Les messages du ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra

Le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra est revenu, ce lundi 7 octobre, sur les grandes lignes de la diplomatie algérienne, à l’occasion d’une conférence de presse animée conjointement avec l’ex-ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, nouveau ministre de la Communication.
M. Lamamra a commencé par évoquer « la place et le rôle de choix qu’a l’Algérie dans le concert des nations.» « Sa position géostratégique, sa masse territoriale, sa stabilité […] donnent à l’Algérie des atouts qui la dotent de facteurs d’influence considérable »   

Le ministre défend « le style algérien de la diplomatie ». Dans ce domaine l’Algérie, rappelle-t-il, a hérité des pratiques de la guerre de libération. Un style que le nouveau chef de la diplomatie assume pleinement : « Nous ne parlons pas beaucoup. Nous ne parlons certainement pas pour ne rien dire », affirme le ministre. L’occasion pour ce dernier de répondre également à ceux qui pensent que «  l’Algérie n’a pas d’influence dans le Sahel.» « Je trouve qu’il est injuste de dire ça. Si vous ne nous avez pas aperçus quelque part dans le Sahel, ça ne veut pas dire que nous n’y sommes pas »,  affirme le ministre, qui ajoute que l’Algérie est « très présente dans le Sahel et que sa parole est entendue »

L’Algérie est tout simplement, selon lui, « l’exportateur net de la stabilité dans la région. On n’est pas obligé de faire des communiqués chaque jour sur notre présence dans la région mais soyez sûrs que l’Algérie est incontournable. »  

Restant dans la région, le ministre a évoqué le projet du Grand Maghreb, pour réitérer la position de l’Algérie qui semble, à en croire les propos de Lamamra, déterminée à réaliser ce rêve. Pour le nouveau ministre, le Maghreb est un « grand dessin, une grande espérance et un grand défi ». Mais cela ne se fera pas, laisse-t-il entendre, au détriment du dossier sahraoui. M. Lamamra défend « la position constante de l’Algérie qui découle de sa fidélité à sa propre histoire et de son attachement  à la légalité internationale. »     

Interrogé sur le trafic de drogue aux frontières ouest et qui connait des proportions inquiétantes, le ministre rappelle les réunions tenues par les ministres des Affaires étrangères et les ministres de l’Intérieur maghrébins qui ont décidé de traiter à la fois la menace de la drogue, celles du terrorisme et de l’immigration clandestine. Les ministres de la Justice des pays membres de l’UMA travaillent pour harmoniser les différentes législations et prendre en charge ce phénomène, assure M. Lamamra.

L’Algérie, soutient le ministre, s’engage avec son expérience dans ce combat international contre le terrorisme et l’extrémisme qui poussent le monde musulman dans l’impasse. Dans le même temps, l’Algérie tient à préserver ses relations avec l’Europe.  

Par ailleurs, Ramtane Lamamra rassure la communauté algérienne résidant à l’étranger, en affirmant que son ministère en collaboration avec le ministère de l’Intérieur tente de trouver des solutions afin de « faciliter la vie à nos compatriotes et leur éviter le déplacement en Algérie pour des besoins de papiers d’état civil. » 

Durant cette conférence, Abdelkader Messahel, ministre de la Communication, a insisté sur l’ « opportunité de construire une relation de complémentarité avec la presse qui hissera les deux au rang de partenaires », « évidemment chacun dans sa spécificité mais tous hantés par le besoin de défendre les intérêts de l’Algérie.»

L’intox du Makhzen démentie par un ministre malien

Dans le but de cacher son isolement dans la région à cause de ses conflits avec tous ses voisins, le Maroc a voulu se donner une place au Mali à travers le mensonge et l’intox. Les médias proches du Makhzen ont prétendu que les relations entre le Mali, d’une part, et la Mauritanie et l’Algérie, de l’autre, se sont déteriorées dernièrement.
La visite du Ministre des AE malien à NOuakchott vient de mettre les points sur les « i » : « Il s’agit là des commentaires qui n’étaient pas liés à la vérité. Le président IBK a bien voulu visiter la Mauritanie (…) Malheureusement, il y a eu un contretemps et la visite n’a pas pu avoir lieu. Mais IBK viendra en Mauritanie. Le président Aziz l’a d’ailleurs invité et je peux vous garantir que notre président est prêt à répondre favorablement à cette invitation». 
« Il n’y a pas de problème ni de contentieux entre le Mali et la Mauritanie au moment où je vous parle », a déclaré hier le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Le ministre Dhehbi Ould Sidi Mohamed est l’envoyé spécial du président malien Ibrahim Boubacar Keita auprès de son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz. « Cette visite traduit la volonté du président IBK de renforcer les liens de fraternité et d’amitié entre le Mali et la Mauritanie. Elle témoigne aussi de sa disponibilité de coopérer avec les autorités mauritaniennes dans la lutte contre le trafic de drogue et le terrorisme. Et la réponse du président Mohamed Ould Abdelaziz a été très positive. Il nous a donné l’engagement de son soutien total au Mali par rapport à cette initiative et que la Mauritanie sera toujours aux côtés du Mali », a-t-il ajouté. Dhehbi Ould Sidi Mohamed a saisi l’occasion pour répondre à ceux qui estiment que le nouveau président malien n’a pas voulu venir en Mauritanie pendant qu’il se rendait dans d’autres pays limitrophes. 

Sahara Occidental : Conférence de soutien au peuple sahraoui organisée par l’ambassade sud-africaine: Pour l’indépendance de la dernière colonie d’Afrique

L’ambassadeur de l’Afrique du Sud à Alger, Joseph Kotane a rendu, dimanche soir, à l’hôtel Hilton, un vibrant hommage au peuple du Sahara Occidental qui refuse de vivre dans l’indignité», tout en mettant en relief «l’importance capitale du soutien international à ce peuple et à toutes les causes justes ainsi que la mobilisation des sociétés civiles pour régler les conflits».
Aussi «La communauté internationale doit continuer à être solidaire avec le peuple sahraoui et lui accorder toute l’importance pour qu’il puisse être enfin libre et indépendant», relève M. Kotane. Ce soutien, son peuple l’a connu pendant sa lutte contre l’apartheid. Les «violations» des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés doivent, selon lui, «cesser et soutenir le droit de ce peuple à l’autodétermination».
De son côté, Brahim Ghali, ambassadeur de la RASD à Alger, a salué le peuple sahraoui pour sa résistance et ses sacrifices pour défendre ses droits à l’autodétermination et à la liberté et a rappelé que la victoire du peuple sud-africain contre l’apartheid était «une victoire pour tous les peuples africains». Là aussi, le diplomate trouve inconcevable le fait que le Sahara occidental soit la dernière colonie en Afrique. Si le peuple sahraoui est dépourvu de moyens, comparativement à l’armée du royaume chérifien, il a «une volonté qui lui permet de résister à tout, jusqu’à ce qu’il puisse édifier des institutions publiques dans différents domaines. «Les innombrables agressions du Maroc contre le peuple sahraoui et les pratiques répressives à son encontre n’ont jamais affecté sa lutte et sa forte volonté à aller vers l’indépendance», a noté M. Ghali. Et de relever la position clairvoyante de l’Algérie et son soutien inconditionnel à la RASD.
Lui emboîtant le pas, Mahrez Lamari, président du Comité national algérien de soutien au peuple sahraoui a lancé un appel à l’ONU pour protéger les droits de l’homme du peuple sahraoui et mettre fin à la «pensée colonialiste» dans les territoires occupés. Par ailleurs, il convient de rappeler qu’un film documentaire d’une vingtaine de minutes réalisé par des jeunes Sud-Africains a été projeté lors de la rencontre, afin d’exprimer la solidarité de leur pays avec le peuple sahraoui.
Fouad Irnatene

Javier Bardem défend la cause du Sahara occidental dans un documentaire

Londres (AFP)
L’acteur Javier Bardem s’est investi dans la cause du Sahara occidental dans un documentaire qu’il a coproduit, expliquant lundi à Londres qu’en tant qu’espagnol il se sentait « responsable » du sort de ce peuple en souffrance.
« Il y a beaucoup de choses qui ne tournent pas rond dans le monde. Pourquoi choisir (cette cause) ? Parce que je suis espagnol, que j’en ai beaucoup entendu parler et que je me suis rendu dans un camp de réfugiés en 2008 », a expliqué Javier Bardem lors du festival du cinéma espagnol à Londres.
« Nous avons choisi de dire cette histoire, car elle nous touche. En tant qu’Espagnols, nous sommes responsables de la situation », a ajouté l’acteur, Oscar du meilleur second rôle masculin en 2008 pour « No Country for Old Men ».
Le documentaire, intitulé « Hijos de las nubes » (« Les Enfants des nuages », 2012) et qui sera disponible à partir de mardi sur la plateforme iTunes, narre la relation de Javier Bardem avec le Sahara occidental – une ex-colonie espagnole contrôlée par le Maroc depuis 1975 – ainsi que le rapport des Espagnols avec le Maroc, et la situation de plus de 200.000 réfugiés du Sahara occidental en Algérie.
« Je suis au courant » de la situation du Sahara occidental « quasiment depuis ma naissance (en 1969) parce que ma mère (l’actrice Pilar Bardem) était une militante », a confié Javier Bardem.
« Il faut choisir ses combats ». Dans le dossier du Sahara occidental, « il y a celui de l’autodétermination et celui des droits de l’Homme. Nous avons choisi le dernier », a -t-il expliqué.
Les Sahraouis du Front Polisario, soutenus par Alger, réclament l’indépendance du Sahara occidental, que le Maroc considère comme partie intégrante du royaume. Le Maroc propose, lui, une large autonomie sous sa souveraineté pour ce territoire. L’ONU s’est prononcée en faveur du référendum d’autodétermination réclamé par les Sahraouis, et mène une mission de médiation, qui n’a pas abouti pour l’instant.
Le documentaire, réalisé par Alvaro Longoria, est très critique envers la France, et dans une moindre mesure envers les Etats-Unis, accusés de prendre le parti du Maroc.
Javier Bardem a raconté avoir, en vain, tenté de montrer le documentaire en France. « J’ai rencontré quelques personnes haut placées dans le monde du cinéma, mais elles ont dit non », a-t-il expliqué.
Nice Matin, 8 Oct 2013

La position de l’Algérie sur le Sahara Occidental, « inébranlable » (Lamamra)

La position de l’Algérie vis-à-vis de la question du Sahara Occidental « procède de sa fidélité à son histoire et son attachement à la Légalité internationale », a déclaré le Ministre des Affaires Etrangères algérien, Ramtane Lamamra lors d’une conférence de presse organisée par le ministère des Affaires étrangères à l’occasion de la célébration de la journée de la diplomatie.
Après avoir réaffirmé que l’Algérie « est soucieuse de jouer un rôle stabilisateur dans la région à la faveur des relations exceptionnelles qu’elle entretient avec ses voisins », l’occasion était pour le ministre de réaffirmer la position « inébranlable » de l’Algérie vis-à-vis des questions les plus importantes dont la cause sahraouie, soulignant que cette position « procède de sa fidélité à son histoire et son attachement à la Légalité internationale ».
M. Lamamra a, également, évoqué l’Union du Maghreb Arabe (UMA) qui représente pour l’Algérie « un objectif et un projet, voire un défi permanent », au même titre que la région du Sahel, réaffirmant que l’Algérie était convaincue de l’efficacité d’œuvrer à la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région en favorisant le facteur développement.
APS, 7 oct 2013

Fosse commune d’Amgala : Une affaire étouffée par la détention d’Anouzla

A chaque fois que le gouvernement marocain est acculé par la communauté internationale dans la question du Sahara Occidental ou pointé du doigt pour ses violations des droits de l’homme, une affaire liée au terrorisme éclate, comme par hasard, pour étouffer l’affaire.
Le 10 septembre 2013 se faisait écho de la fosse comune localisée par des experts espagnols dans la région d’Amgala. Deux des cadavres ont été identifiés grâce aux documents qu’ils portaient. La CNDH désignée par le roi Mohamed VI avait menti à leur sujet, ce qui mettait en cause tout le travail des instances officielles marocaines pour la réconciliation avec le passé de plomb.
Une semaine après, comme par magie, cette histoire a été étouffée par l’apparition sur le web d’une prétendue vidéo d’Al Qaida qui menaçait le Maroc et s’en prenait au roi Mohammed VI. Elle a permis de dévier tous les débats vers un seul point : la détention d’Ali Anouzla. D’autres affaires plus graves ont été enterrées : la fosse commune d’Amgala, le rapport du Département d’Etat sur le Maroc, le rapport de Tannock au PE, etc. Ce qui laisse penser que le Makhzen se trouve derrière cette vidéo qui lui a permis de détourner les regards vers un journaliste qui, pour les sahraouis, peut être un agent des services secrets marocains, puisqu’il n’a pas hésité à accuser la MINURSO de sympathiser avec les sahraouis au moment où les USA proposaient d’élargir le mandat de la mission onusienne pour le contrôle des droits de l’homme , alors que tous les rapports, y compris celui de Ban Ki-moon, dévoilent la mainmise marocaine sur cette mission. 
En décembre 2011, il a été invité par le Front Polisario pour couvrir le XIII Congrès du mouvement sahraoui. Son rapport sur l’événement affichait un mépris envers les sahraouis qui délattait largement son côté makhzénien.

La position de l'Algérie sur le Sahara Occidental, "inébranlable" (Lamamra)

La position de l’Algérie vis-à-vis de la question du Sahara Occidental « procède de sa fidélité à son histoire et son attachement à la Légalité internationale », a déclaré le Ministre des Affaires Etrangères algérien, Ramtane Lamamra lors d’une conférence de presse organisée par le ministère des Affaires étrangères à l’occasion de la célébration de la journée de la diplomatie.
Après avoir réaffirmé que l’Algérie « est soucieuse de jouer un rôle stabilisateur dans la région à la faveur des relations exceptionnelles qu’elle entretient avec ses voisins », l’occasion était pour le ministre de réaffirmer la position « inébranlable » de l’Algérie vis-à-vis des questions les plus importantes dont la cause sahraouie, soulignant que cette position « procède de sa fidélité à son histoire et son attachement à la Légalité internationale ».
M. Lamamra a, également, évoqué l’Union du Maghreb Arabe (UMA) qui représente pour l’Algérie « un objectif et un projet, voire un défi permanent », au même titre que la région du Sahel, réaffirmant que l’Algérie était convaincue de l’efficacité d’œuvrer à la consolidation de la paix et de la stabilité dans la région en favorisant le facteur développement.
APS, 7 oct 2013

Fosse commune d'Amgala : Une affaire étouffée par la détention d'Anouzla

A chaque fois que le gouvernement marocain est acculé par la communauté internationale dans la question du Sahara Occidental ou pointé du doigt pour ses violations des droits de l’homme, une affaire liée au terrorisme éclate, comme par hasard, pour étouffer l’affaire.
Le 10 septembre 2013 se faisait écho de la fosse comune localisée par des experts espagnols dans la région d’Amgala. Deux des cadavres ont été identifiés grâce aux documents qu’ils portaient. La CNDH désignée par le roi Mohamed VI avait menti à leur sujet, ce qui mettait en cause tout le travail des instances officielles marocaines pour la réconciliation avec le passé de plomb.
Une semaine après, comme par magie, cette histoire a été étouffée par l’apparition sur le web d’une prétendue vidéo d’Al Qaida qui menaçait le Maroc et s’en prenait au roi Mohammed VI. Elle a permis de dévier tous les débats vers un seul point : la détention d’Ali Anouzla. D’autres affaires plus graves ont été enterrées : la fosse commune d’Amgala, le rapport du Département d’Etat sur le Maroc, le rapport de Tannock au PE, etc. Ce qui laisse penser que le Makhzen se trouve derrière cette vidéo qui lui a permis de détourner les regards vers un journaliste qui, pour les sahraouis, peut être un agent des services secrets marocains, puisqu’il n’a pas hésité à accuser la MINURSO de sympathiser avec les sahraouis au moment où les USA proposaient d’élargir le mandat de la mission onusienne pour le contrôle des droits de l’homme , alors que tous les rapports, y compris celui de Ban Ki-moon, dévoilent la mainmise marocaine sur cette mission. 
En décembre 2011, il a été invité par le Front Polisario pour couvrir le XIII Congrès du mouvement sahraoui. Son rapport sur l’événement affichait un mépris envers les sahraouis qui délattait largement son côté makhzénien.

Les nouveaux militants anticonformistes du Maroc?????

Au secours au secours monsieur Nény !!!
Tout en subissant humblement et fatalement l’affront résultant de la politique de l’Etat dans le domaine de l’enseignement et de l’Education , j’ai eu subitement l’idée d’appeler la presse à mon secours. C’est parce que je me considère bêtement comme quelqu’un de proche de cette sphère. J’ai pensé directement à Nény. Un gars que je ne connais point mais qui m’a marqué depuis longtemps à l’époque où il était clandestin en Espagne et il publiait des mémoire ( ceux d’un émigré clandestin). J’ai toujours admiré son caractère , son aventure et sa réussite . Et puis , je le surestimais au moment où il était en train de dévoiler des secrets de hautes personnalités marocaines Je le défendais modestement contre tout le monde , contre vent et marée .Pour moi, il était professionnellement impeccable. Avant même sa condamnation , il y’ avait ceux qui se croyaient intelligents et l’accusaient d’avoir d’étroites relations avec les services secrets ou autres…Je trouvais cela bête car , moi lecteur, ce qui m’intéressait c est ’une information intéressante et authentique.
Effectivement ,il était à la hauteur quand il avait refusé de livrer ses sources …Il avait fait preuve de bravoure et d’intelligence.
Nény fait-il partie de la nouvelle nomenclature qui exécuterait la stratégie makhzénienne ?
Toutefois , il ne serait pas impossible qu’il ne s’agissait là que d’un film réalisé par le makhzen pour lui faire un baptême de feu tout en lui octroyant un petit capital symbolique…Car de nos jours , la production de militants et autres détenus politiques est en plein essor. Une faveur que le makhzen refuse toujours par exemple à Boubker Jamia et offre à un certain Anzoula. Du jour au lendemain , des leaders , des militants , des résistants poussent partout. *
Que peut signifier par exemple l’arrestation d’un Ali Anzoula ?
Je crois que le makhzen ou bien il cherche par cette action insensée à créer une nouvelle élite opposante qui se décale nettement de l’ancienne érodée par l’usure du pouvoir
,ou bien , il est en train de se dégénérer politiquement. La génération des vieux et sincères opposants est en train de s’éteindre , les pseudo militant comme Chabat , Benkirane ou Lachgar n’ont point de crédibilité au près des population s, il faut donc qu’il y ait ces activistes anticonformistes pour que le makhzen ait de le consistance .Le new nénysme s’inscrirait dans ce contexte ??? Au lieu de se déchainer contre ceux qui l’avaient emprisonné , toute son attention est dirigée vers le PJD. Bien sûr , le PJD est critiquable et assume les conséquences des actes qu’il commet. Autrement dit , il mérite beaucoup plus de critique car l’impact de son existence même sur la vie politique marocaine est dangereux. Ce que dit Nény au sujet du PJD est valable mais le contexte , le style et les objectifs escomptés plaident en faveur de notre hypothèse . Cependant , Nény serait peut-être le premier à perdre ses lettres de noblesse dans cette mascarade messe . Au cours de cette perte de vitesse , il est trahi par la fréquence de clichés mobilisés contre Benkirane , une certaine tonalité parfois en décalage avec le contenu, l’incohérence des postulats d’analyse…
La deuxième hypothèse serait que le makhzen ,en commettant cette bavure monumentale , serait en proie à une trouille profonde ; il commence à avoir des idées noires . Il veut recouvrer sa réputation de dur , d’impitoyable , de brut . Il veut redevenir redoutable antidémocratique…Un journaliste que j’ai rencontré dans un café m a dit qu’aussi bien le makhzen qu’Anzoula sont tous les deux stupides…Une connivence quoi donc ?
L’ancienne génération de militants intrépides et en passe de s’éteindre :Ahmed Benjelloun , BEnamr, Harrif Zaazaa Yassine .. Bien que les cadres partisans fondés par ces militants existent toujours , les valeurs tant défendues par eux peinent de bourgeonner et de s’épanouir.
J’ai donc envoyé un e-mail à Nény , il n’ a pas daigné me répondre. J’ai essayé de lui fournir toutes les données relatives à ma situations pour évoquer mon cas…Le lendemain , l’un de ses journalistes m’a appelé , je llui ai fourni davantage de données…Une journée après , il a publié quatre lignes :deux vraies et deux erronées. En fait , le surlendemain de mon e-mail , Neny a décortiqué l’enseignement français au Maroc , il a fini par conclure que la France nous exploite pour gagner de l’argent. Il a fermé les yeux sur la délégations du MEN la plus suspecte au Maroc qui se trouve juste à côté du siège de son journal…La délégation qui contient plus de 40 pour cent d’établissement privés, la délégation qui met toutes ses ressources au service du secteur privé…
J e lui ai riposté en lui disant que je me sentais très stupide…

http://roseausage.unblog.fr/2013/10/06/les-nouveaux-militants-anticonformistes-du-maroc/

Sport : Le Maroc teste l’Algérie

Il est clair que les Marocains ont fait exprès d’inclure cette équipe pour tester les Algériens et voir s’ils seraient consentants à reconnaître l’occupation du Sahara occidental, même si au fond d’eux ils connaissent la position de l’Algérie, qui ne prête à un aucune équivoque et qui reste pérenne et inchangeable. 
Le GSP refuse de jouer la Coupe d’Afrique de handball à Marrakech : Quand le sport est miné par la politique !
La formation de handball du Groupement sportif des pétroliers d’Alger (GSP) a refusé de prendre part à la Coupe d’Afrique des clubs de handball qui se déroule actuellement au Maroc, plus précisément dans la ville de Marrakech. La raison est que les Marocains ont inclus une équipe appelée Widad Smara qui représenterait le royaume chérifien, alors que tout le monde sait qu’il s’agit d’une ville située dans les territoires sahraouis occupés. 
Le fait de prendre part à la compétition et de donner la réplique à cette équipe voudrait dire que l’Algérie accepte l’occupation du Sahara occidental par le Maroc. C’est donc logiquement que le président du GSP, Djaâfar Belhocine, a retiré son équipe de la compétition, non sans avoir obtenu le feu vert des autorités sportives algériennes, notamment de la tutelle, le MJS. Ce dernier a avoué qu’il a pris la décision de se retirer directement après le résultat du tirage au sort et qui a mis son équipe face à cette soi-disant formation de Smara qu’il ne conçoit pas comme une équipe marocaine. 
Il est clair que les Marocains ont fait exprès d’inclure cette équipe pour tester les Algériens et voir s’ils seraient consentants à reconnaître l’occupation du Sahara occidental, même si au fond d’eux ils connaissent la position de l’Algérie, qui ne prête à un aucune équivoque et qui reste pérenne et inchangeable. 
A noter que le Maroc n’est pas à son premier impair en sport, puisqu’il a déjà procédé à l’arrestation d’un jeune pratiquant la voile, Islam Khoualed, en pleine compétition, sous les accusations « fallacieuses » d’agression sexuelle sur un jeune Marocain, refusant même de le gracier à l’occasion de la fête du trône. Ce qui n’a pas été le cas d’un pédophile espagnol qui a bénéficié des largesses du roi et a été acquitté.

Aides humanitaires du Maroc au Sahel : Mauvaise foi

Le Maroc se précipite pour proposer son aide au Mali, à la Mauritanie, à la Tunisie, au Niger, au Sénégal et au Tchad afin de gagner la «voix» de ces pays pour peser lourdement sur le dossier du Sahara occidental. 
Les aides qu’il est en train de livrer aux pays du Sahel, tels que le Mali et le Niger ou encore le Sénégal, ne sont que des «scénarios» appuyés par les médias marocains pour faire croire que le Maroc est présent.
LE ROYAUME CHÉRIFIEN ENVOIE DES AIDES HUMANITAIRES AUX PAYS DU SAHEL : MAUVAISE FOI
Après que les autorités algériennes ont annoncé des aides humanitaires destinées aux pays de la région du Sahel et du Maghreb, voilà que les Marocains, à leur tour, annoncent des aides au profit des mêmes pays. Du fait de la conjoncture et devant la montée des pays qui ont choisi de soutenir le Polisario, le Maroc a été contraint de revoir sa stratégie dans cette région et au Maghreb. Les aides qu’il est en train de livrer aux pays du Sahel, tels que le Mali et le Niger ou encore le Sénégal, ne sont que des «scénarios» appuyés par les médias marocains pour faire croire que le Maroc est présent.
Les deux capitales se livrent à une autre forme de bataille au Sahel et au Maghreb
«Guerre» des aides humanitaires entre Alger et Rabat
Cela ne fait aucun doute, Alger et Rabat se livrent, voilà quelques semaines déjà, à une véritable «bataille» à travers des aides humanitaires destinées aux pays de la région du Sahel et du Maghreb. Le Maroc se précipite pour proposer son aide au Mali, à la Mauritanie, à la Tunisie, au Niger, au Sénégal et au Tchad afin de gagner la «voix» de ces pays pour peser lourdement sur le dossier du Sahara occidental. Une nouvelle ère de «guerre» est en train d’écrire son histoire entre les deux capitales.
Après que les autorités algériennes ont annoncé une batterie d’aides humanitaires destinées aux pays de la région du Sahel, mais aussi à des Maghrébins, voilà que les marocains, à leur tour, annoncent des aides au profit des mêmes pays. Mieux, en voyant l’Algérie gagner du terrain, Mohamed VI se trouve depuis quelques jours au Mali. Une visite qui dit tout, et surtout que le Maroc vise à tout prix de se rallier, non seulement le Mali mais l’ensemble des pays Maghrébins et Sahéliens et ce, à des fins géopolitiques qui visent à isoler l’Algérie et le Polisario dans la région. Toutefois, l’Algérie est très consciente de cette nouvelle tentative du Maroc. 
Cela dit, les autorités algériennes sont les plus présentes dans la région ; d’ailleurs l’histoire l’a déjà prouvé. Pour expliquer mieux cette «guerre» qui sévit entre Alger et Rabat, il faut remonter un peu dans le temps. En juillet, août et septembre passés, l’Algérie a livré des dizaines de tonnes de denrées alimentaires ainsi que des milliers de tentes au Mali, au Niger et au Tchad, une bouffée d’oxygène pour les milliers de familles pauvres subsahariennes livrées à elles-mêmes. 
L’Algérie a, également, envoyé des aides au profit de la Tunisie, de la Mauritanie et de la Libye et sous d’autres formes, par exemple la formation des forces de l’ordre des deux pays. Empruntant la même démarche dans l’espoir de gagner ces pays à leur cause, les autorités marocaines, bien qu’en mauvaise situation économique, politique et sociale, en ont fait de même. Autrement dit, le royaume marocain a, soudain, décidé d’apporter des aides humanitaires aux mêmes pays que l’Algérie a aidés. Pour le Maroc, ce sont des aides qui s’inscrivent soi-disant dans la voie de fraternité, cependant il s’agit bien entendu d’actions à des fins politiques, comme l’expliquent beaucoup d’observateurs et experts en géopolitique. Pourquoi et comment ? 
C’est simple, expliquent les observateurs. Le Maroc est entré en «conflit» politique avec le Mali et la Mauritanie voilà déjà plus de deux ans, car ces deux pays ont choisi de soutenir la cause Sahraouie. Pour punir ces deux pays, le Maroc avait décidé, en 2011, d’arrêter ses aides au profit du Mali et de la Mauritanie à l’époque de l’ex-Président malien Amadou Toumani Touré (ATT) et de l’actuel Président mauritanien Ould Abdelaziz. Toutefois, le Royaume marocain a été contraint, du fait de la conjoncture et devant la montée des pays qui ont choisi de soutenir le Polisario, de revoir sa stratégie au Sahel et au Maghreb. Autrement dit, les aides que le Maroc est en train de livrer aux pays du Sahel, tels que le Mali et le Niger ou encore le Sénégal, ne sont que des «scénarios» appuyés par les médias marocains pour faire croire que le Maroc est présent, alors que derrière cette vitrine se cachent des calculs purement politiques. 
Prenons à titre d’exemple ce que le Maroc a décidé, la semaine passée, pour tenter de charmer les autorités maliennes : cinq cents (500) imams maliens vont être formés par le Maroc en deux ans, en vertu d’un accord signé à Bamako vendredi passé, au troisième jour de la visite au Mali du roi Mohammed VI. L’accord a été signé à l’ambassade du Maroc par le ministre malien de l’Administration du territoire, Moussa Sinko Coulibaly, et le ministre marocain des Affaires islamiques, Ahmed Toufik, en présence du roi Mohammed VI. Cette visite de sa majesté au Mali n’a d’autres explications que politiques. 
S. Abi

La détention préventive d’Ali Anouzla, la preuve que la justice Marocaine n’a rien de démocratique

Le droit à la liberté et à la sûreté est un droit fondamental inhérent à la personne, inscrit dans les instruments internationaux de la protection des droits de l’homme. Il prévoit la protection de l’individu contre les arrestations arbitraires et contre la détention illégale.
La détention préventive est en contradiction avec le principe fondamental de la présomption d’innocence. Elle porte préjudice à ce principe inscrit dans les articles 11 DUDH, 14-2 PIDCP, 48 CDFUE et 6 CEDH! 
Quelques fois, les exceptions sont tolérées si la liberté de l’accusé risque fortement d’altérer la sécurité publique! En d’autres mots, ABSOLUMENT nécessaire pour garantir la sécurité publique. 
D’un point de vue juridique, il est bien connu que l’arrestation, qui est un commencement de poursuite, fait peser sur l’accusé une présomption de culpabilité qui annule sa présomption d’innocence et qui risque de perturber son procès! 
« La détention préventive appelle la condamnation. » 
Ainsi, la présomption d’innocence est mis en échec!
Au Maroc, où 80% des détenus sont en détention provisoire, l’exception EST la règle! Les accusés restent en détention jusqu’à leur procès qui pour la plupart du temps sont toujours reportés à plusieurs reprises pour prolonger la torture psychologique, intensifier le choc émotionnel que peut entraîner un emprisonnement au plaisir et l’amusement du Makhzen. 
Oui! Parce que tous les Ali Anouzla‘s sont un danger publique! 
Oui! Publier un lien vers une vidéo entant que journaliste indépendant et ayant pour but d’informer, c’est faire l’apologie du terrorisme. Cela nous met directement en extrême danger! 
Oui! Exprimer son opinion, c’est commettre un crime… envers le Makhzen! 
Et enfin, OUI, le Maroc est une exception. 
Non, non, non et encore NON!

Sport : Le Maroc teste l'Algérie

Il est clair que les Marocains ont fait exprès d’inclure cette équipe pour tester les Algériens et voir s’ils seraient consentants à reconnaître l’occupation du Sahara occidental, même si au fond d’eux ils connaissent la position de l’Algérie, qui ne prête à un aucune équivoque et qui reste pérenne et inchangeable. 
Le GSP refuse de jouer la Coupe d’Afrique de handball à Marrakech : Quand le sport est miné par la politique !
La formation de handball du Groupement sportif des pétroliers d’Alger (GSP) a refusé de prendre part à la Coupe d’Afrique des clubs de handball qui se déroule actuellement au Maroc, plus précisément dans la ville de Marrakech. La raison est que les Marocains ont inclus une équipe appelée Widad Smara qui représenterait le royaume chérifien, alors que tout le monde sait qu’il s’agit d’une ville située dans les territoires sahraouis occupés. 
Le fait de prendre part à la compétition et de donner la réplique à cette équipe voudrait dire que l’Algérie accepte l’occupation du Sahara occidental par le Maroc. C’est donc logiquement que le président du GSP, Djaâfar Belhocine, a retiré son équipe de la compétition, non sans avoir obtenu le feu vert des autorités sportives algériennes, notamment de la tutelle, le MJS. Ce dernier a avoué qu’il a pris la décision de se retirer directement après le résultat du tirage au sort et qui a mis son équipe face à cette soi-disant formation de Smara qu’il ne conçoit pas comme une équipe marocaine. 
Il est clair que les Marocains ont fait exprès d’inclure cette équipe pour tester les Algériens et voir s’ils seraient consentants à reconnaître l’occupation du Sahara occidental, même si au fond d’eux ils connaissent la position de l’Algérie, qui ne prête à un aucune équivoque et qui reste pérenne et inchangeable. 
A noter que le Maroc n’est pas à son premier impair en sport, puisqu’il a déjà procédé à l’arrestation d’un jeune pratiquant la voile, Islam Khoualed, en pleine compétition, sous les accusations « fallacieuses » d’agression sexuelle sur un jeune Marocain, refusant même de le gracier à l’occasion de la fête du trône. Ce qui n’a pas été le cas d’un pédophile espagnol qui a bénéficié des largesses du roi et a été acquitté.

Qui tente d’instrumentaliser la mort de Rachid Chine à Assa Zag?

Alors que la tribu d’Agouarir à Assa Zag publie un communiqué dont Lakome détient une copie pour demander des réparations aux préjudices subis suite à la mort de leur proche Rachid Chine décédé le 23 Septembre lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, la mère de la victime affirme ne pas être au courant des termes de ce communiqué et ne pas avoir été consultée à son propos.
Mbarka Abilate, mère du jeune Rachid Chine se dit « surprise » de l’existence d’un communiqué provenant de la tribu Agouarir consanguine avec le défunt et qui demande à l’Etat marocain d’indemniser la tribu pour la mort de leur proche.
Contactée par Lakome, Mbarka explique qu’elle se trouvait à Marrakech accompagnée de son frère Khalid Abilate le jour (vendredi 4 Septembre) où le communiqué a été rédigé. « Je séjourne à l’hôtel Red à Marrakech depuis jeudi dernier pour suivre un traitement  psychologique suite à la mort de mon fils. Comment aurai-je pu être présente à Agouarir pour signer le communiqué comme le prétendent les auteurs ?!« .  Une information confirmée par son frère Khalid Abilate qui l’accompagne à Marrakech.
« Je ne permets pas à ces gens de parler en mon nom. Ça fait une décennie qu’ils ont pris leur distance avec moi et voila qu’aujourd’hui ils veulent surenchérir politiquement sur l’affaire de mon fils » a-t-elle déclaré à Lakome.
La mère a tenu par ailleurs à exprimer sa « méfiance à l’égard de l’association à l’origine du communiqué, impulsée par un certain Marzouk Souilem, fonctionnaire à la préfecture d’Assa Zag » selon le témoignage de Mbarka.
La mère dit attendre « les résultats de l’autopsie effectuée par les services concernés à Agadir avant d’engager toutes poursuites contre les responsables de la mort de mon fils ».
Rappelons que Mbraka Abilate était apparue sur une vidéo tenant des douilles de balles à la main les présentant comme des projectiles à l’origine de la mort de son fils. Le même jour, un communiqué de l’autorité locale diffusée par la MAP précisait que la mort était due à un coup d’arme tranchante reçu dans le dos et qu’une enquête était ouverte sous l’autorité du ministère public. Par ailleurs, la section locale du PJD au pouvoir pointait du doigt, dans un communiqué l’utilisation « excessive » de la force publique et la responsabilité du gouverneur local dans la mort du jeune Rachid Chine.

Sahara Occidental : La répression continue

Le Maroc continue de profiter de la carte blanche accordée par la France pour réprimer les populations du Sahara Occidental et du sud du Maroc.
Ainsi, suite aux manifestations et aux mouvements de protestation organisés les 25 et 26 septembre dans la ville de Guelmim, le procureur du roi près le tribunal de première instance de Guelmim a transféré l’enfant sahraoui Hamza Tamek âgé de 15 ans vers un centre de redressement à Agadir, après sa détention et son interrogatoire pendant près de 48h, au siège de la police judiciaire, a indiqué dimanche l’Agence de presse sahraouie (SPS).
Citant des sources du Ministèere des Territoires Occupés et des Emigrés sahraouis, le SPS a indiqué que des cagoulés de la police marocaine d’une brigade spéciale ont arrêté mercredi dernier Hamza Tamek pour être ensuite transféré portant à trois le nombre de mineurs sahraouis poursuivis dans des affaires à caractère criminel, après Rachid Bensaïd et Omar Belyazid.
Pour rappel, la ville d’Assa a abrité le 23 septembre une autre manifestation où le jeune Rachid Mamoun y a laissé la vie.

Frontières avec l’Algérie : Le Maroc paie ses méfaits

Dans le but d’attirer du soutien à ses prétentions coloniales au Sahara Occidental, le Maroc n’hésite pas à engager sa machine médiatique et diplomatique contre l’Algérie. Au même temps, celle-ci est considérée comme une vache à traire qui contribue à la stabilité du royaume grâce au trafic de produits énergétiques et alimentaires au pris subventionné par l’Etat algérien.
Il paraît que l’Algérie a décidé de faire payer le Maroc ses méfaits en prenant une série de mesures en vue d’endiguer la contrebande qui rend un service incommensurable au Makhzen marocain. De ce fait, la lutte contre ce phénomène a bel et bien commencé depuis que l’armée algérienne a procédé au creusement de tranchées de plusieurs mètres de profondeur et de largeur sur toute la bande frontalière qui s’étend jusqu’aux confins du Sahara et une surveillance plus accrue qui a forcé les contrebandiers à lâcer du lest.
Au moment où les prix ont flambé suite à la décision du gouvernement de Benkirane d’indexer les prix des carburants sous pression du FMI, les régions orientales se sont vues privées de cette précieuse aide apportée par la contrebande. 
Fini les temps où le Makhzen crachait sur la soupe dont il mangeait. La région orientale du Maroc se trouve asphyxiée. Le carburant algérien, jusqu’à une date très récente, disponible et bon marché, commence à se faire rare et des débuts de pénuries se font sentir dès à présent. Non seulement le prix du carburant a augmenté mais aussi celui des taxis et autres transports collectifs. L’onde de choc de ces mesures risque de secouer violemment le système du Makhzen. 

Le pas dangereux du Maroc – 127 tonnes de drogue saisies en huit mois aux frontières Ouest

Le « régime d’Alger » est accusé d’être derrière le conflit du Sahara occidental. Une accusation qui est démentie à chaque fois par Alger qui rappelle que cette question est entre les mains de l’Onu qui poursuit ses efforts pour l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental et la libération de la dernière colonie dans le continent africain.
Les éléments du 1er groupement des gardes-frontières (GGF) de Maghnia (Tlemcen) ont réussi à déjouer, près de la bande frontalière, une tentative d’introduction de 3,996 kilogrammes de kif provenant du Maroc a rapporté, hier, l’Aps qui cite des sources des services de la Gendarmerie nationale. Une quantité qui s’ajoute à celles saisies et estimées à plus de 127 tonnes de résine de cannabis durant les 8 premiers mois de l’année 2013 par le directeur général de l’ONDLT, Mohamed Zouggar, dans une déclaration faite à l’APS.
Le trafic de drogue a pris, ces derniers mois, des dimensions inquiétantes. Le « phénomène » est devenu franchement préoccupant pour les autorités algériennes. Le Maroc est le pourvoyeur principal de ce poison. La quantité de drogue saisie aux frontières ouest du pays, provenant de notre voisin de l’Ouest, s’est multipliée par dizaines de fois en une année. 
En 2011, le bilan des saisies de drogue s’élevait à quelque 3 quintaux de résine de cannabis. En 2012, il s’élevait à près de 400 quintaux. Un bond très important qui laisse à penser que quelque part on encourage sciemment ce trafic au niveau des frontières de l’ouest du pays. Une chose qui préoccupe les hautes autorités du pays. L’ex-ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, s’est exprimé sur le sujet lors de sa visite à Moscou.
« Ce qui préoccupe l’Algérie actuellement c’est le problème de trafic de drogue », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la chaîne russe Roussia El Yaoum (Russie aujourd’hui), en marge de sa visite dans la capitale russe. L’ancien chef de la diplomatie a mis en exergue le fait que d’importantes quantités de stupéfiants ont été saisies par les services de sécurité à travers les postes frontaliers implantés à travers les frontières avec le Maroc fermées depuis 1994. 
« Des quantités importantes de drogue sont régulièrement saisies par les forces de l’ordre algériennes », a déploré Medelci avant d’exprimer le fond de sa pensée. « Cela nous laisse comprendre que l’Algérie est presque visée », a-t-il souligné. Une manière bien diplomatique d’enfoncer les autorités marocaines qui ne se soucient nullement des « préoccupations » des autorités algériennes sur cette question.
Cependant, Mourad Medelci n’a pas manqué d’interpeller les autorités marocaines et de souhaiter vivement « une collaboration de la part du Maroc frère pour lutter contre le trafic de drogue ». Une collaboration qui n’est pas prête d’être assurée par le gouvernement de Sa Majesté qui focalise ses attaques et critiques, via les médias et des personnalités du monde politique chérifien, contre le 
« régime » d’Alger.
Le régime d’Alger est accusé d’être derrière le conflit du Sahara occidental. Une accusation qui est démentie à chaque fois par Alger qui rappelle que cette question est entre les mains de l’Onu qui poursuit ses efforts pour l’organisation d’un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental et la libération de la dernière colonie dans le continent africain. Autre problème qui empoisonne les relations algéro-marocaines et dont la solution n’est pas à l’ordre du jour pour Alger, tant que certains points du vieux contentieux algéro-marocain ne sont pas levés du côté de nos voisins de l’Ouest.
L’ouverture des frontières algéro-marocaines est réclamé avec insistance par le souverain marocain, le roi Mohamed VI qui ne rate aucune occasion pour accuser Alger d’entraver la réalisation du Grand Maghreb arabe (UMA) en maintenant fermées ses frontières terrestres avec le Maroc. Un vœu, qui à vrai dire, n’intéresse nullement le Roi, si ce n’est que l’économie de toute une région de l’est du Maroc en prend un sacré coup qui le pousse à émettre ces accusations dans l’espoir de faire changer d’avis le « régime » d’Alger sur cette question.
La réponse est venue aussi de Mourad Medelci « Les frontières ne sont pas faites pour être fermées éternellement. Au contraire chaque partie doit écouter l’autre partie et nous sortirons avec des mesures et des décisions qui mettront à l’aise les deux pays voisins ». Il semble que le temps d’écoute n’est pas dans l’esprit du roi Mohamed VI qui n’affiche aucune volonté politique de mettre à niveau les relations algéro-marocaines.
Par : Sadek Belhocine

Le Maroc aux abois inonde l’Algérie de kif

Les Marocains ne se contentent plus de faire passer des kilogrammes ou des quintaux de cannabis, mais plutôt des tonnes pour optimiser leur profit. Cette intensification est reflétée par les quantités de drogue saisies quotidiennement par nos services de sécurité fortement déployés et équipés pour assurer la sécurité de cette frontière commune que le Makhzen veut transformer en un terminal d’exportation de son désormais produit «phare» : le kif. 
Pour ce faire, ils redoublent d’ingéniosité et également d’agressivité, puisque les réseaux en charge de ce trafic – encadré et structuré par le Makhzen – sont lourdement armés. Mais à chaque fois, ils tombent dans la «nasse» des gardes-frontières, qui connaissent bien les techniques utilisées pour ce genre de trafic. Ainsi, les éléments du 1er Groupement des gardes-frontières de Maghnia, à Tlemcen, ont réussi à déjouer, près de la bande frontalière, une tentative d’introduction de 3 996 kg de kif provenant du Maroc. 
C’est au cours d’une patrouille que les éléments du GGF ont repéré, vendredi soir, une voiture qui a franchi illégalement au niveau de la zone d’El-Djorf, relevant de la commune de Maghnia. Les éléments du GGF ont été contraints d’ouvrir le feu sur le véhicule suspect dont le conducteur a refusé d’obtempérer aux ordres. Ce dernier a réussi à prendre la fuite vers le territoire marocain, abandonnant sur place son véhicule. Un second véhicule a aussi été abandonné non loin du lieu de la première opération. Son conducteur a également pris la fuite vers le territoire marocain. 
La fouille des deux voitures, qui portent des plaques d’immatriculation d’Espagne et de France, a permis la découverte de 80 paquets de kif, pesant au total 3 996 kg. Les trafiquants marocains tentent, à chaque coup, de faire passer de grandes quantités, sachant que ce n’est pas tous les jours qu’ils peuvent réussir une opération. Comme ils ont actuellement une surproduction de cannabis qu’ils ont du mal à écouler, ils misent gros à chaque fois. C’est ainsi qu’il est aisé de constater que le trafic de drogue a pris, ces derniers mois, des dimensions inquiétantes. 
Selon un bilan de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONDLT), plus de 127 tonnes de résine de cannabis ont été saisies durant les 8 premiers mois de l’année 2013. Le directeur général de l’ONDLT, Mohamed Zouggar, a qualifié d’énorme cette quantité de résine de cannabis saisie. Le mode opératoire des trafiquants marocains qui consiste en la multiplication des tentatives d’introduction de grandes quantités de drogue en dit long sur les coups que leur portent nos services de sécurité. Autrement dit, ces trafiquants, qui mesurent la difficulté à faire passer de la drogue par la frontière algérienne, adoptent la politique du «quitte ou double». C’est le signe d’un pays aux abois qui espère vivre de son cannabis cultivé à outrance dans le Rif, comme nous l’avons déjà rapporté dans nos précédents articles.
Sonia B.

Présence de la MINURSO au Sahara Occidental = Maroc pays colonisateur

Le 14 novembre 1975 Espagne, le Maroc et la Mauritanie ont publié à Madrid une déclaration de principes sur le Sahara occidental ( « l’Accord de Madrid »), en vertu de laquelle les pouvoirs et responsabilités de l’Espagne, en tant que puissance administrante du territoire, ont été transférées à une administration temporaire tripartite. 
L’accord de Madrid n’a pas transféré la souveraineté sur le territoire ni n’a conféré à aucun des signataires la condition de Puissance administrante, condition que l’Espagne, à elle seule, ne pouvait avoir transféré unilatéralement. Le transfert de l’autorité administrative sur le territoire au Maroc et à la Mauritanie en 1975 n’affecte pas le statut international du Sahara occidental comme territoire non autonome. 
Le Sahara Occidental fait partie des 16 territoires non-autonomes reconnus par l’ONU en tant que tels. Par conséquent, ni l’ONU ni aucun pays du monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur ce territoire considéré comme la dernière colonie dans le continent africain.
Après 16 ans de guerre entre le Maroc et les sahraouis, l’ONU décida d’imposer un processus de paix et instaurer un cessez-le-feu surveillée par la MINURSO. 
La présence de la mission onusienne au Sahara Occidental implique que ce territoire dépend de l’ONU. C’est la raison pour laquelle, il se trouve chaque année dans son agenda et fait l’objet d’intenses débats. Conclusion : Le Sahara Occidental est un territoire non-autonome. Le dossier est débattu chaque année dans la Commission de Décolonisation de l’ONU. De ce fait, le statut du Maroc est celui de pays colonisateur.

Plainte contre Rabat devant la 4e Commission de l´ONU

La question des droits de l´homme au Sahara occidental sera posée par la députée canarienne Josefa Milan devant la 4e Commission dont les travaux s´ouvriront, aujourd´hui, à New York. 
Sa plainte porte « contre le Maroc pour violation des droits de l´homme et détention dans des conditions inhumaines des prisonniers politiques sahraouis ». 
Comme chaque année, la question du Sahara occidental sera à l´ordre du jour des travaux de ce comité de décolonisation de l´ONU qui recueillera les témoignages des participants, dont des membres des organisations civiles et humanitaires, sur la situation des droits de l´homme dans l´ancienne colonie espagnole occupée depuis 1976 par le Maroc. 
Parmi les participants, il y a Inès Miranda Navarro, qui représentera l´Ordre des avocats espagnols, et Dolores Travieso Darias, membre de l’Association des juristes pour la paix et les droits de l´homme.
N. A.
Horizons, 4 oct 2013

UE-Maroc: L’accord sur la pêche divise le Parlement européen

L’Union européenne exige du Maroc, entre autres, le respect des droits de l’homme au Sahara occidental et la redistribution des bénéfices de pêche à ses habitants, comme l´ont exigé les pays scandinaves. 


Les membres de la commission de la pêche du Parlement européen étaient assez divisés, jeudi, sur l´opportunité de parapher ou non en l´état, le mois de novembre prochain, le nouvel accord sur la pêche signé récemment entre Bruxelles et Rabat.
La majorité des parlementaires européens, les socialistes et les conservateurs, estiment que la rentabilité de l’accord sur la pêche entre l’UE et la Maroc est « meilleure » que celle du précédent qui avait expiré en février 2011. Le Maroc devrait recevoir 40 millions d´euros en contrepartie de la délivrance des 700 licences de pêche aux chalutiers européens, dans leur immense majorité espagnols. L´ancien accord lui rapportait 36,1 millions d´euros par an. 
Dans le camp favorable, la députée espagnole Carmen Fraga (PP) estime qu´il s´agit d´« un bon accord, viable aux plan social, politique et environnemental ». On fait valoir dans ce bloc socialo-conservateur qu´il existe des clauses pour bloquer la convention en cas de non-respect par Rabat des conditions posées par l’Union européenne. Celles-ci portent, entre autres, sur le respect des droits de l’homme au Sahara occidental et la redistribution des bénéfices de pêche à ses habitants, comme l´ont exigé les pays scandinaves. 
Les Verts et les communistes doutent que le Royaume respecte les droits de l’homme dans le territoire qu´il occupe militairement depuis 1976. Pessimistes, ils font observer que cet accord est déjà illégal du point du droit international dans la mesure où son application sera systématiquement élargie aux eaux du Sahara occidental, territoire non autonome sur lequel le Maroc n´a aucune souveraineté. Dans ce même camp, d´autres députés libéraux, à l´image du Finlandais Nils Torvalos, ont fait observer qu´à la différence de certains pays européens, à leur tête l´Espagne, grand bénéficiaire de l´accord en question, « les Etats-Unis ont toujours exclu le Sahara occidental de leurs conventions avec le Maroc ».
Nassim A.
Horizons, 4 oct 2013

Les larmes de crocodile de l’Europe

par Bureau De Bruxelles : M’hammedi Bouzina Med
Les déclarations compatissantes au lendemain de la tragédie d’avant-hier sur l’île de Lampedusa ne suffisent pas à faire oublier le discours discriminatoire et violent dominant en Europe sur la question migratoire. 
Plus de 130 morts et plus de 200 disparus (morts) à l’approche de l’île italienne de Lampedusa. Fuyant la guerre et la misère en Somalie et en Erythrée, ils ont embarqué au port de Misrata en Libye dans l’espoir d’un peu de vie, de paix. Cette énième tragédie est accueillie en Europe comme une fatalité. C’était attendu et ce ne sera pas le dernier drame. Il y en aura d’autres. «C’est un jour de pleurs», a dit le pape François. Une marque de commisération et de partage du deuil, mais un aveu d’impuissance aussi. D’impuissance politique en réalité, parce que l’Europe entière accueille moins d’immigrés légaux et «clandestins» que le seul Canada ou les USA. Parce que le discours sur l’immigration en Europe est si instrumentalisé pour des raisons électoralistes par les partis politiques, notamment ceux de l’extrême droite qu’il a fini par être imposé comme l’une des préoccupations des peuples européens. Une étude de la Commission européenne publiée en 2011 annonçait le chiffre de 5.000 réfugiés accueillis pour les 27 Etats de l’UE, alors que les USA en accueillaient dans le même temps 75.000 réfugiés. Actuellement, la population immigrée vivant dans les 28 pays de l’UE (y compris ceux des pays de l’Est non membres de l’UE) ne dépasse pas les 9 % de la population globale qui atteint les 550 millions d’habitants. Pourtant, le discours politique laisse entendre un «envahissement» de l’Europe par les étrangers. L’incapacité de l’Europe à gérer convenablement les flux migratoires se traduit par la multiplication de lois, conventions, accords, traités etc. sur le sujet sans pour autant déboucher sur une politique commune de l’immigration. Rappelons les initiatives de ces dernières années : accords bilatéraux de réadmission ; création de l’Agence «Frontex» (sous l’impulsion de la France), une armée de surveillance en mer et sur terre activant dans le sud-est européen (Sénégal, Maroc) ; le financement de centres de rétention au Maroc et en Libye etc. sans que cela ne change la donne de la question migratoire d’une manière générale. Et lorsque l’Europe veut faire dans la solidarité avec les pays du Sud, elle abonde dans le cynique et invente le concept «d’immigration choisie». C’est à dire faire le tri de ceux et celles qu’elle souhaite accueillir : les jeunes bras qualifiés, les universitaires rares ; les génies et autres matières grises. Non contente de dépouiller les pays du Sud de leurs richesses naturelles, l’Europe leur soustrait le peu de richesses humaines dont ils disposent. Après cela, voilà l’Europe clamant des politiques de coopération partagée, équitable, solidaire, multipliant les initiatives genre «Politique de voisinage» ; «Accords de partenariat économiques (APE) avec l’Afrique ; Accords d’associations etc. Mieux, l’Europe ne retient de l’inexorabilité de la «Mondialisation» que son aspect économique, celui du marché et de la finance à son seul avantage. Exit les questions humaines et environnementales. «C’est un jour de pleurs», a dit le pape François. Cela fait longtemps que les larmes des populations du Sud ont séché. Les violences et les guerres impliquant les Européens (Libye, Mali, Syrie) et les violences nées de la misère et de l’absence de démocratie constituent l’histoire contemporaine des peuples du Sud (Afrique et Monde arabe). Comment croire au discours européen de solidarité quand elle rejette des enfants et des femmes venues de Syrie ou accueille quelques milliers (centaines pour certains pays) alors que des pays comme la Turquie, la Jordanie ou le Liban en accueillent des centaines de milliers sans faire dans la surenchère raciste et sans crier à l’envahissement ? C’est vrai, au lendemain du drame de Lampedusa, le préfet de Lille (France) invite les quelques dizaine de Syriens bloqués sur les côtes de la Manche à se rapprocher de son administration pour être régularisés : ils vivent depuis des mois en SDF, fuyant les contrôles policiers. 
L’Europe ne peut se dédouaner par de simples condoléances, jour de deuil ou de larmes. Par ses politiques de «coopération» inégale, elle participe à l’appauvrissement des pays du Sud, appauvrissement générateur de guerres civiles et de légitime tentative de fuite vers d’autres lieux cléments pour les autres. La tragédie d’avant-hier sur l’île de Lampedusa devrait rappeler à l’Europe toute l’absurdité de sa politique migratoire et surtout son discours immoral sur l’immigration.

L’échec en douceur de Mohamed VI : L’an 2013 lui est défavorable

Pour cette année 2013, dominée par la crise égyptienne et la guerre en Syrie, le Maroc a essuyé des échecs sur le plan diplomatique et il est désormais en mauvaise posture non seulement au plan interne avec l’emprisonnement de journalistes et de militants amazighs mais aussi au Sahara Occidental. Des échecs insuffisamment médiatisés mais dont l’impact se fera ressentir pour le royaume dans les mois à venir.
En avril dernier, une crise au Conseil de Sécurité provoquée par les Etats-Unis a été désamorcée par la France. La nouvelle administration conduite par John Kerry demandait d’élargir les prérogatives de la Minurso, la mission de l’ONU, pour englober la supervision des droits de l’homme au Sahara occidental. La proposition américaine qui allait réduire considérablement l’emprise marocaine sur le territoire du Sahara a été modifiée par l’entremise de la France, amie de toujours du Maroc. 
Nonobstant, la résolution exigeait l’amélioration de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. Depuis, les rapports d’ONG confirment le contraire de ce qui a été exigé par le Conseil. D’abord par l’ONG américaine Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme (RFKennedy Center) qui jouit d’une grande influence auprès de la nouvelle équipe conduite par John Kerry, puis pas HRW et Amnesty International qui ont demandé l’envoi d’observateurs onusiens des droits humains à surveiller la situation au Sahara occidental. 
A Washington, tous ces rapports ont conduit le département d’Etat américain à exprimer ses «inquiétudes» sur les violations des droits de l’homme des Sahraouis. Le département de John Kerry rapportait la situation au Sahara en application d’une loi adoptée en 2011 par le Congrès américain, qui exige du département d’Etat de vérifier la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, avant l’octroi de toute aide financière militaire au Maroc. 
Le rapport a finalement conclu que les entraves, les restrictions excessives et les difficultés d’action sont le lot quotidien des activistes sahraouis. Ce qui risque d’être la cause de la suspension de l’aide financière que le Département d’Etat accorde au Maroc.
A Bruxelles, la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen (PE) a adopté le «Rapport Tannock» sur la situation des droits de l’homme au Sahel et au Sahara occidental. Après avoir lancé un appel au Maroc et au Front Polisario pour poursuivre les négociations en vue du règlement pacifique du contentieux qui les oppose, le PE réitère son soutien aux résolutions des Nations unies sur le Sahara en exigeant «le plein respect des droits de l’homme dans l’ancienne colonie espagnole ainsi que les libertés fondamentales du peuple sahraoui, y compris la liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement». Le PE a exprimé en outre son soutien explicite au « droit du peuple sahraoui à l’autodétermination «, comme est mentionnée une « spéciale préoccupation pour les violations des droits de l’homme dans les territoires occupés par le Maroc». Le document rappelle que le Sahara occidental est «un territoire non autonome en attente de parachèvement de son processus de décolonisation «.
De son côté, les pays membres du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) ont adopté un rapport sur la situation au Sahara occidental et insisté pour que les Nations unies et le Conseil de sécurité «prennent leurs responsabilités vis-à-vis de ce dossier dont le règlement a trop duré». 
Et comme si cela ne suffisait pas, l’Espagne à travers son chef de gouvernement, Mariano Rajoy, sur la tribune de l’ONU, exprimait son soutien à une solution «juste» et «durable» basée sur l’autodétermination. 
Le Maroc, qui a manœuvré pour bloquer le rapport Tannock au PE, a par ailleurs actionné ses lobbys en Occident pour réitérer la menace terroriste qui pèse sur la région en cas d’indépendance du Sahara. Mohamed VI et pour gagner la sympathie de John Kerry est même allé jusqu’à demander des frappes contre le régime syrien de Bachar Al-Assad, aux plus forts moments de la crise opposant les Etats-Unis et la Russie.
Mais avec l’assassinat du jeune Rachid Mamoune, les choses vont encore se compliquer. Et il est fort à parier que lors du prochain examen de la situation au Sahara occidental par le Conseil de sécurité, les Etats-Unis rebondissent avec la même proposition que l’an dernier, à savoir élargir les pouvoirs de la Minurso. La France pourra-t-elle encore jouer le rôle de pompier du royaume ?
Yassine Mehalla

L’échec en douceur de Mohamed VI : L’an 2013 lui est défavorable

Pour cette année 2013, dominée par la crise égyptienne et la guerre en Syrie, le Maroc a essuyé des échecs sur le plan diplomatique et il est désormais en mauvaise posture non seulement au plan interne avec l’emprisonnement de journalistes et de militants amazighs mais aussi au Sahara Occidental. Des échecs insuffisamment médiatisés mais dont l’impact se fera ressentir pour le royaume dans les mois à venir.
En avril dernier, une crise au Conseil de Sécurité provoquée par les Etats-Unis a été désamorcée par la France. La nouvelle administration conduite par John Kerry demandait d’élargir les prérogatives de la Minurso, la mission de l’ONU, pour englober la supervision des droits de l’homme au Sahara occidental. La proposition américaine qui allait réduire considérablement l’emprise marocaine sur le territoire du Sahara a été modifiée par l’entremise de la France, amie de toujours du Maroc. 
Nonobstant, la résolution exigeait l’amélioration de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental. Depuis, les rapports d’ONG confirment le contraire de ce qui a été exigé par le Conseil. D’abord par l’ONG américaine Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme (RFKennedy Center) qui jouit d’une grande influence auprès de la nouvelle équipe conduite par John Kerry, puis pas HRW et Amnesty International qui ont demandé l’envoi d’observateurs onusiens des droits humains à surveiller la situation au Sahara occidental. 
A Washington, tous ces rapports ont conduit le département d’Etat américain à exprimer ses «inquiétudes» sur les violations des droits de l’homme des Sahraouis. Le département de John Kerry rapportait la situation au Sahara en application d’une loi adoptée en 2011 par le Congrès américain, qui exige du département d’Etat de vérifier la situation des droits de l’homme au Sahara occidental, avant l’octroi de toute aide financière militaire au Maroc. 
Le rapport a finalement conclu que les entraves, les restrictions excessives et les difficultés d’action sont le lot quotidien des activistes sahraouis. Ce qui risque d’être la cause de la suspension de l’aide financière que le Département d’Etat accorde au Maroc.
A Bruxelles, la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen (PE) a adopté le «Rapport Tannock» sur la situation des droits de l’homme au Sahel et au Sahara occidental. Après avoir lancé un appel au Maroc et au Front Polisario pour poursuivre les négociations en vue du règlement pacifique du contentieux qui les oppose, le PE réitère son soutien aux résolutions des Nations unies sur le Sahara en exigeant «le plein respect des droits de l’homme dans l’ancienne colonie espagnole ainsi que les libertés fondamentales du peuple sahraoui, y compris la liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement». Le PE a exprimé en outre son soutien explicite au « droit du peuple sahraoui à l’autodétermination «, comme est mentionnée une « spéciale préoccupation pour les violations des droits de l’homme dans les territoires occupés par le Maroc». Le document rappelle que le Sahara occidental est «un territoire non autonome en attente de parachèvement de son processus de décolonisation «.
De son côté, les pays membres du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) ont adopté un rapport sur la situation au Sahara occidental et insisté pour que les Nations unies et le Conseil de sécurité «prennent leurs responsabilités vis-à-vis de ce dossier dont le règlement a trop duré». 
Et comme si cela ne suffisait pas, l’Espagne à travers son chef de gouvernement, Mariano Rajoy, sur la tribune de l’ONU, exprimait son soutien à une solution «juste» et «durable» basée sur l’autodétermination. 
Le Maroc, qui a manœuvré pour bloquer le rapport Tannock au PE, a par ailleurs actionné ses lobbys en Occident pour réitérer la menace terroriste qui pèse sur la région en cas d’indépendance du Sahara. Mohamed VI et pour gagner la sympathie de John Kerry est même allé jusqu’à demander des frappes contre le régime syrien de Bachar Al-Assad, aux plus forts moments de la crise opposant les Etats-Unis et la Russie.
Mais avec l’assassinat du jeune Rachid Mamoune, les choses vont encore se compliquer. Et il est fort à parier que lors du prochain examen de la situation au Sahara occidental par le Conseil de sécurité, les Etats-Unis rebondissent avec la même proposition que l’an dernier, à savoir élargir les pouvoirs de la Minurso. La France pourra-t-elle encore jouer le rôle de pompier du royaume ?
Yassine Mehalla

ONU : le Sahara occidental à l’ordre du jour des travaux de la Commission de décolonisation

NEWYORK – La Commission de l’ONU chargée des questions politiques et de décolonisation (4ème Commission) a adopté, vendredi, à l’unanimité son programme de travail qui portera essentiellement sur la question de la décolonisation de 16 territoires non autonomes dont le Sahara occidental, a indiqué l’ONU.
Cette Commission entamera ses travaux par un débat général qui aura lieu du 7 au 14 octobre en cours, qui portera sur les questions de décolonisation liées aux 16 territoires non autonomes en question.
Les quatre points que traitera la 4ème Commission au cours de ce débat général sont les renseignements relatifs aux 16 territoires non autonomes, les activités économiques préjudiciables aux intérêts des peuples des territoires non autonomes, l’application de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux et les moyens d’études et de formation offerts par les Etats membres de l’ONU aux populations des territoires non autonomes.
Conformément à la pratique suivie au cours des années précédentes, les représentants des territoires non autonomes et les pétitionnaires de plusieurs pays seront auditionnés dans le cadre de cette 4ème Commission qui devrait achever ses travaux le 14 novembre 2013.
En plus du Sahara occidental, les autres territoires non autonomes sur lesquels se penche ce Comité de l’ONU sont les Iles Falkland (Malouines), Gibraltar, Nouvelle-Calédonie, Tokélaou, Samoa américaines, Anguilla, Bermudes, Iles Vierges britanniques, Iles Caïmans, Guam, Montserrat, Pitcairn, Sainte-Hélène, Iles Turques et Caïques et Iles Vierges américaines.
Il est à souligner que le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a réitéré récemment que ‘‘le colonialisme n’a pas sa place dans le monde moderne’’, rappelant que l’on entre dans la troisième année de la troisième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme.

Alger siffle la fin de la récréation

Le Maroc qui, soutenu par la France, occupe le Sahara Occidental et réprime son peuple, se permet de mener une énorme campagne médiatique contre l’Algérie pour la réouverture des frontières et profiter au maximum de l’économie algérienne. L’Algérie a décidé de mettre fin à cette arrogance marocaine en imposant un stricte contrôle de ses frontières et de ses produits.
Un contrebandier marocain a été blessé dans la ville frontalière de Maghnia. C’est un des titres qui font la une de la presse au Maroc et en Algérie depuis que les autorités algériennes ont décidé de mettre fin à une manne qui constitue une précieuse aide au Makhzen du fait qu’elle vient en aide à toutes les villes de l’Est marocain grâce aux carburants et produits alimentaires subventionnés par l’Etat algérien.
Le volume des saisis pratiquées par les douanes algériennes dénote une volonté des autorités algériennes d’éradiquer le trafic transfrontalier dont le seul bénéficiaire est le Maroc.
Le Maroc qui, soutenu par la France, occupe le Sahara Occidental et réprime son peuple, se permet de mener une énorme campagne médiatique contre l’Algérie pour la réouverture des frontières et profiter au maximum de l’économie algérienne. L’Algérie a décidé de mettre fin à cette arrogance marocaine en imposant un stricte contrôle de ses frontières et de ses produits. Une dépêche de l’AFP se fait écho des effets de la campagne algérienne de lutte contre la contrebande. Alger a sifflé la fin de la récréation. Cela aidera dans la solution du conflit sahraoui.

Cynisme marocain

La réputation des agents du Makhzen de pratiquer systématiquement la torture sur les détenus sahraouis aurait suffi à disqualifier le Maroc dans sa compétition avec l’Algérie pour obtenir ce siège.
Par Kamel Moulfi
Maroc. – Libérer un pédophile condamné à trente ans de prison, après seulement deux ans passés derrière les barreaux, et emprisonner un journaliste pour avoir rempli sa mission d’informer, seul le Maroc pouvait être capable de cet «exploit» et ensuite prétendre siéger au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU. 
La réputation des agents du Makhzen de pratiquer systématiquement la torture sur les détenus sahraouis aurait suffi à disqualifier le Maroc dans sa compétition avec l’Algérie pour obtenir ce siège. Notre voisin de l’ouest fait peu de cas des droits humains et il n’est pas en mesure de changer d’attitude. Au contraire. 
La situation dégradée de l’économie marocaine, attestée par un rapport du FMI, conduit le Maroc à prendre des mesures dont les conséquences directes n’ont rien de conformes aux droits de l’Homme. Rappelons le marché qu’il a passé avec l’Arabie Saoudite pour l’exportation d’une main d’œuvre féminine destinée à faire le ménage chez les dignitaires saoudiens, un pays connu pour le traitement humiliant réservé aux femmes. Les Marocaines, recrutées comme domestiques par de pseudo-agences saoudiennes spécialisées, seront considérées en Arabie Saoudite comme des sous-êtres. 
Le Maroc, pays se prêtant à une transaction qui destine une partie de ses propres ressortissants à une vie inhumaine, peut-il être membre d’une instance internationale chargée de contribuer à améliorer la situation des droits de l’Homme dans le monde ? Assurément pas. Autre fait incompatible avec la philosophie des droits de l’Homme : le trafic de drogue dans le monde prend sa source, dans une grande proportion – pour 72%, précisément –, dans le royaume chérifien et on envisage sérieusement, au Makhzen, de légaliser le cannabis pour en faire un produit d’exportation et remédier à la baisse catastrophique des recettes extérieures. Avec un dossier aussi lourd, le régime despotique et inégalitaire marocain peut-il encore ambitionner avoir sa place dans une instance qui réprouve sa conduite arbitraire et immorale ?

15.000 marocains vivent de la contrebande du carburant algérien

Maroc.- Pas moins de 15.000 marocains vivent de l’argent provenant de la contrebande de carburant de l’autre côté de la frontière algéro-marocaine, a révélé le le président de l’Association marocaine de protection des consommateurs de l’Oriental (APCO), Mohammed Benkaddour.
En effet, dans un entretien au journal français Le Monde, à paraître dans sa livraison de jeudi, il a indiqué que “entre 3.000 et 5.000 familles, chiffres à multiplier par cinq pour obtenir le nombre de personnes concernées” confiant que”l’essence est le nerf de la guerre qui fait vivre” dans cette région frontalière avec l’Algérie touchée par un chômage endémique.
Ce trafic de carburant permet au “Maroc, pays dépourvu de ressources en hydrocarbures, d’économiser des milliards de dirhams en importation de carburant pendant des années”.
Toujours selon la même source, l’agriculture dans cette région fonctionne à 75% avec l’essence de contrebande dont le montant journalier pour de nombreux trafiquants avoisine les 500 euros pour chacun d’eux.
Depuis que l’Algérie a décidé, l’été dernier, de donner un coup d’arrêt au trafic de carburant, c’est la guerre de l’essence à la frontière dans la région orientale du Maroc où les prix du carburant se sont littéralement envolés: le bidon de 30 litres est passé de 90 dirhams (environ 8euros) à 250, voire 300dirhams(entre 22 et 28 euros).
Selon l’enquête du quotidien français, cette situation nourrit les tensions sociales qui s’ajoutent à d’autres, au moment où le Maroc tente de réduire le coût exorbitant de la caisse de compensation(5milliards d’euros) qui finance à grands frais les produits de première nécessité tels que le sucre,la farine et l’essence, et qui pèse lourd dans le déficit du pays.
Le gouvernement marocain a augmenté les prix de l’essence à la pompe sur tout le territoire, s’attirant, en retour, un vif mécontentement social. Partis d’autres régions du pays,des camions-citernes ravitaillent désormais Oujda. Une première, selon le même journal.
En somme les marocains sentent la fin d’un pétrole passe-partout bon marché après trois décennies au moins durant lesquelles les habitants de cette région s’étaient habitués à en bénéficier à la faveur d’une frontière terrestre entre les deux pays hermétique malgré sa fermeture depuis 1994.

Algérie1, 3 Oct 2013

Le département d’Etat se dit ”préoccupé” par l’arrestation du directeur d’un journal marocain

Maroc.- Le département d’Etat américain a exprimé sa ”préoccupation” suite à l’arrestation du directeur d’un journal électronique marocain, Ali Anouzla, et a exhorté les autorités marocaines à traiter ce cas avec ”équité et transparence” et conformément aux obligations internationales du Maroc.
M. Anouzla avait été arrêté, il y a quelques jours à Rabat, pour avoir fourni un lien par son site “Lakome” à une vidéo attribuée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), incitant au terrorisme au Maroc. Exprimant la réaction des Etats-Unis suite à cette affaire, la porte-parole du département d’Etat, Mme Marie Harf, a déclaré, lors de son briefing quotidien, que le gouvernement américain était ”préoccupé” par la décision d’arrestation prise par les autorités marocaines contre M. Anouzla.
”Nous soutenons la liberté d’expression et de la presse ainsi que, comme nous le disons tout le temps, les droits universels qui sont un élément indispensable de toute société”, a-t-elle insisté.
”Nous demandons aux autorités marocaines de traiter le cas d’Ali Anouzla de manière équitable et transparente, et ce, conformément à la loi marocaine et aux obligations internationales du Maroc, y compris le respect d’une procédure régulière”, a-t-elle tenu à préciser.
L’ONG internationale des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW, siège à New York), et à l’instar de plusieurs autres ONG, avait également appelé les autorités marocaines à libérer le directeur de ce journal électronique.
Pour Joe Stork, responsable du département du Moyen-Orient et Afrique du Nord auprès de HRW, lorsque les autorités confondent entre ”rapporter” une information et ”approuver” le contenu de cette information, ”elles instaurent la peur” chez les autres journalistes qui rapportent ce type d’informations en toute légitimité.
En publiant un article contenant un lien vers une vidéo parue sur le site du quotidien espagnol El Pais, ”le site Lakome n’a pas exprimé un soutien au message de la vidéo, mais a seulement signalé son contenu”, expliqua Joe Stork. (Aps)

Mohammed VI accusé de”pratiques autocratiques”

Le quotidien américain Washington Post a affirmé que le Maroc semblait ”tourner le dos” aux réformes engagées en 2011, estimant que le roi Mohammed VI, qui montre des signes d’un retour à des ”pratiques autocratiques”, pourrait ”calculer” que l’ouverture politique qu’il avait entreprise n’est plus nécessaire.
Dans un éditorial particulièrement critique, le Washington Post paru le mercredi 2 octobre note qu’après les réformes adoptées dans le sillage des bouleversements politiques connus notamment en Tunisie et en Egypte en 2011, le Maroc avait, alors, été perçu par certaines capitales occidentales comme un ”modèle potentiel” pour d’autres monarchies arabes tels les pays du Golfe et la Jordanie.
Cependant, constate le quotidien de la capitale fédérale américaine, le roi Mohammed VI ”n’a jamais cédé sur son rôle d’autorité suprême du Maroc, en maintenant son contrôle sur les forces armées et la justice”.
Le Washington Post observe qu’après la destitution de l’ex président égyptien Mohamed Morsi par l’armée en juillet dernier, ”le régime du roi Mohammed VI montre des signes d’un retour à des pratiques autocratiques”.
Au premier rang de ces pratiques, il cite l’arrestation du directeur du journal électronique marocain ”Lakom”, M. Ali Anouzla, ”l’un des critiques les plus virulents du roi”, et ce, suite au renvoi par son site à un lien vers une vidéo sur AQMI contre Mohammed VI publiée par le journal espagnol El Pais.
Sur ce point, l’éditorial du Washington Post s’interroge sur le bien-fondé de cette arrestation alors que les autorités marocaines, relève-t-il, ”savent très bien que M. Anouzla, qui a repoussé les limites du journalisme et de la liberté d’expression depuis une décennie, n’est pas un ami d’Al-Qaïda”.
En procédant à l’arrestation de ce journaliste, les autorités marocaines ”pourraient le punir pour ses articles courageux et critiques sur le roi Mohammed VI”, s’inquiète le journal américain qui cite aussi l’information dévoilée par “Lakom” en juillet dernier sur la grâce accordée par le roi marocain à un pédophile espagnol alors qu’il avait été condamné en 2011 à trente ans de prison pour des viols sur onze enfants marocains.
”Le roi peut calculer que l’ouverture politique qu’il avait entreprise, lorsque le monde arabe semblait être sur le point d’une révolution démocratique, n’est plus nécessaire” au regard de la situation qui règne dans les pays qui avaient été touchés par des bouleversements politiques en 2011, selon le journal américain.
Toutefois, l’éditorial du Washington Post avance que les monarchies arabes ”ne peuvent pas éviter le changement” et il avance que si le roi Mohammed VI ”veut préserver sa crédibilité” en tant que réformateur, il doit alors ordonner la libération du journaliste Ali Anouzla.
A rappeler que le département d’Etat américain a exprimé sa ”préoccupation” suite à l’arrestation de M. Anouzla, et a exhorté les autorités marocaines à traiter ce cas avec ”équité et transparence” et conformément aux obligations internationales du Maroc.
Exprimant la réaction des Etats-Unis suite à cette affaire, la porte-parole du département d’Etat, Mme Marie Harf, a déclaré, lors de son briefing quotidien, que le gouvernement américain ”soutient la liberté d’expression et de la presse ainsi que les droits universels qui sont un élément indispensable de toute société”.
En conséquence, elle a indiqué que les Etats-Unis demandaient aux autorités marocaines de traiter le cas d’Ali Anouzla de manière ”équitable et transparente”, et ce, conformément à la loi marocaine et aux obligations internationales du Maroc, y compris le ”respect d’une procédure régulière”.(Aps)
Algérie1, 3 Oct 2013