Hooliganisme ou nationalisme ?

Dimanche dernier, les populations sahraouies de Dakhla ont vécu à leur corps défendant de violents incidents qui leur ont coûté plusieurs morts et des dizaines de blessés, en plus du saccage de leurs domiciles et de la destruction de leurs véhicules. Une véritable «ratonnade» menée par les colons marocains avec la complicité des forces du makhzen. 
A en croire les échos et les témoignages en provenance de Dakhla, elle serait pire que les ratonnades menées par les «ultras» en Algérie durant «les événements» à l’origine de l’indépendance du pays. Mais qu’importe, cela n’a pas empéché M Taieb Cherqaoui, le ministre de l’Intérieur du roi, de déclarer le calme dans la ville et d’affirmer qu’à Dakhla les populations vivent «dans la paix et la sérénité». 
Des déclarations qui ne semblent pas inspirer grande confiance autour de lui puisque M. Ban Ki-moon, le SG de l’ONU, a vite fait de dépêcher un émissaire de la MINURSO sur les lieux pour essayer de comprendre ce qui s’est réellement passé. Car, à en croire le makhzen, il ne s’agirait que d’affrontements entre «hooligans» à l’issue d’un match de football opposant une équipe sahraouie à une équipe marocaine. Le Polisario lui, ne lie pas les incidents au sport. Il ne s’agit en fait que de la répression d’une manifestation pacifique pour rappeler les droits du peuple sahraoui à l’autodétermination. Ce qui est chose courante depuis le déclenchement de l’Intifada dans les territoires occupés du Sahara occidental depuis mai 2005. 
On ne sait encore rien des conclusions du responsable de la MINURSO sur cette répression de l’hooliganisme qui peut valoir au makhzen une place au Guinness puisqu’elle est la plus terrible connue jusqu’ici dans le monde. Mais que peut faire la MINURSO à part constater ? Surtout que Sarkozy vient de visiter le royaume, qu’il immunise, lui et ses colonies, contre les retournements printaniers, contre leurs grippes porcines et surtout pour maintenir en toute démocratie la burka sur les droits humains et leur atteinte au Sahara occidental. Sarkozy s’affirme prêt à accompagner politiquement et économiquement le Maroc et à aller avec son roi plus loin qu’il ne l’avait fait avec… Cecilia ou avec… Kadhafi. 
M. Z.
mohamed_zaaf@yahoo.fr

Maroc : les neuf accusés de l’attentat de Marrakech nient les faits

Des proches des victimes de l’attentat de Marrakech lors de l’ouverture du procès des accusés.

Les neuf accusés dans l’attentat de Marrakech au Maroc, qui a coûté la mort à 17 personnes, ont tous nié leur implication dans ce drame, lors de l’audience au tribunal de Salé jeudi.
Cinq mois après les attentats de Marrakech au Maroc, qui ont provoqué la mort de 17 personnes le 28 avril, les neuf accusés ont tous nié leur implication lors de l’audience devant le tribunal de Salé jeudi.
Le procès, reporté à trois reprises, a repris en présence de tous les prévenus, de leurs familles ainsi que des proches des victimes, françaises pour la plupart.
Adil-Atmani, principal accusé qui avait reconnu les faits quelques jours après le drame, s’était rétracté lors de la première audience, en proclamant devant le tribunal son « innocence ». L’homme, qui travaillait dans un commerce de chaussures à Safi, au sud de Casablanca, a cette-fois ci été dépeint par des proches voisins comme un homme pieu mais querelleur.
Il aurait été vu le jour de l’attentat, d’après des témoins, vêtu d’une perruque et de lunettes de soleil. Adil-Atmani se serait servi d’un gros sac à dos chargé d’explosifs, actionnés quelques minutes après avoir quitté le café Argan, au cœur de la place Jamâa El Fna à Marrakech.
Au lendemain de l’attentat, le ministère de l’Intérieur avait indiqué que le principal prévenu, « est fortement imprégné de l’idéologie jihadiste » et « exprime ouvertement son allégeance pour Al-Qaïda ». Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait par ailleurs nié toute implication dans l’attentat.
Adil Atmani voulait « accomplir le Jihad »

Un autre suspect, Mohamed Njim qui comparaissait librement jeudi, a reconnu qu’Adil Atmani lui avait  fait part de son intention de mener une guerre au nom de l’islam. « Nous nous sommes rencontrés en 2007 en Turquie. Al-Atmani m’a dit qu’il voulait aller en Tchétchénie pour y accomplir le Jihad et moi je suis retourné en Grèce », a-t-il expliqué.
« J’ai rencontré Al-Atmani en Libye où nous avons fait la connaissance de trois touristes français. Notre groupe de cinq personnes s’est par la suite rendu en Mauritanie », a pour sa part déclaré Hakim Dah, un autre suspect. Niant avoir participé à l’attentat, il a en outre dénoncé « les conditions de sa détention ».
Le prévenu a également avoué s’être rendu, outre la Mauritanie et la Libye, au Mali et en Algérie, mais non pas pour préparer un attentat. Il dit s’être reconverti dans la capitale mauritanienne dans « le commerce des téléphones portables ». Quant à son « voyage en Libye », interrogé par le juge, Hakim Dah a répondu : « j’ai émigré clandestinement dans ce pays pour trouver un emploi ».
Quant à Abdessamad El Battar, un imam à Safi ( dans le sud-ouest marocain), accusé lui aussi d’être impliqué dans cet attentat, a reconnu avoir voyagé en 2007 en Mauritanie pour « faire des études islamiques ».
Tour à tour, les autres accusés interrogés par le juge également nié leur implication dans cet attentat perpétré sur la célèbre place de Jamâa El Fna, qui a porté un préjudice énorme au tourisme marocain et étranger à Marrakech.
Le procès doit reprendre le 6 octobre. Accusés d’avoir « porter gravement atteinte à l’ordre public, assassinat avec préméditation (..) et appartenance à un groupe religieux interdit », tous les prévenus risquent la peine capitale.
(Avec AFP)

Photo : AFP

Sahara : Mobilisation à Paris contre la répression et pour l’autodétermination

Depuis l’assaut criminel des forces marocaines contre le camp de Gdeim Izik le 8 novembre 2010, la répression n’a pas cessé contre la population sahraouie. Les associations internationales des droits de l’Homme (Amnesty international, Human Rights Watch, Front Line…) dénoncent régulièrement l’aggravation des atteintes aux droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés. Malgré ces avertissements, le Conseil de sécurité de l’ONU a refusé de mettre en place un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.

Cette position a été reçue par le Maroc comme un encouragement à poursuivre en toute impunité sa politique de répression contre la population sahraouie.

Le 25 septembre à Dakhla, cette répression a atteint un degré d’une extrême violence. Des jeunes Sahraouis, qui manifestaient pacifiquement pour le respect du droit à l’autodétermination, ont été attaqués par des colons marocains puis par les forces de sécurité marocaines. Le bilan est très lourd: un jeune Sahraoui tué; de très nombreux blessés, dont 7 grièvement; des dizaines d’arrestations; des maisons sahraouies saccagées et des voitures de Sahraouis brûlées.

Face à cette répression, il est nécessaire de poursuivre et renforcer la mobilisation contre l’occupation et pour l’autodétermination du peuple sahraoui qui est la seule solution juste et définitive à ce conflit qui n’a que trop duré. C’est pourquoi nous appelons à

UN RASSEMBLEMENT

SAMEDI 1er OCTOBRE

De 15h à 18h

A LA FONTAINE DES INNOCENTS

Paris 1er métro

Chatelet-Les Halles

pour condamner la violente intervention des forces de police marocaines contre la population sahraouie et exiger du gouvernement français, de l’Union européenne et des Nations Unies d’agir pour:

– l’arrêt de la répression et le respect des droits de l’homme

– la libération des prisonniers politiques sahraouis

– l’interdiction de l’exploitation des ressources naturelles sahraouies

– l’envoi de missions d’enquête internationales et la mise en place d’un mécanisme onusien de surveillance des droits de l’homme

Pour briser le silence des médias, qui font trop souvent preuve de complaisance à l’égard du Maroc, vaincre la complicité de certains gouvernements (comme la France) ainsi que l’inertie des Nations Unies, le peuple sahraoui a plus que jamais besoin de notre soutien.

Signataires: ACCA, AFASPA, AFAPREDESA, APSO, ARAC, ASEI, Association des Amis de la RASD, Association de la Communauté sahraouie en France, Association des Sahraouis en France, CEDETIM,CLSPS, CORELSO, DROIT SOLIDARITE, Le Mouvement de la Paix, MRAP, Plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui, Sortir du colonialisme, SURVIE

Avec le soutien de: EE-LV, FASE, Les Alternatifs, NPA, Parti de Gauche, PCF, PCOF, CGT, Solidaires

Contact: plateformeSO@gmail.com

Texte repris sur le blog de JEAN LEVY


Jacques Tourtaux 30/09/2011

Very good summary of the criminal regime of Mohammed VI

 
 
 
Morocco is a country ruled since independence it There’s 55, by a dictatorial, totalitarian, criminal, mafia and corrupt. Obscure power under the current governance of a dictator named Mohammed VI with the function of ‘King of Morocco’. A king dictator and criminal has all the powers of the state while making justice a puppet in his service, the service of his royal family and the service of his family mafia and criminal elements belonging to Mafia power. A function that people have never given or confirmed by referendum under the supervision of free nations united and neutral observers do not belong to countries with economic interests with the king of Morocco dictator.

Tthe reality of Moroccan monarchy and its role in the obscure political, economic, human rights, justice, democracy … is known in all the majority of Moroccan

Democracy called by Moroccan King dictator world, is actually a democracy folk with the aim to hide the dark reality of the totalitarian rule of a dictatorial monarchy that operates an entire country and its people. Such a regime does not hesitate to use lies to create plots and to deceive the people while promoting cultural and ethnic division. The totalitarian regime’s opponents this wise and democratic as the Islamists and terrorists. These are actually the fruit of the regime’s dark Alawite monarchy. This regime is divisive and promotes racial hatred between the components of the Moroccan people taking advantage of the existence of certain racial minorities primarily encouraged by some foreign lobbies. In addition, France is a country that respects and that there are always the accompaniment of Morocco and North Africa to democracy, this great country of Moroccans and friends of all the Arabs had in fact failed in assisting countries in North Africa since their independence and that, because of the limited and non-strategic vision of the former colonial countries who considered North Africa as a secret garden to economically exploit whatever the price of such exploitation and whatever the partner in such an operation.

Regime dark Alawite monarchy, do not hesitate to sink as international relations and threaten regional and international peace: the totalitarian regime presents to the Moroccan people some democratic countries that are not total agreement with him, as the United States of America as the New colonizers while using a press and propaganda media in the service of local dark Alawite monarchy. (For example, the FTAs ​​United Kingdom United States _: Chapter 3. Article III)

Obscure the reality of totalitarian power of the Alawite monarchy under Queen dictator King Mohammed VI, is declined later in this document. A reality as the majority of the Moroccan people found the clichés made obscure by the regime of the monarch and the false testimony from relatives and clans and criminal dictatorial regime of Mohammed VI called.

Source: Mohamed VI, dégage!, 21/09/2011

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Africa is shoot


By Corinne Moncel

Past twenty years, the continent, from north to south, from west to east, more immune to drug use. It is far from the days when drug use involving only a ritual use: some iboga, a plant psychotropic potions witches in Equatorial Africa, to come into contact with the ancestors, a few leaves hallucinogenic datura, Sahel-Saharan Africa, to heal, stimulate or trance. Africa in the twenty-first century, change of scenery: it use to all floors. In children or soldiers living on the streets. Young people in need of work and future. The assets of the urban and rural multiplying the work force to make ends meet. Artists, and political elites to give a boost and indulge in some pleasure. Even cattle, oxen like those in Benin engraved – as their masters – the datura to hold on the big field work.

At the end of high school in Rabat and Cairo, one smoking a joint or two in the “dens” in Kinshasa or Kampala, we shoot the dagga, in the neighborhoods of glaucous Dakar or Nairobi, we find veins to inject da dose of heroin on the streets of Lagos or Port-Louis, we inhaled crack cocaine, in apartments or Johannesburg Bissau, one sniffs a line of cocaine on the docks of Dar es Salaam and Luanda is an amphetamine goes down …

Drug addiction has become a real public health problem in Africa. Yet it is still not treated as such in most pays.Toujours for the same reasons: relativization of the problem, lack of public funding for prevention and care, priority to other medical causes.

Cannabis, or marijuana, which takes the form of grass smoke (marijuana, hashish, dagga, ganja, etc..) or resin (hashish, shit), is the drug “preferred” African consumers: 63% of them engaged in it, according to figures from the 2009 United Nations Convention against Drugs and Crime (UNODC), estimated from the demand for treatment, against 20% in Europe, 23% in North America and 10% in Asia.

The world’s largest producer, Morocco, who specialized in exporting to Europe, has managed to create markets in North Africa and neighboring countries. Furthermore, cannabis has become a dominant culture to a local or regional consumption: of course in Ghana, where use is widespread since the 1960s, South Africa, the first sub-Saharan producer, Senegal, where it spread throughout the regions, the Democratic Republic of Congo between two rows of cassava, and in many countries where the culture is much more profitable than food crops.

Prices drop

Hard drugs, opiates (heroin and alternatives, such Subutex or methadone), cocaine and its derivative, crack, remain far behind the cannabis consumed respectively 17% and 7%, according to UNODC. Their use has increased in proportion to the amount passing through Africa, became a hub of world traffic.

All the experts know: every kilo ferried from one region to another destination, are tens or hundreds of grams in the country of transit. Habits are created, markets are emerging, the supply is abundant, prices fall (except in cases of artificial shortage by organized traffickers), consumption increases.

Le Quotidien d’Oran, 20/09/2011

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A Youm Kippur in the Maghreb?

In Rome, Abdelkader Omar, the Prime Minister of the SADR (Sahrawi Arab Democratic Republic, a founding member of the AU, already recognized by some 80 States), in turn, warned last Sunday about the risks a conflagration in the region, because of the stubbornness of Morocco to Stop solution Referendum in Western Sahara. “The Sahrawi people and especially youth, are now exasperated and frustrated by the fact that the settlement of their sacred issue has stalled because of procrastination and stubbornness of Morocco,” he declared at the national agency APS. 
 
“Therefore, it is feared that this situation will lead to the irreparable which would certainly not likely to have negative consequences for the stability and security in the Mediterranean region as a whole,” he added in a implacable logic. The warning is not new and all the Sahrawi leaders that are competent to speak on behalf of the Polisario and SADR have said over and over again. As Anwar Sadat did at the time against Israel. Today, Morocco reacted like the Israel of yesterday, who had built the line and had Barlev believed to shelter behind. 
 
Morocco has, too, mounted his good colonial Barlev line with the help of Israel and his cohorts from the West. This gives him the false sense of invulnerability which strengthens its intransigence. When the time comes, the Egyptian soldier sprayed Barlev line, as the fighter of the Polisario in time break down the fake. “Every problem has a solution,” proclaims the rule. That said, we must recognize that it is somewhat unfair to blame the deadlock in Morocco alone. France is hindering any attempt to settle the Western Sahara issue, said yesterday in El Ahrar, M. Hadj Mohamed Tahar, discreet figure of our diplomacy in his moments of glory. And everything leads us to believe, though recently the ambassador of France since Relizane said ingenuously that “there is no pronounced support of France for Morocco.” Chirac did he not speak of Moroccan southern provinces, referring to the Saharawi occupied territories, before we realize recently that it was not going home to the head.
M. Z. mohamed_zaaf@yahoo.fr

Le Jeune Independent, 27/09/2011

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The “Arab Spring” and the media: bad journalisme, lies and bad faith

Propaganda is to democracy what violence dictatorship is “N. Chomsky
It is true that we live in an era of “information society”. Never has so much our lives have been influenced by the waves of new drained by what we call now, the information technology and communication (ICT). Newspapers, televisions, radios, mobile phones, computers: all spoof an inextricable tirelessly deluge of information. Internet, Tweeter, Facebook, Google, Youtube and other creatures of cyberspace have radically changed the way we communicate and inform us. Everything is scrutinized, reviewed, analyzed and disseminated in real time.
But there remains one constant that has not been affected by this technology boom: the lies, propaganda and media manipulation are still there, more present than ever, as these viruses become more sophisticated, so they are always more powerful than software that is supposed to protect us. The media lies (a term so dear to Michel Collon) proliferated as never before, especially in times of trouble like the one we now live.
Small handbook of famous media lies
propaganda and manipulation of public opinion are not new techniques. They are built around an omnipotent mediacracy leaving little room for different views of the single thought in the media age. Worse, when a view is slightly different from those imposed by “right-thinking”, it is always buried in a box on which is mentioned, “Conspiracy Theories”. History has shown that in many cases, it is rather thought that is imposed conspiracy.
A typical example of lies presented as fact by the media key is known as the “incubators Kuwaiti “hoax global high-flying that took place in 1990 during the first Gulf War. I remember being shocked and moved by a young Kuwaiti in tears, called Nayirah, testifying before a congressional committee of the United States. She claimed, among other things, he saw with his own eyes, in a Kuwaiti hospital, Iraqi soldiers removing babies from incubators and left to die on the floor. This testimony, broadcast worldwide, had a considerable impact on public opinion and helped create a strong support to this war.
It turned out later that the lady in question was in fact the daughter of the Kuwaiti ambassador to Washington and that this comedy was orchestrated by the U.S. public relations company Hill & Knowlton for the tidy sum of $ 10 million [1]. The truth of the matter was not known until after the war. I thought at the time that this would Nayirah a bright future as an actress, so the theatricality of his speech was similar to that of the best actors of Hollywood or Broadway.
Other manipulations media of this size can be mentioned. One example, the case known as “graves of Timisoara”, held during the fall of the Ceausescu regime in December 1989, just before Christmas to accentuate the horror. The Western media, particularly French, have shown, images to support the bodies of victims of the Securitate. This is known as 4630 deaths in a single mass grave in Timisoara. It exposed the corpses in front of cameras including a baby placed on the body of a woman dead. The monstrosity of a bloody regime that kill as his own children unveiled at the big day! The world was horrified.
It turned out later that the bodies were dug up those dead in the cemetery of the poor, the baby was a victim of sudden infant death and the woman on which he lay was not his mother, but a person died of cirrhosis of the liver a few weeks ago. Necrophilia television in all its glory as was so aptly named Ignacio Ramonet [2].
Other examples could be cited but the list may be long. Let us remember the saga of imaginary weapons of mass destruction that Saddam Hussein was behind the invasion of Iraq or the genocide of Kosovo Albanians fiction (500 000 deaths!) That justified the intervention NATO in the Kosovo war [3].
Case of the “Arab Spring”
The recent riots that have shaken the Arab street is not free propaganda, lies, manipulations and other media, far from it. Indeed, as in all serious political upheaval, major media have put their two cents. In addition, in this case, we must also take account of social media and the blogosphere have been in the game.
In my opinion, the media lie common to revolt “Arab Spring” is the spontaneous popular uprisings. Many documents show that it is not and that in most Arab countries, were cyberactivists i) identified, ii) networked among themselves and with experts of new technologies and iii) trained by organizations Western “export democracy”, particularly U.S. [4]. This ignorance of reality is as much a maljournalisme obvious for some media professionals as a lie by omission for others.
In Tunisia, the symbol of “jasmine revolution” was quickly debunked, just months after the flight of President Ben Ali. Presented as a university without a job, working as a street vendor, Mohammed Bouazizi set himself on fire outside the offices of the governor, a move that ignited the powder in Tunisia. Its spectacular suicide was explained by the fact that municipal police, Fayda Hamdi, would have not only confiscated his balance, but also administered a slap gesture even more intolerable because coming from a woman.
The survey Bouazizi showed that Mohammed was not an academic, he had insulted Fayda Hamdi after she had confiscated his balance and, above all, that the slap was a pure invention. Another disturbing accuracy: the brother of the police, trade union activist, participated in creating the legend around the icon of the “revolution” Mohammed Bouazizi, legend to which it is difficult to be immune and who wonderful fodder for a press that feeds on these stories [5].
“A Gay Girl in Damascus” is the blog of a young Syrian Amina Abdullah calls himself a homosexual Arraf. Opponent “online” President Bashar Al-Assad, his writings were followed for several months by thousands of people around the world and its stories have regularly been relayed in the world press. Major media like CNN and The Guardian reports on him without ever meeting her. Last June, the new grave. Amina does not exist: the blog is the creation of a Tom MacMaster, American student living in Scotland [6].
Maljournalisme, propaganda and “circular flow of information” have been of use in Libya. In March, all major media began again in a loop information that the loyalist forces of Qaddafi reportedly as many as 6,000 deaths in the civilian population. This number was the source of the justification of the resolution 1973 and then the NATO intervention in Libya. However, an Amnesty International report shows that number as well as those put forward by the CNT are greatly exaggerated: “While there is no doubt, therefore, that the loyalist forces have committed many crimes, the record of such crimes appears to have been overestimated, according to Amnesty. “The death toll was greatly exaggerated. We talked about 2000 dead in Benghazi. But the repression has done in this city from 100 to 110 dead and about sixty Al-Baida ‘” [7].
on charges of rape and the presence of mercenaries, the observer for Amnesty International noted: “There was a lot of information that circulated but there is no evidence today. We talked about example of systematic rape by the loyalists, but has never met a single direct testimony, we and other organizations. And of course there is the story of mercenaries, “she says.” We talked a lot but there was no evidence of that. When I left last week Libya, between Benghazi and Misrata, there were nine foreign prisoners about 350 prisoners and a priori it was mere workers “[8].
Television coverage Libyan and Syrian situation poses obvious problems of journalistic ethics. Indeed, Libya, the images tell the deeds of the rebels while the military pro-Gaddafi are absent from the screens. On
the other hand, the thousands of bombing NATO forces are rarely filmed giving the impression of a war “surgical” without any burrs. In Syria, the images in the major media tend to present only the misdeeds of government forces. Never abuses of “rebels” are put forward while on the subject of testimony trustworthy were published in alternative media and many videos have been posted.
About NATO, we have recently learned that in addition to its military involvement in the conflict Libyan now she began to make and distribute free videos of Libya peaceful, wonderful and where it is live. Pure propaganda, “just ask the video footage to the press department of NATO or download them directly to relay sites for journalists and professional researchers. A priori neutral images, without the presence of military spokesman of NATO …. The system is practical. The editors have access to free content, perfectly formatted for broadcast reporters without having to hurry on up and fund their travel. NATO and discreetly distills its communication with the turning of well chosen images “[9].
In this large company of lies and manipulations of the media, Algeria has had its share. In the case of Libya, for example, she was accused by the CNT for sending mercenaries to fight alongside forces loyal to Gaddafi. The “crispy” news made the rounds of the world’s media, not without causing reactions inflamed and Byzantine discussions. However, this charge has been challenged by Amnesty International, an organization that has no particular sympathy for Algeria.
Although it is new, it is clear that the “Arab spring “is already proving full of manipulation, propaganda and lies. And it’s probably just the tip of the iceberg.
While we live in an era of “information society”, you have to go to the Obviously we also live in the more insidious, disinformation.
Ahmed Bensaada Montreal, September 21, 2011
Grand Soir, 09.28.2011
Non official traduction by BEEB
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Le printemps arabe au Sahara Occidental, une fois de plus étouffé par l’armée et les colons marocains

Une fois encore dans la partie occupée du Sahara Occidental, des civils sahraouis ont été violemment agressés pour avoir revendiqué pacifiquement le respect de leur droit à l’autodétermination sur leur terre et ses richesses naturelles. 

Après les violences d’El Aaiun en novembre 2010, celles de Dakhla en février 2011, à nouveau les autorités marocaines ont soutenu militairement et encouragé la violence civile des colons contre les Sahraouis.

L’escalade dans la trahison des valeurs démocratiques affichées par le Maroc atteint à chaque fois à un nouveau degré, et ajoute une démonstration de l’absence totale de respect des obligations internationales de cette puissance colonisatrice sur le peuple sahraoui autochtone.


Le Sahara Occidental est un territoire non autonome, reconnu comme tel depuis 1963 par les Nations Unies, une colonie dont le processus de décolonisation n’est toujours pas abouti.

Le réseau des Amis du Peuple du Sahara Occidental, – APSO national, APSO Avignon, APSO Lyon, APSO 35 Bretagne, APSO USA, APSO Togo, OF2PS, Solensahr, Solidarité Maroc 05, Arcadie – soutient les familles sahraouies dont les biens ont été détruits, et dont les membres enfants, jeunes et anciens, hommes comme femmes ont été tués ou blessés.

Les tirs à balles destinés à disperser la foule des manifestants sahraouis, l’intrusion de militaires et policiers armés dans les domiciles privés sahraouis afin de rafler des jeunes hommes, les arrestations arbitraires et massives, les tortures, les jugements trafiqués, les meurtres impunis sont inacceptables et condamnables par la communauté internationale.


Les Sahraouis arrêtés pour leur identité doivent être libérés immédiatement et sans condition, comme ceux qui ont été arrêtés ces derniers jours à Dakhla, qui sont en prison suite du démantèlement violent du campement de Gdem Izik depuis presque un an, ainsi que les prisonniers politiques enfermés depuis 2003.
Nous devons connaitre le sort des plus 500 Sahraouis disparus…

Autant d’arguments accumulés en faveur d’une surveillance active des droits des Civils sahraouis par la mission de l’ONU chargée de surveiller le cessez le feu et d’organiser le referendum d’autodétermination depuis 20 ans !

La France n’a pas un rôle à la hauteur de ses responsabilités, elle soutient le Maroc contre toute logique juridique internationale, opposant son veto au Conseil de Sécurité pour la mise en place d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme, et cautionnant le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental notamment par le biais d’accords EU-Maroc qui laissent au Maroc la liberté de définir leur zone d’application. Cela doit changer.

Cela doit changer, même si aujourd’hui le courage a manqué à une quarantaine de députés européens dans l’exercice de leur devoir suite au Traité de Lisbonne d’établir l’intégrité légale d’un des traités internationaux conclus par l’UE. 302 parlementaires ont refusé l’examen de la pertinence juridique de l’accord de pêche UE-Maroc par la Cour Européenne de Justice.


Les sahraouis, en territoires occupés, en exil, n’ont jamais exprimé leur volonté de la pêche des navires européens dans leurs eaux, pas plus qu’ils n’en bénéficient. Cela doit être entendu, et considéré quelqu’en soient les conséquences. 

Cette situation inadmissible changera parce que 221 députés néanmoins se sont prononcés pour la vérification juridique, et par conséquence exprimé leur volonté d’une attitude internationale s’assurant du respect du peuple Saharoui.

Nous souhaitons que le Président Sarkozy invité une nouvelle fois par le roi du Maroc aujourd’hui pour l’inauguration en grande pompe des travaux de construction de la ligne TGV Tanger-Casablanca, use de son influence pour la normalisation rapide et honorable de la situation du Sahara Occidental et sa conséquence directe, une position sans faux semblant ni hypocrisie du Maroc sur la scène internationale.

APSO et réseau, le 29 septembre 2011

 

Maroc : les neuf accusés de l'attentat de Marrakech nient les faits

Des proches des victimes de l’attentat de Marrakech lors de l’ouverture du procès des accusés.

Les neuf accusés dans l’attentat de Marrakech au Maroc, qui a coûté la mort à 17 personnes, ont tous nié leur implication dans ce drame, lors de l’audience au tribunal de Salé jeudi.
Cinq mois après les attentats de Marrakech au Maroc, qui ont provoqué la mort de 17 personnes le 28 avril, les neuf accusés ont tous nié leur implication lors de l’audience devant le tribunal de Salé jeudi.
Le procès, reporté à trois reprises, a repris en présence de tous les prévenus, de leurs familles ainsi que des proches des victimes, françaises pour la plupart.
Adil-Atmani, principal accusé qui avait reconnu les faits quelques jours après le drame, s’était rétracté lors de la première audience, en proclamant devant le tribunal son « innocence ». L’homme, qui travaillait dans un commerce de chaussures à Safi, au sud de Casablanca, a cette-fois ci été dépeint par des proches voisins comme un homme pieu mais querelleur.
Il aurait été vu le jour de l’attentat, d’après des témoins, vêtu d’une perruque et de lunettes de soleil. Adil-Atmani se serait servi d’un gros sac à dos chargé d’explosifs, actionnés quelques minutes après avoir quitté le café Argan, au cœur de la place Jamâa El Fna à Marrakech.
Au lendemain de l’attentat, le ministère de l’Intérieur avait indiqué que le principal prévenu, « est fortement imprégné de l’idéologie jihadiste » et « exprime ouvertement son allégeance pour Al-Qaïda ». Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait par ailleurs nié toute implication dans l’attentat.
Adil Atmani voulait « accomplir le Jihad »

Un autre suspect, Mohamed Njim qui comparaissait librement jeudi, a reconnu qu’Adil Atmani lui avait  fait part de son intention de mener une guerre au nom de l’islam. « Nous nous sommes rencontrés en 2007 en Turquie. Al-Atmani m’a dit qu’il voulait aller en Tchétchénie pour y accomplir le Jihad et moi je suis retourné en Grèce », a-t-il expliqué.
« J’ai rencontré Al-Atmani en Libye où nous avons fait la connaissance de trois touristes français. Notre groupe de cinq personnes s’est par la suite rendu en Mauritanie », a pour sa part déclaré Hakim Dah, un autre suspect. Niant avoir participé à l’attentat, il a en outre dénoncé « les conditions de sa détention ».
Le prévenu a également avoué s’être rendu, outre la Mauritanie et la Libye, au Mali et en Algérie, mais non pas pour préparer un attentat. Il dit s’être reconverti dans la capitale mauritanienne dans « le commerce des téléphones portables ». Quant à son « voyage en Libye », interrogé par le juge, Hakim Dah a répondu : « j’ai émigré clandestinement dans ce pays pour trouver un emploi ».
Quant à Abdessamad El Battar, un imam à Safi ( dans le sud-ouest marocain), accusé lui aussi d’être impliqué dans cet attentat, a reconnu avoir voyagé en 2007 en Mauritanie pour « faire des études islamiques ».
Tour à tour, les autres accusés interrogés par le juge également nié leur implication dans cet attentat perpétré sur la célèbre place de Jamâa El Fna, qui a porté un préjudice énorme au tourisme marocain et étranger à Marrakech.
Le procès doit reprendre le 6 octobre. Accusés d’avoir « porter gravement atteinte à l’ordre public, assassinat avec préméditation (..) et appartenance à un groupe religieux interdit », tous les prévenus risquent la peine capitale.
(Avec AFP)

Photo : AFP

Sahara : Mobilisation à Paris contre la répression et pour l'autodétermination

Depuis l’assaut criminel des forces marocaines contre le camp de Gdeim Izik le 8 novembre 2010, la répression n’a pas cessé contre la population sahraouie. Les associations internationales des droits de l’Homme (Amnesty international, Human Rights Watch, Front Line…) dénoncent régulièrement l’aggravation des atteintes aux droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés. Malgré ces avertissements, le Conseil de sécurité de l’ONU a refusé de mettre en place un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.

Cette position a été reçue par le Maroc comme un encouragement à poursuivre en toute impunité sa politique de répression contre la population sahraouie.

Le 25 septembre à Dakhla, cette répression a atteint un degré d’une extrême violence. Des jeunes Sahraouis, qui manifestaient pacifiquement pour le respect du droit à l’autodétermination, ont été attaqués par des colons marocains puis par les forces de sécurité marocaines. Le bilan est très lourd: un jeune Sahraoui tué; de très nombreux blessés, dont 7 grièvement; des dizaines d’arrestations; des maisons sahraouies saccagées et des voitures de Sahraouis brûlées.

Face à cette répression, il est nécessaire de poursuivre et renforcer la mobilisation contre l’occupation et pour l’autodétermination du peuple sahraoui qui est la seule solution juste et définitive à ce conflit qui n’a que trop duré. C’est pourquoi nous appelons à

UN RASSEMBLEMENT

SAMEDI 1er OCTOBRE

De 15h à 18h

A LA FONTAINE DES INNOCENTS

Paris 1er métro

Chatelet-Les Halles

pour condamner la violente intervention des forces de police marocaines contre la population sahraouie et exiger du gouvernement français, de l’Union européenne et des Nations Unies d’agir pour:

– l’arrêt de la répression et le respect des droits de l’homme

– la libération des prisonniers politiques sahraouis

– l’interdiction de l’exploitation des ressources naturelles sahraouies

– l’envoi de missions d’enquête internationales et la mise en place d’un mécanisme onusien de surveillance des droits de l’homme

Pour briser le silence des médias, qui font trop souvent preuve de complaisance à l’égard du Maroc, vaincre la complicité de certains gouvernements (comme la France) ainsi que l’inertie des Nations Unies, le peuple sahraoui a plus que jamais besoin de notre soutien.

Signataires: ACCA, AFASPA, AFAPREDESA, APSO, ARAC, ASEI, Association des Amis de la RASD, Association de la Communauté sahraouie en France, Association des Sahraouis en France, CEDETIM,CLSPS, CORELSO, DROIT SOLIDARITE, Le Mouvement de la Paix, MRAP, Plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui, Sortir du colonialisme, SURVIE

Avec le soutien de: EE-LV, FASE, Les Alternatifs, NPA, Parti de Gauche, PCF, PCOF, CGT, Solidaires

Contact: plateformeSO@gmail.com

Texte repris sur le blog de JEAN LEVY


Jacques Tourtaux 30/09/2011

Le printemps arabe au Sahara Occidental, une fois de plus étouffé par l'armée et les colons marocains

Une fois encore dans la partie occupée du Sahara Occidental, des civils sahraouis ont été violemment agressés pour avoir revendiqué pacifiquement le respect de leur droit à l’autodétermination sur leur terre et ses richesses naturelles. 

Après les violences d’El Aaiun en novembre 2010, celles de Dakhla en février 2011, à nouveau les autorités marocaines ont soutenu militairement et encouragé la violence civile des colons contre les Sahraouis.

L’escalade dans la trahison des valeurs démocratiques affichées par le Maroc atteint à chaque fois à un nouveau degré, et ajoute une démonstration de l’absence totale de respect des obligations internationales de cette puissance colonisatrice sur le peuple sahraoui autochtone.


Le Sahara Occidental est un territoire non autonome, reconnu comme tel depuis 1963 par les Nations Unies, une colonie dont le processus de décolonisation n’est toujours pas abouti.

Le réseau des Amis du Peuple du Sahara Occidental, – APSO national, APSO Avignon, APSO Lyon, APSO 35 Bretagne, APSO USA, APSO Togo, OF2PS, Solensahr, Solidarité Maroc 05, Arcadie – soutient les familles sahraouies dont les biens ont été détruits, et dont les membres enfants, jeunes et anciens, hommes comme femmes ont été tués ou blessés.

Les tirs à balles destinés à disperser la foule des manifestants sahraouis, l’intrusion de militaires et policiers armés dans les domiciles privés sahraouis afin de rafler des jeunes hommes, les arrestations arbitraires et massives, les tortures, les jugements trafiqués, les meurtres impunis sont inacceptables et condamnables par la communauté internationale.


Les Sahraouis arrêtés pour leur identité doivent être libérés immédiatement et sans condition, comme ceux qui ont été arrêtés ces derniers jours à Dakhla, qui sont en prison suite du démantèlement violent du campement de Gdem Izik depuis presque un an, ainsi que les prisonniers politiques enfermés depuis 2003.
Nous devons connaitre le sort des plus 500 Sahraouis disparus…

Autant d’arguments accumulés en faveur d’une surveillance active des droits des Civils sahraouis par la mission de l’ONU chargée de surveiller le cessez le feu et d’organiser le referendum d’autodétermination depuis 20 ans !

La France n’a pas un rôle à la hauteur de ses responsabilités, elle soutient le Maroc contre toute logique juridique internationale, opposant son veto au Conseil de Sécurité pour la mise en place d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme, et cautionnant le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental notamment par le biais d’accords EU-Maroc qui laissent au Maroc la liberté de définir leur zone d’application. Cela doit changer.

Cela doit changer, même si aujourd’hui le courage a manqué à une quarantaine de députés européens dans l’exercice de leur devoir suite au Traité de Lisbonne d’établir l’intégrité légale d’un des traités internationaux conclus par l’UE. 302 parlementaires ont refusé l’examen de la pertinence juridique de l’accord de pêche UE-Maroc par la Cour Européenne de Justice.


Les sahraouis, en territoires occupés, en exil, n’ont jamais exprimé leur volonté de la pêche des navires européens dans leurs eaux, pas plus qu’ils n’en bénéficient. Cela doit être entendu, et considéré quelqu’en soient les conséquences. 

Cette situation inadmissible changera parce que 221 députés néanmoins se sont prononcés pour la vérification juridique, et par conséquence exprimé leur volonté d’une attitude internationale s’assurant du respect du peuple Saharoui.

Nous souhaitons que le Président Sarkozy invité une nouvelle fois par le roi du Maroc aujourd’hui pour l’inauguration en grande pompe des travaux de construction de la ligne TGV Tanger-Casablanca, use de son influence pour la normalisation rapide et honorable de la situation du Sahara Occidental et sa conséquence directe, une position sans faux semblant ni hypocrisie du Maroc sur la scène internationale.

APSO et réseau, le 29 septembre 2011

 

Le « printemps arabe » et les médias : maljournalisme, mensonges et mauvaise foi

« La propagande est à la démocratie ce que la violence est à la dictature » N. Chomsky
Il est vrai que nous vivons à l’ère de la « société de l’information ». Jamais notre quotidien n’a autant été influencé par les flots de nouvelles drainées par ce que nous appelons, désormais, les technologies de l’information et de la communication (TIC). Journaux, télévisions, radios, téléphones mobiles, ordinateurs : tous charrient inlassablement un inextricable déluge d’informations. Internet, Tweeter, Facebook, Google, Youtube et autres créatures du cyberespace ont radicalement changé notre façon de communiquer et de nous informer. Tout est scruté, commenté, analysé et diffusé en temps réel.
Mais il reste cependant une constante qui n’a pas été affectée par cet essor technologique : le mensonge, la propagande et la manipulation médiatique sont toujours là, plus présents que jamais, tels ces virus informatiques de plus en plus sophistiqués, de sorte qu’ils sont constamment plus performants que les logiciels qui sont sensés nous en protéger. Les médiamensonges (terme si cher à Michel Collon) n’ont jamais autant proliféré, surtout en période de troubles comme celle que nous vivons actuellement.
Petit vade-mecum d’illustres médiamensonges
La propagande et la manipulation de l’opinion publique ne sont pas des techniques nouvelles. Elles s’articulent autour d’une médiacratie omnipotente qui ne laisse guère de place aux opinions différentes de la pensée unique véhiculée par les médias majeurs. Pire encore, dès qu’un point de vue diffère légèrement de ceux imposés par les « bien-pensants », il est systématiquement enfoui dans une boîte sur laquelle est mentionné : « Théories du complot ». L’histoire a montré que, dans de nombreux cas, c’est plutôt la pensée imposée qui est conspirationniste.
Un exemple typique de mensonge présenté comme réalité par les médias majeurs est celui connu sous le nom des « couveuses koweïtiennes », supercherie planétaire de haute voltige qui s’est déroulé en 1990, lors de la première guerre du Golfe. Je me rappelle avoir été ému et choqué par une jeune koweïtienne en pleurs, nommée Nayirah, témoignant devant une commission du Congrès des États-Unis. Elle affirmait, entre autres, avoir vu de ses propres yeux, dans un hôpital koweïtien, des soldats irakiens retirer des bébés des couveuses et les laisser mourir sur le sol. Ce témoignage, retransmis dans le monde entier, a eu un impact considérable sur l’opinion publique et a contribué à créer un soutien indéfectible à cette guerre.
Il s’avéra par la suite que la demoiselle en question était en fait la propre fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington et que toute cette comédie a été orchestrée par la compagnie américaine de relations publiques Hill & Knowlton pour la rondelette somme de 10 millions de dollars [1]. La vérité sur cette affaire ne fut connue qu’après la fin de la guerre. J’avais pensé, à l’époque, que cette Nayirah serait promise à un brillant avenir de comédienne, tellement la théâtralité de son intervention était comparable à celle des meilleurs acteurs d’Hollywood ou de Broadway.
D’autres manipulations médiatiques de cette envergure peuvent être mentionnées. Citons, par exemple, l’affaire dite des « charniers de Timisoara » qui s’est déroulée lors de la chute du régime Ceausescu, en décembre 1989, juste avant Noël pour accentuer l’horreur. Les médias occidentaux, en particulier français, ont montré, images à l’appui, les cadavres de victimes de la Securitate. On parla alors de 4630 morts dans une seule fosse commune à Timisoara. On exposa des cadavres devant les caméras dont celui d’un bébé posé sur le corps d’une femme sans vie. La monstruosité d’un régime sanglant qui trucidait ses propres enfants dévoilée au grand jour ! Le monde entier fut horrifié.
Il s’avéra, par la suite, que les cadavres étaient ceux de morts déterrés du cimetière des pauvres, que le bébé avait été victime de la mort subite du nourrisson et que la femme sur laquelle il gisait n’était pas sa mère, mais une personne morte d’une cirrhose du foie quelques semaines auparavant. La nécrophilie télévisuelle dans toute sa splendeur comme l’a si bien nommée Ignacio Ramonet [2].
D’autres exemples peuvent être cités mais la liste risque d’être longue. Souvenons-nous de la saga des armes de destruction massive imaginaires de Saddam Hussein qui ont été à l’origine de l’invasion de l’Irak ou du génocide fictif des Kosovars albanais (500 000 morts !) qui a justifié l’intervention de l’OTAN dans la guerre du Kosovo [3].
Cas du « printemps arabe »
Les récentes révoltes qui ont ébranlé la rue arabe ne sont pas exemptes de propagandes, mensonges et autres manipulations médiatiques, loin s’en faut. En effet, comme dans tous les bouleversements politiques sérieux, les médias majeurs y ont mis leur grain de sel. En plus, dans ce cas précis, il faut aussi tenir compte des médias sociaux et de la blogosphère qui ont été de la partie.
À mon sens, le médiamensonge commun aux révoltes « printemps arabe » est celui de la spontanéité des soulèvements populaires. De nombreux documents montrent qu’il n’en est rien et que dans la plupart des pays arabes, les cyberactivistes ont été i) identifiés, ii) mis en réseau entre eux et avec des experts des nouvelles technologies et iii) formés par des organismes occidentaux « d’exportation de la démocratie », en particulier américains [4]. Cette méconnaissance de la réalité relève autant d’un maljournalisme patent pour certains professionnels des médias que d’un mensonge par omission pour d’autres.
En Tunisie, le symbole de la « révolution du jasmin » a été rapidement déboulonné, quelques mois à peine après la fuite du président Ben Ali. Présenté comme un universitaire sans emploi, travaillant comme vendeur ambulant, Mohammed Bouazizi s’est immolé par le feu devant le siège du gouverneur, geste qui a mis le feu aux poudres en Tunisie. Son spectaculaire suicide a été expliqué par le fait qu’une policière municipale, Fayda Hamdi, lui aurait non seulement confisqué sa balance, mais aussi administré une gifle, geste encore plus intolérable car venant d’une femme.
L’enquête a montré que Mohammed Bouazizi n’était pas un universitaire, qu’il avait insulté Fayda Hamdi après qu’elle lui ait confisqué sa balance et, surtout, que la gifle était une pure invention. Autre précision troublante : le propre frère de la policière, militant syndicaliste, a participé à créer la légende autour de l’icône de la « révolution » Mohammed Bouazizi, légende à laquelle il est difficile d’être insensible et qui a fait les choux gras d’une presse qui se repaît de ce genre d’histoires [5].
« A Gay Girl in Damascus » est le blog d’une jeune syrienne homosexuelle se nommant Amina Abdallah Arraf. Opposante « en ligne » du président Bachar Al-Assad, ses écrits ont été suivis pendant plusieurs mois par des milliers de personnes à travers le monde et ses témoignages ont régulièrement été relayés dans la presse mondiale. Des médias majeurs comme CNN ou The Guardian lui ont consacré des reportages sans jamais la rencontrer. En juin dernier, la nouvelle tombe. Amina n’existe pas : le blog est la création d’un certain Tom MacMaster, étudiant américain habitant en Écosse [6].
Le maljournalisme, la propagande et « la circulation circulaire de l’information » ont été d’usage en Libye. En mars dernier, tous les médias majeurs ont repris en boucle une information selon laquelle les forces loyalistes de Kadhafi auraient fait pas moins de 6000 morts dans les populations civiles. Ce nombre a été à l’origine de la justification de la résolution 1973 et, ensuite, de l’intervention de l’OTAN en Libye. Pourtant, un rapport d’Amnesty International montre que ce nombre ainsi que tous ceux avancés par le CNT sont largement exagérés : « S’il ne fait aucun doute, donc, que les forces loyalistes ont bien commis des crimes, le bilan de ces crimes semble avoir été surestimé, selon Amnesty. « Le nombre de morts a été grandement exagéré. On parlait de 2000 morts à Benghazi. Or la répression a fait dans cette ville de 100 à 110 morts et à Al-Baïda une soixantaine » » [7].
Concernant les accusations de viols et la présence de mercenaires, l’observatrice d’Amnesty International note : « Il y a eu beaucoup d’informations qui ont circulé mais dont on n’a aucune preuve aujourd’hui. On a parlé par exemple de viols systématiques par les loyalistes, mais on n’a jamais rencontré un seul témoignage direct, ni nous ni d’autres organisations. Et bien sûr il y a l’histoire des mercenaires », précise-t-elle. « On en a beaucoup parlé mais on n’a aucune preuve de cela. Quand j’ai quitté la Libye la semaine dernière, entre Benghazi et Misrata, il y avait 9 prisonniers étrangers sur environ 350 prisonniers et a priori il s’agissait de simples travailleurs immigrés » [8].
La couverture télévisuelle des situations libyenne et syrienne pose des problèmes flagrants d’éthique journalistique. En effet, en Libye, les images ne relatent que les faits d’armes des rebelles alors que les militaires pro-Kadhafi sont absents des écrans. D’autre part, les milliers de bombardement des forces de l’OTAN ne sont que rarement filmées donnant l’impression d’une guerre « chirurgicale » sans aucune bavure. En Syrie, les images véhiculées par les médias majeurs tendent à ne présenter que les méfaits des forces gouvernementales. Jamais les exactions des « révoltés » ne sont mises de l’avant alors que, sur ce sujet, des témoignages dignes de confiance ont été publiés dans les médias alternatifs et de nombreuses vidéos ont été mises en ligne.
À propos de l’OTAN, nous avons récemment appris qu’en plus de son engagement militaire dans le conflit libyen, voilà qu’elle s’est mise à réaliser et distribuer gratuitement des vidéos d’une Libye pacifiée, merveilleuse et où il fait bon vivre. De la pure propagande : « il suffit de demander les séquences vidéos auprès du service presse de l’OTAN ou de les télécharger directement sur des sites relais professionnels destinés aux journalistes et documentalistes. Des images a priori neutres, sans présence de militaire ou de porte-parole de l’OTAN …. Le système est pratique. Les rédactions accèdent à des contenus gratuits et parfaitement formatés pour la diffusion sans devoir dépêcher de reporters sur place et financer leurs déplacements. Et l’OTAN distille discrètement sa communication au détour d’images bien choisies » [9].
Dans cette large entreprise de mensonges et de manipulations des médias, l’Algérie a eu sa part. Dans le dossier libyen, par exemple, elle a été accusée par le CNT d’avoir envoyé des mercenaires se battre aux cotés des forces loyalistes de Kadhafi. Cette « croustillante » nouvelle a fait le tour des médias du monde entier, non sans susciter réactions enflammées et discussions byzantines. Pourtant, cette accusation a été battue en brèche par Amnesty International, organisme qui n’a pas de sympathie particulière pour l’Algérie.
Bien qu’il soit récent, force est de constater que le « printemps arabe » se révèle déjà truffé de manipulations, de propagande et de mensonges. Et ce n’est probablement que la pointe de l’iceberg.
S’il est vrai que nous vivons à l’ère de la « société de l’information », il faut se rendre à l’évidence que nous vivons aussi dans celle, plus sournoise, de la désinformation.
Ahmed Bensaada
Montréal, le 21 septembre 2011
Le Grand Soir, 28/09/2011

MINURSO pas MINUASO

Le chef de la diplomatie marocaine, M. Taib Fassi Fihri a réitéré lundi, depuis New York, l’engagement du Maroc à poursuivre et intensifier le processus de négociations pour trouver une solution politique mutuellement acceptable au differend régional sur le Sahara occidental. Un engagement non pas sur le plan de paix onusien, qu’il avait solennellement accepté et entériné en 1991, mais sur la base de sa proposition d’autonomie. Une proposition mort-née, le Polisario la trouve de mauvais gout et dit la rejeter en bloc et dans le détail. Une position que ne partagent pas bien sûr les amis du roi et sa clientèle de l’autre rive dont l’attitude se veut plus marocaine que celle du défunt Driss Basri. 
Eux, n’arrêtent pas dans leur cocorico de nous vendre les charmes d’une autonomie que l’ancien homme fort du Maroc qualifiait lui-même «d’aberration». «A moins que l’Algérie ne baisse définitivement les bras, ce qui est exclu, l’autonomie est un leurre», disait-il, en 2006 de son exil, à la Revue pour l’intelligence du monde. Visionnaire, il disait : «Les Marocains y vont avec l’arrière-pensée d’intégrer à terme le Sahara, purement et simplement. Et les Sahraouis y vont en étant persuadés que l’autonomie débouchera un jour sur l’indépendance. Je le répète : il n’y a qu’une solution, le référendum. Comme ça, on ne devra rien à personne.»
L’homme tenait ses propos alors qu’il se savait sur le point du grand départ et que les avantages de Marrakech et de la mamounia étaient des attraits pour gagne-petit et passaient loin derrière les intérêts du Maroc. Le temps ne l’a pas démenti, la proposition d’autonomie n’a pu évolué, ne serait-ce que d’un iota ! Malgré les efforts parisiens pour convaincre le monde que l’autodétermination était une formule hasardeuse qu’on a décidé régionalement juste après son application aux Algériens. 
Donc la diplomatie marocaine persiste imperturbable dans une démarche qui ne lui fait apparemment gagner que du temps. Au niveau des Nations unies, rien ne change, sa force au Sahara occidental porte encore la même dénomination : MINURSO (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental). Tout un programme ! Il n y a jamais eu une Mission des Nations unies pour l’autonomie au Sahara occidental, Fihri voudrait-il innover ? 
M. Z. mohamed_zaaf@yahoo.fr

Massacre de Dakhla : Le président sahraoui réclame l’intervention de l’ONU

Le président sahraoui Mohamed Abdelaziz a appelé mardi  le secrétaire général des nations unies, Ban Ki-moon, à intervenir immédiatement pour sauver de la répression marocaine la vie  des civils sahraouis sans défense dans la ville occupée de Dakhla, alors que la ligue sahraouie de défense des droits de l’homme (LSDDH) dénonce ces douloureux événements. 
«Nous vous demandons d’intervenir immédiatement pour sauver les vies humaines des Sahraouis innocents menacés dans la ville de Dakhla occupée face à la tension croissante des troupes marocaines qui ne cessent de menacer la sécurité et la sûreté des citoyens sahraouis sans défense», a écrit le président de la République dans une lettre au SG de l’ONU  citée par l’agence sahraouie SPS.
Dans la soirée de dimanche dernier, une manifestation pacifique a été réprimée par des colons marocains mobilisés par les forces du Maroc qui sont intervenues sauvagement contre les manifestants, causant la mort du jeune sahraoui Meichan Mohamed Lamine Lehbib et blessant huit autres, a rappelé le président sahraoui dans sa lettre. 
«La présence marocaine au Sahara occidental est illégale», a rappelé le président sahraoui, soulignant «que la communauté internationale ne peut demeurer indifférente face aux crimes et graves violations des droits de l’homme commis par le Maroc dans un territoire se trouvant sous la tutelle de l’ONU en attente de la décolonisation de la dernière colonie en Afrique». 
L’assassinat du jeune Meichan Ould Mohamed Lamine Ould Habib est un acte «ignominieux» comme ceux «dont ont été victimes d’autres civils sahraouis pacifiques, exécutés avec la même méthode brutale, à l’instar de Hamdi Lembarki, Khlifi Aba Cheikh, Baba Khaya et Hussein Lekteif, Najem Elgarhi, Brahim Daoudi, Babi Gargar, Hmad Habad et Saaid dembar», a relevé le chef de l’Etat sahraoui.
Il a aussi appelé à faire toute la lumière sur le sort de plus de 651 disparus aux mains du Maroc, l’arrêt du pillage des richesses naturelles sahraouies et le démantèlement du mur militaire marocain qui divise le Sahara occidental et son peuple en deux parties. 
Pour sa part, la LSDDH a, dans un communiqué, dénoncé ces douloureux événements. La ligue sahraouie rapporte que les faits se résument à une agression commise par des colons marocains, armés de couteaux et de bâtons et protégés par l’armée marocaine, contre les sahraouis». Selon la ligue sahraouie, «l’agression a commencé dans le stade de la ville».
La ligue sahraouie ajoute que «les éléments des forces de sécurité marocaines ont protégé les citoyens marocains et commis des agressions contre des maisons sahraouies, et le lendemain lundi, un grand nombre de grandes forces d’unités de l’armée royale marocaine sont entrées et ont encerclé l’endroit et tiré plusieurs coups de feu en l’air». 
La ligue interpelle «les bonnes consciences, les organisations de défense des droits de l’homme et la communauté internationale pour intervenir, en urgence afin de découvrir les vérités cachées par les autorités marocaines quant aux atteintes commises contre les citoyens sahraouis».

Après Aïcha Kadhafi, M6 devrait faire gaffe

Il est établi que tout colonialisme doit disposer de suffisamment de puissance de feu et d’une solide base économique et sociale. Sans cela, il doit saigner ses citoyens et pressurer ses colonisés pour tenir un tant soit peu sa position. C’est le cas du Makhzen qui s’entête dans ses rêves de grandeur d’un autre âge, quand il faut plutôt œuvrer à offrir au peuple marocain des perspectives de paix et d’expansion économique dans une Afrique du Nord qui n’attend que l’unité territoriale et la mise au placard des velléités hégémoniques que même les grands de ce monde ne peuvent réaliser et assumer. 
Depuis, la pittoresque et ridicule marche verte et les honteuses péripéties d’une occupation, passée d’un mesquin plan de partage à l’acceptation d’un référendum d’autodétermination pour aboutir à des manœuvres dilatoires qui ne tiennent que grâce à la retenue des Sahraouis et à la complicité de cette «communauté internationale», férue sélective des droits des peuples. Au Sahara Occidental, les dizaines de milliers de soldats et les milliers de «colons» stipendiés, qui aspirent une bonne part du budget famélique du royaume, n’ont pas réussi à modifier d’un iota la configuration sociopolitique de la population qui a pris la fâcheuse habitude de se soulever. Après la formidable démonstration de l’an dernier, durement réprimée par la soldatesque du roi, voilà que les Sahraouis font encore une fois irruption sur la scène. C’est à Dakhla, où ceux qui font office de «colons» se sont permis de les traiter en tant qu’«indigènes», en les agressant à propos d’un match de football maroco-sahraoui, que des affrontements ont eu lieu. Cela s’est produit dimanche dernier.
Les «colons» ont été soutenus par des policiers en civil et protégés par la glorieuse armée de sa majesté alaouite. La preuve que la monarchie ne tient le territoire que par la force. Mais, la violence commence à bien faire dans la tête d’un peuple qui s’impatiente désormais de la duplicité de l’ONU et de toutes ses «démocraties» qui, pour certaines, participent au pillage de leurs ressources en dépit de toutes les résolutions onusiennes et de la légalité internationale. 
A bien y penser, il se pourrait qu’à force de tirer sur la corde, le roitelet finisse par faire que le Polisario, lui-même, ne soit plus en mesure de vendre ce»processus de négociations». Il faut, à ce sujet, prendre au mot les avertissements que les responsables sahraouis sont en train de lancer depuis peu. Ils sentent que la bride est en voie de casser, d’autant que le pitoyable aspirant à l’empire ne repose que sur la procuration que lui offre son allégeance éhontée aux maîtres de l’heure, inquiet voire terrorisé qu’il est face à l’idée de renversements d’alliances, qui laisseraient balayer son trône à la moindre bourrasque. Le statu quo observé par les décideurs peut dénoter de la volonté de ne pas compromettre cette possibilité. 
Et si l’Algérie se mettait à chasser sur les mêmes terres que le Makhzen ? L’offre serait par trop inégale pour les maigres avantages que présente leur «ami le roi». Au train où vont les choses, on n’est pas loin d’une issue qui y ressemble. Isolé, pressé de toutes parts, le pouvoir algérien peut faire un pied de nez à M6. Il a bien fustigé Aïcha Kadhafi. Il peut plus. Le monarque de l’Ouest devrait faire très attention.

Par Ahmed Halfaoui

Les Débats, 28/09/2011

Sahara occidental : Le Maroc persiste dans sa politique

Le Maroc déforme de manière délibérée la réalité sur le terrain, selon le ministre sahraoui des Affaires étrangères.

Les propos tenus récemment par le ministre marocain des Affaires étrangères, Taïeb Fassi-Fihri, sont aussi «une distorsion à la position de la communauté internationale laquelle continue d’affirmer que le peuple sahraoui a le droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance», a déclaré, hier, mardi, Ould Salek en marge des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU.

Pour le ministre sahraoui, «l’exercice sans entraves du droit inaliénable est la seule base juridique et politique définie par les Nations unies pour mettre fin à l’occupation marocaine du Sahara occidental».

«En ce sens, aussi bien l’Assemblée générale que le Conseil de sécurité de l’ONU ont refusé d’accepter la soi-disant proposition appelée autonomie que le Maroc offre comme solution à un conflit de décolonisation, car cette proposition s’inscrit dans le cadre de l’hypothèse irréaliste et irréalisable de considérer le Sahara occidental comme faisant partie du royaume du Maroc», a-t-il poursuivi.

A ce propos, a-t-il noté, «les décisions de l’ONU et de l’Union africaine et l’avis de la Cour internationale de justice sur le Sahara occidental ont nié au Maroc toute possibilité de légitimer son occupation militaire de notre pays, qui est aujourd’hui un Etat membre à part entière de l’Union africaine, dont l’intégrité, l’indépendance et la souveraineté territoriales sont protégées par le droit international et par le combat mené par le peuple sahraoui à travers l’Histoire». «Le Maroc, par son obstruction au référendum d’autodétermination contenu dans le mandat de la Minurso et par sa politique de violation des droits de l’Homme à grande échelle dans les zones occupées de notre pays, est aujourd’hui un Etat hors la loi internationale», a affirmé le ministre sahraoui. D’ailleurs, a-t-il observé, «la vague de répressions déclenchée dimanche dernier dans la ville occupée de Dakhla, où deux citoyens civils sahraouis ont été tués et des dizaines d’autres blessés par la répression combinée de l’armée d’occupation et des colons, ne laisse pas de doutes sur la nature colonialiste de la présence marocaine dans notre pays». «C’est dans ce cadre, qui apparaît hautement provocateur, que le ministre marocain des Affaires étrangères, en ignorant la position de l’Union africaine et en faisant une lecture cynique des leçons découlant du printemps arabe, a osé demander devant l’Assemblée générale le soutien des Etats membres à son désir de faire partie du Conseil de sécurité», s’étonne Ould Salek.

Selon lui, «un tel appel porte en lui-même une invitation à offrir à la politique d’agression et de violation des droits de l’Homme engagée par le Maroc contre notre peuple un siège au Conseil de sécurité».

«Le peuple sahraoui et la communauté internationale partagent une vision et un objectif communs, qui sont la défense du droit international applicable à un conflit de décolonisation, et le temps est venu pour faire face avec détermination aux manœuvres et tergiversations marocaines», a-t-il soutenu.

Par ailleurs, une source diplomatique sahraouie a indiqué, hier, mardi, que suite à la répression marocaine menée contre des civils sahraouis dans la ville occupée de Dakhla, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a dépêché dans cette localité son représentant spécial pour le Sahara occidental afin de s’enquérir de ces événements tragiques.

Dakha dans le sud du Sahara occidental est à feu et à sang

Dimanche dernier après un match de foot, un sahraoui est violemment agressé par des colons marocains sous l’oeil imperturbable des policiers marocains.

Exaspérés par l’injustice, les sahraouis organisent une manifestation pacifique de protestation contre ce parti pris de la police, et revendiquant l’autodétermination de leur peuple, opprimé sur ses propres terres par le colonisateur.

Le parti pris est confirmé quand les colons attaquent violemment les sahraouis avec matraques et gourdins. Dans le milieu de la matinée du lundi, en plein jour, des colons marocains frappent à mort un sahraoui, dont le tort était sûrement de l’être.
Les renforts militaires marocains arrivent rapidement, lundi matin, puis mardi matin.

Les autorités marocaines annoncent la mort de sept personnes, conséquences selon eux d’affrontement suivant un match de foot.

L’AFP pour une fois, communique rapidement l’information des violences et des morts. Néanmoins, pourquoi les informations relayées en provenance de ce territoire occupé sont-elles celles provenant de la MAP, l’agence de presse officielle des autorités coloniales ? Notre AFP n’est elle pas neutre et bien informée ?

Il y a des sources sahraouies d’information, la société de presse sahraouie basée dans les campements de réfugiés, des organisations de journalistes sahraouis et des organisations des droits de l’homme en territoires occupés, qui diffusent de l’information malgré les risques qu’ils courent. Rien n’est plus de l’aptitude d’un journaliste que de trouver des sources, surtout quand elles sont en ligne sur le net.

Il est grand temps de présenter les informations provenant de la partie occupée du Sahara Occidental avec les deux versions des faits, objectivement.

Parce que les autorités marocaines ne diront pas que les militaires marocains ont tiré à balles pour disperser les sahraouis. Ni que cette nuit de mardi à mercredi 28 septembre 2011, le couvre feu est imposé à Dakhla dans le quartier sahraoui, alors que les colons marocains circulent librement, pas plus qu’ils ne diront que les autorités indiquent aux colons, dans le quartier marocains, les quelques maisons sahraouies qu’il est autorisé, ou peut être recommandé de piller, leurs habitants ayant fui de peur des violences.

 

 Les autorités marocaines ne diront pas non plus que le président de la République Sahraouie a saisi le Secrétaire Général des Nations Unie pour lui demander d’agir en urgence pour protéger les civils sahraouis des violences policières et militaires marocaines.

Il est indispensable aussi dans les communiqués de l’AFP d’ajouter à la phrase « le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, soutenu par l’Algérie » le nom de chacun des pays du monde entier. La liste sera longue alors, mais les réfugiés ne survivraient pas une semaine dans le désert aride et inhospitalier où ils sont depuis 35 ans, sans l’assistance internationale des agences de l’ONU, de l’UE et d’ONG internationales ou l’assistance des pays qui accueillent les étudiants sahraouis…

Il serait plus juste de dire que le Maroc propose une autonomie au pays qu’il a colonisé, sans alternative et surtout pas de pouvoir choisir d’être indépendant, contrairement à tous les pays reconnus territoires non autonomes par lONU. Et plus juste aussi de dire que les sahraouis revendiquent l’application du droit international, un référendum d’autodétermination, condition du cessez-le-feu signé en 1991 et constamment empêché par le Maroc depuis 20 ans.

APSO, le 28 septembre 2011

Dakhla 26 septembre 2011, omniprésence des militaires marocains


Un Youm Kippour au Maghreb ?

Moïchan Med Lamine, jeune sahraoui assassiné à Dakhla
De Rome, Abdelkader Omar, le Premier ministre de la RASD (République arabe sahraouie démocratique, membre fondateur de l’UA, déjà reconnue par quelque 80 Etats) avertissait à son tour, dimanche dernier, sur les risques d’un embrasement dans la région, en raison de l’entêtement du Maroc à faire barrage à la solution référendaire au Sahara occidental. «Les Sahraouis et surtout les jeunes, sont aujourd’hui exaspérés et frustrés par le fait que le règlement de leur question sacrée est dans l’impasse, à cause des tergiversations et de l’entêtement du Maroc», affirmait-il à l’agence nationale APS. «Il est par conséquent à craindre que cet état de fait ne conduise à l’irréparable qui ne manquerait sans doute pas d’avoir des conséquences négatives sur la stabilité et la sécurité de la région méditerranéenne dans son ensemble», ajoutait-il dans une implacable logique. L’avertissement n’est pas nouveau et tous les dirigeants sahraouis qui ont compétence de parler au nom du Polisario et de la RASD l’ont déjà dit et redit maintes fois. Comme faisait Anouar Sadate à l’époque face à Israël. Aujourd’hui, le Maroc réagit comme l’Israël d’hier, qui avait érigé la ligne Barlev et s’était cru à l’abri derrière. Le Maroc a, lui aussi, monté en bon colonialiste sa ligne Barlev avec l’aide d’Israël et de ses comparses d’Occident. Cela lui procure ce sentiment illusoire d’invulnérabilité ce qui le renforce dans son intransigeance. Le moment venu, le soldat égyptien a pulvérisé la ligne Barlev, comme le combattant du Polisario défoncera le moment venu sa contrefaçon. «Tout problème a une solution», proclame la règle. Ceci dit, on doit reconnaître qu’il est quelque peu injuste de faire porter la responsabilité du blocage au seul Maroc. La France entrave toute initiative visant au règlement de la question sahraouie, affirmait hier à El Ahrar, M. Hadj Mohamed Tahar, figure discrète de notre diplomatie dans ses moments de gloire. Et tout nous pousse à le croire, même si, récemment, l’ambassadeur de France déclarait ingénument depuis Relizane qu’»il n’y a pas de soutien prononcé de la France pour le Maroc». Chirac ne parlait-il pas de provinces marocains du Sud, en évoquant les territoires sahraouis occupés, avant qu’on ne se rende compte recemment que chez lui ça n’allait pas à la tête. 
M. Z.
mohamed_zaaf@yahoo.fr
Le Jeune Indépendant, 27/09/2011

Independence for Western Sahara ”outstanding”: Tanzania

Western Sahara remains the only part of Africa which has not gained independence, according to the President of Tanzania.

Western Sahara, a former Spanish colony in north-west Africa, is now disputed by Morocco which claims it and the Polisario Front liberation movement which wants independence.

President Jakaya Kikwete told the UN General Assembly on Thursday that in the 50 years of its membership of the United Nations, Tanzania has contributed to the decolonization of Africa and other parts of the world.

He said his country gave sanctuary and support to almost all liberation movements of Southern Africa.

“It is heart-warming indeed, to see our efforts, sacrifices and contributions having been rewarded so handsomely with the independence of all African countries and apartheid having been dismantled in South Africa. Only Western Sahara remains outstanding. I hope the United Nations will expedite the process so that people of Saharawi can determine their future peacefully.”
UN Multimedia.org, 22/09/2011
Publié dans Non classé

Libye : Une autre victoire de la vérité

Cela se confirme, tel que le chroniqueur l’avait déjà annoncé, les médiamenteurs sortent un à un du cercle dans lequel ils se sont fourvoyés. Ils auront cru jusqu’au bout que la «victoire» allait se confirmer et que les Libyens allaient finir par faire contre mauvaise fortune bon cœur et se soumettre à un fait qu’on voulait accompli. Mais au fur et à mesure que le temps passait l’incontournable épreuve des faits faisait son œuvre. 
 
Le peuple résistait bien à une entreprise de colonisation par supplétifs interposés. Le dernier coup de poker fut cette «reconnaissance», de la désormais pitoyable Organisation des Nations Unies, qui voulait donner un coup de grâce à la résistance, comme si on pouvait éteindre par un simple décret la réalité d’une société en mouvement pour sauver sa dignité et réparer l’injure faite à son intégrité. Bien niais sont ceux qui ont continué de croire que la résolution onusienne allait mieux faire que les bombardiers génocidaires (après ça, que vaudrait une «reconnaissance» d’un Etat Palestinien? 
 
Le journal «Les Echos» vient de rompre avec la duplicité inaugurée il y a sept mois de cela. Dans son édition du 19 septembre courant, il commet un titre fracassant : «La choquante parade prématurée des matamores franco-britanniques». Il vise, évidemment, cette pittoresque descente du Président français et du Premier ministre britannique en terre libyenne, où le «triomphe» a été à la hauteur des «cadres serrés» des caméras. L’article rappelle ensuite au lecteur les reproches faits à George Bush junior quant à ces «triomphes à la romaine largement injustifiés et démentis par la suite dans les faits». 
 
Au passage, le rédacteur se dédouane en avouant bruyamment qu’«on s’est moqué de la résolution de l’ONU» et qu’«on a menti» et qu’en plus «on en est fier». Soit une attaque en règle contre une supercherie criminelle, que bien peu nombreux étaient ceux qui la dénonçaient dès le départ de feu, étouffés qu’ils étaient par la grosse artillerie des super médias. La suite achève de démonter le décor féérique d’une «révolution» qui n’en a jamais été une. 
 
Le pronostic est lourd, très lourd. Le voici en entier : «Le comportement de matamore – à l’origine quelqu’un qui se vante de tuer des maures puis par extension des arabes et des musulmans – est prématuré. Rien ne dit que la Libye ne connaîtra pas un avenir irakien ou afghan. On peut même assurer que ce sera l’un ou l’autre, peut-être les deux à la fois. «Et puis il y a cet appel à l’éveil de tous, surtout à ceux qui, ici et ailleurs, encensaient l’intervention «démocratique» de la «communauté internationale» et insultaient ceux qui refusaient l’ingérence étrangère pour «libérer» les peuples. 
 
Là aussi on ne peut pas ne pas citer cette superbe tirade : «Quand cette foule acclame les représentants des deux pays colonisateurs historiques du continent, faisant se retourner dans leurs tombes les libérateurs autochtones…. Cela devrait faire réfléchir certains». Sublime hommage aux habitants de Tripoli, de Syrte, de Bani Walid, de Bréga, de Sebha…qui, en ce moment, meurent et ne se rendent pas, qui rendent coup pour coup et qui feront peut-être que le futur pessimiste prévu par «Les Echos» sera conjuré.

Par Ahmed Halfaoui 


Les Débats, 21/09/2011

Ksentini et l’immoralité tricole

La CNCPPDH (Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme), de Me Farouk Ksentini, emboîte le pas à l’ancien patron de la DST, M. Yves Bonnet, et parle d’immoralité française en évoquant l’expédition atlantiste en Libye. Une ingérence au parfum néocolonial dont la France de Sarkozy s’est fait le fer de lance. M. Bonnet, lui, reconnaissait lors d’une récente visite à Alger que la France a égaré son honneur en Libye. Et qui pourrait soupçonner cet homme d’avoir du plaisir à faire de telles déclarations aux quatre vents ou que son nationalisme s’est ramolli et qu’il ne fonctionne plus qu’au… viagra ?

M. Bonnet est la première personnalité française à lâcher crument la réalité d’une aventure que les médias occidentaux nous racontent comme le top de la gloire. Comme si la rapine et la hogra assassine pouvaient être des actes glorieux et non pas des gestes qui nous renvoient illico aux Pélissier, Bugeaud et autres Bigeard venus chez nous, mus par des sentiments aussi nobles que ceux que nourrit la France de Sarkozy pour la Libye, pour le CNT, sa créature née d’une liaison coupable, ou le GICL que la France dorlote en tant que… marâtre, autant qu’on peut dorloter une… chair à canon. Il reste cependant que Me Ksentini n’est pas très exact lorsqu’il nous laisse penser que l’agression franco-atlantiste a dynamité la seule Libye. Car user de la force pour délégitimer un pouvoir qu’on accuse faussement de rage pour pouvoir le noyer aura fatalement des répercussions sur le voisinage, et rien ne vient garantir qu’elles se limiteront au voisinage immédiat.

«Il a été mené en Libye, par le fer et par le feu, une opération politique et commerciale qui n’a strictement rien à voir avec la démocratie et la délivrance humanitaire», affirmait la CNCPPDH, démystifiant ainsi l’entreprise plus cynique que cupide qui se poursuit depuis un semestre en Libye. Car au-delà du donquichottisme bon marché qu’affichent les forces assaillantes pour faire passer la pilule de l’ingérence, la réalité dit qu’il y a 150 milliards de dollars à cueillir dans le cadre de la reconstruction, en plus des quotas de pétrole. Une distribution que les héros du CNT assumeront avec zèle. Une tâche pour… fantoches où se mêlent profits et déshonneur. M. Z.
mohamed_zaaf@yahoo.fr

Le Jeune Indépendant, 20/09/2011

Arrestation de Karim Wade au Maroc: L’article de « Les Echos » qui ne blanchit pas le fils du président de la République

LERAL.NET – Après avoir fait les choux gras de la presse sénégalaise, la présumée arrestation de Karim Wade au Maroc est traitée par celle marocaine. Et c’est « Les Echos » dans sa livraison de ce mardi qui apporte un semblant de démenti aux informations faisant état de l’arrestation du fils du président de la République pour détention de drogue.

Selon le quotidien économique marocain, il s’agirait plutôt d’une confusion faite sur la personne de Karim Wade. En fait, celui qui a été arrêté par les policiers marocains porte le même nom que Karim, selon l’interlocuteur du journal marocain qui est décrit comme un haut responsable. Et c’est de cette confusion qu’a couru le bruit comme quoi, c’est Karim Wade, fils du président de la République du Sénégal qui a été arrêté au Maroc en possession de Haschich.

Parlant du démenti que les autorités du royaume chérifien ont voulu apporter à ce câble de Wikileaks le quotidien marocain de faire savoir que ces dernières n’ont pas senti le besoin de donner suite à une information erronée.

Le quotidien Le Quotidien a publié le rapport d’un diplomate américain en poste à l’Ambassade des Etats-Unis au Maroc mis à nu par Wikileaks et qui fait état de l’arrestation de Karim Wade chez Mouhamed VI qui a pesé de tout son poids – leur amitié n’est plus un secret- pour qu’il soit relâché. Les faits qui se sont déroulés en 2009 ont valu au policier marocain zélé une mutation vers le Sahara Occidental.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Energie a porté plainte contre le Quotidien avant d’en recevoir une de la part du journal édité par le groupe Avenir Communication. Son boss, Madiambal estime que Karim Wade l’a traité de comploteur dans sa sommation interpellatrice. Accusations auxquelles le fils du chef de l’Etat doit apporter des preuves.

Abdou K. Cissé

Source : Leral.net, 21/09/2011

3e conférence européenne des villes solidaires avec le peuple sahraoui en Toscane : Début des travaux aujourd’hui

La région italienne de Toscane a prévu la tenue, à Florence et Livourne, de la troisième conférence européenne des villes solidaires avec le peuple sahraoui, de mercredi à samedi, pour réaffirmer le droit de ce peuple à l’autodétermination, a-t-on appris mardi à Rome. A ce rendez-vous, sont attendus des représentants des villes d’Italie, d’Europe et du monde, jumelées avec les camps des réfugiés sahraouis, et des associations de solidarité avec le peuple sahraoui mais aussi une forte délégation du gouvernement sahraoui conduite par le Premier ministre Abdelkader Omar.

La conférence sera précédée, mercredi dans la soirée, d’une rencontre-débat sur « le printemps arabe » organisée par la commune italienne d’Albinea (Emilie-Romagne) et l’Association sahraouie « Jaima ». Y prendront part au débat, notamment, la maire de la ville Antonella Incerti, le militant sahraoui des droits de l’homme, Brahim Dahane, un autre militant marocain, Saïd Soutgy, membre de l’Association marocaine des droits de l’homme, des journalistes italiens. »Le vent d’espoir dans le monde arabe a été initié par le peuple sahraoui, en octobre 2010 lorsque des milliers de citoyens sahraouis des territoires sahraouis occupés par le Maroc se sont regroupés pacifiquement, à proximité d’El Ayoune, à Gdeim Izik, un camp de la dignité», a rappelé, à cet égard, le Comité d’organisation et la direction de l’Association italienne pour les Conseils des communes et des régions d’Europe (AICCRE) dans une note de présentation de la conférence européenne. « Quoique violemment réprimé, le mouvement pour la dignité est mis en place.

Dans la meilleure des traditions démocratiques, les villes, grandes et petites, sont sources du renouveau de la vie sociale et politique », a ajouté la même source. « Cette tradition de la ville est particulièrement forte chez le peuple sahraoui. Depuis le début de leur exil, il y a 36 ans, les autorités locales dans de nombreux pays du monde, se sont mobilisées pour apporter aide et soutien aux sahraouis », a-t-on rappelé de même source. « En Italie, les autorités locales de la Toscane ont été initiatrices de cette mobilisation, à travers l’aide humanitaire, l’accueil d’enfants sahraouis pendant l’été, les jumelages et les accords d’amitié. La mobilisation implique d’autres organisations de la société civile pour créer un mouvement national en collaboration ceux existant en Europe et au niveau international », a-t-on souligné.

Dans la continuité de cet engagement, le Comité d’organisation convoque pour la 3e fois une initiative internationale réunissant les communes solidaires avec le peuple sahraoui et les différentes associations de la société civile y afférentes, a-t-on fait savoir. Ce sera l’occasion de « renouveler les accords d’amitié et de solidarité avec le peuple sahraoui, aujourd’hui 281, qui ont été signés par les communes et provinces italiennes, mais aussi pour réaffirmer avec force, le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination », selon la même source. « Il est temps que la dernière colonie africaine accède à son indépendance, que cessent les violations des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental et de l’exploitation illégale de ses ressources naturelles », ont souligné les organisateurs de cet événement. « Il est temps, en outre, que soient finalement respectées les résolutions des Nations unies réaffirmant l’autodétermination du peuple sahraoui à travers un référendum libre et juste, qui conclut un processus de paixentamé il y a 20 ans », ont-ils averti.

Le Midi Libre, 21/09/2011

Très bonne synthèse sur le Régime criminel de Mohammed VI


Le Maroc est un pays gouverné, depuis son indépendance il y’a 55 ans, par un pouvoir dictatorial, totalitaire, criminel, mafieux et corrompu. Un pouvoir obscure sous la régie actuelle d’un dictateur dénommé Mohammed VI ayant la fonction de ‘roi du Maroc’. Un roi dictateur et criminel qui détient tous les pouvoirs de l’Etat tout en rendant la justice une marionnette à son service, au service de sa famille royale et au service de ses proches mafieux et les éléments criminels appartenant à son pouvoir mafieux. Une fonction que le peuple n’a jamais accordée ou confirmé par referendum libre sous la surveillance des nations unis et des observateurs neutres n’appartenant pas à des pays ayant des intérêts économiques avec le roi dictateur du Maroc.


la réalité de la monarchie marocaine et de son rôle obscure dans les aspects politiques, économiques, droits de l’homme, justice, démocratie …est connue chez toute la majorité des marocains

La démocratie dite marocaine présentée par le roi dictateur au monde, s’agit en réalité d’une démocratie folklorique ayant l’objectif de cacher la réalité obscure du pouvoir totalitaire d’une monarchie dictatoriale qui exploite tout un pays et son peuple. Un tel régime n’hésite pas d’exploiter les mensonges pour créer les complots et faire tromper le peuple tout en favorisant la division ethnique et culturelle. Ce régime totalitaire présente les opposants sages et démocratiques en tant que des islamistes et des terroristes. Ces derniers qui sont en réalités le fruit du régime obscur de la monarchie alaouite. Ce régime qui sème la division et qui encourage la haine raciale entre les composantes du peuple marocain en profitant de l’existence de certaines minorités racistes encouragées principalement par quelques lobbies étrangers. En plus, La France qui est un pays qu’on respecte et sur qui on compte toujours pour l’accompagnement du Maroc et l’Afrique du Nord vers la démocratie, ce grand pays amis des marocains et de tous les arabes a en réalité échoué dans l’accompagnement des pays de l’Afrique du Nord depuis leurs indépendances et ce, à cause de la vision limité et non stratégique de cet ancien colonisateur qui considérait les pays de l’Afrique du Nord comme un jardin secret à exploiter économiquement quelque soit le prix d’une telle exploitation et quelque soit le partenaire dans une telle exploitation.

Le régime obscur de la monarchie alaouite, n’hésite pas aussi de sombrer des relations internationales et de menacer la paix régionale et internationale : ce régime totalitaire présente au peuple marocain certains pays démocratiques qui ne sont pas en accord total avec lui, comme the United States of America, en tant que des New colonisateurs tout en utilisant une propagande de presse et de media locales au service de la monarchie obscure alaouite. (À titre d’exemple, les accords de libre échanges USA _ Morocco : Chapitre 3. Article III)

La réalité obscure du pouvoir totalitaire de cette monarchie alaouite sous la reine du roi dictateur Mohammed VI, est déclinée dans la suite du présent document. Une réalité telle que la majorité du peuple Marocain la constate loin des clichés fabriqués par le régime obscure du monarque et les témoignages mensongers de la part des proches et des clans du régime dictatorial et criminel du dénommé Mohammed vi.

Source : Mohamed VI, dégage!, 21/09/2011

Message de Ban Ki-moon à l’occasion de la Journée internationale de la paix

21 septembre 2011

Chaque année, lors de la Journée internationale de la paix, des gens du monde entier embrassent la non-violence et l’harmonie entre les peuples et les nations.

La paix est notre mission, notre quête quotidienne. Cette année, la Journée internationale de la paix est centrée sur la démocratie, question ô combien actuelle.

La démocratie est une des valeurs fondamentales de l’Organisation des Nations Unies. Elle est déterminante pour les droits de l’homme. Elle offre des moyens de régler les différends. Elle apporte l’espoir à ceux qui sont marginalisés, et place le pouvoir entre les mains du peuple.

Mais la démocratie n’arrive pas toute seule; il faut la nourrir et la défendre. Chacun doit se faire entendre. En faveur de la justice sociale et de la liberté de la presse. De la protection de l’environnement et de l’autonomisation de la femme. De la légalité et du droit qu’a chacun d’être associé aux décisions qui concernent son avenir.

Cette année, les jeunes ont été aux premières lignes du combat pour la liberté. Je salue les militants et les gens ordinaires qui, par leur courage et leur détermination, ont participé à l’édification d’un avenir meilleur.

L’ONU continuera d’œuvrer avec d’autres pour répondre à cette aspiration partagée qu’est la recherche de la dignité, de la sécurité et de perspectives nouvelles.

À tous ceux qui veulent la paix, nous disons : cette journée est la vôtre, et nous
sommes avec vous.

Dons saoudiens de 206 tonnes de dattes aux réfugiés sahraouis de Tindouf

Pas moins de 206 tonnes de dattes offertes par le Royaume d’Arabie saoudite à travers le programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies en Algérie au profit des réfugiés du Sahara occidental installés dans les camps de Tindouf seront réceptionnées aujourd’hui au port d’Oran. 
 
La cérémonie de transfert de ces dons sera rehaussée par la présence d’une importante délégation saoudienne, composée de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, un représentant du ministère des Finances de l’Arabie saoudite. 
 
Le programme alimentaire mondial des Nations unies sera représenté par une délégation composée de plusieurs personnalités. Le Croissant-Rouge algérien et le Croissant-Rouge sahraoui seront aussi présents. J. Boukraâ

L’Afrique se shoote

Champ de cannabis irrigué au Maroc
Par Corinne Moncel

Depuis une vingtaine d’années, le continent, du Nord au Sud, d’Ouest en Est, n’échappe plus à la consommation de drogues. Il est bien loin le temps où la consommation de drogues ne relevait que d’une usage rituel: un peu d’iboga, une plante psychotrope, dans les potions des sorciers d’Afrique équatoriale, pour entrer en contacts avec les ancêtres; quelques feuilles hallucinogènes de datura, en Afrique sahélo-saharienne, pour soigner, stimuler ou entrer en transe. Dans l’Afrique du XXIe siècle, changement de décor: c’est consommation à tous les étages. Chez les enfants soldats ou vivant dans les rues. Les jeunes en manque de travail et d’avenir. Les actifs des villes et des campagnes multipliant les travaux de force pour joindre les deux bouts. Les artistes, élites et politiques pour se donner un coup de fouet et s’adonner à quelque plaisir. Et même le bétail, tels ces boeufs au Bénin gravés – comme leurs maîtres – à la datura pour tenir le coup des gros travaux des champs.

A la sortie des lycées de Rabat ou du Caire, on se fume un joint ou deux; dans les «fumeries» de Kinshasa ou de Kampala, on se shoote à la dagga; dans les quartiers glauques de Dakar ou de Nairobi, on se trouve les veines pour s’injecter da dose d’héroïne; dans les rues de Port-Louis ou Lagos, on s’inhale du crack; dans des appartements de Johannesburg ou de Bissau, on se sniffe une ligne de cocaïne; sur les docks de Dar es-Salam ou de Luanda, on s’avale une amphétamine…

La toxicomanie est devenue un vrai problème de santé publique en Afrique. Pourtant, elle n’est toujours pas soignée comme tel dans la plupart des pays.Toujours pour les mêmes raisons: relativisation du problème, manque de financement public pour la prévention et les soins, priorité à d’autres causes sanitaires.

La cannabis, ou chanvre indien, qui se prend sous forme d’herbe fumée (marijuana, kif, dagga, ganja, etc.) ou de résine (hashish, shit), est la drogue «préférée» des consommateurs africains: 63% d’entre eux s’y adonnent, selon les chiffres 2009 de l’Organisation des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), estimés à partir des demandes de traitement, contre 20% en Europe, 23% en Amérique du Nord ou 10% en Asie.

Le premier producteur mondial, le Maroc, qui s’était spécialisé dans l’exportation vers l’Europe, a su se créer des marchés en Afrique du Nord et des pays limitrophes. Ailleurs, le cannabis est devenu une culture dominante pour une consommation locale ou régionale: au Ghana bien sûr, où l’usage est généralisé depuis les années 1960, en Afrique du Sud, premier producteur subsaharien, au Sénégal, où il essaime dans toutes les régions, en République démocratique du Congo entre deux rangs de Manioc, et dans nombre de pays où sa culture est nettement plus rentable que l’agriculture vivrière.

Les prix baissent

Les drogues dures, opiacées (héroïne et substituts, genre Subutex ou méthadone), cocaïne et son dérivé, le crack, restent loin derrière le cannabis, consommées respectivement à 17% et 7%, selon l’ONUDC. Leur usage a augmenté proportionnellement à la quantité transitant par l’Afrique, devenue plaque tournante du trafic mondial.

Tous les spécialistes le savent: à chaque kilo convoyé d’une région à destination d’une autre, restent des dizaines, voire des centaines de grammes dans le pays de transit. Des habitudes se créent, des marchés voient le jour, l’offre abonde, les prix baissent (sauf en cas de pénurie artificielle organisée par les trafiquants), la consommation augmente. 

 
Le Quotidien d’Oran, 20/09/2011 

Démocratie au Maroc selon André Azoulay : Tout et son contraire

Mais pourquoi donc le régime se préoccupe-t-il, à ce point, d’organiser à tour de bras colloques, congrès, symposiums ou conférences où viennent, comme de bien entendu, s’exprimer des « compétences », sur la démocratie, la bonne gouvernance, l’Etat de droit ou encore, comme ce dimanche 18 septembre, à Chichaoua, sur « L’identité marocaine: la richesse et la pluralité, base de la cohésion communautaire » ?
 

Pourquoi ce besoin suspect, de mettre en lumière, voire encenser, notre système politique et sa propension supposée aux exercices vertueux ?
On imagine mal de telles réunions se tenir en  démocratie.

L’invité de marque à ce cette rencontre, André Azoulay, le conseiller du roi, est venu discourir sur la tendance du Maroc à « préserver son identité et son unité nationale entre les différentes composantes de la société et les différentes tendances culturelles, ethniques et religieuses, comme il a réussi à consacrer les valeurs de coexistence et de tolérance ».
 
Il a simplement omis  de préciser que la veille, à Rabat,  le gérant du café où se déroulait la réunion de CAPDEMA, avait sommé, sous la contrainte des autorités,  les intervenants, d’évacuer  les lieux en catastrophe. L’invité de cette conférence n’était  autre qu’Ahmed Assid, membre de l’Institut Royal de la Culture Amazigh, venu débattre des enjeux des lois organiques, relatives à l’Amazigh, prévues par la nouvelle constitution.
Il n’était, tout d’un coup, plus question d’identité marocaine, de démocratie ou de pluralité, mais d’exclusion, de menaces et de coercition.  
On l’aura compris, le pouvoir confisque, à son profit, jusqu’au droit à la parole et ne tolère que passablement les initiatives citoyennes, susceptibles de déboucher sur des propositions, pour faire avancer les affaires de la démocratie.
A contrario, il affiche sa nette préférence pour les rencontres,  aussi dispendieuses  que superflues où les participants dissertent sur la tolérance, la pluralité et toutes ces choses qui relèvent des langues étrangères, sinon étranges, dans le « plus beau pays du monde ».
Au cours de cette caricature de rencontre, Azoulay qui n’aura pas manqué de subir le traditionnel assaut d’amabilités et de compliments,  de la part de ses pairs,  a souligné que le Royaume du Maroc « tirait sa force de la richesse du pluralisme, ce qui lui vaut respect et considération à l’étranger. »
L’éditorial du Matin du Sahara n’aurait pas fait mieux !
Enfin, le conseiller qui, pour mieux énoncer ses platitudes, les illustre en évoquant  « les échanges entre les tribus arabes, berbères, juives et sahraouies, de nature à conforter l’identité nationale et de la préserver », a seulement oublié  de mentionner les tourments et le mépris en lesquels le régime continue de tenir des populations entières, réduites à la misère et soumises à des fonctionnaires du makhzen brutaux, corrompus  et qui participent du maintien de cette dictature supplétive du colonialisme.
Le même jour, comme un pied de nez à ce déploiement d’hypocrisie, un troisième parti politique marocain, après le Parti de l’Avant-garde démocratique et socialiste (PADS) et la Voie démocratique, deux partis d’extrême-gauche, le Parti Socialiste Unifié (PSU), annonçait sa décision de boycotter les prochaines élections.
Bien entendu, comme n’aurait pas manqué de dire De Gaulle, Azoulay et ses semblables peuvent sauter sur leur chaise, comme des cabris, en disant l’identité marocaine ! L’Identité marocaine ! L’Identité marocaine !mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien tant qu’une véritable démocratie n’aura pas pris place au Maroc.  
Et ce ne sont pas les laudateurs qui étaient en congrès, ce dimanche, à Chichaoua, qui vont y contribuer.
Par Salah Elayoubi
musique.arabe, 20/09/2011 

RASD : Retrouvailles sahraouies à Madère

Les Sahraouis se sont retrouvés dans une démarche originale à Madère, au Portugal. Une fois n’est pas coutume, l’objet de ces retrouvailles qui sont supervisées par le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) , est au delà de leur lutte jamais démentie pour l’indépendance, leur farouche préservation de la culture Hassanya, que le Maroc n’a jamais réussie à éradiquer. 
 
Pour cette rencontre, dont la portée symbolique est indéniable puisqu’elle permet aux Sahraouis vivant dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc de se retrouver. Le HCR a inclu cette démarche dans le cadre de mesures de rétablissement de la confiance entre les deux parties, décidées lors des rounds de négociations directes Polisario-Maroc. 
 
Le choix est d’autant plus pertinent que ce programme s’inscrit en droite ligne des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies. Ce sont 34 Sahraouis, venant à la fois des camps de refugiés sahraouis et des territoires sahrouis occupés par le Maroc qui se sont réunis quatre jours durant, depuis le 14 septembre dans l’archipel portugais. L’objectif de cette rencontre à fort cachet culturel et humanitaire, est de sensibiliser et de renforcer les mesures de confiance. Outre cette rencontre, le programme de rétablissement de la confiance comporte d’autres mesures. La plus emblématique est l’opération d’échange de visites entre les membres des mêmes familles séparées. Une consolation provisoire pour les Sahraouis, frustrés de voir les pourparlers sur l’avenir du Sahara tourner en rond. 
 
Pour l’Envoyé special du Secrétaire général de l’ONU, pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, l’élargissement des mesures de confiance au volet culturel constituent une priorité, qu’il aurait à maintes fois réitérées aux parties au sein des négociations informelles qui se poursuivent épisodiquement mais régulièrement à Manhasset. La démarche est d’autant plus importante que l’experte indépendante des Nations unies dans le domaine des droits culturels, Farida Shaheed, a exhorté le gouvernement marocain à respecter les droits culturels du peuple du Sahara Occidental, dénonçant les mesures coercitives menées contre la promotion de l’héritage culturel des Sahraouis, a indiqué l’ONU. La représentante de l’ONU a fait ce constat à l’issue d’une visite effectuée au Maroc et au Sahara Occidental afin d’évaluer les efforts fournis par les autorités marocaines pour promouvoir et protéger les droits culturels et pour identifier les meilleures pratiques ainsi que les obstacles dans leur réalisation. 
 
«J’ai également visité le Sahara Occidental où j’ai fait la connaissance d’une multitude de festivals qui promeuvent l’héritage culturel de la région», a souligné Farida Shaheed. Cependant, a-t-elle regretté, «certains musiciens sahraouis ont été empêchés de participer à ces festivals en raison du contenu spécifique de leurs spectacles ou performances.Certains ont également été empêchés de citer des noms sahraouis». En conséquence, a recommandé la représentante de l’ONU, «les mesures qui empêchent ou limitent les droits culturels de la population du Sahara Occidental devraient être révoquées immédiatement» par le gouvernement marocain. En outre, elle a insisté pour souligner que «pour assurer le respect des droits culturels pour tous, il faut garantir la protection des droits de l’Homme par des cadres juridiques».

M. B.
Le Courrier d’Algérie, 20 septembre 2011

Des slogans contre le régime à la manifestation du 18 septembre à Tanger (vidéo)

Mohammed El Harrak-Marocution– Les jeunes du M20Fev de Tanger ont visé directement le système politique marocain en scandant aujourd’hui sur la place de Cinéma Tarik à Bénimakada des dizaines de fois et de vive voix : « Le peuple veut abattre le régime »(Achaab yourid Iskat annidam).

En effet, la manifestation de ce dimanche (18 septembre 2011) qui a commencé comme prévu à 17 heures, avec l’arrivée des jeunes constituant le comité du M20Fev des quartiers Ben Dibane et Bir Chifa aura  marqué un grand tournant dans l’évolution du Mouvement.
Après un premier tour de la place « attaghyir », effectué par les jeunes du M20fev, il a suffi que les responsables sécuritaires donnent l’ordre d’empêcher un second tour d’avoir lieu, pour que les manifestants crient haut et fort leur colère dans des quartiers jamais foulés par les manifestants du mouvement. A savoir les quartiers d’Al Aouda et d’Assaada.
De l’autre côté, l’alerte maximale autour de la place « Attaghyir » a poussé les jeunes à hisser au maximum le seuil de leurs revendications en s’en prenant cette fois-ci au régime politique : « Achaab yourid iskat annidam ! »
 
La corruption, le chômage des diplômés, l’habitat insalubre, les inégalités sociales, la cherté des denrées alimentaires, les responsables locaux (SG de la Wilaya –Mustapha El Ghannouchi), Amendis, TecMed, les bas salaires, les libertés publiques …, qui ont fait l’objet de slogans très forts, ont ponctués comme d’habitude les différents moments de la marche.
Sans oublier, l’appel au boycott des élections qualifiées de « Mise en scène » (Masrahiya) lancé par les jeunes du mouvement, lors de cette même marche en marge de laquelle le parti Annahj Addimocrati (ex Ila al Amam) a distribué des tracts appelant à boycotter les prochaines élections.
 

En traversant les rues de Jirari, de Tunis (photo), de Kharthom, de Syrie, la marche s’est gonflée de quelques milliers de sympathisants. Ce qui a poussé certains manifestants à crier « Assaha ! Assaha ! ». Une allusion claire et nette à un retour à la place Attaghyir. Mais les jeunes du M20Fev ont calmé cette hardiesse en mettant fin à leur marche sur la place du Rond point de Dar Tounsi. 

Dans son discours de clôture, le M20Fev a réitéré ses convictions et a appelé ses sympathisants, entre autres, à soutenir « Issam », militant du M20Fev Tanger, dont la fourgonnette avait été saisie et qui comparaitra ce lundi devant le tribunal.
La marche de ce 18 septembre qui était courte dans le temps (Elle n’aura duré que 2 heures) a été encadrée par de nombreux membres de la coordination de soutien au mouvement du 20 F (CLAM20F) et a joui d’une couverture médiatique étrangère , en l’occurrence celle de  la deuxième chaine de la télévision publique des Pays-Bas.
 
Source : Marocution, 19/09/2011