabilité sociale, économique et politique » du pays. C’est ce qu’a dénoncé mardi Transparency International, exigeant des actions « d’urgence » de la part de la monarchie alaouite pour la combattre.

Dans un communiqué relatif à l’indice de perception de la corruption en 2023 élaboré par cette organisation et publié ce mardi, intitulé ‘Maroc, pris au piège du marais de la corruption’, son comité exécutif indique que le pays du Maghreb occupe actuellement la 97e position sur 180 pays, soit 24 places de moins qu’il y a cinq ans.

« Cette baisse de l’indice de perception de la corruption s’accompagne d’une autre baisse tout aussi significative de l’indice de liberté d’expression : le Maroc occupait la 144e place en 2023, contre la 135e en 2022, ce qui représente une chute de 9 places », explique la note rapportée par l’agence Efe.

Selon l’ONG Transparency International, les affaires de corruption portées devant les tribunaux marocains ces dernières années incluent 29 parlementaires des deux chambres (soit 5 % du total des sièges), ce qui est « un indicateur très important du niveau de corruption atteint » dans le pays.

Le séisme survenu dans le sud du pays en septembre dernier a mis en évidence les énormes écarts sociaux que subit le Maroc, entre les zones urbaines et rurales, plongées dans la négligence gouvernementale et la discrimination.

L’organisation attribue cela, entre autres, aux pouvoirs du parlement en matière de législation et de contrôle de l’exécutif, affirmant que ces indicateurs « dessinent un Maroc plongé dans une corruption systémique et endémique qui menace la stabilité sociale, économique et politique du pays » et favorise « la protection d’activités illicites ».

Sans législation anticorruption

C’est pourquoi Transparency International demande des mesures urgentes, telles que la mise à jour et la mise en œuvre de la stratégie nationale contre la corruption, validée en 2015 mais actuellement « gelée ».

Et que les lois anticorruption stipulées par la Constitution de 2011 soient développées, en particulier celle régissant les conflits d’intérêts et également celle sanctionnant l’enrichissement illicite, discutée pendant six ans lors de la législature précédente et retirée par le gouvernement actuel, selon Transparency.

Pour l’organisation, il est également nécessaire de réviser la loi sur l’accès à l’information, celle sur la déclaration des biens et celle sur la protection des lanceurs d’alerte de la corruption.

#Maroc #TransparencyInternational #Corruption

L’Espagne et les armes chimique dans la guerre du Rif

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C’était une arme, a priori, cruelle en raison du caractère scandaleux de ses blessures, mais pas beaucoup plus que d’autres moyens de tuer utilisés au cours de l’histoire.

Peu de sujets ont été abordés avec moins de rigueur et de connaissances que l’utilisation d’armes chimiques par l’armée espagnole pendant la guerre du Maroc. Comme presque tout ce qui touche à l’histoire de la première moitié du XXe siècle, la question a fait l’objet de toutes sortes de manipulations. Pour quiconque a un minimum de connaissances sur l’utilisation de gaz toxiques à des fins de guerre, certaines affirmations font rougir à cause du grotesque des arguments, mais, pour ceux qui ont une oreille sensible à l’histoire fictive et qui ne prennent pas la peine de comparer déclarations fortes, l’impression qui subsiste est que l’Espagne a utilisé des armes de destruction massive contre des civils malheureux et sans protection dans une sorte d’holocauste qui a encore aujourd’hui des répercussions sur la population du Rif, au nord du Maroc, où les enfants naissent avec des malformations, et il y a beaucoup plus de cas de cancer que dans d’autres régions. Bien entendu, ces deux dernières certitudes ne sont jamais accompagnées de données statistiques sérieuses ou simplement véridiques.

Maroc, la pomme empoisonnée

La révolution industrielle à laquelle l’Espagne est arrivée très tard, à l’exception de l’honorable exception catalane, a présenté la nécessité de rechercher et d’exploiter les matières premières partout où elles se trouvaient. Les puissances les plus fortes s’étendent à travers l’Asie et l’Afrique, tandis que l’Espagne perd ses derniers territoires d’outre-mer et confirme son inutilité sur la scène internationale au tournant du siècle.

Le jeune et florissant Empire allemand avait faim de territoires à coloniser et avait déjà participé dans les années 1980 à un incident avec les îles Carolines, propriété de l’Espagne, qui aboutissait à la permanence des territoires pour le royaume, mais avec des droits d’exploitation commerciale pour le Allemands.

L’Afrique a été le dernier continent à être colonisé, elle a été distribuée comme un gâteau vierge de multiples façons et avec de vastes territoires à explorer. L’Allemagne se battait avec les deux autres grandes puissances, la France et l’Empire britannique, pour conserver Tanger, ce que ni les Français ni les Anglo-Saxons n’avaient l’intention de tolérer.

Le sultan du Maroc, dans un État sans communications et plongé dans le Moyen Âge, était incapable d’affirmer son pouvoir sur une organisation tribale qui préservait encore des coutumes féodales par lesquelles certains Kabyles se soumettaient aux autres pour leur commodité et leur survie, tissant des alliances et se battant entre eux. . Une coutume ancienne que ni le sultan ni son grand vizir, sorte de premier ministre, n’étaient capables de maîtriser.

Le premier accord a été conclu lors de la Conférence d’Algésiras de 1906, qui a laissé l’Allemagne hors de l’équation et a permis à la France et à l’Espagne d’assumer le rôle de puissances susceptibles d’aider le sultan s’il en avait besoin. Ils apporteraient une aide aux autorités marocaines pour le développement du pays, la formation administrative de ses fonctionnaires ainsi que la modernisation et la formation d’une police xérifienne internationale, encadrée par des militaires des deux nations.

En échange, ces États étaient autorisés à exploiter des mines dans des zones proches de leurs zones d’influence. L’Espagne, qui possédait des territoires historiques en Afrique du Nord, se chargea de soutenir le sultan dans cette zone. Au début, le nombre de troupes n’augmenta pas beaucoup et ce n’est qu’en 1909, après quelques incidents avec les ouvriers qui construisaient la ligne de chemin de fer qui devait atteindre certaines mines à quelques kilomètres de Melilla, que l’Espagne répondit à l’agression par un déploiement des milliers de soldats sont arrivés de la Péninsule. Une guerre avait commencé qui durerait 18 ans et entraînerait une ponction économique, humaine et politique importante sur le royaume d’Espagne en échange de pratiquement rien.

Victimes de la géopolitique

La situation s’aggravant dans les deux régions, parce que les Français n’avaient pas tout avec eux non plus, un accord fut conclu sur le protectorat des deux nations auprès du sultan. La colonisation a pris de nombreuses formes et le protectorat était la plus légère de toutes. Il n’y avait aucune possession du territoire devenu dépendant de la métropole. Le sultan conservait son État et pouvait demander à sa guise la fin du protectorat. En échange, les puissances protectrices ont contribué à étendre le pouvoir du plus haut dirigeant marocain.

L’Espagne était située au nord sur une bande de terre de la taille de l’Andalousie qui convenait parfaitement au Royaume-Uni, puisqu’elle était établie comme zone tampon entre les troupes françaises et leur occupation stratégique de Gibraltar.

Les professionnels d’une armée qui avait été grandement affectée en termes de prestige, de moral et de ressources après la défaite contre les États-Unis, voyaient en Afrique un moyen de progresser sur une échelle très encombrée basée sur la testostérone et supposaient que, s’ils survivaient, ils pourraient le faire. carrière. Les motivations n’étaient pas seulement celles de l’ambition personnelle. Une interprétation farouche de l’honneur et de la discipline, plus chevaleresque qu’efficace, a conduit beaucoup d’entre eux à trouver la mort tandis que, épée ou pistolet à la main, ils menaient des charges courageuses contre des hommes qui n’avaient pas besoin de plus de logistique que ce qu’ils pouvaient emporter dans leurs capuches. de la djellaba, plus chaussée que ses pieds calleux, maîtrise du maniement des armes et courage excessif.

Le Rif et Yebala étaient les territoires tombés aux mains des Espagnols. Des tribus d’origine berbère, peu obéissantes et sans respect pour le sultan, se soumettaient tantôt au khalifa, représentant de la plus haute autorité marocaine dans le Protectorat espagnol, tantôt à quelque cayd d’un Kabyle doté de meilleurs moyens et de plus d’hommes.

La guerre du Maroc n’a pas été populaire dans la péninsule. Un système de recrutement injuste, reflet du classisme du XIXe siècle, un manque d’avantages, même pour les riches investisseurs qui tentaient de faire des mines une activité rentable : le comte de Romanones, les bourgeois basques ou le comte Güell, étaient quelques-uns des investisseurs dans ce territoire sauvage. Romanones a été particulièrement critiqué car en plus d’avoir un titre noble, il était l’un des héritiers de Práxedes Mateo Sagasta au sein du Parti libéral et a assumé à plusieurs reprises la présidence du Conseil des ministres. A vrai dire, son fils, un très jeune lieutenant du génie, trouva la mort en 1920 dans un combat dans ces terres. Mais pour une population éminemment rurale qui vivait à peine de ce que la terre lui fournissait, perdre des enfants en Afrique était pour le moins difficile à comprendre.

Le Khalifa, logiquement, était une marionnette entre les mains du Haut-Commissaire, qui était la plus haute autorité espagnole dans le protectorat et dont le siège était à Tétouan, à côté de l’autorité marocaine. Après la catastrophe de Barranco del Lobo en 1909, l’Espagne essaya de former les indigènes pour qu’ils assument l’essentiel des efforts des campagnes, dont le but ultime était la pacification du territoire et l’imposition du pouvoir du sultan.

Les Rifiens ont toujours été très autonomes et ne se sentaient pas comme des Marocains. En 1921, lorsque le général Silvestre prit la décision d’avancer dans l’occupation physique du territoire de la zone orientale du protectorat, il y eut un effondrement total du commandement général de Melilla, tuant plus de 8 000 Espagnols et environ 4 000 soldats indigènes et arrivant voire mettre en danger la souveraineté sur la ville espagnole elle-même.

La brutalité manifestée par ceux qui ont suivi la chute de la cabale de Beni Urriaguel, Abd el Krim, a choqué toute l’Espagne. L’assassinat de sang-froid de milliers de soldats, alors qu’ils s’étaient déjà rendus et avaient remis les armes à Monte Arruit, Zeluán ou Dar Quebdani, a montré contre quoi ils luttaient. Des hommes attachés vivants avec leurs propres intestins, des cadavres souillés, des amputations des organes génitaux qui aboutissaient dans la bouche de la victime, des soldats vivants attachés à un bâton et laissés mourir de soif, telles étaient quelques-unes des atrocités commises par les Rifiens. Certaines cabales restèrent cependant du côté des Espagnols, mais la majorité finit par se soumettre à Abd el Krim, en vertu de cette coutume féodale de soutenir le plus fort et l’Espagne avait cessé de jouer ce rôle.

L’État, comme ses habitants, est sous le choc. Une campagne de représailles a commencé, menée avec une grande prudence et qui a récupéré une partie du terrain perdu. Dès lors, la politique espagnole fut celle du conservatisme, consistant à rester sur la défensive et à ne pas mener d’actions offensives significatives. Les commandants généraux se plaignent amèrement d’avoir les mains liées et de devoir rester aux aguets, se laissant emporter par l’initiative d’un Abd el Krim de plus en plus adulte.

La République du Rif fut créée qui, bien que reconnue seulement par quelques nations, fonctionnait comme une sorte de pays indépendant du Royaume du Maroc avec un gouvernement, des ministres, une armée et même quelques avions qui n’ont jamais volé.

Armes chimiques

Le 21 juillet 1917, quatre ans seulement avant la catastrophe annuelle , les troupes allemandes effectuèrent le premier bombardement au sulfure d’éthyle dichloré. L’attaque eut lieu dans la ville d’Ypres, d’où le nom de la substance. a adopté le terme iperita. Les premières déclarations des personnes gazées faisaient état d’une odeur semblable à celle de l’ail ou de la moutarde, d’où un deuxième surnom, le gaz moutarde. Bien que les victimes du conflit Iran-Irak aient mentionné qu’elles ne distinguaient pas cette odeur.

L’ypérite est un gaz qui n’est pas particulièrement mortel, c’est une substance persistante qui se présente sous forme liquide et peut également prendre une forme gazeuse. Au contact de la peau et après une période de latence de plusieurs heures, il provoque d’énormes cloques, en plus des problèmes respiratoires provoqués par l’inhalation du gaz. Dans des conditions normales, moins de 5 % des personnes touchées meurent des suites de ses effets, mais les blessures les empêchent de continuer à se battre et nécessitent un traitement hospitalier plus ou moins prolongé. Logiquement, cela a un impact important sur la logistique de l’adversaire, qui nécessite des moyens d’évacuation importants, ainsi que des soins de santé pour récupérer les blessés.

Les gaz n’étaient pas destructeurs, ils n’affectaient pas les infrastructures, ils ne provoquaient pas l’effondrement des bâtiments comme des explosifs brisants, ils ne comprenaient pas les obstacles, puisqu’ils se faufilaient dans les tranchées, les abris, les bunkers… C’était une arme, a priori, cruelle. en raison de son caractère scandaleux, leurs blessures, mais pas beaucoup plus que d’autres formes de meurtre qui ont été utilisées tout au long de l’histoire. Il n’y a pas de discrimination entre militaires et civils, pas plus que les bombardements à l’explosif. Ce n’était pas si mortel, ce qui impliquait le déploiement de nombreux moyens d’évacuation et affectait grandement le moral de ceux qui recevaient l’attaque en raison des effets scandaleux.

Pendant la guerre mondiale, c’était une arme puissante au cours de la dernière année du conflit. Il fallait encore un an aux alliés pour le produire et l’utiliser. En juin 1918, il fut utilisé pour la première fois par les Français et en septembre de la même année par les Britanniques. Le gros problème des armes chimiques était le rapport volume-efficacité. Pour être réellement efficace, il fallait un nombre tout à fait excessif de projectiles, car le gaz émis par l’un d’entre eux n’avait pratiquement aucun effet. De plus, l’utilisation de l’explosif pour ouvrir les projectiles contenant le gaz atténuait grandement son efficacité.

La France a utilisé l’ypérite à Fès, dans sa zone de protectorat, en 1920. L’Armée rouge a gazé les paysans pour écraser la rébellion de Tambov entre 1920 et 1921.

L’utilisation d’armes chimiques par l’Espagne

Abd el Krim commence à positionner des pièces d’artillerie dans la baie d’Al Hoceima. Un réseau de grottes et de tunnels constituait un excellent refuge pour le seul avantage opérationnel des Espagnols, l’utilisation de l’aviation. L’Espagne a fait profil bas en 1922 et 1923, malgré le fait que les prisonniers survivants de la catastrophe annuelle n’ont été libérés qu’en janvier et après paiement de leur montant.

Pendant ce temps, les opérations étaient de portée limitée et se poursuivaient sur la défensive. Mais Abd el Krim continue de tenter de gagner du terrain et tente d’assiéger des positions comme il l’avait fait avec Igueriben en 1921, ce qui lui apporta tant de succès.

La Maestranza et le Parc d’Artillerie de Melilla organisèrent en 1923 un atelier de chargement de projectiles avec des gaz. L’opération n’était pas du tout simple malgré la présence de conseillers allemands. En fait, de nombreux personnels impliqués dans la fabrication ont subi des blessures dues à la contamination par l’ypérite pendant toute la durée de fonctionnement de l’atelier jusqu’à la fin de 1925.

En août, le haut-commissaire de l’Espagne dans le Protectorat demande au ministère de la Guerre d’envoyer 1 000 bombes chargées de gaz pour disposer d’un reste de munitions pour l’aviation. Cela montre qu’avant août 1923, aucune bombe n’avait été larguée sur les positions rifaines depuis un quelconque engin volant.

Cependant, le 11 avril 1923, Abd el Krim lance une offensive contre les lignes espagnoles en essayant de prendre Tizzi Aza et ainsi de gagner une position de force pour les négociations prévues entre les Espagnols et la République autoproclamée du Rif. Dans le cadre de cette opération, au cours de combats très violents au cours desquels le chef du Tercio lui-même, le lieutenant-colonel Valenzuela, est mort, des munitions d’artillerie chargées d’ypérite ont été utilisées pour la première fois, à titre de test. Ils étaient peu nombreux, mais ils avaient un fort impact moral parmi les Rifiens. C’était le 5 juin 1923.

À partir de ce moment, des armes chimiques ont été utilisées et sont documentées. Le 13 juillet 1923, les deux premières bombes à gaz sont larguées sur Amesauro, du Kabyle de Tensaman. C’était la première fois que des bombes chimiques étaient larguées depuis un avion. Logiquement, la capacité de chargement et de bombardement de ces appareils biplans était très limitée et les bombes étaient légères.

En août, une position est à nouveau assiégée, celle de Tifaurín, ce qui implique un grand nombre de troupes du commandement de Melilla, organisant plusieurs colonnes pour tenter de libérer les assiégés. Durant toute l’opération, 40 bombes à gaz ont été lancées, soit environ 20 % du total des munitions utilisées, réparties sur 10 jours, entre le 1er et le 10 août. Le jour où elles furent le plus utilisées, il y en avait au total 8. Pour vous donner une idée, une bombe d’aviation chargée de gaz des années 1950 pouvait transporter plusieurs tonnes d’agressif, celles utilisées dans le Rif étaient les bombes C-5. 20 kilos avec une teneur chimique de 6,5 litres. Cela implique que 260 litres de matières agressives ont été déversés sur 10 jours, soit une moyenne de 26 litres par jour.

L’usage et l’emploi de ces appareils n’étaient pas cachés, étant donné qu’à l’époque leur utilisation n’était pas interdite. En effet, le Bureau du Maître d’Artillerie a fait un rapport très détaillé des procédures utilisées, des difficultés rencontrées et des quantités chargées pendant tous les mois d’activité de l’atelier de munitions chimiques.

Ils ne furent réutilisés qu’en 1924. Il s’agissait de bombarder la maison d’Abd el Krim à Axdir, la capitale de la « République du Rif », alors que des opérations de retrait étaient menées dans le secteur ouest du protectorat faisant de nombreuses victimes. Tout au long de l’année, ils furent réutilisés dans les grottes identifiées par les avions de reconnaissance.

Lorsque la zone ouest tomba également sous les forces d’Abd el Krim, jusqu’à 120 bombes à ypérite, soit un cinquième du total, furent utilisées lors d’opérations contre les harks de Rifi.

C’est à partir de là que commencèrent les préparatifs du débarquement d’Al Hoceima. Le 25 août, 254 bombes C-5 contenant 6,5 litres de gaz chacune et 35 bombes C-1 contenant 7,9 litres par munition ont été utilisées. Leurs objectifs étaient les fortifications rifaines à l’embouchure de la rivière Kert.

Le jour même du débarquement, plus de 1.000 bombes explosives ont été lancées, dont seulement 17 contenaient du gaz, soit 110 litres au total le long de tous les objectifs de la Baie d’Al Hoceima, des hauteurs dominantes, des grottes et des criques qui bordaient la plage principale. . .

Les Rifiens firent également appel à des experts allemands et imprégnèrent de gaz les zones rocheuses des falaises, affectant certains légionnaires débarqués les premiers.

Les Français les utilisèrent lors de leur offensive sur le Haut Kert en 1926, avec beaucoup plus de quantité et de profusion que ce qui fut utilisé par l’Espagne.

Conclusions

Le Protocole de Genève pour l’interdiction des produits chimiques agressifs date du 17 juin 1925. L’Espagne l’a ratifié en 1929. Le protocole n’interdisait pas la fabrication ni leur utilisation dans les conflits internes, les guerres non déclarées ou les soulèvements coloniaux.

Le Royaume-Uni l’a ratifié en 1930 et a utilisé des armes chimiques en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. L’Italie l’a fait en 1928, même si elle les utilise encore en Abyssinie et en Libye. La France les a utilisés beaucoup plus abondamment que l’Espagne au Maroc, notamment à Fès en 1920, ratifiant le Protocole en 1970. Les États-Unis ou la Chine ne l’ont signé qu’à la fin de la guerre du Vietnam. Lorsque le Maroc fut indépendant et que les protectorats espagnol et français furent levés, le prince Muley Hasan, qui sera plus tard couronné Hasan II, réprima le soulèvement de Riffan entre 1958 et 1959, lorsqu’ils brandirent des drapeaux espagnols et des proclamations en faveur du général Frank. Avec le soutien militaire français, ils bombardèrent au phosphore blanc et au napalm, une manière beaucoup plus cruelle d’attaquer avec des substances incendiaires qui brûlent le combattant, faisant plus de 8 000 morts rifains.

L’ipérite, le gaz le plus utilisé par les Espagnols, même s’il s’agit d’un gaz persistant, est inefficace au bout de quelques jours et, dans des cas très exceptionnels, il peut survivre pendant quelques mois s’il n’y a pas de pluie ou de conditions météorologiques pour l’éliminer. Il est impossible que cela persiste plus d’un an.

Les bombardements ont eu lieu il y a un siècle, donc la naissance d’enfants atteints de malformations ou de cancers n’a rien à voir avec l’utilisation d’armes chimiques, qui, ni en raison de la quantité ni de la persistance du gaz, n’auraient pu causer de dommages à personne. au-delà de 1927.

L’utilisation d’autres gaz beaucoup plus mortels, qui parviennent à faire des victimes mortelles chez presque tout le personnel gazé, comme le VX neurotoxique utilisé par l’Irak contre les Kurdes, a fait des armes chimiques des monstres inhumains de destruction massive. Aujourd’hui, une seule bombe est capable de transporter des produits chimiques liquides plus agressifs que tout ce qui a été largué pendant la guerre africaine.

Cet article n’a pas pour but de défendre ou de blanchir quoi que ce soit ni qui que ce soit, il a seulement pour but de donner du bon sens, d’éviter la démagogie et l’utilisation politique d’une circonstance qui, bien que malheureuse et répréhensible, n’était ni particulière ni significative par rapport aux nations de notre pays.autour.

Enfin, je dois demander la permission au lecteur et le remercier de sa patience pour en arriver là, car cela a été plus long et plus dense que prévu, mais, parfois, deux pages ne suffisent pas pour raconter l’histoire.

Source : E-Noticies, 31/01/2024

#Maroc #Espagne #Rif #Armeschimiques #Abdelkrim #ElKhattabi

Biens de Mandela : Enchère suspendue par l’Afrique du Sud

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La vente aux enchères prévue de dizaines d’objets appartenant à Nelson Mandela a été suspendue en attendant une plainte judiciaire pour son annulation, a déclaré mardi l’organisme chargé de protéger le patrimoine culturel de l’Afrique du Sud.

La vente aux enchères en ligne était prévue par la maison de vente Guernsey’s basée à New York le 24 février, en collaboration avec le Dr Makaziwe Mandela, la fille aînée de l’icône de la lutte contre l’apartheid et le premier président démocratiquement élu de l’Afrique du Sud, décédé en 2013.

Elle avait suscité de vives critiques du public et du gouvernement sud-africain, qui soutient une demande en justice de la South African Heritage Resources Agency, ou SAHRA, pour faire appel d’une décision de justice antérieure autorisant la vente aux enchères.

Les articles répertoriés pour la vente aux enchères comprennent les lunettes emblématiques de Mandela de la marque Ray-Ban, des chemises « Madiba », des lettres personnelles qu’il a écrites en prison, ainsi qu’une couverture offerte par l’ancien président américain Barack Obama et sa femme Michelle.

Une seau à champagne offert par l’ancien président américain Bill Clinton figurait également sur la liste, avec des enchères commençant à 24 000 dollars. Parmi les objets se trouve également le « livre » de Mandela, son document d’identification après sa libération de prison en 1993.

Sur son site Web, Guernsey’s a décrit la vente aux enchères prévue comme « rien de moins que remarquable » et a indiqué que les recettes seraient utilisées pour la construction du Mandela Memorial Garden à Qunu, le village où il est enterré.

Une note sur le site des enchères indiquait mardi que la vente aux enchères avait été suspendue sans fournir de détails supplémentaires.

La SAHRA a déclaré dans un communiqué que la suspension est le résultat de ses discussions avec le Dr Mandela et la maison de vente aux enchères.

« La SAHRA salue la décision de la maison de vente aux enchères Guernsey’s de suspendre la vente aux enchères », a déclaré l’agence.

L’agence attend les résultats d’une demande d’autorisation d’appel de la décision de la Haute Cour du Gauteng Nord à Pretoria autorisant la vente aux enchères, rejetant une injonction de l’agence en décembre de l’année dernière.

L’agence soutient que les objets à vendre sont des artefacts du patrimoine culturel du pays et devraient être préservés pour les générations futures au lieu d’être vendus au plus offrant.

#NelsonMandela #AfriqueDuSud #Biens #Surenchère

Financement du terrorisme par la Russie: verdict de la CIJ attendu

Etiquettes : Financement du terrorisme, Russie, Ukraine, CIJ, Cour Internationale de Justice, Crimée,

La Cour internationale de justice des Nations unies prévoit de rendre son verdict mercredi sur les allégations de l’Ukraine selon lesquelles la Russie aurait financé les rebelles séparatistes dans l’est du pays il y a une décennie et aurait discriminé la communauté multiethnique de Crimée depuis l’annexion de la péninsule.

Le verdict final juridiquement contraignant est le premier de deux jugements attendus de la Cour internationale de justice liés au conflit décennal entre la Russie et l’Ukraine, devenue une guerre ouverte il y a presque deux ans.

Le dossier, déposé en 2017, accuse la Russie de violation des conventions contre la discrimination et le financement du terrorisme. L’Ukraine demande à la Cour d’ordonner à Moscou de verser des réparations pour les attaques et les crimes dans l’est du pays, y compris le crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines.

Les rebelles soutenus par la Russie ont abattu l’avion le 17 juillet 2014, tuant les 298 passagers et membres d’équipage. La Russie nie toute implication. Un tribunal domestique néerlandais a condamné deux Russes et un Ukrainien pro-Moscou en novembre 2022 pour leur rôle dans l’attaque et les a condamnés par contumace à la réclusion à perpétuité. Les Pays-Bas et l’Ukraine ont également porté plainte contre la Russie devant la Cour européenne des droits de l’homme à propos du MH17.

Lors des audiences de l’année dernière, un avocat de l’Ukraine, David Zionts, a déclaré que les forces pro-russes dans l’est de l’Ukraine « ont attaqué des civils dans le cadre d’une campagne d’intimidation et de terreur. L’argent et les armes russes ont alimenté cette campagne. »

Un autre avocat de l’Ukraine, Harold Koh, a affirmé qu’en Crimée, la Russie « a cherché à remplacer la communauté multiethnique qui caractérisait la Crimée avant l’intervention de la Russie par un nationalisme russe discriminatoire. »

Les avocats de la Russie ont exhorté la Cour mondiale à rejeter l’affaire, arguant que les actions des rebelles pro-Moscou dans l’est de l’Ukraine ne constituaient pas du terrorisme.

La Cour devrait également se prononcer vendredi sur les objections de la Russie à sa juridiction dans une autre affaire déposée par l’Ukraine peu de temps après l’invasion des troupes russes le 24 février 2022. L’Ukraine allègue que Moscou a lancé son attaque sur la base d’allégations de génocide fabriquées. La Cour a déjà émis une ordonnance intérimaire enjoignant à la Russie de cesser l’invasion, que Moscou a ignorée.

Au cours des dernières semaines, la Cour internationale de justice a également entendu une affaire intentée par l’Afrique du Sud accusant Israël de commettre un génocide à Gaza. Les juges ont émis des mesures provisoires la semaine dernière appelant Israël à faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter la mort, la destruction et tout acte de génocide dans le conflit.

AP

CIJ #Ukraine #Russie #Financementterrorisme #discrimination #Crimée

Maroc-Israël : Quelle suite après la décision de la CIJ?

Etiquettes : Maroc, Israël, décision de la CIJ, normalisation, Accords d’Abraham, Cour Internationale de justice, génocide, Gaza, Palestine, Hamas, BDS Maroc,

Le 27 janvier, une source anonyme du ministère marocain des Affaires étrangères a salué la décision de la CIJ « de prendre des mesures provisoires pour protéger les Palestiniens à Gaza ».

La décision de la Cour internationale de justice (CIJ) sur le cas de génocide d’Israël est une opportunité pour le Maroc de révoquer immédiatement la normalisation avec Israël, a déclaré BDS Maroc, une association pro-palestinienne activant dans le pays.

« C’est l’occasion de révoquer tous les accords avec l’entité sioniste, notamment les accords militaires », a ajouté le groupe local le dimanche 28 janvier.

Rabat et Tel Aviv ont normalisé leurs relations fin 2020. Depuis lors, les deux États se sont fortement concentrés sur la coopération militaire malgré l’opposition sociale.

En novembre 2021, le ministre de la Défense de l’époque, Benny Gantz, a signé un mémorandum d’entente avec son homologue marocain, le premier accord de ce type entre Israël et un État du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

En juin dernier, les Forces de défense israéliennes ont envoyé une délégation de troupes pour participer à un important exercice militaire dirigé par les États-Unis au Maroc, une première pour l’armée israélienne.

Un mois plus tard, les Forces de défense israéliennes ont nommé un premier attaché militaire au Maroc.

De plus, le contractant de défense israélien Elbit Systems devrait ouvrir deux sites de fabrication dans le pays d’Afrique du Nord, selon le chef du Bureau de liaison israélien au Maroc.

Depuis octobre dernier, les diplomates israéliens basés à Rabat n’ont pas discuté davantage du projet lorsqu’ils sont rentrés à Tel Aviv « pour des raisons de sécurité ».

Position officielle du Maroc sur la décision de la CIJ

Le samedi 27 janvier, une source anonyme du ministère des Affaires étrangères de Rabat « a salué la décision de la CIJ concernant les mesures provisoires immédiates que doit prendre Israël pour assurer la protection des Palestiniens dans la bande de Gaza et garantir une aide humanitaire de manière suffisante et sans entrave ».

La source a été citée par l’agence de presse d’État Maghreb Arab Press (MAP). Il n’a pas mentionné le terme « génocide ». Dans sa décision, la CIJ a déclaré qu’il était « plausible » qu’Israël ait commis un génocide à Gaza.

C’est la déclaration la plus proche de Rabat à une déclaration officielle contre le génocide d’Israël à Gaza depuis le 7 octobre.

Le ministère des Affaires étrangères du Maroc n’a pas encore publié de déclaration officielle sur son site web concernant la décision de la CIJ.

Au cours des derniers mois, Rabat a condamné la violence des deux côtés. En tant que membre de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), il a également participé à la déclaration de l’OCI exhortant la communauté internationale « à assumer ses responsabilités et à assurer la protection du peuple palestinien ».

Poursuites contre les dirigeants israéliens au Maroc

Suite à la décision de la CIJ, le Parti du socialisme et du progrès (PSP) a appelé à « rendre compte des dirigeants sionistes devant les tribunaux nationaux ».

Depuis le début des années 2000, des militants locaux opposés à la normalisation ont déposé de multiples plaintes devant les tribunaux marocains accusant les dirigeants israéliens d’origine marocaine, notamment Amir Peretz, l’ancien ministre israélien de la Défense, et le général Samy Tordjman, l’ancien chef de la guerre israélienne à Gaza en 2014, d’accusations de génocide.

En décembre dernier, un membre du parti Al-Istiqlal – l’un des trois partis politiques de la coalition gouvernementale marocaine – a appelé le roi Mohammed VI à retirer la citoyenneté nord-africaine des Israélo-Marocains en raison de « leur contribution à des crimes de guerre ».

Bien qu’il n’y ait pas de données officielles sur les Israéliens détenant la citoyenneté marocaine, les Juifs marocains et les Juifs d’ascendance marocaine représentent environ 1 million sur la population totale d’Israël, estimée à 9,1 millions en 2020.

#Palestine #Gaza #Israël #Gaza #Maroc #normalisation #AccordsdAbraham #CIJ #Génocide

CAN 2023 : Le Maroc éliminé par l’Afrique du Sud

Etiquettes : CAN 2023, Maroc, Afrique du Sud, Coupe d’Afrique des Nations, Bafana, Lions de l’Atlas,

Le Maroc, favori de la Coupe d’Afrique des Nations, a été éliminé du tournoi par l’Afrique du Sud alors que les susprises se poursuivaient.

Les Bafana Bafana ont mené à la 57e minute lorsque le milieu de terrain Themba Zwane, si souvent le pivot créatif de l’équipe, a glissé une passe vers le grand attaquant Evidence Makgopa et il a calmement glissé le ballon devant le gardien Yassine Bounou, avant que Teboho Mokoena ne tire dans un superbe coup franc tardif.

Le Maroc a eu l’occasion de revenir à 1-0 sur penalty, mais Achraf Hakimi a touché la barre transversale.

L’Afrique du Sud affrontera le Cap-Vert samedi en quarts de finale à Yamoussoukro.

L’Afrique du Sud, vainqueur en 1996, a enduré de nombreuses difficultés dans la compétition continentale au cours des dernières décennies et n’a pas dépassé les quarts de finale depuis 2000, mais a fait preuve d’une défense stoïque pour accompagner des éclairs de qualité offensive pour sceller une victoire célèbre.

Le Maroc semblait souffrir de la chaleur accablante et était loin de l’équipe divertissante qui a ravi lors de la Coupe du Monde au Qatar, manquant à cette occasion les talents offensifs du meneur de jeu blessé Hakim Ziyech.

Ils n’ont pas réussi à briser leurs adversaires, et même lorsqu’ils ont reçu un penalty clair suite à une main du défenseur Mothobi Mvala, Hakimi a résumé leur soirée en frappant le cadre du but.

La première mi-temps a été dépourvue de nombreuses occasions claires, l’Afrique du Sud ayant adopté une approche prudente et joué un jeu de confinement, conservant sa structure et ne jetant pas de corps en attaque.

Mokoena a forcé un bon arrêt de Bounou avec un tir de 30 mètres, tandis que Percy Tau s’est dirigé loin d’un corner.

Mais la meilleure occasion des 45 premières minutes est revenue à l’ailier marocain Amine Adli juste avant la mi-temps. Il a retardé son tir de 10 mètres, ce qui a permis à la défense de couverture de passer et de le fermer.

#Maroc #Afrique Du Sud #Bafana #LionsAtlas #CAN2023 #CoupeAfricaine

Tunisie: Doper les investissements dans l’énergie verte

Etiquettes : Tunisie, investissements, énergie verte, immigration, Sommet Italie-Afrique, Plan Mattei pour l’Afrique,

Le président tunisien Kais Saied a participé au sommet Italie-Afrique à Rome, organisé dans le cadre du «Plan Mattei pour l’Afrique», en présence de 27 chefs d’État et de gouvernement.

Le sommet intervient dans un contexte de désaccords sur l’immigration illégale et sur la demande des pays du Sud d’une aide financière pour fournir des opportunités d’emploi afin de freiner la croissance du phénomène.

Les hauts responsables des deux rives de la Méditerranée souhaitent profiter de ce rassemblement international pour atteindre les objectifs de développement énergétique à long et moyen terme. Ils cherchent également à lancer une nouvelle phase de coopération.

Le sommet examine les questions affectant l’Afrique et l’Europe, notamment le changement climatique, la sécurité alimentaire, la migration irrégulière et l’énergie propre.

Plusieurs observateurs estiment que le sommet vise à sécuriser les approvisionnements énergétiques de l’Union européenne et à accélérer le développement des pays africains. Ils pensent également que cela vise à ralentir les flux migratoires vers l’Europe.

Cependant, nombreux sont ceux qui pensent que le sommet n’aboutira pas à des décisions immédiates en raison du conflit d’intérêts entre les deux parties.

Il pourrait également s’appliquer dans une large mesure à la Tunisie suite à la signature d’un accord de partenariat stratégique entre la Tunisie et l’Europe.

L’Italie, en tête de liste des négociateurs européens, cherche à freiner le flux de migrants vers ses côtes et brandit un plan d’aide financière crucial pour atteindre cet objectif. Pourtant, Rome cherche à assurer le flux d’énergie après le choc qu’ont connu les marchés à la suite du déclenchement de la guerre russe contre l’Ukraine.

Saied a souligné l’importance du développement énergétique, soulignant le souci de la Tunisie d’offrir un climat d’investissement sain et approprié pour encourager les hommes d’affaires à établir des partenariats et des relations d’échange avec leurs homologues tunisiens dans des secteurs prometteurs tels que les énergies renouvelables, le dessalement de l’eau, la santé et la pharmacie.

L’expert tunisien en énergie Ghazi bin Jami a déclaré que Tunis envisageait de renforcer les investissements dans les énergies renouvelables dans les années à venir, expliquant que le plan énergétique national vise à réduire la dépendance du pays à l’égard de la production de gaz.

Bin Jami a déclaré à l’agence de presse tunisienne (TAP) soulignant l’importance de surmonter les défis structurels en travaillant à la production d’énergies alternatives, telles que l’énergie solaire et éolienne.

Le projet d’interconnexion ELMED entre la Tunisie et l’Italie est une liaison d’échange d’électricité bidirectionnelle prévue parmi les projets les plus critiques.

Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité italien Terna et la société publique tunisienne de distribution d’électricité et de gaz STEG développeront le projet.

Cependant, les autorités tunisiennes espèrent que ce sommet ira au-delà des investissements dans l’énergie et exigera un traitement radical de la migration clandestine des côtes tunisiennes vers l’Italie.

En juillet dernier, Rome a accueilli une conférence qui a abouti à un accord préliminaire pour faire face à l’afflux d’un nombre croissant de migrants vers l’Europe.

La réunion a convenu de fournir le financement nécessaire pour aider les pays d’origine et de transit en matière d’asile.

La conférence s’est tenue avec la participation de 20 pays pour réduire la migration irrégulière et établir des partenariats dans les secteurs de l’agriculture, des infrastructures et de la santé.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a promis d’organiser une conférence des donateurs sur la migration clandestine.

Saied a déclaré que la question d’une telle migration ne peut être résolue par des mouvements unilatéraux, la décrivant comme une « forme d’esclavage moderne ».

Il y a sept mois, la Tunisie et l’UE ont signé un accord de « partenariat stratégique » qui comprend la lutte contre les trafiquants d’êtres humains et le renforcement des frontières face à une forte augmentation du nombre de bateaux quittant ce pays d’Afrique du Nord pour l’Europe.

L’Europe s’est également engagée à fournir une aide d’une valeur de 1,1 milliard de dollars pour soutenir l’économie tunisienne.

Les autorités italiennes affirment qu’environ 80 000 personnes ont traversé la Méditerranée et atteint les côtes italiennes au cours du premier semestre de l’année dernière, contre 33 000 au cours de la même période en 2022, dont la plupart sont parties des côtes tunisiennes.

#Tunisie #EnergieVerte #SommetItalieAfrique #Immigration

Russ Cook obtient un visa pour entrer en Algérie

Un Britannique visant à courir sur toute la longueur de l’Afrique a obtenu le feu vert pour entrer en Algérie, après que des problèmes de visa aient mis son défi épuisant « en suspens », rapporte Sky News.

Russ Cook, de Worthing dans le West Sussex, court sur toute la longueur du continent depuis 283 jours, parcourant plus de 7 600 miles (12 200 km) et récoltant plus de 150 000 £ pour The Running Charity, qui soutient les jeunes sans-abri.

Le jeune homme de 26 ans affirme qu’il deviendra la première personne à courir sur toute la longueur de l’Afrique s’il relève ce défi.

Il a commencé son périple au point le plus au sud de l’Afrique du Sud et lui reste plus de 2 485 miles (4 000 km) avant d’atteindre sa destination finale – le point le plus au nord de la Tunisie.

Sa dernière publication sur les réseaux sociaux, partagée lundi, le montrait courant à travers le Sénégal, au sud de l’Algérie.

Cook, qui se fait appeler « The Hardest Geezer » sur ses plateformes de médias sociaux, a rencontré des complications avec son visa la semaine dernière à la frontière entre l’Algérie et la Mauritanie, disant précédemment que le défi dépendait de l’obtention de la permission de traverser la frontière car il n’y avait « aucun autre moyen » pour lui d’atteindre l’extrémité nord de l’Afrique.

Le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) avait précédemment déclaré que le problème de visa relevait du pays émetteur et avait également évoqué des préoccupations de sécurité dans le voyage à travers des « zones dangereuses ».

Cependant, dimanche, l’ambassade britannique en Algérie a annoncé que M. Cook se verrait accorder un visa de courtoisie sur place afin de poursuivre sa mission caritative.

L’ambassade a déclaré qu’il se verrait accorder un « visa à entrées multiples » qui lui permettrait de traverser l’Algérie par la province de Tindouf, dans une publication sur X, ajoutant : « Bienvenue en Algérie et bonne chance ! »

Suite à l’annonce, M. Cook a remercié ceux qui lui ont apporté leur soutien.

Sur son compte X, où il publie régulièrement des mises à jour sur son défi, M. Cook a écrit : « Les gars, on l’a fait. Nous allons en Algérie, et le pouvoir des médias sociaux l’a rendu possible.

« Il reste encore plus de 4 000 km de course à faire, mais j’aurai bientôt une date de fin pour le projet Afrique à annoncer.

« Les daiquiris sur la plage sont en vue.

« Merci à tous ceux qui ont soutenu, envoyé des messages, et ont sollicité leurs contacts pour nous. »

Il a ajouté qu’il voulait dire « un grand merci » aux députés travaillistes et conservateurs qui avaient « tous deux été d’une aide immense ici ».

M. Cook avait expliqué précédemment que le défi était en danger.

« J’ai été sur la route pendant 278 jours et j’ai couru 12 000 km à travers 13 pays différents, récoltant plus de 140 000 £ pour la charité », a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur X la semaine dernière.

 » Mais tout est en suspens, pour être honnête, selon que l’Algérie nous donnera ou non la permission de franchir cette frontière avec la Mauritanie. »

#Algérie #RussCook #Visa #parcourirl’afrique

Journal d’une travailleuse humanitaire tentant de survivre à Gaza

Etiquettes : Journal, travailleuse humanitaire, Gaza, Palestine, Israël, Hamas, Alianza-ActionAid,

Une travailleuse humanitaire à Gaza documente ses luttes après avoir été déplacée à de nombreuses reprises alors qu’elle et sa famille fuient les bombardements continus des forces israéliennes.

Quand la guerre a commencé le 7 octobre, la vie a radicalement changé du jour au lendemain pour Hala, une mère de quatre enfants et travailleuse humanitaire originaire de Gaza.

Hala est coordinatrice de programme au sein de l’organisation non gouvernementale Alianza-ActionAid, qui aide les femmes touchées en leur fournissant des services tels que le soutien psychosocial et l’aide financière. Mais elle et sa famille sont maintenant déplacées.

Hala a partagé les entrées de son journal des premiers jours du conflit, qui a jusqu’à présent fait plus de 22 000 morts, déplacé près de 2 millions de personnes et laissé un demi-million face à la famine.

14 octobre

Au beau milieu de la nuit, je me retrouve dans la rue, courant avec mon mari et mes enfants. Nous avons peur et sommes épuisés. Nous avons été déplacés six fois depuis que nous avons fui notre maison à Gaza. Portant seulement nos cartes d’identité, nous trouvons enfin refuge à Rafah dans un appartement abandonné que nous partageons avec deux autres familles déplacées.

18 octobre

Je viens de rentrer chez moi avec mon téléphone chargé ; nous n’avons pas d’électricité. Un voisin qui a des panneaux solaires a proposé de charger les téléphones pour les gens.

Chaque fois que j’ai accès à Internet et que les notifications inondent mon écran, je ressens à quel point j’ai été déconnectée. Je viens d’apprendre, d’un post Facebook, la mort du bébé de ma meilleure amie, Khaled. J’essaie d’appeler ma mère, qui vit avec la famille de mon frère à Khan Younis, mais le message que j’entends toujours est : « Le numéro que vous appelez n’est pas disponible, veuillez réessayer plus tard. »

22 octobre

Cette nuit, comme beaucoup d’autres, le sommeil me fuit. Je garde un œil sur mes enfants blottis autour de moi par terre, couverts d’un mince drap. Mes courts moments de repos sont interrompus par les pleurs de mes enfants au milieu des hostilités et des visites occasionnelles de cafards.

28 octobre

Il nous a fallu 15 jours pour obtenir de l’eau potable, et quand nous l’avons enfin eue, nous avons dû nous contenter de douches froides. L’endroit manque de tout, même de toilettes.

15 novembre

Je vais au marché local. Il n’y a rien à acheter. Les magasins sont presque vides, sans farine et même pas de levure. Tout ce qui est disponible est beaucoup plus cher que son prix réel. Depuis un certain temps, nous mangeons principalement des pâtes et de la soupe de lentilles.

Cessez-le-feu le 24 novembre

Aujourd’hui marque le début de la pause du cessez-le-feu. C’est l’un des meilleurs jours que j’ai eus depuis un moment. J’ai saisi l’occasion de voir mes frères que je n’ai pas vus depuis le début des hostilités.

La pause humanitaire d’une semaine a offert un répit, permettant à l’ONU et à ses partenaires de faire entrer des camions chargés d’aide vitale et de carburant à Gaza, de fournir une assistance à des centaines de milliers de personnes et d’évacuer des patients critiques.

27 novembre

Nous sommes maintenant en hiver et le froid s’ajoute aux défis. Nous avons fui notre maison pendant les jours plus chauds. L’endroit où nous vivons est très froid. J’allume des déchets dans un tonneau pour avoir un peu de chaleur. Après plus de 50 jours de déplacement, j’ai réussi à obtenir des couvertures et à acheter des vêtements d’hiver d’occasion.

Reprise des combats le 1er décembre

La pause a pris fin et les hostilités reprennent. Nous avions de grands espoirs que la pause se prolonge, mais ce n’est pas le cas. La peur nous envahit, nous laissant en vie mais loin d’aller bien. Une nouvelle vague de déplacements depuis la ville de Khan Younis, au sud de la bande de Gaza, a augmenté le nombre de personnes cherchant refuge à Rafah. Avec les abris existants à pleine capacité, de nombreuses familles ont dû improviser des tentes en utilisant des feuilles de plastique sur les trottoirs à l’extérieur des abris, tandis que beaucoup d’autres sont obligées de rester dans les rues.

Je visite les abris à Rafah. C’est déchirant. Les conditions sont épouvantables. Chaque salle de classe abrite maintenant entre cinq et sept familles, et il y a même une famille dormant dans l’ascenseur. Les files d’attente pour les salles de bains semblent interminables, et la situation d’hygiène est désastreuse.

Les femmes et les enfants en particulier sont confrontés à d’énormes défis dans les abris. J’ai récemment rencontré une nouvelle mère qui a accouché d’une fille. Elle cherchait désespérément un berceau ou toute solution, car elle et son bébé dorment sur le sol froid. Elle enveloppe son nourrisson de plusieurs tissus fins, car elle n’a pas de vêtements d’hiver.

Hala fait la plupart de son travail en tant que coordinatrice de programme en ligne lorsqu’elle peut obtenir une connexion Internet. Cependant, au début de décembre, elle a organisé volontairement des sessions de sensibilisation dans les abris de déplacement.

2 décembre

Aujourd’hui a été une journée très difficile. En raison de l’intensification des hostilités, mon frère a insisté pour que ma mère de 80 ans se joigne à d’autres dans une voiture se dirigeant vers Rafah pour fuir de Khan Younis, car il n’y avait pas de place dans cette voiture pour lui et sa famille. En arrivant à Rafah, et avec les hostilités en cours et une mauvaise communication, ma mère s’est perdue dans les rues. Ce furent les heures les plus angoissantes de ma vie jusqu’à ce que mon autre frère déplacé à Rafah puisse la localiser et la rejoindre.

7 décembre

Aujourd’hui, ma tante est décédée d’une insuffisance rénale. Luttant pour avoir accès à la dialyse, elle n’avait pas subi la procédure depuis un mois. Elle est décédée à Deir Al-Balah, et malheureusement aucun de ses sept enfants n’était présent.

8 décembre

Ma sœur Sama m’a appelée avant l’aube. Elle m’a dit qu’elle avait dû fuir de Khan Younis et appelait depuis une rue avec ses enfants. Ils n’avaient nulle part où aller, et les hostilités se poursuivaient. Puis l’appel a été coupé. Je n’ai pu la joindre qu’après-midi, quand j’ai appris qu’elle avait trouvé refuge chez une famille élargie.

10 décembre

Je pense à notre maison à Gaza, récemment rénovée il y a quelques mois seulement. Je m’inquiète pour notre beau chat, Smoky, que j’ai dû laisser derrière moi. J’ai laissé de la nourriture pour lui et ouvert les fenêtres pour qu’il puisse sortir. Je me demande ce qui lui est arrivé.

14 décembre

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. J’ai 45 ans. Cet anniversaire est comme aucun autre. Chaque année, je célèbre généralement avec ma famille et mes amis. Mon mari me demande : « Qu’aimerais-tu avoir comme cadeau ? » Je dis : « Procurez-nous du bois de chauffage pour que je puisse faire un feu pour cuisiner. » Je sais qu’il n’y a rien qu’il puisse obtenir, mais il a dit cela pour montrer son amour.

15 décembre

Ma petite sœur, Nashwa, également déplacée à Rafah, a demandé s’il restait de la nourriture. Je lui ai donné quelques boîtes de haricots et de thon que nous avions. Je pensais que mes enfants étaient assez grands pour endurer la faim, mais les siens sont jeunes.

22 décembre

C’est l’anniversaire d’Um Jabr, mon amie en déplacement. Je ne noue généralement pas des amitiés rapidement, mais Um Jabr et moi avons vécu de nombreuses expériences partagées, notamment allumer des feux pour se réchauffer, cuire du pain, collecter de l’eau avec des bidons et laver des vêtements à la main. Elle me mentionne toujours qu’elle aime boire du café instantané, et elle n’en a pas eu depuis deux mois. Ma famille et la sienne sont parties en mission de recherche pour trouver du café pour elle, car les magasins à Rafah sont vides, et aujourd’hui, nous avons enfin réussi à acheter cinq petits sacs.

23 décembre

Aujourd’hui, je veux reprendre l’écriture. J’ai arrêté pendant un moment à cause de la frustration, de la tristesse et de la peur. Cependant, aujourd’hui, j’ai pu appeler ma voisine et amie Hanan, qui est toujours dans le nord de Gaza. Elle était enceinte de neuf mois la dernière fois que je l’ai vue. Elle m’a dit qu’elle avait accouché à la maison car il n’y a pas d’installations de santé accessibles. Heureusement, dans le même bâtiment où Hanan séjourne, il y a une infirmière déplacée qui l’a aidée à accoucher. Hanan est originaire de Syrie et a été témoin de la guerre syrienne, mais elle s’est mariée avec un Palestinien et est venue vivre à Gaza. Je m’inquiète pour Hanan et comment elle trouvera de la nourriture pour survivre, ainsi que pour son bébé, qu’elle attendait depuis longtemps.

25 décembre

C’était une journée extrêmement triste. J’ai appris la nouvelle du décès de ma collègue Rawda et de toute sa famille. Elle était infirmière à l’hôpital Al-Awda. Rawda aimait la vie. Elle aimait raconter des blagues et riait beaucoup. Elle était aussi passionnée par la photographie. Dès qu’elle posait les yeux sur moi, elle disait : « Allez, Hala, prenons une photo ensemble ! » Dans l’après-midi, j’ai appris la mort des amis de mes filles. Je ne sais plus à qui consoler ni avec qui trouver du réconfort.

28 décembre

La situation à Rafah est devenue catastrophique depuis l’afflux massif de déplacements vers le sud. Rafah est la plus petite ville de la bande de Gaza. Elle a des services limités. La ville, qui peut normalement accueillir 200 000 personnes, héberge maintenant plus d’un million de personnes. Les rues sont remplies de tentes. Ma famille et moi avons aidé de nombreuses familles à monter leurs tentes, mais elles s’effondrent toujours sur leurs têtes lorsqu’il pleut. Le problème principal est le manque de latrines pour ces gens.

31 décembre

La veille du Nouvel An a toujours été une journée de grandes réunions familiales avec des plats et des bonbons locaux, car nous aimons la vie. Cette année, j’ai préparé du thé et du pop-corn, et nous nous sommes rassemblés avec d’autres familles déplacées, couvertes de couvertures. Nous avons prié pour les morts et les blessés, et nous avons espéré que la guerre prendrait fin et que 2024 apporterait l’espoir et la paix.

4 janvier

Aujourd’hui, après plus de deux mois, nous avons enfin acheté une boîte d’œufs. Les œufs ont disparu du marché, avec les poulets. Comment pourraient-ils ne pas disparaître ? Le froid est insupportable pour les humains, sans parler des poulets. La boîte d’œufs coûtait 55 shekels (15 $) aujourd’hui. Nous avions l’habitude d’acheter une boîte pour 12 shekels (3 $). Mes enfants ont célébré, pris des photos de la boîte et les ont envoyées à leur frère en Turquie et à leurs amis avec la légende : « Nous avons un trésor. »

6 janvier

Nous avons un groupe WhatsApp qui inclut mes frères et sœurs, nos enfants et moi. Depuis le premier jour de la guerre, nous nous sommes donné des nouvelles chaque matin et avons essayé d’appeler ceux qui n’ont pas accès à Internet. Aujourd’hui, le premier message était de ma sœur Amal. Il disait : « Notre maison a disparu. » C’était un choc car la maison d’Amal est considérée comme la grande maison familiale, accueillant toutes les réunions et les fêtes d’anniversaire. La meilleure ‘maftoul’ (un plat local) que vous puissiez manger se trouve dans cette maison. Amal a vu les images de sa maison, rasée au sol, aux actualités télévisées. Une autre mauvaise nouvelle a été partagée peu après. Ma nièce, Nour, a dit que sa maison avait été détruite aussi. Nour y avait emménagé seulement 10 jours avant le début de la guerre. Elle avait acheté des tapis et ne les avait pas encore dépliés. Pour construire cette maison, sa famille vivait modestement, économisant sur diverses dépenses pour leur domicile. Elle avait vendu ses bijoux en or et emprunté de l’argent à tout le monde. La maison avait disparu avant que nous ne la voyions. Le rêve s’est terminé avant même de commencer.

Source : OCHA

Israël #Gaza #Palestine #Hamas TravailleursHumanitaires

Crise avec le Mali, l’Algérie pointe du doigt le Maroc

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La récente annulation de l’accord de 2015 entre l’Algérie et les groupes indépendantistes du nord du Mali par la junte au pouvoir au Mali a conduit à des accusations de l’Algérie contre le Maroc et Israël.

Les autorités maliennes justifient leur décision en pointant la vétusté de l’accord, son « instrumentalisation » par l’Algérie, ainsi que la « multiplication des actes hostiles » et « l’ingérence » de l’Algérie dans les affaires maliennes. L’Algérie voit la main du Maroc et de son allié Israël dans cette situation et les accuse de vouloir déstabiliser l’Algérie à travers le Sahel.

Un article de TSA relie une réunion à Marrakech le 23 décembre à ces développements. Lors de cette réunion, les ministres des Affaires étrangères des quatre pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) se sont réunis, le Maroc leur promettant un accès à la mer à travers ses infrastructures portuaires sur l’océan Atlantique.

Ce projet, qui vise à relier le Sahel à l’océan Atlantique via le Sahara, transformer les économies du Sahel, améliorer la vie de ses populations et promouvoir la sécurité dans la région, est soutenu par le Maroc en rendant ses infrastructures routières, portuaires et ferroviaires disponible. Les quatre pays mettront chacun en place une « task force » pour déterminer leurs priorités et préparer la mise en œuvre du plan.

Le quotidien algérien affirme que ce projet vise à contrer l’Algérie et sa démarche de résolution pacifique des crises et d’aide au développement de ses voisins du Sahel. L’Algérie affirme que le Maroc agit comme une influence néfaste au Mali et qu’il y a une inspiration israélienne derrière les activités du Maroc dans les pays du Sahel en général, rendant leurs actions « prévisibles ».

#Maroc #Algérie #Sahel #Mali #Touaregs #CMA #Azawad

Le plus grand échec de l’Algérie depuis son indépendance

Les Emirats, alimentent un nouveau front militaire aux frontières sud de l’Algérie, visant à en faire un abcès de fixation paralysant l’Algérie, monter les hostilités à son égard et l’isoler au Sahel. Dans cette région où, jusqu’alors prédominante, l’influence algérienne est en net recul, le but est d’ouvrir la voie à une reconfiguration des alliances notamment au profit du Maroc et d’Israël.

Ali Bensaad

C’est au travers d’une déclaration publique du Haut Conseil de sécurité que l’Algérie a dénoncé des « agissements hostiles » attribués aux Emirats.

La situation est beaucoup plus grave et humiliante pour l’Algérie que ne le laisse croire cette déclaration.

Les Emirats, en fait, alimentent un nouveau front militaire hostile à l’Algérie, à ses frontières Sud, les plus vulnérables et les moins contrôlables. Sa fonction est à minima de se transformer en abcès de fixation paralysant encore plus l’Algérie et visant surtout son plus grand isolement au Sahel et une montée des hostilités à son égard. Dans cette région où, jusqu’alors prédominante, l’influence algérienne est en net recul, le but est d’ouvrir la voie à une reconfiguration des alliances notamment au profit du Maroc et d’Israël, les deux alliés stratégiques des Emirats.

Hier soir 25 janvier, cette stratégie a connu son premier aboutissement: la junte malienne tout en s’attaquant avec une rare violence aux autorités algériennes, met fin unilatéralement aux accords d’Alger, et avec effet immédiat.

C’est le plus cuisant et le plus humiliant échec stratégique et diplomatique de l’Algérie depuis son indépendance.

Une impasse stratégique algérienne

C’est l’aboutissement d’une stratégie déployée à peu de frais par les Emirats. Ils n’ont fait que fructifier les impasses stratégiques dans lesquelles l’Algérie s’est elle-même enfermée. Ces impasses, c’est d’abord et surtout le résultat de l’incompétence, de la gabegie et de l’arrogance ignorante à l’égard des pays du Sahel qui ont fini par aboutir au basculement du Niger et du Mali dans l’opposition à l’Algérie alors qu’ils en étaient des alliés inconditionnels. C’est l’image et la perception de déliquescence renvoyée par l’Algérie au point de donner autorisation à des pays aux structures militaires pourtant très fragiles, de passer à des actes militaires hostiles à son encontre comme celui de la guerre du Mali contre les acteurs liés à l’Algérie, à ses frontières mêmes. Le plus grave pourtant est que cela se soit fait essentiellement grâce à l’appui des milices Wagner. Milices étrangères appuyant un régime et des actes hostiles à l’Algérie, elles se trouvent aujourd’hui à ses frontières. Elles menacent d’autant plus sa stabilité qu’il s’agit de militaires non conventionnels aux pratiques douteuses, criminelles et incontrôlables comme le sont celles de toute milice. Leur présence vient surtout percuter et mettre à mal la relation stratégique avec la Russie dans laquelle s’est exclusivement enfermée l’Algérie et fait que se trouvent interrogée voire désarmée la sécurité fondée sur cette relation combien importante pour l’Algérie.

C’est pour enfoncer encore plus l’Algérie dans cette impasse que les Emirats interviennent. Ils le font en cherchant à créer un abcès de fixation militaire aux frontières Sud de l’Algérie. Ils le font d’une part en recréant au Mali l’alliance qu’ils avaient déjà scellée avec succès en Libye avec les milices Wagner aux côtés desquelles elles ont combattu et qu’elles ont largement financées pour le compte du général Haftar. Comme ils l’ont fait en Libye, les Emirats se sont engagés dans le financement et l’appui à ces milices dans la lutte « anti-terroriste » car maintenant que le pouvoir malien y inclut officiellement les populations Touaregs, par nature transfrontalières, les combats aboutiront à des tensions avec l’Algérie d’autant que sont ciblées prioritairement les factions liées avec celle-ci. Par ailleurs, ils apportent leur aide militaire et financière au régime malien pour, en jouant sur l’irritation de celui-ci à l’égard d’un régime algérien se comportant souvent en suzerain méprisant et inculte, renforcer une hostilité qui a déjà atteint le stade de la tension militaire. Ainsi tout en faisant basculer le Mali et ses voisins du Sahel dans le giron de l’influence marocaine, ils paralysent l’Algérie par un abcès de fixation sécuritaire sur ses frontières les plus vulnérables et cela en déstabilisant sa relation stratégique avec la Russie, parrain des milices Wagner et nouveau parapluie militaire du Mali. Un Echec et Mat.

La cécité volontaire du régime algérien

Si la gravité de la réaction algérienne illustre la forte inquiétude qui s’est saisie des dirigeants algériens, il est difficile de croire à une subite révélation sur un pays dont la stratégie et les agissements publiques et assumés ont toujours été, et depuis longtemps, contraires aux intérêts algériens.

La question qui vaille donc d’être posée, c’est le pourquoi de cette cécité volontaire du régime algérien.

Cet « ami qui veut du bien » à l’Algérie et avec lequel celle-ci s’est engagée dans une coopération stratégique y compris dans le secteur névralgique de sa défense en lui en confiant des pans essentiels, a toujours endossé avec évidence le rôle de VRP assumé d’Israël et du Maroc dans la région et celui d’acteur dans tous les conflits aux frontières de l’Algérie en tant que soutien des belligérants hostiles à celle-ci. Dans le conflit libyen comme soutien du général Haftar en association avec le France et les milices Wagner qu’elles ont financées pour le compte du général ; en soutien diplomatique du Maroc dans le conflit du Sahara occidental et en financeur de son armée et intercesseur pour l’acquisition de technologies militaires israéliennes comme prélude à la normalisation ; En Tunisie où, tout en pesant sur Kais Saied pour renforcer le caractère autoritaire de son pouvoir, ils s’emploient à évincer toute influence algérienne au profit de l’exclusivité de la leur; et au Sahel où, dans le prolongement de leur influence au Soudan, au Sud libyen et au Tchad, ils mènent depuis des années déjà un travail de lobbying contre l’Algérie au profit du Maroc.

La vraie question est donc celle de la cécité volontaire du régime y compris dans « l’Algérie nouvelle » qui a cherché plutôt à renforcer ses relations avec les Emirats.

Cette cécité est celle d’une convergence d’intérêt des deux régimes. Celle d’un double pacte, un pacte de prédation et un pacte autoritaire.

Un pacte autoritaire

Un peu plus d’un mois à peine après sa nomination comme chef d’Etat major et alors que celle-ci était encore à titre d’intérim, c’est à Dubaï que Chengrina choisit de se rendre pour sa première visite à l’étranger et pour y rencontrer les principaux décideurs émiratis alors que le régime vacillant peine encore à s’imposer. Ce n’est pas anodin.

Quand le Hirak se déclenche, cristallisé autour du refus du cinquième mandat de Bouteflika, Gaïd Salah, promoteur et accoucheur de « l’Algérie nouvelle », se trouvait également aux Emirats pour, au contraire, faire appuyer cette candidature qui ne rassurait pas à l’international. Il en reviendra précipitamment pour menacer le Hirak et, par une répression chirurgicale mais néanmoins implacable, imposera un processus électorale aboutissant à une « Algérie nouvelle » sous chappe de plomb autoritaire. Cet autoritarisme fait écho et répond à la stratégie émiratie depuis 2011pour contrer la vague de revendication démocratique et consistant à tisser un réseau de pouvoirs autoritaires, intervenant pour renforcer ceux en place et agissant pour en faire émerger d’autres à l’instar du coup d’Etat en Egypte et au Soudan, de leur intervention armée en Libye et au Yémen ou de leurs ingérences politiques en Tunisie.

En Algérie comme au Soudan, les Emirats ont pesé contre un période de transition qui aurait posé les jalons d’une démocratisation. Au Soudan où existe une société civile structurée et résiliente, les militaires, après avoir été contraints par celle-ci à accepter le principe d’une transition, ont renversé par les armes l’organe de transition pour finir par se déchirer entre eux. Les militaires algériens, face à une société civile dépouillée de traditions d’autonomie, se sont épargnés une telle intervention et se sont contentés du subterfuge de promouvoir des « civils » en réserve du sérail.

Le dispositif répressif mis en place par Gaïd Salah a été renforcé sous Chengriha allant jusqu’à modifier inconstitutionnellement le code pénal et emprisonnant à tour de bras. Obsédée par l’éradication de toute trace de Hirak dont le traumatisme l’a sérieusement ébranlée, la hiérarchie militaire a rigidifié le pays, paralysé intelligences et compétences, instillé une sclérose qui dévitalise appareils d’Etat et sécuritaires, dissipe savoir-faire et mémoire institutionnelle. Cette « stabilité de la prison » qui, en étouffant le pays commence à l’asphyxier et le déliter, explique principalement les déboires sécuritaires, diplomatiques culturels et on pourrait y ajouter dernièrement ceux sportifs.

Cet autoritarisme mortifère a trouvé dans les Emirats à la fois un soutien et un incitateur.

Il n’est pas fortuit que le rapprochement avec les Emirats se soit affirmé à partir de 2011 où le régime algérien tentait d’échapper aux bouleversements des printemps arabes. On peut l’attester par la traçabilité des contrats de coopération.

Si Bouteflika avait déjà concédé à ses amis émiratis quelques secteurs d’argent facile comme le Tabac ou l’immobilier, c’est à partir de 2012 que les Emirats investissent dans des secteurs industriels lourds comme l’industrie mécanique ou sidérurgique et qu’un forum économique et une commission mixte sont mis en place. Mais c’est surtout à partir de ce moment que les Emirats s’accaparent de secteurs névralgiques de la défense. Cette ascension des Emirats correspond, au moins temporellement, avec des recompositions profondes au sein de l’institution militaire algérienne marquées par une marge d’intervention plus grande de la présidence, illustrée notamment par l’implication de Bouteflika dans la nomination de Gaid Salah en 2013 comme vice-ministre de la défense et qui devient un interlocuteur privilégié des Emiratis. Emiratis qui, eux-mêmes, s’emploient à tisser prioritairement des liens avec les acteurs militaires comme on a pu le constater avec l’emprise qu’ils ont sur les militaires égyptiens, soudanais, les militaires « loyalistes » yéménites en même temps que des seigneurs de guerre au Yémen et en Libye ou des paramilitaires comme Hemeti au Soudan.

Un pacte de corruption

Mais le pacte autoritaire s’est construit sur un pacte de corruption. Une corruption qui, jusqu’au jour d’aujourd’hui, par la toile d’araignée d’intérêts qu’elle a tissée, piège le pays et neutralise ses capacités de réaction. Elle explique la passivité voire la paralysie des autorités algériennes face à ce que les Emiratis tramaient au Sahel pourtant en plein jour.

Il y’a à peine quelques mois encore au cours de cette année 2023 finissante et alors même que les actes hostiles des Emirats, devenus trop voyants, inquiètent des responsables sécuritaires, les deux pays conviennent du doublement des investissements émiratis en Algérie et celle-ci décide de porter sa coopération économique à un niveau stratégique avec les Emirats sur des sujets sensibles comme le numérique et les technologies de pointe avec l’argument du renforcement de la souveraineté ( !). Les décisions sont actées à Dubaï en fin février 2023 au plus haut niveau, entre ministres, alors que se profile l’affaire de la « vrai-fausse » expulsion de l’ambassadeur émirati qui, au travers des déchirements qui traversent l’appareil d’Etat algérien, est venue attester l’importance du poids des Emirats dans celui-ci.

Ce poids s’est déjà illustré spectaculairement dans des secteurs névralgiques de la sécurité. Comme la vente d’armes où les Emirats se sont imposés en fournisseurs obligés pour l’armée algérienne d’armes parmi les plus sophistiquées et les plus chères, qu’ils ne produisent pas et dont ils ne maitrisent pas la technologie. Comme leur mainmise sur l’industrie militaire naissante où leur apport technique est pourtant nul. Ce privilège injustifié donné aux Emirats par les décideurs politiques et militaires s’explique par un pacte de corruption. Les Emirats sont en effet la plateforme privilégiée d’accueil de rétrocommissions, de blanchiment et d’abri de l’argent de la corruption y compris (hasard ?) pour les milices Wagner et la Russie et ses oligarques qui en ont fait la plateforme de contournement des sanctions. Pour donner la mesure de ce que cette prédation coûte à l’Algérie dans ce seul secteur de l’armement, il faut rappeler que le budget de l’armée représente près de 25% du budget de l’État et qu’il est le premier en Afrique et le 17ème à l’échelle mondiale.

En retour, il y a 200 entreprises privées algériennes aux Emirats. Elles posent question quand on sait le peu d’initiative et de prise de risque d’un secteur privé algérien essentiellement rentier et de toute façon insuffisamment développé et compétitif pour prétendre se projeter à l’international et qui plus est dans un pays où se bousculent les grandes firmes multinationales. Mais où par contre poussent aussi comme des champignons les entreprises servant de blanchiment de l’argent sale auquel les Emirats ouvrent toutes grandes les portes de leurs banques.

Les conséquences de cette corruption ont directement des effets sécuritaires et géopolitiques désastreux au point de relever du sordide comme de retrouver en personnage- clé de la coopération sécuritaire algéro-émiratie le franco-libanais Iskander Safa, considéré comme « agent d’Israël » dans son pays d’origine et propriétaire de l’organe d’extrême droite « Valeurs actuelles » dont le fonds de commerce éditorial est la haine de l’Algérie.

Aussi, au-delà du caractère cuisant de cet échec stratégique et au-delà d’une incompétence avérée difficile à masquer, celui-ci pose de graves questions sur la réalité des intérêts qui habitent l’Etat algérien.

Source : Le Quotidien d’Algérie, 27/01/2024

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Consultations à huis clos sur la Palestine au Conseil de Sécurité

Eriquettes : Palestine, Moyen Orient, Sigrid Kaag, Gaza, Israël, Conseil de Sécurité, résolution 2720, Algérie, OCHA, Cour Internationale de Justice, CIJ, UNOPS, James McGoldrick, UNRWA,

Ce mardi 30 janvier, les membres du Conseil de sécurité tiendront des consultations à huis clos sur « La situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne », suite au vote sur le renouvellement du mandat de la Force de maintien de la paix des Nations Unies à Chypre (UNFICYP). Sigrid Kaag, Coordinatrice principale pour l’humanitaire et la reconstruction à Gaza, devrait faire un exposé.

Le 22 décembre 2023, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2720 par 13 voix pour, et deux abstentions (Russie et États-Unis). La résolution demandait au Secrétaire général de nommer un Coordonnateur principal pour l’humanitaire et la reconstruction chargé de « faciliter, coordonner, surveiller et vérifier à Gaza, selon les besoins, la nature humanitaire de tous les envois d’aide humanitaire » fournis à Gaza par des États qui ne sont pas parties au conflit. Elle demandait également au Coordonnateur principal de mettre en place un mécanisme de l’ONU pour accélérer les envois d’aide humanitaire à la bande de Gaza par des États qui ne sont pas partie au conflit et exigeait que les parties en conflit coopèrent avec le Coordonnateur principal.

Aujourd’hui sera la première fois que Kaag informera les membres du Conseil dans son rôle de Coordonnatrice principale. La résolution 2720 demandait au Coordonnateur principal, nommé le 26 décembre 2023 et ayant commencé sa mission le 8 janvier, de présenter un rapport initial au Conseil de sécurité dans les 20 jours, puis tous les 90 jours jusqu’au 30 septembre.

Suite aux attaques à grande échelle contre Israël dirigées par le Hamas, le groupe armé palestinien et autorité de facto à Gaza, le 7 octobre 2023, les Forces de défense israéliennes (IDF) ont effectué des frappes aériennes massives sur la bande de Gaza. Le 27 octobre 2023, les IDF ont également lancé une opération terrestre initialement centrée sur le nord de Gaza, s’étendant ensuite à la plupart des autres zones de la bande de Gaza.

Les chiffres fournis par les responsables palestiniens à Gaza, cités par l’OCHA, indiquent qu’au 28 janvier, plus de 26 400 Palestiniens avaient été tués. Des quartiers entiers ont été détruits, avec une estimation de 1,7 million de personnes déplacées à l’intérieur, dont beaucoup ont été déplacées plusieurs fois. Selon les chiffres fournis par les autorités israéliennes, cités par l’OCHA, plus de 1200 Israéliens et ressortissants étrangers ont été tués en Israël, la grande majorité le 7 octobre 2023. Au 28 janvier, environ 136 Israéliens et ressortissants étrangers étaient retenus captifs à Gaza, après que 86 Israéliens et 24 otages étrangers aient été libérés pendant la pause dans les combats du 24 au 30 novembre 2023.

Le 26 janvier, la Cour internationale de justice (CIJ) a émis une ordonnance indiquant des mesures provisoires dans le cadre des procédures de l’Afrique du Sud contre Israël concernant des violations présumées dans la bande de Gaza des obligations en vertu de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Entre autres mesures, la CIJ a déclaré qu’Israël devait « prendre toutes les mesures en son pouvoir » concernant les Palestiniens à Gaza pour prévenir la commission d’actes relevant de l’article 2 de la convention, notamment le meurtre et la causation de préjudices corporels ou mentaux graves.

Lors de la réunion d’aujourd’hui, on s’attend à ce que Kaag informe les membres du Conseil des actions qu’elle entend entreprendre pour mettre en œuvre son mandat. Elle pourrait également faire le point sur ses engagements avec les interlocuteurs régionaux et internationaux clés depuis sa prise de fonction. Kaag a commencé sa mission le 8 janvier à New York, puis s’est rendue dans la région après une escale à Washington D.C. pour des réunions avec des responsables américains. Le 14 janvier, Kaag s’est rendue en Jordanie avant de poursuivre son voyage en Égypte, où elle a eu des réunions avec les autorités égyptiennes au Caire avant de se rendre le 17 janvier à la ville d’Arish dans le Sinaï. Le même jour, Kaag et le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), Jorge Moreira da Silva, ont brièvement visité Gaza en passant par le passage de Rafah qui relie Gaza à l’Égypte. Il semble que la visite ait principalement porté sur l’évaluation des opérations logistiques de l’ONU à Gaza. (L’UNOPS a été chargé par le Secrétaire général de l’opérationnalisation et de la gestion du mécanisme d’aide de l’ONU à Gaza, tel que mandaté par la résolution 2720.)

Plus tard le 17 janvier, Kaag s’est rendue en Israël, où elle a eu des réunions avec des responsables israéliens, dont le président israélien Isaac Herzog, et avec des membres de la famille des otages toujours détenus à Gaza. Le 22 janvier, Kaag s’est rendue à Ramallah en Cisjordanie pour rencontrer le Premier ministre palestinien Mohammad Shtayyeh et un représentant principal de la Société du Croissant-Rouge palestinien (PRCS), avant de retourner à Gaza le lendemain. À Gaza, Kaag, accompagnée du Coordinateur humanitaire pour le Territoire palestinien occupé par intérim, James McGoldrick, a eu des réunions avec des civils, des représentants d’organismes des Nations Unies, des organisations non gouvernementales internationales opérant à Gaza et des travailleurs humanitaires palestiniens.

Aujourd’hui, les membres du Conseil pourraient demander à Kaag une mise à jour sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza et sur les progrès réalisés vers la mise en place du mécanisme d’accélération des envois d’aide humanitaire à Gaza, tel que mandaté par la résolution 2720. Les membres pourraient être particulièrement intéressés par l’évaluation par Kaag des défis potentiels et de tout soutien nécessaire pour mettre en œuvre efficacement son mandat.

Bien que ce ne soit pas l’objet attendu de la réunion de demain, Kaag et les membres du Conseil devraient probablement mentionner les développements récents concernant l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Dans une déclaration du 26 janvier, le Commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, a déclaré que les autorités israéliennes avaient fourni à l’UNRWA des « informations sur la prétendue implication de plusieurs employés de l’UNRWA » dans les attaques du 7 octobre 2023, ajoutant qu’il avait décidé de « mettre immédiatement fin aux contrats de ces employés et de lancer une enquête afin d’établir la vérité ». Le Secrétaire général António Guterres a déclaré dans une déclaration du 28 janvier que sur les 12 personnes impliquées, neuf avaient été licenciées, une était confirmée morte et l’identité de deux autres était en cours de confirmation.

Suite à cette nouvelle, plusieurs pays ont annoncé qu’ils suspendraient leur financement à l’UNRWA pendant l’examen des allégations, y compris les membres du Conseil, le Japon et les États-Unis, qui ont déclaré qu’ils suspendraient tout « financement supplémentaire », ainsi que le Royaume-Uni, qui a annoncé qu’il mettrait en pause tout financement futur. La Suisse aurait également annoncé qu’elle mettrait en pause le versement des contributions déjà approuvées pour cette année jusqu’à ce qu’elle reçoive plus d’informations sur les allégations.

Lors de la réunion de demain, Kaag, qui devrait collaborer avec toutes les agences de l’ONU sur le terrain, y compris l’UNRWA, dans l’exercice de son mandat, pourrait exprimer sa préoccupation face à ces décisions. Dans une déclaration du 27 janvier, Lazzarini a déclaré que c’était « choquant de voir une suspension des fonds à l’Agence en réaction à des allégations contre un petit groupe de personnel » étant donné l’action immédiate prise par l’UNRWA en réponse. La déclaration de Lazzarini soulignait que « l’UNRWA est l’agence humanitaire principale à Gaza, avec plus de 2 millions de personnes qui en dépendent pour leur survie même » et exhortait les pays ayant suspendu leur financement à « reconsidérer leurs décisions avant que l’UNRWA ne soit contrainte de suspendre sa réponse humanitaire ». Plusieurs pays, dont l’Irlande et la Norvège, ont déclaré qu’ils continueraient à soutenir l’UNRWA, tandis que la Turquie a exprimé sa préoccupation face aux décisions de suspendre le financement de l’agence. Plus de 20 organisations d’aide ont également publié une déclaration commune exprimant une profonde inquiétude face à la suspension du financement.

Mercredi (31 janvier), les membres du Conseil devraient tenir un briefing public, suivi de consultations à huis clos, sur « La situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne ». La réunion a été demandée par l’Algérie suite à l’ordonnance du 26 janvier émise par la CIJ.

Avec Security Council Report

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Libération des otages : Oui, mais pas sous les bombes

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Le Hamas a déclaré que la libération des otages nécessiterait la fin garantie de l’offensive à Gaza, après que des responsables israéliens ont rencontré des médiateurs qatariens et égyptiens à Paris.

Toutes les forces d’invasion devraient également être retirées de Gaza, a déclaré le groupe qui dirige l’enclave.

« Le succès de la réunion de Paris dépend de l’acceptation par l’occupation de mettre fin à l’agression globale contre la bande de Gaza », a déclaré à Reuters un haut responsable du Hamas, Sami Abu Zuhri.

Il n’était pas clair dans l’immédiat si, une fois ces conditions remplies, le Hamas libérerait tout ou partie des 132 otages qui, selon Israël, restent à Gaza.

Le Hamas avait déclaré qu’une libération complète nécessiterait qu’Israël libère tous les milliers de Palestiniens détenus dans ses prisons pour des raisons de sécurité.

Une proposition de trêve sera envoyée au Hamas alors que la guerre fait rage à Gaza

Un cadre visant à mettre fin aux combats à Gaza et à la libération des otages doit être transmis au Hamas, a déclaré le médiateur Qatar lundi 29 janvier, alors qu’une âpre dispute éclatait autour de l’agence d’aide des Nations Unies pour les Palestiniens.

Alors que des combats meurtriers ont de nouveau secoué Gaza, les craintes d’un conflit régional croissant ont augmenté après que Washington, le principal allié d’Israël, ait promis de répondre à une attaque qui a tué trois soldats américains en Jordanie.

Les bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont tué 215 personnes supplémentaires en 24 heures, dont 20 membres d’une même famille, a déclaré le ministère de la Santé du territoire palestinien dirigé par le Hamas.

Les forces terrestres appuyées par des chars se sont concentrées sur la principale ville du sud, Khan Younis, la ville natale du leader du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar.

Le bureau de Sinwar, des sites militaires et « une importante usine de fabrication de fusées » ont été attaqués par les troupes, a indiqué l’armée.

Depuis le début de la guerre, l’armée israélienne « a éliminé plus de 2 000 terroristes en surface et en sous-sol » dans la région de Khan Younis, a déclaré lundi le porte-parole de l’armée, Daniel Hagari, sans fournir de preuves.

Alors que les habitants de Gaza sont confrontés à des conditions humanitaires désastreuses après près de quatre mois de guerre, 20 organisations humanitaires internationales se sont déclarées « indignées » par la suspension du financement de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA.

Plusieurs grands donateurs, dont les États-Unis et l’Allemagne, ont suspendu leurs financements en raison des affirmations israéliennes selon lesquelles certains membres du personnel de l’UNRWA étaient impliqués dans l’attaque du Hamas du 7 octobre qui a déclenché les combats.

Une source de l’UNRWA a déclaré à l’AFP que la suspension du financement n’avait pas encore d’effet sur le terrain.

Mais si les donateurs « insistent pour arrêter leur soutien à l’UNRWA, ce sera un désastre majeur », a déclaré la source sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet.

Dans le cadre des derniers efforts visant à négocier une nouvelle trêve , le chef de la CIA, William Burns, a rencontré dimanche de hauts responsables israéliens, égyptiens et qatariens à Paris.

Le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, qui a assisté aux négociations, a déclaré que de « bons progrès » avaient été réalisés et que les parties « espéraient transmettre cette proposition au Hamas et l’amener à un point où ils s’engageraient de manière positive et constructive dans le conflit ». processus ».

Cheikh Mohammed a confirmé que le cadre, qui, selon lui, « pourrait conduire à un cessez-le-feu permanent à l’avenir », comprend une trêve progressive qui verrait d’abord les femmes et les enfants otages libérés, l’aide entrant également dans la bande de Gaza assiégée.

Un haut responsable du Hamas, Taher al-Nunu, a déclaré qu’il souhaitait un « cessez-le-feu complet et global, et non une trêve temporaire », même s’il n’était pas immédiatement clair si les responsables du Hamas avaient reçu le texte qatari.

Une fois les combats arrêtés, a déclaré Nunu à l’AFP, « le reste des détails pourra être discuté », y compris la libération des otages.

Israël a qualifié les négociations de Paris de « constructives », mais a souligné « des lacunes importantes dont les parties continueront à discuter », tandis que le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, John Kirby, a déclaré : « il y a beaucoup de travail à faire ».

La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas qui a fait environ 1.140 morts, pour la plupart des civils, dans le sud d’Israël, selon un décompte officiel de l’AFP.

Les militants ont également saisi 250 otages, dont Israël affirme qu’il en reste environ 132 à Gaza, y compris les corps d’au moins 28 captifs morts.

L’offensive militaire incessante d’Israël a tué au moins 26 637 personnes à Gaza, pour la plupart des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé du territoire.

Agences

#Israël #Gaza #Hamas #Palestine #Tsahal #Otages #Prisonniers

Israël : Offensive éclair sur la ville de Khan Younis

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L’armée israélienne a annoncé lundi qu’elle maintiendrait la pression sur la ville de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, qui est depuis des semaines au centre de l’offensive israélienne, et a affirmé avoir tué plus de 2000 militants palestiniens là-bas.

Le contre-amiral Daniel Hagari, porte-parole de l’armée, a déclaré que les forces israéliennes avaient jusqu’à présent démantelé deux des quatre bataillons du Hamas autour de la ville densément peuplée, qui opéraient à la fois en surface et à partir de dizaines de kilomètres de tunnels souterrains.

« Nous poursuivons l’attaque dans la région de Khan Younis. Nous avons d’autres missions opérationnelles pour démanteler les cadres militaires du reste des bataillons du Hamas », a déclaré Hagari aux journalistes. « Dans l’ensemble de Khan Younis, nous avons éliminé plus de 2 000 terroristes au-dessus et en dessous du sol. De plus, nous avons détruit une infrastructure souterraine significative, dans laquelle nous avons trouvé des installations pour retenir des otages, des centres de commandement, des armes, des installations de production et des documents de renseignement. »

Israël #Gaza #Hamas #Palestine #Tsahal #KhanYounis

Israël reconnaît l’assassinat d’un homme portant un drapeau blanc

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Des images diffusées la semaine dernière montrant un Palestinien abattu alors qu’il brandissait un drapeau blanc à Gaza seront examinées, a déclaré un responsable militaire israélien.

Un responsable non identifié a admis que la vidéo avait soulevé des inquiétudes quant à d’éventuels actes répréhensibles de la part des soldats, mais n’a pas précisé si une enquête formelle aurait lieu.

L’armée affirme que les forces prennent grand soin de vérifier les cibles avant de frapper.

La vidéo, diffusée par ITV News la semaine dernière, montre un groupe de cinq hommes marchant dans une rue d’une zone à l’ouest de Khan Younis, une ville du sud de Gaza.

Les hommes lèvent les mains en l’air tandis que l’un d’entre eux agite un drapeau blanc, signe international de capitulation.

Des coups de feu retentissent alors et Ramzi Abu Sahloul, 51 ans, commerçant palestinien, est tué.

Ahmed Hijazi, un journaliste citoyen qui a filmé l’épisode, a déclaré à l’Associated Press qu’un char israélien avait tiré sur le groupe.

« Après que les soldats lui ont tiré dessus, je me suis précipité pour aider, mais les tirs ont continué dans notre direction », a-t-il ajouté.

M. Abu Sahloul s’adresse à la caméra peu avant l’incident, survenu le 22 janvier, et affirme qu’ils essayaient de joindre des proches.

« Les Israéliens sont venus vers nous et nous ont dit d’évacuer, mais ils n’ont pas laissé sortir mon frère », a-t-il déclaré.

« Nous voulons aller les chercher, si Dieu le veut. »

En quelques secondes, il est abattu.

Israël #Gaza #Hamas #Palestine #Snyper

Les raisons de la colère des agriculteurs français et européens

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Les agriculteurs français ont bloqué les grandes autoroutes menant à Paris lundi alors qu’ils protestaient contre une série de griefs, malgré plusieurs mesures annoncées par le gouvernement.

Voici quelques-unes des questions qui ont motivé le mouvement de protestation et ce que le gouvernement pourrait faire ensuite.

Pourquoi les agriculteurs protestent-ils ?

Les agriculteurs français, le plus grand producteur agricole de l’UE, déclarent ne pas être suffisamment payés et sont étouffés par une réglementation excessive en matière de protection de l’environnement.

Certaines de leurs préoccupations, comme la concurrence des importations moins chères et des règles environnementales, sont partagées par les producteurs du reste de l’UE, tandis que d’autres questions telles que les négociations sur les prix des denrées alimentaires sont plus spécifiques à la France.

Frais

Les agriculteurs font valoir qu’une poussée du gouvernement et des détaillants pour faire baisser l’inflation alimentaire a empêché de nombreux producteurs de couvrir les coûts élevés de l’énergie, des engrais et des transports.

Un plan gouvernemental visant à éliminer progressivement un allégement fiscal pour les agriculteurs sur le gazole, dans le cadre d’une politique plus large de la transition énergétique, était également un point chaud.

Importations

Les importations importantes en provenance d’Ukraine, pour lesquelles l’UE a renoncé aux quotas et aux droits de douane depuis l’invasion de la Russie, et la reprise des négociations en vue de conclure un accord commercial entre l’UE et le Mercosur en Amérique du Sud, ont suscité un mécontentement quant à la concurrence déloyale dans le sucre, les céréales et la viande.

Les importations sont ressenties pour faire pression sur les prix européens sans répondre aux normes environnementales imposées aux agriculteurs de l’UE.

Environnement, bureaucratie

Les agriculteurs s’en remettent à la fois aux règles de l’UE en matière de subventions, telles que l’obligation de laisser 4 % de la jachère des terres agricoles et ce qu’ils considèrent comme la mise en œuvre trop compliquée de la politique de l’UE par la France, comme la restauration des haies.

Les politiques vertes sont considérées comme des objectifs contradictoires visant à devenir plus autosuffisants dans la production de denrées alimentaires et d’autres produits essentiels à la lumière de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Les rangs des projets d’irrigation et les critiques concernant le bien-être animal et les pesticides ont accentué le sentiment d’un vieillissement de la population agricole française, comme étant négligé par la société.

Qu’a fait le gouvernement jusqu’à présent ?

Le gouvernement est sous pression pour désamorcer la crise avant les élections européennes de juin et le salon annuel de la ferme à Paris fin février.

Le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé le Jan. 26 l’augmentation de la taxe sur le diesel pour les agriculteurs. Il a également entrepris des mesures visant à réduire la bureaucratie et offert une aide supplémentaire, y compris aux agriculteurs touchés par une maladie du bétail dans le sud.

Qu’est-ce qui pourrait se passer

Les premières annonces ont suscité des réactions mitigées et les syndicats d’agriculteurs ont appelé à la poursuite des manifestations.

Le gouvernement maintient une attitude tolérante à l’égard des manifestations, malgré quelques incidents violents. Elle a toutefois ordonné à la police de protéger les aéroports de Paris et le marché des produits alimentaires de gros après avoir demandé qu’ils soient ciblés.

Le gouvernement a promis d’autres mesures en quelques jours.

Un soutien supplémentaire aux producteurs de vin touchés par la baisse de la consommation est à l’étude, tandis que des mesures supplémentaires sont également attendues pour le bétail.

Avec la plupart des politiques agricoles et des subventions déterminées au niveau de l’UE, Paris cherche des concessions à ses partenaires, comme essayer de construire un soutien pour une dérogation à l’obligation de mise en jachère, un problème que le président Emmanuel Macron pourrait faire pression lors d’un sommet des dirigeants jeudi.

En ce qui concerne le commerce, un autre domaine géré au niveau de l’UE, le ministre de l’agriculture, Marc Fesneau, a appelé à des mesures visant à empêcher les importations en provenance d’Ukraine de déstabiliser les marchés de l’UE, notamment le sucre, la volaille et les œufs. Cela marque un changement de la part de Paris, précédemment opposé aux mesures prises par les pays de l’est de l’UE pour limiter les flux de produits ukrainiens.

Où les agriculteurs protestent en Europe?

Le trafic autour de la capitale belge a également été perturbé par des agriculteurs en colère lundi et une douzaine de tracteurs ont traversé la zone de l’UE à Bruxelles où ils ont hurlé bruyamment.

Les agriculteurs ont arrêté environ cinq camions avec des légumes espagnols et ont déversé les produits près du centre de distribution du détaillant belge Colruyt près de Bruxelles, ont rapporté les médias belges.

L’Allemagne a également été confrontée à des tensions, avec des protestations éclatant après une décision du gouvernement d’éliminer progressivement un allégement fiscal sur le diesel agricole alors qu’elle tentait d’équilibrer son budget de 2024. Au début de ce mois, Berlin a été presque immobilisée en tant que l’une de ses avenues centrales remplies de camions et de tracteurs.

Les agriculteurs et les chauffeurs de camion en Roumanie ont également pris des mesures ce mois-ci en protestant contre les coûts élevés des entreprises qui bloquent l’accès à un passage de la frontière avec l’Ukraine.

Reuters

France #Agriculteurs #Europe #environnement #prix #salaires #importations

Vilipendée par les EAU, l’Algérie réagit avec force

Etiquettes : Algérie, solidaire, gouvernement d’Al Bourhan, Abdel Fattah Al-Bourhan, forces paramilitaires de soutien rapide, Hamdan Aglo, Hemedti, Maroc, Sahel, Emirats Arabes Unies,

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a réitéré dimanche le soutien indéfectible de son pays au Soudan.

Tebboune a fait ces remarques lors d’une conférence de presse conjointe à Alger avec le président du Conseil souverain de transition du Soudan, Abdel Fattah Al-Burhan, en visite.

Le président a souligné l’engagement de l’Algérie à « se tenir aux côtés du peuple soudanais dans ces circonstances difficiles », tout en soulignant l’engagement de l’Algérie à « résoudre les différends internes à travers une vision interne, libre de toute ingérence étrangère ».

Par ailleurs, Tebboune a exprimé sa confiance dans la résilience du Soudan, affirmant qu’il peut surmonter les défis découlant de ce qu’il a qualifié d’« agression flagrante contre lui ».

En réponse, Al-Bourhan a salué le soutien historique de l’Algérie au Soudan, reconnaissant une compréhension commune des problèmes soudanais et régionaux avec l’Algérie.

Al-Bourhan a invité à la participation algérienne au dialogue visant à résoudre la crise soudanaise, déclarant : « Nous serons heureux que l’Algérie se joigne à toute discussion ou dialogue, qu’il soit africain ou arabe. Nous les accueillons toujours, en visant des solutions pacifiques pour permettre nous de surmonter cette épreuve.

Al-Bourhan a entamé dimanche une visite officielle de deux jours en Algérie.

Le Soudan est le théâtre d’affrontements meurtriers entre les forces armées soudanaises et les forces paramilitaires de soutien rapide depuis le 15 avril 2023. Plus de 13 000 personnes ont été tuées et plus de 9 millions ont été déplacées depuis le début des combats, selon les estimations de l’ONU. Bureau de la coordination des affaires humanitaires publié la semaine dernière.

Selon des observateurs, l’initiative est une réponse aux attaques des Emirats arabes unies via le Maroc et certains pays du Sahel, le Mali, le Burkina Faso et le Tchad en l’occurrence. L’Algérie s’est attiré les foudres des monarchies du golfe suite aux déclarations du président Tebboune au sujet de la dénommée normalisation avec Israël. « L’Algérie ne participera pas à cette course vers la normalisation », avait-il dit.

Sans doute, Al Bourhan partira d’Alger avec suffisamment d’armes pour combattre ses adversaires des forces paramiliatires soutenus par Abu Dhabi.

#Algérie #Soudan #AlBurhan

Maroc : Akhannouch perd 100 millions de dollars en 5 jours

Le Premier ministre marocain Aziz Akhannouch a connu une baisse significative de sa valeur nette en seulement 5 jours en raison d’une forte chute de la valeur marchande de ses investissements industriels au Maroc, rapporte Billionnaires.

Citant les données compilées par Forbes,le site sudafricain indique que « la valeur nette d’Akhannouch a diminué de 100 millions de dollars en seulement cinq jours, passant de 1,7 milliard de dollars le 24 janvier à 1,6 milliard de dollars ». « Cette baisse peut être attribuée à la réévaluation de ses avoirs dans le groupe Akwa ».

Akhannouch, homme d’affaires éminent nommé Premier ministre du Maroc en septembre 2021, tire la majeure partie de sa fortune du groupe Akwa, un conglomérat multiforme fondé en 1932 par son père et un associé, Ahmed Wakrim.

À travers le géant multiforme de plusieurs milliards de dollars, le groupe Akwa, il détient indirectement des actions dans Afriquia Gaz SA et Maghreb Oxygene, ce qui en fait l’un des hommes d’affaires les plus riches d’Afrique et le plus riche investisseur de la Bourse de Casablanca.

Afriquia Gaz SA – dont Akwa Group détient 30 % – est un groupe basé au Maroc spécialisé dans le raffinage et la commercialisation du gaz de pétrole liquéfié. Il propose des solutions énergétiques performantes pour les besoins domestiques et professionnels.

« Malgré les récentes baisses de sa richesse, Akhannouch domine la liste des plus riches du Maroc », remarque Billionnaires.

La valeur de sa participation dans Afriquia Gaz SA a fortement diminué en raison des récents replis des actions de l’entreprise à la Bourse de Casablanca. Cette baisse a ramené la valeur marchande de l’intérêt indirect d’Akhannouch dans Afriquia Gaz à moins de 410 millions de dollars.

Depuis le 24 janvier, le cours de l’action d’Afriquia Gaz SA, un groupe basé au Maroc spécialisé dans le raffinage et la commercialisation du gaz de pétrole liquéfié, est passé de 4 000 MAD (401,52 $) le 24 janvier à 3 950 MAD (396,51 $) au moment de la rédaction de cert article.

Malgré cette baisse, « Akhannouch reste le milliardaire le plus riche du pays, surpassant le milliardaire banquier Othman Benjelloun », rappelle-t-il. Il « figure parmi les milliardaires les plus fortunés d’Afrique ».

Akhannouch a été classé par Forbes le 1 779e homme d’affaires le plus riche au niveau mondial, soulignant sa position sur la scène mondiale de la richesse, conclue la source.

#Maroc #Forbes #Akhannouch #fortune #richesse #Akwa #Afriqia #MaghrebOxygene

Génocide des Palestiniens face au casse-tête yéménite

par Amar Djerrad

Les Yéménites ont bouleversé l’échiquier occidentalo-sioniste en introduisant des propositions sensées et judicieuses de façon telle qu’ils ont obligé les Anglo-Saxons à répondre par l’incohérence et l’absurdité, mettant ainsi à nu leur cynisme. Que peuvent-ils opposer comme contre-argument à ceux qui prônent la justice et l’arrêt d’un génocide ? Beaucoup d’analystes y voient les prémisses d’une déchéance occidentale !

Le Yémen : un petit pays, une grande humanité !

On s’étonne qu’un petit pays défie la puissance US en devenant un véritable casse-tête. Ce n’est pas nouveau au regard de leurs échecs passés contre des pays dits « faibles ». C’est devenu presque une règle: plus on est fort technologiquement, militairement – mais atteint du syndrome d’Hubris – plus on perd le sens de la mesure, plus on est vulnérable face à un adversaire, qui n’a pas ces atouts, mais répond par des tactiques décisives jusqu’à vous épuiser ! Quelques actions vigoureuses du faible peuvent mettre le puissant dans une humeur d’échec affligeante. « Quand la force occupe le chemin, le faible entre dans la brousse avec son bon droit » (proverbe africain). Pour Pierre Perret « on a souvent besoin d’un plus petit que soi… pour lui casser la gueule ».

Même « l’alliance » composée de supposés 10 membres (dont le Bahreïn) pilotée par les États-Unis ne sera pas d’un grand secours, car elle vise à impliquer des pays dans un engrenage belliqueux, qui profite exclusivement à cette entité sioniste et aux USA. Cette « coalition » est clairement une tromperie et non une coopération se limitant aux « patrouilles et renseignements » pour « sauvegarder le commerce maritime international » ; manœuvre parfaitement saisie par les sept autres pays occidentaux. Le monde sait parfaitement que la plupart des navires passent librement, sauf ceux venant en aide aux sionistes ! Il sait aussi que les actions yéménites sont raisonnables puisqu’ils défendent le droit des opprimés !

Seuls les USA et le Royaume-Uni, en leur qualité de « représentants de la communauté internationale » ont pris l’initiative d’attaquer le Yémen pour satisfaire le régime israélien, en plus du soutien militaire au milieu du génocide à Gaza, sans avoir été provoqués, pour le contraindre d’arrêter ses actions en mer rouge contre les intérêts israéliens.

Les Houthis ont prévenu, maintes fois, qu’ils vont riposter à toute attaque sur leur territoire en visant tous les navires de guerre ennemis (9) par l’utilisation des missiles balistiques. Mais à qui parle-t-on ?

Ces attaques décidées unilatéralement pour venir en aide à une entité colonialiste, raciste et génocidaire, sont une offense, un pied de nez, un doigt d’honneur à la morale, au droit et au reste des peuples !
Le Yémen fait partie de l’axe vers lequel converge le commerce international venant de Chine, de l’Inde, de Russie, de l’Iran et autres. Même les câbles Internet mondiaux qui traversent le détroit de Bab al-Mandab sont à leur portée.

Réactions Houthis

Les conséquences sont annoncées, par le vice-ministre des Affaires étrangères, Hussein al-Ezzi, ainsi : « Washington et Londres doivent se préparer à payer un lourd tribut. Notre pays a subi des frappes aériennes, navales et sous-marines sournoises et massives. Il ne fait aucun doute que ces attaques leur coûteront cher », tout en insistant qu’il s’agit d’une « coalition américano-britannique » strictement.

La riposte commence déjà si l’on se fie aux déclarations des responsables yéménites qui ne cessent pourtant de rappeler et de prouver que leurs actions ne visent que les navires à destination de leurs ports afin de leur infliger des pertes suffisamment sérieuses pour les dissuader à poursuivre le génocide et le blocus en nourriture et médicaments à Gaza.

Le numéro un d’Ansarullah a expliqué que la position yéménite consistant à empêcher le passage des navires se dirigeant vers la Palestine occupée est « une position efficace et a infligé de grandes pertes à l’économie de l’ennemi », rassurant toutefois les autres navires en disant : « Il n’y a aucun problème pour ces navires, car ceux qui sont visés sont les navires exclusivement associés à Israël ».

Mohammed Abdel-Salam, porte-parole des Houthis, a réagi ainsi (1) : « La coalition formée par les États-Unis vise à protéger Israël et à militariser la mer sans aucune justification … Nos opérations visent à soutenir le peuple palestinien face à l’agression israélienne … et ne constituent pas une démonstration de force … Comme l’Amérique s’est autorisée à soutenir Israël … nous avons également le droit de soutenir la Palestine. Quiconque cherche à étendre le conflit doit assumer les conséquences de ses actes ».

Mohammed al-Bakhiti, membre du Bureau politique du mouvement yéménite a déclaré que les États-Unis et la Grande-Bretagne « ont commis une erreur en faisant la guerre au Yémen et n’ont pas profité de leurs expériences antérieures … ils se rendront bientôt compte qu’une agression directe … est la plus grande folie de leur histoire ».

Réactions arabes et autres

Les réactions arabes et dans le monde sont unanimes pour condamner rigoureusement les bombardements illégaux anglo-américains qui ne répondent à aucune légitimité : sans être agressés, sans mandat de l’ONU, contre un Yémen qui défend un droit reconnu par les lois internationales, en conformité avec la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide !

L’Arabie Saoudite, pays pivot, n’est pas intéressée par cette « coalition » qui peut l’entraîner dans un conflit dont les intérêts ne sont pas les siens ! Elle connaît bien les effets d’une guerre avec le Yémen pour l’avoir expérimentée. C’était cette ingérence qui était à l’origine de l’enfer yéménite et syrien ! Les choses ont bien changé depuis en Arabie Saoudite de façon d’ailleurs radicale et les manigances actuelles des américano-sionistes, pour en faire à nouveau un proxy, sont un échec. En plus, ce royaume est en passe de devenir avec l’Iran (tous deux réconciliés par la Chine) une force qui compte dans le bloc BRICS+. Il reste ce chantage anglo-saxon, comme épée Damoclès, que les monarchie du Golfe doivent surmonter pour ne pas voir leurs avoirs en dollars confisqués ; meilleur moyen d’accélérer la dédollarisation.

Les autres États arabes n’ont pas rejoint cette coalition, car cela serait perçu par leur peuple comme un soutien au génocide qui peut être source de déstabilisation ! Ils condamnent ce couple agresseur et Israël tout en observant leur entrée dans les engrenages en laissant les divers groupes de résistants insaisissables les harceler. Pourquoi chercher à affronter inutilement un ennemi quand on le voit déjà s’enliser lui-même dans un conflit qu’il ne maîtrise pas. Si la situation perdure, il est fort possible que les pays arabo-musulmans prennent les mesures dissuasives qui donnent matière à réfléchir. Il suffit d’une annonce d’embargo sur l’énergie pour voir les esprits moribonds s’apaiser.

Le colonel Corvez (2) – un ancien conseiller du Général commandant la Force des Nations unies au Liban (Finul), ancien conseiller en relations internationales, actuellement conseiller en stratégie internationale – voit dans ce qui se déroule en Palestine carrément « le début de la fin d’Israël »

Les Russes perçoivent la déchéance des Atlantistes. Ils connaissent le jeu trouble des USA, du Royaume-Uni et d’Israël. Ils ne semblent pas pressés de voir la guerre en Ukraine s’arrêter en observant une autre plus délicate au MO. Leurs deux guerres se font à crédit avec une dette brute, américaine, de plus de 34 000 milliards de dollars et 2000 milliards qui s’ajoutent chaque année. L’estocade a été donnée par le représentant de la Russie auprès de l’ONU, V. Nebenzia, qui a confirmé, le 1er novembre, qu’Israël n’a « aucun droit à l’autodéfense en tant qu’État d’occupation … aujourd’hui, en voyant la destruction horrifiante à Gaza, qui dépasse de loin tout ce qu’ils critiquent dans d’autres contextes régionaux – les frappes contre des installations civiles, la mort de milliers d’enfants et la souffrance épouvantable des civils au milieu d’un blocus total – ils gardent le silence… »

Conteneurs plus importants que les massacres


Alors qu’une douzaine de compagnies maritimes ont suspendu leurs opérations en mer Rouge, que les Américains et les Anglais considèrent la protection des conteneurs plus importante que les massacres des Palestiniens, avec cette agression, tous les bateaux des deux agresseurs sont déclarés officiellement cibles des Houthis. Une agression annoncée, avec culot, comme n’étant pas une volonté d’étendre le conflit, alors qu’ils sont partie prenante aux côtés d’Israël, sachant l’impossibilité d’une victoire d’Israël quels que soient les moyens et la durée ! Ils ne voient jamais leur chance de regagner la confiance des Etats autrement que militairement. Au Moyen Orient, ils leurs faudra se battre « jusqu’au dernier Israélien » (9 millions) ou bien « jusqu’au dernier arabe du Moyen-Orient » (plus de 300 millions).

1 % de la population de Gaza a été tuée par Israël ! N’est-ce pas un génocide si l’on applique ce pourcentage par exemple aux USA (plus de 3 millions) ; au Royaume-Uni (plus de 600 mille) ; à la France (plus de 600 mille) ? Qu’auraient-ils conclu si 100 mille civils israéliens avaient été tués en 3 mois ?

La capacité des Houthis à échapper aux coûteuses défenses aériennes a surpris les USA. Ils s’inquiètent déjà des coûts élevés (3) que leur causent les Houthis.

Un missile à 2 millions de dollars contre un drone à 2/3 000 dollars ? Même s’ils interceptent tous les missiles et drones, ils seront perdants ! Exemple : 100 projectiles, coûtant 2/300 mille dollars, à détruire par 100 missiles coûtant 200 millions de dollars ? Sans compter la gestion des navires de guerre, avec les risques d’en perdre ! « Cela devient rapidement un problème, car le plus grand bénéfice, même si nous abattons leurs missiles et drones, est en leur faveur », a déclaré Mick Mulroy, ancien responsable et officier de la CIA.

On dit que qu’Israël veut étendre les hostilités en entrainant les États-Unis. La hantise des USA est de voir une extension qui s’ajoute à celui de l’Ukraine. Cette crainte s’observe par les déclarations réfutant une extension tout en engageant des provocations ‘‘limitées’’ pour faire croire qu’ils sont capables de le faire. A notre sens, il s’agit d’un bluff visant à susciter la crainte pour mieux prévenir son extension qu’ils redoutent. Une extension qui sonnera la fin d’Israel. Les menaces officieuses et théâtrales de l’utilisation de la « bombe », si nécessaire, vont dans le même sens. Il s’agit plus d’une frayeur de ce que les sionistes ne veulent pas voir leur arriver que d’une volonté.

Terminons par cette curieuse demande des USA (4) : Washington aurait sollicité Pékin pour peser sur l’Iran afin de faire cesser les attaques Houthis ! Quel culot ! Quelle insolence ! Lambert Strether répond avec cette ironie « avant de leur faire la guerre, ou après ? ».

Et si Pékin demande aux USA d’ôter la « carte blanche » à Israel pour commettre ses crimes, de ne pas l’aider militairement et de peser sur les sionistes pour faire cesser le génocide des Gazaouis ?

A.D.

Notes

(1) https://french.xinhuanet.com/20231219/dec1c737ef264e3b9ca28f199fd95e18/c.html
(2) https://crowdbunker.com/v/xkjVZ3DKTJ
(3) https://www.politico.com/news/2023/12/19/missile-drone-pentagon-houthi-attacks-iran-00132480
(4) https://www.nakedcapitalism.com/2024/01/links-1-25-2024.html

Israël #Palestine #Hamas #Gaza #Yémen #Houthis #BabAlMandab #Occident #Anglo-saxon

Mali-Niger-Burkina: Raisons derrière le retrait de la CEDEAO

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Les pays d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso, la République du Niger et le Mali, ont annoncé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Ils ont annoncé leur retrait de l’union régionale dans un communiqué commun publié dimanche 28 janvier 2024. Ils ont également lu le communiqué sur la télévision nationale de la République du Niger.

Les dirigeants des trois pays du Sahel ont déclaré dans une déclaration commune qu’il s’agissait d’une « décision souveraine » de quitter la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest « sans délai ».

Dans leur déclaration commune, les trois pays ont déclaré qu’ils se retiraient parce que la forme actuelle de la Cedeao ne correspond pas à ce que voulaient les pères fondateurs lorsqu’ils l’ont créée.
Ils ont ajouté que l’union s’était écartée du plan initial des pères fondateurs et que c’était la raison pour laquelle ils avaient décidé de se retirer en tant que nations souveraines.

« Après 49 ans, les vaillants peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger regrettent et constatent avec une grande déception que l’organisation (de la Cedeao) s’est éloignée des idéaux des pères fondateurs et de l’esprit du panafricanisme », a déclaré le colonel Amadou Abdramane. » a déclaré le porte-parole de la junte nigérienne dans le communiqué.

« L’organisation n’a notamment pas réussi à aider les différents États dans leur lutte existentielle contre le terrorisme et l’insécurité », ajoute Abdramane.

Pour septembre 2023, les trois pays signent un pacte de défense mutuelle pour se soutenir mutuellement contre la rébellion armée ou l’agression extérieure.

La charte – qui est l’Alliance (collabo) des États du Sahel – engage les pays à s’entraider.

Cette collaboration inclut également les militaires en cas d’attaque contre l’un d’entre eux.

La CEDEAO a imposé des sanctions économiques et suspendu les trois pays après que les militaires ont pris le pouvoir lors d’une série de coups d’État, augmentant les tensions politiques au Sahel.

Le retrait de la CEDEAO devrait encore frustrer la demande des dirigeants ouest-africains de remettre le pouvoir aux civils pour les élections qui devraient avoir lieu plus tard cette année.

#Mali #Niger #BurkinaFaso #Sahel #CEDEAO #AES #Panafricanisme

CIJ : Qui est la juge qui a voté contre?

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La plus haute juridiction des Nations Unies a ordonné vendredi à Israël de faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher la mort, la destruction et tout acte de génocide lors de son offensive militaire à Gaza, mais n’est pas allée jusqu’à ordonner un cessez-le-feu.

L’Afrique du Sud a affirmé que la campagne israélienne à Gaza équivalait à un génocide et a demandé au tribunal d’ordonner à Israël de mettre fin à l’opération.

Dans la décision attendue , prise par un panel de 17 juges, la Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné six mesures dites provisoires pour protéger les Palestiniens à Gaza. Ces mesures ont été approuvées par une écrasante majorité des juges. Un juge israélien a voté en faveur de deux des six.

Mais la juge ougandaise, Julia Sebuntinde, a été la seule à avoir voté contre toutes ces propositions .

Voici ce qu’il faut savoir sur elle et pourquoi elle a voté comme elle l’a fait :

Première femme africaine à siéger à la CIJ

Née en février 1954, Sebutinde est une juge ougandaise qui exerce son deuxième mandat à la CIJ.

Elle est juge à la Cour depuis mars 2021. Elle est la première femme africaine à siéger à la Cour internationale.

Selon l’Institute for African Women in Law, Sebutinde est issue d’une famille modeste et elle est née à une époque où l’Ouganda luttait activement pour son indépendance du bureau colonial britannique.

Sebutinde a fréquenté l’école primaire du lac Victoria à Entebbe, en Ouganda. Après avoir terminé l’école primaire, elle est allée au lycée Gayaza. Elle a ensuite poursuivi ses études à l’Université Makerere et a obtenu un baccalauréat en droit en 1977, à l’âge de 23 ans.

Plus tard, dans le cadre de ses études en 1990, à l’âge de 36 ans, elle s’est rendue en Écosse où elle a obtenu une maîtrise en droit avec distinction de l’Université d’Édimbourg. En 2009, la même université lui a décerné un doctorat en droit, reconnaissant sa contribution au service juridique et judiciaire.

Avant d’être élu à la CIJ, Sebutinde était juge au Tribunal spécial pour la Sierra Leone. Elle a été nommée à ce poste en 2007.

Cas de la Sierra Leone : Charles Taylor pour crimes de guerre

Tout au long de sa carrière professionnelle, Sebutinde n’a pas été étrangère aux controverses.

En février 2011, Sebutinde était l’un des trois juges présidents du procès de l’ancien président libérien Charles Taylor pour crimes de guerre commis en Sierra Leone.

Le Tribunal spécial a déclaré Taylor coupable de 11 chefs d’accusation, dont crimes de guerre, crimes contre l’humanité, terrorisme, meurtre, viol et utilisation d’enfants soldats, ce qui lui a valu une peine de 50 ans de prison.

Le 8 février, l’avocat londonien Courtenay Griffiths, qui représentait Taylor, s’est retiré de la procédure après que les juges ont refusé d’accepter un résumé écrit de la défense de son client à la fin de son procès.

Le 28 février, une audience disciplinaire visant à censurer Griffiths a été ajournée sine die parce que Sebutinde avait refusé d’être présent, se retirant « par principe ». Cette décision fait suite à sa dissidence antérieure à l’égard de l’ordonnance exigeant que Griffiths s’excuse ou fasse face à des mesures disciplinaires.

Affaire de la CIJ en Palestine

Avance rapide jusqu’en 2024, Sebutinde a une fois de plus fait la une des journaux, cette fois pour avoir été le seul juge à avoir voté contre toutes les mesures demandées par l’Afrique du Sud dans son affaire de génocide contre Israël.

Dans une opinion dissidente, Sebutinde a déclaré ce qui suit :

« Selon mon respectueuse opinion dissidente, le différend entre l’État d’Israël et le peuple palestinien est essentiellement et historiquement politique. »

« Il ne s’agit pas d’un différend juridique susceptible d’être réglé judiciairement par la Cour », a-t-elle ajouté.

Elle a également déclaré que l’Afrique du Sud n’avait pas démontré que les actes prétendument commis par Israël l’étaient « avec l’intention génocidaire nécessaire et qu’en conséquence, ils sont susceptibles d’entrer dans le champ d’application de la Convention sur le génocide ».

Les experts ont affirmé que Sebutinde n’avait pas procédé à une évaluation approfondie de la situation.

«Je pense que l’opinion dissidente se trompe, c’est que le génocide n’est pas un différend politique, c’est une question juridique. L’Afrique du Sud et Israël ont signé la Convention sur le génocide en 1948 et acceptent leur compétence en cas de violation de la Convention sur le génocide et de non-prévention du génocide », a déclaré à Al Jazeera Mark Kersten, professeur adjoint à l’Université de la Vallée du Fraser spécialisé dans le droit des droits de l’homme.

« On ne peut pas simplement dire que c’est quelque chose qui relève de l’histoire, c’est quelque chose qui relève de la politique. Bien entendu, l’histoire et la politique jouent un rôle », a-t-il ajouté.

L’ambassadeur de l’Ouganda auprès des Nations Unies a également exprimé une opinion différente.

« La décision du juge Sebutinde à la Cour internationale de Justice ne représente pas la position du gouvernement ougandais sur la situation en Palestine », a-t-il déclaré dans un communiqué sur Twitter.

Avec Aljazeera et agences

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Trois américains tués et 25 blessés dans attaque de drone en Jordanie

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Trois soldats américains ont été tués et 25 autres blessés lors d’une attaque de drone en Jordanie.

Les personnes tuées dans l’attaque dormaient dans des tentes à un endroit appelé Tour 22, dans le nord-est de la Jordanie, près de la frontière syrienne.

Le président américain Joe Biden a déclaré que l’attaque avait été menée par des « groupes militants radicaux soutenus par l’Iran » en Syrie et en Irak.

« Alors que nous sommes encore en train de rassembler les faits sur cette attaque, nous savons qu’elle a été menée par des groupes militants radicaux soutenus par l’Iran et opérant en Syrie et en Irak », a déclaré Biden dans un communiqué.

C’est la première fois que des soldats américains sont tués dans la région depuis le début de la guerre à Gaza, M. Biden ajoutant que l’attaque s’est produite samedi soir.

« Nous poursuivrons leur engagement à lutter contre le terrorisme », a poursuivi M. Biden.

« Et n’ayez aucun doute : nous demanderons des comptes à tous les responsables au moment et de la manière que nous choisirons. »

L’identité des militaires sera gardée secrète pendant 24 heures jusqu’à ce que leurs plus proches parents soient informés, affirment des responsables américains.

Il n’y a pas eu de réaction immédiate de la part de la Jordanie, pays voisin de l’Irak, d’Israël, des territoires palestiniens de Cisjordanie, de l’Arabie saoudite et de la Syrie.

Les États-Unis utilisent depuis longtemps la Jordanie comme point de base, où environ 3 000 soldats sont généralement stationnés.

Depuis le début de la guerre à Gaza, les troupes américaines en Irak et en Syrie ont été confrontées à des attaques de drones et de missiles sur leurs bases, mais c’était la première fois qu’elles étaient attaquées en Jordanie.

#EtatsUnis #Jordanie #Syrie #Irak #Iran #Gaza #Israël #Palestine #Tour22

Décision de la CIJ sur Gaza: L’Algérie convoque le Conseil de sécurité

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Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira la semaine prochaine au sujet de la décision de la Cour internationale de Justice (CIJ) appelant Israël à prévenir les actes de génocide à Gaza, a annoncé vendredi la présidence du Conseil.

La réunion de mercredi a été convoquée par l’Algérie, dont le ministère des Affaires étrangères a déclaré qu’elle donnerait « un effet contraignant à la déclaration de la Cour internationale de Justice ( CIJ ) sur les mesures provisoires imposées à l’occupation israélienne ».

La CIJ avait jugé par 15 voix contre 2 que les affirmations de l’Afrique du Sud selon lesquelles les Palestiniens avaient besoin d’être protégés contre le génocide étaient « plausibles ».

La décision de la CIJ « donne le message clair que pour faire tout ce qu’elle demande, il faut un cessez-le-feu », a déclaré l’ambassadeur de l’Autorité palestinienne auprès de l’ONU, Riyad Mansour.

« Alors attachez vos ceintures », a-t-il dit, laissant entendre que le Groupe arabe, représenté au Conseil par l’Algérie, ferait pression pour en obtenir une.

La décision de La Haye était basée sur une demande urgente déposée par l’Afrique du Sud, un partisan de longue date de la cause palestinienne, mais un jugement plus large sur la question de savoir si un génocide a été commis pourrait prendre des années.

La CIJ, basée à La Haye, a déclaré qu’Israël devait tout faire pour « empêcher la commission de tous les actes entrant dans le champ d’application » de la Convention des Nations Unies sur le génocide de 1948.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, longtemps divisé sur la question israélo-palestinienne, n’a adopté que deux résolutions depuis que les attaques du Hamas du 7 octobre ont déclenché la dernière guerre.

Les États-Unis avaient auparavant opposé leur veto à une résolution appelant à un cessez-le-feu.

En décembre, l’ONU a exigé des livraisons d’aide « à grande échelle » à Gaza.

Pendant ce temps, le ministère de la Santé de Gaza affirme que l’invasion israélienne a tué au moins 26 083 personnes, dont environ 70 pour cent de femmes et d’enfants.

L’Union européenne a également appelé à l’application « immédiate » de la décision de la CIJ.

#Algérie #ConseilSécurité #Israël #Gaza #Palestine #Hamas #crimesdeguerre #CIJ #CourJustice

CAN 2023 : Walid Regragui rentre au Maroc

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L’entraîneur des Lions de l’Atlas rentrera mardi au Maroc, a rapporté samedi le site vi.nl. « La Confédération africaine CAF a réduit la peine de Walid Regragui à deux matches de suspension, dont un avec sursis. Le sélectionneur national sera donc de retour mardi soir sur le banc du Maroc, qui tente de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique via l’Afrique du Sud », précise le média néerlandais.

Regragui a été sanctionné pour une altercation survenue avec Chancel Mbemba après un match contre la RD du Congo. Mbemba a alors accusé le sélectionneur national de propos racistes. Ce n’est pas vrai, ont affirmé Regragui et ses coéquipiers.

Pour sa participation aux affrontements, la Fédération africaine de football (CAF) a décidé de suspendre Regragui pour quatre matches, dont deux avec sursis. L’association a fait appel et a finalement obtenu gain de cause.

Sans le sélectionneur en question, le Maroc a battu la Zambie et s’est qualifié pour les huitièmes de finale. Le Maroc, numéro quatre de la récente Coupe du monde, tente de remporter la Coupe d’Afrique des nations pour la première fois depuis 1976.

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Maroc : Le pouvoir s’oppose à la création d’un nouveau parti

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Le tribunal administratif de Rabat a été saisi par le ministère marocain de l’Intérieur en vue d’empêcher la création du Parti Tamunt pour les libertés, rapporte la presse locale.

Dans un communiqué, le parti affirme avoir rempli toutes les conditions légales et que le ministère utilise des arguments erronés et illégaux pour lui refuser le droit à l’existence politique.

Le parti regrette que cette démarche intervienne à un moment où le Maroc préside le Conseil international des droits de l’homme aux Nations Unies.

Le parti a mis en place un comité de défense pour défendre ses droits devant les tribunaux. Il défend la liberté d’expression politique et rejette les abus du Makhzen.

Selon Maghreb Intelligence, « la loi marocaine ne permet pas la création de partis politiques sur des bases religieuses, ethniques ou régionalistes. Tamunt pour les libertés est dirigé par le secrétaire national Salmane Ben Ichou ». 

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Le fils d’une députée belgo-marocaine arrêté pour trafic de drogue

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8 suspects arrêtés après une saisie de drogue au bureau du ministre du PS Désir, dont le fils de l’ancien ministre Laanan

Huit personnes ont été arrêtées et mises en examen dans le cadre de l’enquête sur les 50 sachets de cocaïne au cabinet de Caroline Désir (PS), ministre de l’Enseignement dans le gouvernement de la Communauté française. C’est ce qu’a indiqué le parquet de Bruxelles vendredi. Six d’entre eux ont été placés sous mandat d’arrêt. Le journal La DH a révélé jeudi que le fils de l’ancienne ministre et actuelle députée bruxelloise Fadila Laanan (PS) a également été arrêté.

La Dernière Heure a rapporté jeudi soir que de la cocaïne avait été trouvée lors d’une perquisition dans le bureau de Désir à la fin de l’année dernière. Le 15 décembre, le cabinet a été informé qu’un membre du personnel, qui travaillait à l’économat et était responsable de l’équipement et de la logistique, avait été arrêté dans le cadre d’une enquête criminelle sur les stupéfiants.

Un jour plus tard, le ministre a entamé la procédure de licenciement pour « abus de confiance ». Le même jour, la police a perquisitionné le bureau de l’employé. Une cinquantaine de sachets contenant une poudre blanche y ont été trouvés.

Selon le porte-parole de Désir, la coopération a été totale et personne d’autre dans le bureau n’a été interrogé. L’employé en question est Mekki V., le fils de l’ancienne ministre et actuelle députée bruxelloise Fadila Laanan (PS). Le suspect serait actuellement incarcéré à la prison de Haren.

Huit suspects

« Suite à des informations parues dans la presse, le parquet de Bruxelles peut confirmer qu’en décembre 2023, des stupéfiants ont été trouvés dans le cabinet de la ministre francophone de l’Enseignement », a indiqué le parquet vendredi. « Un collaborateur de cabinet a été mis à la disposition d’un juge d’instruction qui le soupçonnait de vendre et de détenir des stupéfiants ; le suspect a été placé sous mandat d’arrêt. »

Dans ce dossier, huit suspects au total ont été mis à la disposition d’un juge d’instruction, qui les a inculpés pour vente et détention de stupéfiants au sein d’une association, a précisé le parquet : « Deux d’entre eux ont été libérés sous conditions. Les six autres ont été placés sous mandat d’arrêt. Leur détention provisoire a été confirmée par les chambres ».

L’enquête est toujours en cours et dans l’intérêt de celle-ci, le parquet ne fait pas d’autres commentaires. Le PS n’a pas non plus l’intention de commenter l’affaire. « La chronologie de tout ce qui s’est passé a été amplement expliquée hier par Caroline Désir. Si elle n’a pas communiqué plus tôt, c’est parce que cela n’est évidemment pas autorisé dans le cadre d’une enquête en cours », a déclaré le parti à la VRT NWS.

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Explication du conflit entre le Texas et le gouvernement fédéral

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La patrouille frontalière américaine a eu plus de 6,3 millions de rencontres avec des immigrants illégaux traversant la frontière depuis le début de l’administration Biden en janvier 2021 jusqu’en décembre 2023. Près de 4 millions de ces rencontres, soit environ 58 %, ont eu lieu dans des secteurs frontaliers qui se trouvent en partie au Texas. En outre, le Département de la Sécurité intérieure estime qu’environ 1,6 à 1,8 millions d’immigrants illégaux « en fuite » sont entrés sans être appréhendés par la patrouille frontalière.

La vigueur du marché du travail américain et l’incroyable demande de main-d’œuvre étrangère à une époque de chômage historiquement bas et d’offres d’emploi presque record expliquent en grande partie l’augmentation massive des rencontres au cours des dernières années. Étant donné qu’il existe très peu de moyens pour les immigrants peu qualifiés d’entrer légalement et que la demande de main d’œuvre aux États-Unis est si élevée, de nombreux migrants arrivent illégalement.

Beaucoup de ceux qui arrivent illégalement sont autorisés à entrer aux États-Unis avec un avis de comparution (NTA) devant un juge de l’immigration ou en liberté conditionnelle. Au cours de l’exercice 2023, la patrouille frontalière a libéré 908 788 migrants en liberté conditionnelle ou avec une NTA et en a transféré 372 018 supplémentaires vers d’autres agences fédérales comme l’immigration et l’application des douanes, la santé et les services sociaux ou les US Marshals. Il y a eu 583 051 renvois, retours, retours volontaires et autres détentions.

Border Patrol traite un grand nombre de frontaliers illégaux qui sont autorisés à entrer aux États-Unis, dont beaucoup demandent l’asile en vertu de la loi américaine ( l’administration Biden tente de changer cela ), jusqu’à ce qu’ils soient jugés devant un tribunal de l’immigration. L’arriéré des tribunaux d’immigration s’élève actuellement à environ 3,3 millions , soit plus de dix fois plus qu’en 2012. Ces migrants vont attendre, travailler et vivre aux États-Unis pendant longtemps et nombre d’entre eux ne partiront pas même si le tribunal ordonne. eux d’y aller.

Le nombre croissant de personnes traversant illégalement la frontière a incité le gouverneur du Texas, Greg Abbott, à lancer l’opération Lone Star , une initiative au niveau de l’État visant à déployer la Garde nationale du Texas, le ministère de la Sécurité publique (DPS) du Texas et d’autres personnels chargés de l’application des lois pour soutenir la sécurité des frontières. en mars 2021. Des conflits ont éclaté dès le départ entre la Border Patrol et les agences texanes.

Le plus controversé est que la Garde nationale du Texas avait placé environ 70 000 rouleaux de fil accordéon sur la frontière près d’Eagle Pass en octobre 2023. La patrouille frontalière en était contrariée car cela réduisait sa capacité à se déplacer le long de la frontière, en particulier pour se déplacer de la berge de la rivière vers la frontière. Rio Grande, où traversaient de nombreux migrants et certains se noyaient. La Garde nationale du Texas et le DPS coupent occasionnellement le fil pour aider les migrants en danger ou pour les traiter en vue de leur expulsion ou de leur libération, mais la Border Patrol et le Texas n’étaient pas d’accord sur le moment où le couper, et la Border Patrol le faisait parfois sans autorisation.

Ilya Somin et Aaron Reichlin‐Melnik ont ​​expliqué en détail pourquoi « réellement envahi » signifie « réellement envahi par une armée étrangère », selon les pères fondateurs qui ont rédigé la Constitution et tous les tribunaux depuis lors. Cependant, je voudrais juste souligner une citation de l’affaire Padavan c. New York , dans laquelle plusieurs sénateurs d’État ont poursuivi le gouvernement fédéral en justice pour obtenir une compensation pour les coûts de l’État encourus par l’immigration clandestine. Ils affirmaient, entre autres choses, que New York était envahie au sens de la définition de l’article I, § 10, clause 3, tout comme Abbott. Le tribunal a rejeté la plainte pour défaut de déclaration et pour cette logique robuste :

En supposant, arguendo, que la réclamation des plaignants au titre de la clause d’invasion est justiciable, la réclamation doit quand même être rejetée pour défaut d’énoncer une réclamation sur la base de laquelle une réparation peut être accordée. Pour qu’un État bénéficie des protections de la clause d’invasion, il doit être exposé à l’hostilité armée d’une autre entité politique, telle qu’un autre État ou un pays étranger qui a l’intention de renverser le gouvernement de l’État. Voir The Federalist n° 43 (James Madison) (déclarant que la raison de la clause d’invasion est de protéger les États de « l’hostilité étrangère » et des « entreprises ambitieuses ou vindicatives » de la part d’autres États ou nations étrangères). De toute évidence, l’État de New York n’est pas soumis au type d’hostilité envisagé par les auteurs.

La déclaration du Père de la Constitution sur une page des Federalist Papers devrait avoir plus de poids auprès des originalistes que tous les communiqués de presse de tous les gouverneurs des États-Unis. Après tout, Madison était président lorsque Washington, DC a été incendié en 1814 lors de l’invasion britannique pendant la guerre de 1812 – il en savait beaucoup sur ce que signifie « réellement envahi ».

Cela ne signifie pas pour autant nier que l’immigration clandestine constitue un problème grave. Les mauvais arguments juridiques et la confusion linguistique n’obscurcissent pas le désastre d’une frontière chaotique. Dans mon premier article sur le blog Cato en 2012, j’ai soutenu que l’expansion de l’immigration légale est le seul moyen de réduire de manière fiable et permanente l’immigration illégale tant que les États-Unis restent une destination souhaitable.

Le président Biden pourrait réduire l’immigration illégale en élargissant le programme de libération conditionnelle qui permet à certains Cubains, Vénézuéliens, Nicaraguayens et Haïtiens parrainés par les États-Unis d’entrer légalement aux États-Unis. Le gouverneur Greg Abbott devrait aider l’administration Biden en abandonnant l’autre action en justice du Texas contre la libération conditionnelle et en s’abstenant d’ entraver davantage le commerce sans raison valable. Outre l’effondrement de l’économie, l’expansion de l’immigration légale est le seul moyen fiable de réduire massivement l’immigration clandestine sans commettre de crimes contre l’humanité.

Tous les problèmes sérieux ne constituent pas une invasion qui oblige le gouvernement à tirer sur les gens . J’espère que le gouverneur Abbott et le président Biden modéreront leur rhétorique et désamorceront la situation. Dans le cas du président Biden, cela signifie s’appuyer sur les tribunaux sans fédéraliser la Garde nationale du Texas . Dans le cas du gouverneur Abbott, cela signifie lire le Federalist n°43 de James Madison.

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