De l’OUA à l’UA, les défis toujours vivaces

Il y a 50 ans, un 25 mai 1963, naissait l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Cet anniversaire est fêté avec faste, à Addis-Abeba, son lieu de naissance. La ville du Négus Ménélik, le pourfendeur et vainqueur du colonialisme italien.
Il y a 11 ans, l’OUA opère une mutation et se transforme en Union africaine (UA). Entre les deux événements, le continent, extirpé de la domination coloniale directe ou de l’immonde apartheid, a pu voir ses peuples connaître une certaine émancipation, alors que se posaient d’autres problématiques, d’ordre économique et politique, dont la récupération de la souveraineté sur les richesses et la quête d’une gouvernance profitable aux besoins de développement économique et social des Africains, formellement unis.
Mais les défis se sont avérés quasi insurmontables et l’Afrique a connu des déchirements sanglants, faits de guerres ethniques, de génocides, de conflits frontaliers. Avant d’être confrontée, aujourd’hui, à la réalité de la partition du Soudan et des agressions des anciennes puissances occupantes, revenues « démocratiser » (Libye, Côte d’Ivoire) ou « lutter contre le terrorisme » (Mali). Alors même que ces dix dernières années, le continent enregistre une croissance économique sans précédent, même si elle repose en grande partie sur des découvertes en pétrole, gaz et autres minerais. Cette croissance touche, y compris l’Afrique subsaharienne. Le cabinet d’audit Ernst & Young évalue l’évolution des investissements étrangers de 3,2 % en 2007 à 5,6 % en 2012. De quoi susciter de la satisfaction, sauf que l’impact sur la vie des populations est quasi nul. Le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), mené par l’Algérie, l’Afsud et le Nigéria, les trois pays les plus riches, en dehors de la Libye, n’y est pas pour grand-chose, même s’il a contribué à impulser une réflexion sur la coopération interafricaine. Le Cheikh Anta Diop disait : « Un pays n’est pas seulement pauvre parce qu’il est mal gouverné ; il est aussi mal gouverné, car il est pauvre. »
Il disait aussi, à propos du monétarisme de la BIRD et du FMI : « Est-ce que les taux de croissance traduisent les indices du bonheur des sociétés ? » Force est de lui donner raison, quand on parle de l’Afrique. Surtout quand elle fait l’objet de convoitises de la part de puissances en butte à une féroce concurrence entre elles et que de nombreux pays vivent une allégeance assumée à l’égard de l’ex-colonisateur. Le 14 juillet 2010, 13 pays d’Afrique sont présents à Paris, à l’occasion de la fête nationale française et du 50e anniversaire de leurs indépendances (Cameroun, Burkina Faso, Tchad, Congo, Sénégal, Mali, Togo, République centrafricaine, Bénin, Mauritanie, Gabon, Niger, Côte d’Ivoire, Madagascar), et leurs armées ont paradé sur les Champs Elysées à la gloire de la Françafrique. Fin juillet 2010, la commission des affaires étrangères du Sénat français a recommandé de remettre l’Afrique subsaharienne au premier rang des priorités de la politique française « d’aide au développement », les atouts ébranlés de préemption comme arguments contre les appétits de la Chine en particulier, des Russes et des Etats-Unis. François Hollande a pu étrenner sa présence à la fête de l’UA.
Dès lors, la prétention affichée, « l’éradication de la pauvreté et à atteindre des taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de plus de 7% pour les 15 prochaines années », inscrite dans les tablettes de l’Union africaine, semble difficile à tenir. Mouammar Kadhafi et son projet des Etats-Unis d’Afrique auront vécu. Du moins, tant qu’il n’y aura pas des Etats souverains, qui peuvent s’unir, la route est longue, d’ici à la construction d’une Afrique africaine
En attendant ce jour, ceux qui ont les moyens prennent des pistes plus souveraines, en diversifiant les partenaires ou en se posant en conquérant, tel l’Afsud qui affiche des prétentions d’émergence en s’alliant au groupe Brésil, Russie, Inde, Chine. Parmi les autres, selon le Land Matrix Project, depuis 2000, 
5 % des terres cultivables africaines sont passées entre les mains d’étrangers. Pour la seule période 2009-2010, 56 millions d’hectares ont été vendus. Fruit indicible du désarroi économique et de l’implacable loi de l’échange inégal qui pousse à compromettre toute possibilité d’impulsion interne.

Afrique : 50 ans et la route est encore longue, par Ahmed Halfaoui

L’OUA/UA a 50 ans. Beaucoup de choses se sont passées depuis ce 25 mai 1963. Des bonnes et des moins bonnes. Les colons, d’abord, sont partis et l’apartheid a été vaincu. Mais les guerres ethniques, les conflits de frontières, les génocides, sur fond de convoitises sur les richesses africaines, ont endeuillé le continent. L’occupation alaouite du Sahara occidental, sous protection de la France et des Etats-Unis, la partition du Soudan, la décomposition de la Somalie, la destruction atlantiste de la Libye, initiatrice de l’idée d’Union africaine, le retour des militaires français en Côte d’Ivoire et au Mali, autant de désastres que n’auront pas prévu les rédacteurs de la Charte fondatrice de l’Organisation de l’unité africaine, l’OUA qui devait «éliminer, sous toutes ses formes, le colonialisme de l’Afrique» et, pour les peuples d’Afrique, «défendre leur souveraineté, leur intégrité territoriale et leur indépendance». 
Aujourd’hui, nous sommes loin de ces principes qui se voulaient intangibles, eu égard à l’atrocité du passé colonial avec ses massacres, la déportation, la réduction en esclavage de millions d’hommes et de femmes, le pillage des ressources naturelles et le démantèlement du tissu économique et socioculturel des sociétés africaines. Aujourd’hui, le colonialisme sous le visage avenant de la «démocratie» et de la «lutte contre le terrorisme» est le bienvenu. Il est même invité aux festivités pour commémorer ce qui devait présider à son extirpation. Renforcé par les allégeances multiformes et par des satrapes qu’il a lui-même installés à la tête de certains pays, tels la Côte d’Ivoire et la Libye, dont il assure la protection, il se permet de donner des directives. «Ce sont les Africains qui demain devront assurer la sécurité de leur continent», a déclaré le président français à Addis-Abeba. Nous pourrions même lui dire merci de nous rappeler à l’ordre. Il va même convoquer nos dirigeants chez lui, à Paris, où il organisera en décembre un sommet consacré «à la paix et à la sécurité». Il nous fait aussi l’honneur d’un «appui que la France va donner aux armées africaines pour qu’elles se défendent elles-mêmes, y compris contre le fléau du terrorisme». Tant de sollicitude pourrait faire fondre la défiance du plus revêche des anti-impérialistes, s’il n’y avait pas ce cynisme qui enrobe la démarche. C’est qu’il n’est pas seul, M. Hollande qui doit sérieusement s’inquiéter de la présence de John Kerry, le chef de la diplomatie des Etats-Unis, qui préfère donner des ordres, comme il l’a fait pour le Nigeria et pour le Soudan, auxquels il a signifié de calmer leurs ardeurs guerrières. Mais il n’est pas là que pour jouer de la menace et il ne se cache pas de déclarer ce qui l’anime au plus profond : «L’Afrique change profondément, incitant de nombreux pays, Russie, Chine, Brésil, Japon et autres, à y investir pour profiter des possibilités économiques. Les Etats-Unis ont été en retard dans ce domaine et nous devons changer cela.» Sachant que la présidente brésilienne a annulé 900 millions de dollars de dettes de pays africains et que la Chine a été le seul pays remercié pour avoir massivement investi dans les infrastructures au profit de l’Afrique, connaissant les méthodes étatsuniennes pour «changer» les choses, nous sommes en droit, à notre tour, d’appréhender le pire. Devant ces présages, le cinquantenaire africain a un goût amer, mais peut-être nous éveillerons nous et rien ne fera plus qu’on vienne piétiner notre jardin.

Officier égyptien de la MINURSO demande mutation pour des raisons de sécurité

Hany Mustapha, L’officier égyptien de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (MINURSO) a été transféré au siège de Tindouf suite à sa demande.
Hany Mustafa a exprimé ses craintes des représailles marocaines suite aux déclarations qui lui sont attribuées dans une vidéo publiée par le site Lakome, proche des milieux gauchistes marocains. 
Il restera au siège de Tindouf jusqu’à la fin de sa mission au mois de juillet 2013. Ce qui confirme qu’il n’a pas été expulsé de la MINURSO comme prétendu par les médias du palais.
M. Mustafa a été contacté par notre source et a affirmé avoir demandé sa mutation « parce qu’il avait peur » pour son intégrité physique.
Pour rappel, les autorités marocaines, dans leur quête de justificatifs pour leur décision de se poser contre la surveillance des droits de l’homme, ont accusé l’officier égyptien de sensibiliser les jeunes sahraouis contre le Maroc.

C’est la force de la raison, messieurs.

Ce que Aboubakar Al Jamai et Ali Anouzla ne veulent pas voir
Dans un article, à lire absolument, dirais-je, ces deux journalistes marocains de premier plan, ont avancé une théorie simplement insoutenable:
Selon eux, «lors des importantes manifestations à Laâyoune en septembre 1999, il n’y avait pas un seul drapeau de la RASD, ni revendications d’indépendance ».
Selon eux, « l’adhésion d’une jeune génération sahraouie, qui est née après la marche verte et a fréquenté l’école publique marocaine, au chantier d’un Maroc démocratique aurait dû être le meilleur atout du Maroc pour régler la question du Sahara». 
Et ils concluent que «Seule la démocratisation des institutions du pays nous donnera une chance de faire reconnaître la souveraineté du Maroc sur son Sahara et immuniser son intégrité territoriale».
On tente ainsi de faire croire que ce sont des raisons économiques, sociales ou culturelles qui poussent les Sahraouis dans la rue, en brandissant des drapeaux de la RASD.
Volontairement ou non, mais je penche plutôt pour la première option, les deux journalistes ignorent les véritables faits et raisons qui motivent les jeunes et moins jeunes Sahraouis à manifester, en arborant la «Zreiga» (expression populaire pour le drapeau de la RASD).
Ce n’est pas seulement quand ils sortent dans la rue, mais dès leur naissance et au sein de leurs mères qu’ils s’imprègnent de l’indomptable esprit de lutte pour la liberté et l’indépendance du Sahara Occidental. Arrivés à un certain âge, ils tombent sur les arguments irréfutables en faveur de l’autodétermination émis par la Cour internationale de La Haye. Il suffit de regarder une carte mondiale sur un quelconque site web d’un quelconque pays dans le monde, pour voir que le Sahara Occidental n’est pas marocain. Et il suffit de consulter les archives d’un quelconque journal, pour lire que le Maroc refuse aujourd’hui un référendum qu’hier il avait accepté.
Mais encore, lisez ceci:
Les positions publiques et solennelles assumées par le Royaume du Maroc concernant le Sahara Occidental:
1) – Dey Ould Sidi Baba, représentant du Maroc au Comité des 24 (Addis-Abeba, 7 Juin, 1966):
J’appelle à «l’indépendance du Sahara Occidental dans les plus brefs délais et que ce soit une indépendance authentique, ainsi nous pourrons surmonter l’impasse actuelle. Une fois maîtres de leur destin, les habitants de la région pourront librement user de leurs droits en tant que citoyens dignes et conscients et agir en faveur d’une politique qui correspond aux objectifs nationaux de leur peuple» (trad. de l’anglais).
2) -. Mohamed Charkhawi, ministre marocain des Affaires étrangères. Discours lors de la 21ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies le 13 Octobre 1966:
« Le Maroc soutient une véritable indépendance pour le Sahara Occidental, en mettant l’avenir de la région dans les mains de ses fils qui, dans un contexte de liberté décideront librement de leur autodétermination. C’est pourquoi, j’appelle à l’organisation d’un processus d’autodétermination selon les étapes suivantes: retrait des forces militaires espagnoles du territoire et déploiement de forces de l’ONU (…) retrait de l’administration espagnole et retour des réfugiés sahraouis de l’étranger. Ce sont les conditions dont l’ONU pourrait assumer la responsabilité, avec le soutien des autorités marocaines et espagnoles.» (trad. de l’anglais).
3) – Le roi Hassan II déclara lui-même lors d’une conférence de presse le 30 juillet 1970 que:
«Au lieu d’aller revendiquer tout court le territoire du Sahara, j’allais faire la demande spécifique qu’une consultation populaire ait lieu, assuré que le premier résultat serait le départ des non africains et qu’on laisserait au peuple du Sahara de choisir entre la vie sous les égides marocaines, sous leur propres égides ou sous n’importe quelles autres égides». Conférence de presse du Roi Hassan II, le 30 juillet 1970, in Annuaire de l’Afrique du Nord, 1970, CNRS, Paris, 1971, p. 807.
4) -. M. Butaleb, représentant du Maroc à la 25ème session de l’Assemblée générale de l’ONU (12 octobre, 1970).
« Le Maroc et les pays voisins, concernés par la paix dans la région, le développement et la coopération réciproque, ont décidé de mettre en œuvre et de faciliter l’application de l’autodétermination du territoire du Sahara Occidental, en collaboration avec l’organisation internationale et de la puissance administrante. » (trad. de l’anglais)
5) -. M. Benhima lors de la 28éme session de l’Assemblée générale des Nations Unies (3 octobre, 1973) a annoncé au nom du gouvernement marocain:
« ll est connu que mon pays proclame solennellement et devant d’autres autorités internationales qu’il est en faveur de l’autodétermination du peuple de ce territoire voué à la décolonisation du Sahara Occidental». (trad. de l’anglais)
6) – Les chefs. d’Etat d’Algérie, de Mauritanie et du Maroc proclamèrent à Nouadhibou et à Agadir, leur «attachement inébranlable au principe de l’autodétermination et leur souci d’assurer que ce principe serait implémenté dans un cadre qui garantit l’expression libre et vraie des habitants du Sahara, en conformité avec les décisions des Nations Unies relatives à cette question». Communiqués conjoints tripartites du 14 septembre 1970 à Nouadhibou (Mauritanie) et du 24 Juillet 1973 à Agadir (Maroc)
7) -. Le Maroc avait, lors de la réunion du Conseil de Ministres de l’Organisation pour l’Unité Africaine (OUA) tenue à Rabat, travaillé activement pour l’adoption de la Résolution du Conseil des Ministres n° 15, CM-RES. 272, 1972, qui demandait à l’Espagne, puissance administrante du Sahara Occidental de «créer une atmosphère libre et démocratique dans laquelle le peuple de ce territoire peut exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance sans délai et en conformité avec la charte des Nations Unies».
8) – Roi Hassan II du Maroc lors de son discours devant la 37ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, 27/09/1983, déclara :
«Le Maroc vous dit qu’il veut le référendum, le Maroc vous dit qu’il est prêt à ce que le référendum ait lieu dès demain si vous le vouliez, le Maroc est prêt à accorder toutes les facilités à tous les observateurs d’où qu’il viennent pour qu’il y ait un cessez-le-feu et pour qu’il y ait une consultation juste, équitable et loyale. Enfin, le Maroc s’engage solennellement à être, et à se considérer comme obligé et tenu par les résultats de ce référendum».
Mais ce n’est pas tout. Le Maroc a un sérieux problème, non pas avec les Sahraouis, mais avec la communauté internationale dans son ensemble. Le Maroc est le seul pays au monde qui célèbre ce que la communauté internationale déplore. C’est chose grave, pour un peuple, d’être contraint, par ses dirigeants, à célébrer ce que le reste des habitants de la planète qualifient comme déplorable.
Année après année, le Makhzen marocain pousse son peuple à célébrer la marche verte. Et sans nul doute, la marche verte est un événement déplorable, non seulement pour les Sahraouis, mais aussi pour la communauté internationale.
J’ai du mal à croire que messieurs Abubakar Al Jamaï et Ali Anouzla n’ont pas lu la résolution 380 (1975) du Conseil de sécurité, qui stipule expressément que le Conseil,
1. Déplore l’éxécution de la marche;
2. Demande au Maroc de retirer immédiatement du territoire du Sahara occidental tous les participants à la marche;
Ce sont des résolutions de ce type, messieurs Al Jamaï et Anouzla, qui renforcent les Sahraouis, ceux d’aujourd’hui, ceux de demain et d’après demain dans leur détermination à poursuivre la lutte pour un Sahara libre. Est-ce que vous comprenez, maintenant?
Lors de festivités au Maroc, qu’elle soient religieuses ou nationales, le royaume reçoit des messages de félicitation de nombreux États. Par contre lors de ce que le Makhzen appelle la «fête de la Marche verte», le Maroc ne reçoit aucune félicitation. Ce doit être très triste de constater que l’annonce de votre anniversaire y compris sur votre mur Facebook, n’incite personne à vous congratuler.
Le Maroc a beau investir au Sahara Occidental et démocratiser au maximum ses institutions, il ne pourra pas se sortir de son isolement international en ce qui concerne la question du Sahara Occidental. Pour cesser d’être un Etat paria, le Maroc n’a qu’une solution: conformer sa conduite aux exigences du droit international, en reconnaissant au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Et les intellectuels marocains devraient être au premier rang dans la diffusion de ces idées, au lieu de ressasser les stéréotypes du Makhzen. Après tout, en plaidant publiquement et ouvertement pour l’indépendance du Sahara Occidental, M. Al Jamai et Anouzla ne feraient que répéter les positions honorables que leurs ancêtres Mohamed Charkhawi, M. Butaleb, et M. Benhima avaient assumées publiquement.
PS. Pour lire l’article de Al Jamaï y Anouzla: http://www.lakome.com
Si le nom de Dey Ould Sidi Baba vous dit quelque chose, lisez le brillant article de Jatri Beiruk (en espagnol):http://saharaopinions.blogspot.com.es/2009/10/la-historia-se-repite.html 
par Haddamin Mouloud Saïd
traduction de l’original en espagnol: « Es la fuerza de la razón, señor es »

Ceuta et Melilla prouvent que la monarchie marocaine souffre d’une tare génétique: le manque de courage

Marocains, vous voulez donc enterrer l’Algérie!
Les sujets de Sa Majesté avec ce qu’ils comptent dans leurs rangs de zélateurs du Makhzen veulent donc en finir avec l’Algérie. Jouer au va-t-en-guerre contre le «cher» voisin de l’Ouest que nous sommes, n’est-il pas devenu si prisé dans le Royaume au point que certains partis, à l’image de l’Istiqlal d’Allal El Fassi, vont jusqu’à comparer l’invasion de notre territoire à une simple promenade, la fleur au fusil.
Chefs de partis politiques, ministres et presse inféodée au Palais rivalisent d’ardeurs depuis quelque temps dans une escalade verbale sans précédent, pour nous faire croire que leurs divisions blindées et leur aviation militaire sont capables de rayer de la carte l’existence de l’Algérie grâce à «leur» puissance de feu destructrice, en quelques heures seulement…
Dans le domaine de la fripouillerie politique, le leader actuel de l’Istiqlal se taille la part du lion. Il veut occuper Tindouf, Béchar et peut-être même nos puits de pétrole. Le Maroc se sent une âme d’envahisseur.
Cette rhétorique politique est vieillotte depuis déjà cinquante ans.
Comment donc triompher de la folie des hommes quand ceux-ci s’attribuent des qualités relevant du génie ou de celles d’une puissance dont ils sont loin d’en disposer?
Les Marocains se trompent lourdement en croyant que ce seront les marines américains ou la légion étrangère française, financés par les pétro-monarchies du Golfe qui feront la guerre à leur place. Toute l’Histoire millénaire de l’Afrique du Nord montre que jamais le Royaume alaouite n’a été une nation de guerriers.
Ceuta et Melilla, toujours sous l’emprise hispanique, ne sont-ils pas la preuve irréfutable que cette monarchie souffre d’une tare génétique: le manque de courage? De se battre. De se sacrifier. Et de mourir. Ces mots n’existent pas dans le lexique du Royaume.
Le Maroc, aujourd’hui, tout le monde le sait, c’est une insatiable ambition et un ego surdimensionné. Dans le temps, le roi Hassan II n’était-il pas allé même jusqu’à revendiquer toute la Mauritanie? Sans compter alors le fait que certaines cartes officielles marocaines intégraient tout le nord du Mali, Tombouctou y compris. Aujourd’hui, et après 38 ans d’occupation, voilà le Maroc de Mohammed VI qui, comme son géniteur, continue de réprimer dans le sang, chaque jour, toute contestation dans les principales villes du Sahara occidental.
Les généraux marocains doivent se souvenir que près de 4000 de leurs soldats étaient emprisonnés, et durant vingt ans, par l’armée sahraouie qui, elle, ne disposait ni de F5, ni de blindés ni encore moins de bataillons d’infanterie capables de prendre le dessus sur leur envahisseur. Avec de simples fusils Garant et quelques fils de fer qui leur servaient de piège à rats, ces Sahraouis, privés de leurs droits légitimes à choisir leur propre destin, ont donné une fabuleuse leçon de courage aux chefs d’une armée qui s’était soulevée déjà par deux fois, à Skhirat et lors du mitraillage du Boeing royal, pour renverser un roi dont le seul credo, qui a largement fait sa perte, est de s’investir dans l’expansionnisme territorial.
Croyez-vous donc nous faire peur? Avec quoi? Avec vos dompteurs de serpents de la place de Djamaâ El Fna de Marrakech? Avec vos amuseurs et vos saltimbanques pour touristes français à la recherche des charmes de la monarchie? Avec vos tadjine et votre pastilla, servis à profusion aux dirigeants politiques étrangers pour leur faire goûter les saveurs du Royaume et auxquels vous n’avez cessé de vous accrocher à leurs pans, croyant ainsi garantir la sécurité de votre Royaume qui demeure toujours encore, de facto, un protectorat français.
Comprenez donc que ce n’est pas avec un timbre de votre administration postale, ni avec votre emblème national, ni encore moins parce que vous frappez votre propre monnaie nationale, le dirham, que vous croyez avoir assuré votre souveraineté.
Vos campagnes calomnieuses, vos mensonges, vos délires pour travestir la réalité de vos relations avec l’Algérie prouvent le lent naufrage d’une monarchie entamée. Avec vos lamentos hypocrites, vous pensez remporter des batailles impossibles à gagner. Vous êtes des marchands de vent. En bons Maghrébins que nous sommes, rappelez-vous ce proverbe: «Il n’y a que le voisin qui connaît le secret de son voisin.»
Cessez donc de jouer au poker-menteur avec nous! Un jour, vous nous suppliez de rouvrir la frontière avec vous, et le lendemain, vous nous abreuvez d’injures en pensant que nous sommes un peuple de carpettes sur lesquelles on essuie ses pieds.
Si le chemin vers Tindouf et Béchar vous paraît si facile à emprunter, qu’attendez-vous donc pour vous y engager?
Votre haine pour l’Algérie reste historique. Viscérale. Rappelez-vous le traité de la Tafna. Rappelez-vous aussi que l’Emir Abdelkader avait préféré déposer les armes et se constituer prisonnier de l’armée française que de chercher à trouver refuge, aide et assistance chez les «frères» marocains envers lesquels il n’avait que méfiance. Le jeune Islam, un mineur de 15 ans que vous venez de condamner en appel à un an de prison ferme, montre que vous savez bien vous venger sur des garnements. Abus sexuel, avez-vous claironné dans vos médias, alors que vous servez sur des plateaux d’argent, et tout en fanfare, de jeunes éphèbes à consommer pour des artistes et des hommes politiques français amateurs de bonne chair. Ce qu’il y a de plus stupéfiant dans cette histoire, combien sont-ils ces ministres français pédophiles, dont la presse en a déjà parlé, à longueur de colonnes, à être poursuivis devant vos tribunaux et à vivre l’enfer et l’acharnement judiciaire que vous réservez aujourd’hui à Islam?
Quant aux ravages de la drogue introduite clandestinement dans notre pays, nul besoin d’invoquer votre instinct de dealer.
Oui! Avouez donc, vous avez la trouille de l’Algérie.
Il est vrai que «le seul moyen d’être vraiment trompé, c’est de se croire plus fin que les autres». Nous en avons aujourd’hui l’entière conviction. Et c’est ce qui fera votre perte.
Par Ahmed FATTANI – Mercredi 08 Mai 2013

Revue de presse du lundi 6 mai 2013

Rabat, et on ne le rappellera jamais assez, était favorable au partage du Sahara occidental entre lui et la Mauritanie. Cela avait même été fait pendant un certain temps avant que Nouakchott ne se retire des terres qu’elle occupait. Si Rabat était vraiment convaincu que le Sahara occidental est marocain, et qu’il s’agit de ses « provinces du Sud », aurait-il vraiment accepté de les partager avec un autre pays, dont il lorgnait sur les territoires aussi ?
Il va de soi que la réponse est non.

Bref mais percutants rappels historiques

05 mai, 2013

Par Mohamed Abdoun

Il est plus que curieux de voir de quelle manière la sortie d’un clown marocain, déguisé en homme politique, a eu l’heur de provoquer un buzz de tous les diables. Ce qui l’est encore plus c’est que la presse algérienne, à quelques très rares exceptions, est elle aussi tombée tête baissée dans le panneau, y allant de ses commentaires, de ses analyses et de ses diatribes et brûlots qui feraient pâlir de jalousie n’importe quel charretier. Pour ce qui est de la presse, en somme, il est permis de passer l’éponge depuis que ce métier s’est clochardisé et que le professionnalisme a fini par s’effilocher avant de s’éparpiller aux quatre vents. Rappelons seulement, comme dernier exemple en date, de quelle manière des titres, et non des moindres, s’étaient empressés de reprendre une rumeur particulièrement tirée par les cheveux, qui plus est, desservant grandement les intérêts de l’Algérie, sans même prendre la peine d’en vérifier le bien-fondé. Il s’agit, et le lecteur l’aura sans doute deviné, de cette histoire de marines postés en Espagne, et blabla…
Une fois fermée la parenthèse de la presse, donc, force est de s’appesantir sur les réactions tout aussi intempestives que tardives de la part de partis politiques qui nous ont habitués à plus de pondération, de rigueur et, surtout, de « professionnalisme ».
On en arrive, donc, à se demander si la situation serait bien plus grave qu’il n’y parait et si nous ne sommes carrément pas au bord d’une guerre généralisée avec nos voisins marocains. La réponse étant bien évidemment non, force est de supposer dès lors que nous faisons peut-être face à une sorte d’énorme diversion qui fait perdre de vue à l’Algérien moyen les préoccupations réelles qui devraient être les siennes, comme l’emploi, le logement, l’inflation, la mauvaise gestion quasi généralisée des affaires de la cité, la corruption, l’injustice sociale, la fuite des capitaux, les retards coupables et impardonnables dans le lancement de la technologie 3G en matière de téléphonie mobile, la maladie du président, la flambée des prix, le retour en force des marchés informels, la montée en puissance de l’insécurité face à des policiers qui donnent l’air de s’en ficher comme d’une guigne, les menaces terroristes qui nous viennent de nos voisins tunisiens, libyens et maliens…
Sachant qu’il sera toujours temps de revenir sur toutes ces questions en temps réel, et de manière régulière, prenons le temps de nous appesantir une dernière fois sur la question marocaine en procédant à deux petits rappels historiques dont presque personne ne garde souvenance, alors qu’ils mettent vraiment à mal toute la politique extérieure de Rabat en ce qui concerne la question du Sahara occidental. Quant à l’intégrité du territoire algérien, la question pour nous est tellement évidente qu’elle ne mérite même pas d’être posée, de quelque façon que ce fut.
Bref, Rabat, souvenons-nous, ou rappelons-le à tout le moins, était contre l’indépendance de la Mauritanie, afin de pouvoir l’annexer plus tard à ses territoires. Or, c’est le même mode opératoire qui a été privilégié concernant le Sahara occidental. Il s’agit là d’une politique de prédation belliqueuse que l’on ne rappellera sans doute jamais assez.
Un autre rappel s’impose aussi pour finir de faire taire nos voisins de l’ouest, et espérer que les médias et les politiques algériens sauront s’intéresser aux vrais sujets chauds du moment, au lieu de succomber aux diversions, aussi grossières soient-elles. Plus tard, Rabat, et on ne le rappellera jamais assez, était favorable au partage du Sahara occidental entre lui et la Mauritanie. Cela avait même été fait pendant un certain temps avant que Nouakchott ne se retire des terres qu’elle occupait. Si Rabat était vraiment convaincu que le Sahara occidental est marocain, et qu’il s’agit de ses « provinces du Sud », aurait-il vraiment accepté de les partager avec un autre pays, dont il lorgnait sur les territoires aussi ?
Il va de soi que la réponse est non.
Cessons de tergiverser donc, et occupons-nous de ce qui mérite vraiment que l’on y accorde son temps, sa réflexion et même sa vie s’il le faut…
M. A.
http://lecourrier-dalgerie.com/bref-mais-percutants-rappels-historiques/

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Dans un langage diplomatique mesuré, l’Algérie a exprimé à travers son ministre des Affaires étrangères sa désapprobation quant aux derniers développements qu’a connus la région du Moyen Orient et en premier lieu la cause palestinienne et le conflit syrien.
L’Algérie a clairement affiché son attachement à la seule initiative de paix arabe, proposée par l’Arabie Saoudite et adoptée par tous les pays arabes lors du sommet de Beyrouth. «Nous réitérons notre attachement à l’Initiative arabe de paix lancée lors du sommet de Beyrouth, convaincus en cela que la paix ne saura intervenir dans la région qu’à travers l’établissement d’un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967», a déclaré hier Mourad Medelci à partir de Rabat. Autrement dit, l’Algérie refuse la dernière proposition émise par le Qatar qui s’est permis de parler au nom des Arabes alors qu’aucune capitale arabe n’a été consultée et qu’aucun sommet de la Ligue arabe n’a eu lieu pour discuter de ce nouveau plan. Le Qatar pour rappel, avait déclaré à travers la voix de son Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Jassem Ben Jassem Al Thani, que les pays arabes devaient revoir leur initiative de paix de 2002. Une déclaration qui a été bien accueillie à Washington et en Israël, mais qui en réalité ne fait que brader la cause palestinienne et notamment la nécessité de revenir aux frontières de juin 1967.
Sur le conflit algérien et contrairement aux positions des pays du Golf, l’Algérie s’est dit contre toute intervention étrangère en appelant à soutenir les efforts de l’émissaire de l’ONU Lakhdar Brahimi, pour un dialogue entre tous les opposants en Syrie. Une position difficile à défendre face au pressing du Qatar qui se place en parrain de tous les dramatiques bouleversements qui agitent plusieurs pays arabes.
Une brèche que n’ont pas manqué d’exploiter les Israéliens qui se sont permis de lancer un raid aérien au cœur même de Damas, sans que les capitales arabes réagissent à cette grave violation de l’intégrité territoriale d’un pays frère. Certains ont même applaudi cette agression qu’ils appelaient de tous leurs vœux. Et voila qu’Israël a fait le premier pas en attendant que Doha convainc les autres capitales occidentales.
Désormais, il est clair que les Arabes ont changé d’ennemis et d’alliés en ces temps de trahison et de lâcheté.

Par Abdelmadjid Bli

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Les «conseils» du FMI au gouvernement marocain

Le FMI ne cesse de pointer les déséquilibres dans l’économie du Maroc, particulièrement au plan macro-économique, créés par la caisse de compensation qui est le système qui subventionne les produits de base, l’énergie (carburant, gaz…) plus spécialement. Intervenant à distance à la séance d’ouverture des Assises nationales de la fiscalité du Maroc, organisées récemment, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a insisté sur la nécessité de la réforme de la caisse de compensation. Elle estime que les subventions indifférenciées sont injustes et très pénalisantes pour les finances publiques du Maroc. La caisse de compensation accorde des subventions aussi bien aux personnes riches ou suffisamment aisées pour s’en passer – citant le cas de gens qui disposent de l’air conditionné et de plusieurs voitures – qu’aux plus démunis. La DG du FMI «conseille» au gouvernement de réformer en profondeur la caisse de compensation avec une bonne communication en direction de la population pour éviter le mécontentement et les manipulations de l’opinion. Cette réforme permettra de verser les subventions à ceux qui ont véritablement besoin et de consacrer les épargnes réalisées en supprimant celles destinées aux riches, à financer les dépenses publiques dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Christine Lagarde a rappelé que la fiscalité est destinée à contribuer à de bonnes finances publiques pour l’équilibre macro-économique et pour favoriser la croissance et la création d’emplois. Elle vise également, a-t-elle ajouté, à développer des revenus, c’est-à-dire une masse fiscale qui constitue des recettes pour l’Etat, à travers la fiscalité directe et indirecte, à condition qu’il y ait le bon dosage, le bon taux qui soit toléré. Enfin, son rôle est distributif pour inciter ou décourager les activités ciblées. La marge de manœuvre pour les recettes de l’Etat, conseille-t-elle au gouvernement marocain, est dans les subventions. C’est là qu’il faut couper pour dégager de nouvelles recettes à consacrer à des fonds pour la santé et l’éducation, a-t-elle insisté. Le Maroc qui est dans une situation économique difficile, du fait de la baisse considérable de ses recettes extérieures, aura toutes les difficultés du monde à mettre en œuvre les conseils du FMI car cela risque de créer le mécontentement et des troubles sociaux difficiles à gérer pour le royaume. La DG du FMI compte sur une bonne communication pour éviter ce risque. Mais elle reste intraitable sur la condition à réaliser – la réforme de la caisse de compensation – par le Maroc s’il veut avoir des prêts de cette institution internationale qui le tient bien entre ses griffes.
Kamel Moulfi

http://algeriepatriotique.com/article/les-conseils-du-fmi-au-gouvernement-marocain
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Le porte-parole du MAE réagit aux élucubrations marocain

Le ministère des Affaires étrangères est à l’affût du moindre dérapage marocain. Le porte-parole du MAE a réagi aux graves accusations lancées ce samedi par un journal électronique marocain proche du Makhzen, qui accuse les services de renseignement algériens de financer le Polisario pour organiser des mouvements de protestation à El-Ayoun occupée. Dans une déclaration adressée à Algeriepatriotique, M. Belani dénonce «ces affabulations grotesques qui relèvent de stratagèmes éculés», affirmant que «cette nouvelle opération de manipulation illustre la nervosité de ceux qui veulent masquer leurs responsabilités dans la répression qui s’abat sur des citoyens sahraouis pacifiques au moment même où la situation des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés est scrutée avec minutie par la communauté internationale». Un peu plutôt dans la journée, le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Mahrez Lamari, qui est accusé dans le même article du site marocain d’avoir signé un document faisant état d’un tel soutien financier, a démenti aujourd’hui même ces informations qu’il qualifie de mensongères. «C’est une fable qui ne trompe personne, même pas ses propres initiateurs. L’Algérie a toujours souffert de la lubie marocaine, endurant stoïquement les conséquences désastreuses de ce comportement», a-t-il indiqué à l’APS. L’administration et les médias marocains s’acharnent depuis deux jours contre l’Algérie, pour des motifs qui demeurent mystérieux.
R. Mahmoudi

http://algeriepatriotique.com/article/le-porte-parole-du-mae-reagit-aux-elucubrations-marocaines

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Belani : «Les propos de Chabat constituent une dérive dangereuse»

«Les propos attribués par les médias marocains au secrétaire général du parti de l’Istiqlal sont particulièrement graves et inacceptables», affirme Amar Belani, porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, dans une déclaration adressée à Algeriepatriotique. «Ils constituent une dérive dangereuse et irresponsable que nous condamnons avec la plus grande force», ajoute Amar Belani qui précise que «la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’intangibilité des frontières de l’Algérie ne sauraient, en aucune manière et sous aucun prétexte, faire l’objet de manœuvres partisanes ou politiciennes irréfléchies qui minent le bon voisinage». Pour le porte-parole du MAE, «ce responsable, qui a déjà tenu des propos similaires dans le passé récent, serait bien avisé de ne pas persévérer dans la provocation et l’aventurisme qui consistent à contester la Convention relative au tracé de la frontière d’Etat établie entre la République algérienne démocratique et populaire et le royaume du Maroc, signée 15 juin 1972, qui comporte des cartes annexées à la Convention et qui a fait l’objet d’enregistrement auprès du secrétariat général des Nations unies». Le secrétaire général du parti marocain l’Istiqlal, Abdelhamid Chabat, avait appelé, dans un meeting animé à Rabat, à envahir Tindouf ainsi que d’autres villes algériennes frontalières du Maroc par les forces armées marocaines. Cette provocation, aussi extravagante que burlesque, n’a pas donné lieu à une réaction officielle du gouvernement algérien, de même que Rabat n’a en aucun cas tenté de corriger le tir, au moment où le Palais multiplie les exhortations pour la réouverture de la frontière fermée du côté algérien depuis 1994. La sortie inattendue du leader politique marocain, ce mercredi, intervient dans un contexte particulier, marqué par des échecs en série de la diplomatie marocaine dans le dossier sahraoui et celui des droits de l’Homme. Elle intervient aussi dans une conjoncture économique désastreuse qui pousse les autorités marocaines à s’endetter dangereusement pour éviter un glissement périlleux vers la violence et le déclenchement d’émeutes à grande échelle qui pourraient aboutir jusqu’à la destitution d’une monarchie chancelante. Les différents appels du pied de Mohammed VI à l’adresse d’Alger pour la réouverture de la frontière sont restés vains. D’où, sans doute, cette «déviation» du regard vers le voisin de l’est, souffre-douleur du royaume alaouite depuis des décades.
Sarah L.

http://algeriepatriotique.com/article/belani-les-propos-de-chabat-constituent-une-derive-dangereuse

Le Makhzen, en bête blessée, multiplie les attaques et les allégations mensongères envers l’Algérie

Un parti marocain appelle à « reconquérir » Tindouf et Béchar
Un précédent «grave»
Le Maroc ne sait plus sur quel pied danser depuis l’adoption de la résolution onusienne, insistant sur le respect des droits de l’Homme au Sahara Occidental.
Après les attaques incessantes envers l’Algérie, Rabat n’en finit pas avec ses maladresses diplomatiques, synonyme d’une grande panique quant à l’avenir de sa colonie sahraouie, dans un contexte international plaidant de plus en plus à l’indépendance de cette région. La dernière hérésie du Royaume émane du parti dit  » Al Istiklal  » qui, par la voix de son secrétaire général, a appelé, mercredi dernier, à la  » reconquête  » de certaines régions frontalières, Tindouf, Béchar et El-Knadssa entre autres, qu’il prétend être des territoires marocains. Intervenant lors d’un meeting à Rabat, ce larbin du Makhzen n’a pas manqué de vilipender l’Algérie sur la question du Sahara Occidental, n’arrivant pas à avaler la défaite diplomatique essuyée par son pays à ce propos. Néanmoins, cette dernière sortie médiatique hasardeuse pour le moins du Royaume chérifien, est un précédent  » grave et inacceptable « , selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani. Ce dernier a réitéré que  » la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’intangibilité des frontières de l’Algérie ne sauraient, en aucune manière et sous aucun prétexte, faire l’objet de manœuvres partisanes ou politiciennes irréfléchies qui minent le bon voisinage « , en guise de réponse sans ambages aux provocations sans cesse répétées du Maroc, visant à entraîner l’Algérie dans un conflit qui n’est pas le sien.
Mettant en garde le leader de ce parti marocain excessivement zélé, Amar Belani a ajouté que « ce responsable, qui a déjà tenu des propos similaires dans un passé récent, serait bien avisé de ne pas persévérer dans la provocation et l’aventurisme, qui consistent à contester la convention relative au tracé de la frontière d’Etat établie entre la République algérienne démocratique et populaire et le Royaume du Maroc, signée le 15 juin 1972, qui comporte des cartes annexées à la convention, et qui a fait l’objet d’enregistrement auprès du secrétariat général des Nations unies ». En tout état de cause, ces déclarations marocaines dument assénées envers l’Algérie, représentent une provocation de plus, mais renseignent également et surtout sur l’affolement de Rabat qui n’arrive pas à digérer sa déconvenue diplomatique au sein des Nations Unies et aux yeux de l’opinion internationale. Les attaques marocaines envers l’Algérie ont augmenté d’un cran, depuis la publication par le Département d’état américain d’un rapport accablant sur les exactions marocaines et toutes sortes de pratiques inhumaines exercées par les autorités marocaines sur des Sahraouis innocents.
L’adoption de la résolution onusienne pressant la Minurso sur la nécessité de respecter les droits de l’Homme au Sahara Occidental, a ajouté de l’huile au feu de la déception du Makhzen, faisant de lui, une bête blessée multipliant les attaques et les allégations mensongères envers l’Algérie. Qu’à cela ne tienne, l’attitude peu orthodoxe des autorités de Rabat, augurent de la fin éminente de son règne sur la dernière colonie d’Afrique, le Sahara Occidental, face à une vague d’indignation mondiale sans précédent. Or, les fantasmes démesurés du Royaume ne manqueront pas d’attenter gravement aux rapports diplomatiques entre Alger et Rabat déjà assez vulnérables.
Par M. Ait Chabane
Les Débats, 4 mai 2013

Le Makhzen, en bête blessée, multiplie les attaques et les allégations mensongères envers l'Algérie

Un parti marocain appelle à « reconquérir » Tindouf et Béchar
Un précédent «grave»
Le Maroc ne sait plus sur quel pied danser depuis l’adoption de la résolution onusienne, insistant sur le respect des droits de l’Homme au Sahara Occidental.
Après les attaques incessantes envers l’Algérie, Rabat n’en finit pas avec ses maladresses diplomatiques, synonyme d’une grande panique quant à l’avenir de sa colonie sahraouie, dans un contexte international plaidant de plus en plus à l’indépendance de cette région. La dernière hérésie du Royaume émane du parti dit  » Al Istiklal  » qui, par la voix de son secrétaire général, a appelé, mercredi dernier, à la  » reconquête  » de certaines régions frontalières, Tindouf, Béchar et El-Knadssa entre autres, qu’il prétend être des territoires marocains. Intervenant lors d’un meeting à Rabat, ce larbin du Makhzen n’a pas manqué de vilipender l’Algérie sur la question du Sahara Occidental, n’arrivant pas à avaler la défaite diplomatique essuyée par son pays à ce propos. Néanmoins, cette dernière sortie médiatique hasardeuse pour le moins du Royaume chérifien, est un précédent  » grave et inacceptable « , selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani. Ce dernier a réitéré que  » la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’intangibilité des frontières de l’Algérie ne sauraient, en aucune manière et sous aucun prétexte, faire l’objet de manœuvres partisanes ou politiciennes irréfléchies qui minent le bon voisinage « , en guise de réponse sans ambages aux provocations sans cesse répétées du Maroc, visant à entraîner l’Algérie dans un conflit qui n’est pas le sien.
Mettant en garde le leader de ce parti marocain excessivement zélé, Amar Belani a ajouté que « ce responsable, qui a déjà tenu des propos similaires dans un passé récent, serait bien avisé de ne pas persévérer dans la provocation et l’aventurisme, qui consistent à contester la convention relative au tracé de la frontière d’Etat établie entre la République algérienne démocratique et populaire et le Royaume du Maroc, signée le 15 juin 1972, qui comporte des cartes annexées à la convention, et qui a fait l’objet d’enregistrement auprès du secrétariat général des Nations unies ». En tout état de cause, ces déclarations marocaines dument assénées envers l’Algérie, représentent une provocation de plus, mais renseignent également et surtout sur l’affolement de Rabat qui n’arrive pas à digérer sa déconvenue diplomatique au sein des Nations Unies et aux yeux de l’opinion internationale. Les attaques marocaines envers l’Algérie ont augmenté d’un cran, depuis la publication par le Département d’état américain d’un rapport accablant sur les exactions marocaines et toutes sortes de pratiques inhumaines exercées par les autorités marocaines sur des Sahraouis innocents.
L’adoption de la résolution onusienne pressant la Minurso sur la nécessité de respecter les droits de l’Homme au Sahara Occidental, a ajouté de l’huile au feu de la déception du Makhzen, faisant de lui, une bête blessée multipliant les attaques et les allégations mensongères envers l’Algérie. Qu’à cela ne tienne, l’attitude peu orthodoxe des autorités de Rabat, augurent de la fin éminente de son règne sur la dernière colonie d’Afrique, le Sahara Occidental, face à une vague d’indignation mondiale sans précédent. Or, les fantasmes démesurés du Royaume ne manqueront pas d’attenter gravement aux rapports diplomatiques entre Alger et Rabat déjà assez vulnérables.
Par M. Ait Chabane
Les Débats, 4 mai 2013

Les traîtres ne sont pas ceux qu’ils disent ! La trahison non plus

Une femme sahraouie portée par des policiers marocains
L’Avenue de La Mecque à Laayoune, ressemble à n’importe laquelle de ces avenues marocaines qui se sont construites sous la pression de la démographie et qui, malgré le répertoire grandiloquent de quelques bâtiments officiels, n’arrivent pas à faire oublier leur laideur.
Ici, à la médiocrité des immeubles, s’est combinée la crasse drainée par le vent du désert, sous la forme de fines particules de sables qui érodent et façonnent le paysage et les hommes depuis la nuit des temps.
Deux différences notoires, toutefois, la ville s’est parée d’ocre rouge pour tenter de se fondre dans son environnement naturel et l’Avenue en question, est devenue le rendez-vous des indépendantistes sahraouis. Guère plus nombreux qu’une poignée d’hommes et de femmes bien déterminés à faire entendre leurs voix, mais particulièrement résolus à exporter partout ailleurs, les images de la répression sauvage qui s’abat sur eux à chaque fois qu’ils se rassemblent.
Et le Makhzen, dans sa proverbiale stupidité, n’en finit plus de tomber dans le piège. Images accablantes de femmes sur lesquelles les policiers tenant plus de voyous de bas étage, que de forces de l’ordre, s’acharnent avec une violence inouïe, à coups de brodequins et de matraques, avant de leur arracher leur pantalon, une fois jetées à terre.
Loin d’intimider ou de dissuader, ces gestes inqualifiables, exacerbent la détestation du régime marocain. On retiendra cette phrase de l’une de ces victimes :
– « Prends le pantalon, si tu veux, mais ma terre, tu ne la prendras pas ! »
Des images qui ont fait le tour du monde, des hémicycles et des rédactions ainsi que la honte de notre pays. Elles sont sans doute, à l’origine de la levée de boucliers qui accable désormais le Maroc et lui fait, au fil des semaines, perdre ses soutiens, les plus inconditionnels.
A des centaines de kilomètres de là, qui n’a pas vu ce vent de panique souffler sur le régime marocain et ses thuriféraires, lorsque l’allié américain s’est fendu de son projet de résolution visant à élargir les prérogatives de la MINURSO, à la protection des Droits de l’homme, ne pourra jamais saisir combien le Sahara est le fond de commerce des absolutistes. Il les perdra sans doute, le moment venu.
Alors, pour retarder cette échéance inéluctable, on cherche des boucs émissaires au fiasco. Et dans l’épouvante qui saisit les tyrans, lorsque approche l’heure de payer, on se tâte fébrilement, on se fouille précipitamment, on tâtonne aveuglément, on dévisage même son voisin immédiat qu’on souhaiterait tant voir expier pour soi.Et tout naturellement, la lâcheté entre en action, et fait projeter par le despote, sur autrui, la responsabilité de ses propres turpitudes. Les marocains dans leur grande sagesse appellent cela s’attaquer à « petit muret ».C’est plus facile et moins risqué à sauter !
Cette fois, ce seront Ali Anouzla et Aboubakr Jamaï qui feront les frais de la campagne de haine. Deux hommes à qui on pardonne mal de continuer d’informer leurs compatriotes et d’avoir gardé intacts leur honneur de journaliste et leur dignité d’homme libre, après que la tyrannie leur ait tout fait perdre.
Traîtres ! Le mot est lâché !
Mais qui, de celui qui informe ou celui qui se tait, face à l’insupportable, est le véritable traître ? C’est le flagorneur qui est le plus proche parent du traître,dit le vieux proverbe basque.
Les mêmes qui crient aujourd’hui, à la trahison se sont tus, des décennies durant, lorsqu’on enlevait, torturait et faisait disparaître des milliers de sahraouis ou encore lorsque les officiers supérieurs faisaient durer la guerre au Sahara, pour mieux s’enrichir, à coup de trafics, pendant que l’on envoyait des générations de troufions à une mort certaine ou à des années d’emprisonnement dans les camps du Polisario, dans l’indifférence générale.
Ce sont également les mêmes qui observent avec un mutisme coupable, la prédation des ressources du Sahara. Une prédation assimilée à un pillage colonialiste et qui vaut au Maroc sa détestation par les sahraouis et la réprobation d’une bonne partie de la communauté internationale.
Et parce que, lorsque prospèrent les traîtres et la trahison, nul n’ose plus les appeler ainsi,pratiquement la même semaine où étaient proférées ces graves accusations, on apprenait sans beaucoup de surprise, tant les liens coupables du Maroc avec Israël sont avérés, qu’afin de contrer la proposition de résolution américaine, une délégation comprenant des proches du palais, aurait rencontré les dirigeants de l’AIPAC(American Israel Public Affairs Commitee) et l’AJC (American Jewish Commitee), deux lobbys pro-israéliens et ennemis jurés de la Palestine et du peuple arabe, alors même que le roi du Maroc se trouve être le Président en charge du « Comité Al Qods ».
Une infamie en chassant toujours une autre, le régime marocain, à court d’idées et de souffle, a voulu faire oublier la question du Sahara, en instrumentant ce blasphème imaginaire de Ahmed Assid, le penseur amazigh et militant des droits de l’homme, qui s’en était vertement pris à l’enseignement de l’école publique marocaine et en particulier à sa manière de véhiculer l’image d’un Islam intolérant et suranné. Maladresse du discours ou provocation militante, toujours est-il que l’affirmation est partagée par nombre de marocains, dont beaucoup n’hésitent plus à préférer pour leur progéniture, d’autres systèmes scolaires que le cursus marocain à la médiocrité préméditée.
Même le chef du gouvernement étrangement invisible dans l’affaire de la résolution américaine,a soudain repris goût à l’existence et à la parole, pour joindre sa voix aux fatwas criminelles des obscurantistes au service du roi et haranguer ses troupes au risque de les inciter à commettre l’irréparable contre l’intellectuel en question.
Et comme par enchantement, lorsque fut consommée la « défaite américaine », les attaques contre Ahmed Assid se sont évaporées et la répression a repris de plus belle à Laayoune, Boujdour, Smara et ailleurs, contre les indépendantistes, pendant que les laudateurs de l’autoritarisme, ces autres traîtres, chantaient les louanges du Maroc et abreuvaient leurs compatriotes de leurs mensonges, leur cachant l’essentiel :le Pouvoir marocain est devenu infréquentable et le pire est à venir. Quelque chose s’est levé contre notre pays qui ne se couchera plus et qui rappelle cruellement l’histoire du Timor oriental, cette province que l’Indonésie avait cru avoir récupéré, mais qu’elle perdit, à défaut d’avoir gagné les cœurs de ses habitants.
Alors disons le clairement, les traîtres ne sont pas ceux qu’ils disent, mais plutôt ceux qu’ils taisent et la trahison n’est pas toujours ce qu’ils en racontent.
On ne compte plus les trahisons qui ont échappé à la dénonciation et les traîtres qui continuent de prospérer en détournant les deniers publics et en gangrenant de leur incompétence toxique, les partis politiques, les ministères, les conseils consultatifs, les administrations publiques et le reste. Ce reste-là qui n’est pas le moindre des rouages de l’infamie sans nom, que distille le régime marocain, depuis toujours, contre les amis de la liberté.

De nombreux renforts dépêchés à El Aaiun depuis l’explosion des manifestations

Au Sahara occidental, selon des informations documentées avec des vidéos et publiées sur Youtube, le Maroc a dépêché de grands renforts sécuritaires à El Aaiun suite aux manifestations qui se poursuivent dans la ville. Le journal Al Massae qui rapporte cette information prévenait qu’il risque d’y avoir du grabuge à l’occasion de ce 1er Mai au Sahara occidental ! Et pour Akhbar al Yaoum al Maghribia, « les pro-séparatistes (comprendre les Sahraouis) planifient pour des affrontements de longue durée avec les forces de l’ordre ». 
Pour le Maroc qui prétend que les sahraouis indépendantistes sont une minorité, ce serait pourtant plus simple d’accorder aux Sahraouis le droit à l’autodétermination afin qu’ils se prononcent pour ou contre l’indépendance du Sahara occidental. Et qu’on tourne une fois pour toutes la page !
Dans leur quête d’une justification à ce qui arrive dans les quatre villes du Sahara Occidental, avancent diverses arguments aussi fantaisistes les uns que les autres. Pour El Othmani, le titulaire des affaires Etrangères marocain, il s’agit d’un complot dessiné de l’Extérieur. Pour le Wali d’El Aaiun, Khalil Dkhil, les manifestants ont des antécédents judiciaires et ne sont pas originaires du Sahara mais de la zone sud du Maroc (Tan-Tan, Goulimim, Assa…). Des déclarations qui ont provoqué un tollé parmi les associations originaires de cette région qui ont qualifié ces déclarations de « racistes ».
Pour rappel, l’administration avait procédé en 1991 au transfert forcé d’une grande partie de la population de cette région en vue de l’intégrer dans le corps électoral sahraoui. A présent ils sont accusés de ne pas être sahraouis.
D’autre part, la répression des manifestations se poursuive dans les villes sahraouies. Les enlèvements continuent sur des personnes ciblées. Certains manifestants ont été injectés avec une substance de nature inconnue et qui provoque des graves traumatismes. 
La ville d’El Aaiun est assiégée par les forces de sécurité marocaines 

Une cavarane à Argentan contre la torture, les viols, les déportations au Sahara Occidental

À l’Ouest de l’Afrique, dans le sud du Maroc, il existe une zone qui, sur les planisphères, ne bénéficie pas d’un statut administratif clairement défini… C’est le Sahara occidental. Est-il au Maroc ? N’est-il pas au Maroc ? Dans ce vestige de l’époque coloniale, des milliers de militaires marocains sont présents.
« Ils y maintiennent l’ordre pour continuer d’utiliser, sans autorisation par l’ONU, les ressources de cette terre très riche, notamment en phosphate », annonce Philippe Denolle, membre du bureau de l’AARASD (Association des amis de la république Arabe Sarahouie Démocratique). Pire que ça : ils y tiennent également sous pression les Sarahouies, la population locale, en usant de méthodes qui vont parfois jusqu’à l’insoutenable, avec tortures, viols, déportation, emprisonnement…
Vieux de 30 ans
Depuis le début de ce conflit non résolu, plus de trente années se sont écoulées. Depuis, rien n’a bougé. Il peut y avoir déblocage, mais, pour que celui-ci ait lieu, il doit déjà y avoir davantage de communication sur le sujet. Pour cette raison, le CER SNCF de Basse-Normandie et l’AARASD ont décidé d’organiser un relais sportif, du 4 au 11 mai. « C’est la caravane de la solidarité. Elle partira le samedi 4 mai d’Argentan à 13 h 30, à vélo pour aller jusqu’au Mans. Elle se poursuivra ensuite le lendemain, dans le sens inverse ».
Au lieu de s’achever à Argentan, cette fois, elle continuera ensuite jusqu’à Gonfreville L’Orcher, en passant par Pont-d’Ouilly, Clécy, Caen, Ouistreham, Dives-sur-Mer, Deauville et Honfleur. Des randonnées à vélo et à pied seront organisées, avec des transferts en voiture.
Chacun, en fonction de ses disponibilités, pourra se joindre aux marcheurs ou aux cyclistes et participer à l’effort solidaire. Des formules d’hébergement spécialisées sont prévues. L’un des deux grands rendez-vous de l’opération aura lieu à Argentan. « Il y aura une journée d’animation dans le centre de loisirs du CE des cheminots avec une exposition sur la cause Sarahouie, et sur l’accueil des enfants Sarahouies dans la Sarthe ».
Terrorisme d’état
Un méchoui permettra aux visiteurs de se restaurer. « Un film sera projeté suivi d’un débat ». L’opération, outre l’information, permettra de récolter des fonds pour aider ce peuple, permettre de sauver plus d’enfants, apporter plus de vivres, sauver les prisonniers et les familles dans les camps de réfugiés. L’espoir, « c’est de relancer en 2013 le processus permettant l’autodétermination du peuple Sarahouie », termine Guy Peluau, membre de l’AARASD. Son achèvement permettra l’émergence d’une nouvelle république Arabe, « et d’en finir avec le terrorisme d’Etat, à grande échelle, commis par le Maroc ».
INFORMATIONS ET CONTACT
Informations complémentaires et renseignements au 02 35 62 08 73 ou 02 43 21 15 46 et www.cersncfnormandie.fr
PROGRAMME
• Samedi 4 mai. Randonnée à vélo (110 km) d’Argentan au Mans. Départ à 13 h 30 du Centre de loisirs des cheminots.
• Dimanche 5 mai. Randonnée à vélo (110 km) du Mans à Argentan. Départ à 7 h 30. 12 heures, repas méchoui, 17 heures, film et débat.
• Lundi 6 mai. Départ à 10 heures de la caravane du centre de loisirs pour un transfert jusqu’à Pont-d’Ouilly en voiture ou en minibus. Repas dans la base de Pont-d’Ouilly.
• Mardi 7 mai. Repas du midi à Clécy. Boucle en Suisse normande (15 km).
• Mercredi 8 mai. Rassemblement devant le mémorial de la Paix à Caen à 8 h 30. Randonnée de Sallenelles à Dives-sur-Mer. Départ à 10 heures, repas du midi à Varaville.
• Jeudi 9 mai. Randonnée de Dives-sur-Mer à Deauville (17 km). Départ de Dives-sur-Mer à 10 h 30.
• Vendredi 10 mai. Randonnée des Vaches noires à Honfleur (16 km). Repas à 12 h 30.
• Samedi 11 mai. Randonnée de Honfleur à Gonfreville l’Orcher. Départ à 9 heures, avec la traversée du pont de Normandie. Cocktail et déjeuner le midi.

John Kerry n’a reçu aucune délégation marocaine

Dans le but de dissimuler l’isolement mortel du Maroc à cause des violations des droits de l’homme au Sahara Occidental, la MAP a inventé une réception d’une délégation marocaine à Washington par le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, alors qu’il ya quelques jours, lors du débat autour de la propositiona USA sur l’élargissement des prérrogatives de la MINURSO à la surveillance du respect des droits de l’homme au Sahara Occidental, celui-ci avait décliné la demande d’entretien avec le ministre des affaires étrangères marocain, Saâdeddine El Othmani, sous prétexte d’agenda chargé.
Ni le Département d’état ni la presse aaméricaine n’ont souffle mot sur cette réception sortie de l’imaginaire des fontionnaires de la MAP assoiffés de présenter au public marocain une réalité déformée de l’état des relations avec les Etats-Unis.
Depuis l’élection de Barack Obama, le Maroc tente de dissimuler le changement de la politique USA dans la région profitant des relations personnelles avec l’ancienne Secrétaire d’Etat Hillary Clinton pour prétendre que les USA soutiennent le projet d’autonomie marocain. Cependant, lorsque Rabat a décidé de répudier l’Envoyé Personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, M. Clinton a refusé de recevoir El Othmani venu à Wshington expressement pour demander son aide.
Le même scénario se répète aujourd’hui avec l’élection de François Hollande. La France soutient entièrement les efforts de l’ONU en vue de mettre fin à un conflit qui n’a que trop duré et Paris n’a pas l’intention d’entraver la recherche d’une « solution mutuellement acceptable basée sur les résolutions du Conseil de Sécurité ». En d’autres mots, basée sur le droit des sahraouis à l’autodétermination.
Le rappel à l’ordre prononcé par l’Elysée à propos de l’attachement de la France à la nécessité de respecter les droits de l’homme au Sahara Occidental est un signal fort du changement dans la position française. 

John Kerry n'a reçu aucune délégation marocaine

Dans le but de dissimuler l’isolement mortel du Maroc à cause des violations des droits de l’homme au Sahara Occidental, la MAP a inventé une réception d’une délégation marocaine à Washington par le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, alors qu’il ya quelques jours, lors du débat autour de la propositiona USA sur l’élargissement des prérrogatives de la MINURSO à la surveillance du respect des droits de l’homme au Sahara Occidental, celui-ci avait décliné la demande d’entretien avec le ministre des affaires étrangères marocain, Saâdeddine El Othmani, sous prétexte d’agenda chargé.
Ni le Département d’état ni la presse aaméricaine n’ont souffle mot sur cette réception sortie de l’imaginaire des fontionnaires de la MAP assoiffés de présenter au public marocain une réalité déformée de l’état des relations avec les Etats-Unis.
Depuis l’élection de Barack Obama, le Maroc tente de dissimuler le changement de la politique USA dans la région profitant des relations personnelles avec l’ancienne Secrétaire d’Etat Hillary Clinton pour prétendre que les USA soutiennent le projet d’autonomie marocain. Cependant, lorsque Rabat a décidé de répudier l’Envoyé Personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, M. Clinton a refusé de recevoir El Othmani venu à Wshington expressement pour demander son aide.
Le même scénario se répète aujourd’hui avec l’élection de François Hollande. La France soutient entièrement les efforts de l’ONU en vue de mettre fin à un conflit qui n’a que trop duré et Paris n’a pas l’intention d’entraver la recherche d’une « solution mutuellement acceptable basée sur les résolutions du Conseil de Sécurité ». En d’autres mots, basée sur le droit des sahraouis à l’autodétermination.
Le rappel à l’ordre prononcé par l’Elysée à propos de l’attachement de la France à la nécessité de respecter les droits de l’homme au Sahara Occidental est un signal fort du changement dans la position française. 

1er Mai : Solidarité avec le peuple sahraoui aussi

Un désert pas si désertique que cela.
Il s’agit d’un peuple qui voit ses droits traités comme ceux des palestiniens, dans un coin d’Afrique ou la France, ses alliés et protégés locaux foulent aux pieds les résolutions de l’ONU : le Sahara Occidental colonisé-annexé par le Maroc depuis plus d’un tiers de siècle.
Il ne s’agit pas d’un exemple parmi d’autres, pioché au hasard dans le sac des bannis du capital qui tous mériteraient tout autant d’être plus et mieux pris en compte.
Non, il s’agit d’un choix pour parler de ceux dont la France officielle et rose, si tatiIlonne quand il s’agit des droits humains sous certaines latitudes, est là à deux heures d’avion de Paris, d’un mutisme singulier.
Il s’agit d’un peuple qui voit ses droits traités comme ceux des palestiniens, dans un coin d’Afrique ou la France, ses alliés et protégés locaux foulent aux pieds les résolutions de l’ONU : le Sahara Occidental colonisé-annexé par le Maroc depuis plus d’un tiers de siècle.
Ouvertement la presse marocaine plus connue pour son inféodation à la maison royale que pour le combat pour la démocratie traite le polisario de mouvement terroriste islamiste. Quand la vipère crache c’est qu’elle à peur.
Comme pour la Palestine les circonvolutions et revirements de la diplomatie française sont spectaculaires. Pour preuve cet extrait de l’interview de Laurent Fabius par Jeune Afrique le 28 avril 2013 sur le Sahara occidental:

Q – Passons au nord du Sahara, et plus particulièrement au Maroc. Il y a eu le soutien de François Hollande au plan d’autonomie du Sahara occidental proposé par le Maroc lors de sa visite. Et puis la douche froide : Susan Rice porte un projet de résolution, apparemment sans consulter les autres pays, qui devrait doter la Minurso d’un mandat sur les droits de l’Homme. Alors, la France a une position depuis toujours, c’est «on est contre». C’est difficile d’être contre quand même ?

R – Ce n’est pas notre position. Depuis longtemps, ce que nous souhaitons c’est une solution juste, durable, mutuellement agréée sous l’égide des Nations unies, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité. Le plan d’autonomie marocain présenté en 2007 est une base sérieuse et crédible pour une solution négociée. Dans ce contexte, les États-Unis avaient songé à une résolution. Le Maroc en a été surpris, car, même si les choses ne sont pas parfaites, des progrès ont eu lieu en matière de droits de l’Homme. Depuis, le débat a évolué. Nous, nous sommes résolument en faveur des droits de l’Homme, dans des conditions qui soient utiles et efficaces. Une initiative qui entraînerait le blocage de la Minurso ne ferait rien avancer. Il est d’autant plus important d’avancer que la question du Sahara occidental bloque malheureusement les avancées sur l’Union du Maghreb. Si l’on progresse dans l’Union du Maghreb, ce sera positif.

En quelque sorte « nous sommes officiellement d’accord avec tout le monde à condition qu’ils soient d’accord avec l’oncle Sam » * dont nous sommes les VRP- antenne relais dans la région ».

Sahara Occidental: Vers une surveillance onusienne des droits de l’Homme

El Fah Said, en état de coma suite à la
répression du 30 avril à El Aaiun
Le Conseil de sécurité de l’ONU avait prolongé, l’année dernière, le mandat de la Minurso tout en demandant au Maroc « d’améliorer la situation ». A l’origine de l’initiative américaine, un rapport sur les violations multiples et répétées des droits de l’Homme au Sahara occidental.
Retour sur un précieux témoignage.
Il ne fallait pas être Saint Just pour conclure à la violation des droits de l’Homme par le Maroc sur les territoires du Sahara occidental qu’il occupe, à la suite du retrait des troupes espagnoles en 1973. Dans son dernier rapport sur la question (*), le Département d’Etat américain évalue à 85 % du territoire l’espace occupé par le Maroc, pour une population estimée à plus de 500.000 habitants. Le rapport est un réquisitoire en règle, un témoignage à charge, qui a le courage de dire et de rappeler ce que tout le monde sait déjà : l’incompatibilité entre une royauté moyenâgeuse et des droits humains hérités des Lumières. Le document témoigne que le gouvernement marocain a déployé des troupes militaires et encouragé les populations civiles à s’y établir pour étendre son administration aux trois provinces du Sahara occidental. Les Forces armées royales et le Front Polisario s’opposeront par intermittence de 1975 à 1991, date de déploiement d’un contingent de maintien de la paix des Nations unies, la Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental (Minurso), dont le mandat ne comporte pas, initialement, la surveillance des droits de l’Homme. L’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross, est en charge du référendum qui doit permettre au peuple sahraoui d’opter soit pour une « autonomie » concédée par le Maroc à l’intérieur du royaume, soit pour l’indépendance prônée par le Polisario.
Les pourparlers informels entre le Maroc et le Polisario sont à leur neuvième round (les derniers datent du 11 au 13 mars, à Manhassett, New York).
Outre les conditions générales peu propices à l’exercice des droits de l’Homme dans leur acception moderne, les territoires sahraouis ont ceci de particulier que la répression est étendue aux groupes et associations indépendantistes, relève le rapport américain qui énumère à ce titre les restrictions à la liberté d’expression, de presse, de réunion et d’association, le recours à la détention arbitraire et prolongée, à la torture et aux violences physique et verbale des détenus lors des arrestations et emprisonnements. Au-delà du refus, attendu, d’enregistrer des associations indépendantistes, les autres ne se s’en sortent pas mieux : impossibilité d’ouvrir des bureaux, de recruter des membres, de recueillir des dons, etc.
Les violations les plus outrancières des droits de l’Homme se poursuivent, sur fond « d’impunité généralisée et de corruption des services de sécurité et du système judiciaire ».
La première section du rapport traite des multiples atteintes au principe fondamental du « respect de l’intégrité de la personne ».
Atteintes au rang desquelles est recensée « la privation arbitraire ou illégale de la vie ». Traduire : le système monarchique a droit de vie et, surtout, de mort sur ses sujets. Les agents de sécurité se sont rendus coupables d’homicides en juin 2010 au barrage de Laayoune. Les corps des victimes n’ont été remis aux familles qu’une demi-heure avant l’enterrement.
Toujours au Sahara occidental, des dizaines de personnes (entre 53 et 71) meurent sous la torture, en détention, sans qu’aucune enquête ne soit ouverte.
Au rang des mêmes crimes, la monarchie est rendue coupable de disparitions massives pour motif politique qu’elle s’applique à « réparer » et à faire oublier par des compensations matérielles au profit des familles de victimes en passant par le très gouvernemental Conseil national pour les droits de l’homme (CNDH) ; compensations qui prennent la forme de licences de taxis, de logements et de postes de travail dans l’administration.
L’intégrité physique de la personne est exposée à une troisième violation : « la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Les témoignages recueillis sur les actes de torture, violences et autres mauvais traitements infligés aux détenus signalent la situation particulièrement inhumaine que connaissent les défenseurs sahraouis de l’indépendance.
Le cas le plus « typique » est la torture en détention dont témoignent en grand nombre des victimes auprès de Juan Mendez, le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture. Après sa visite au Maroc et au Sahara occidental, M. Mendez avait également déclaré qu’il y avait de bonnes raisons de croire à la crédibilité des allégations d’agression sexuelle, de menaces de viol, y compris à l’endroit des membres des familles de victimes, et d’autres formes de mauvais traitements.
Par ailleurs, le rapport de M. Mendez cité par le Département d’Etat fait étalage des sévices dont se rendent régulièrement coupables les forces de sécurité : « Coups de câbles électriques, asphyxie avec des chiffons humides trempés dans l’urine ou des produits chimiques, brûlures de cigarettes, suspension par les bras comme un «poulet ficelé» pendant des périodes prolongées ».
Aucun espace n’échappe à ces dépassements. Encore moins les centres de détention où les détenus qui ne sont pas éloignés vers d’autres prisons du Royaume subissent également la violence physique, la torture et le manque d’accès aux soins, l’interdiction des droits de visites familiales, d’alimentation et de vêtements propres, comme c’est le cas à Laayoune dont la prison est interdite d’accès aux défenseurs des droits de l’Homme et aux ONG depuis 2008. Les tribunaux refusent d’ordonner des examens médicaux ou de prendre en compte les résultats d’examens médicaux dans les cas d’allégations de torture. En fait, la plupart des plaintes sont carrément rejetées. Au titre de la même section, le document américain fixe en quatrième position les arrestations et les détentions arbitraires, qualifiées de « systématiques ».
Le rôle de la police et de l’appareil de sécurité est ici fortement souligné. L’impunité de la police, des forces auxiliaires ou de la police judiciaire est totale. Au point qu’aucune plainte n’a été enregistrée contre elles. Pourtant, les habitants du Sahara occidental déposent des centaines de plaintes contre les autorités d’occupation implantées sur le territoire, rappelle le document. Plaintes restées sans suite, au regard du peu de considération pour les procédures, le parquet s’associant généralement à la répression, en dehors de tout contrôle de la défense.
Les libertés, un non-sens
La deuxième section du document traite des graves manquements aux libertés civiles, en territoires sahraouis occupés.
Parler de la liberté d’expression et de presse au Sahara occidental semble relever du non-sens. Les journalistes étrangers n’échappent pas à cette restriction dans l’exercice de leur métier. Il leur est, notamment, interdit de rencontrer « des militants politiques de gauche ». Quinze Espagnols et quatre blogueurs norvégiens ont fait les frais de ces restrictions – ils ont été arrêtés et expulsés – pour avoir voulu rencontrer les militants indépendantistes.
Une « étroite surveillance » est également exercée contre les militants des droits de l’Homme et les « blogueurs affiliés à des groupes politiques de gauche » qui ont « besoin de cacher leur identité ». 
La liberté de réunion, de rassemblement, de manifestation et d’association pacifiques n’échappe pas à la chape de plomb. « Les autorisations sont rarement accordées pour des événements à caractère politique en dehors de celles liées aux élections – pour les adouber. Le gouvernement utilise généralement les retards administratifs et d’autres méthodes pour empêcher ou décourager les manifestations à connotation politique ».
Des manifestations ont été réprimées sans ménagement à Laayoune, Dakhla et Smara et leurs instigateurs arrêtés.
Pas question aussi de liberté d’association ou de culte.
Récupérations
La troisième section du rapport traite des droits politiques, y compris celui de changer de gouvernement. Elle fait état des efforts du pouvoir central d’insérer (ou de récupérer) les élites sahraouies par le jeu institutionnel en les cooptant au sein des conseils municipaux et de l’organe parlementaire.
Cela est certainement insuffisant à combler le déficit de légitimité qui frappe les organes de gouvernance, largement entachés de « corruption et de manque de transparence », selon les termes du rapport. La corruption est jugée « généralisée au sein des forces de sécurité et de l’administration judiciaire ». Le document évoque le pantouflage qui s’exerce en termes « d’implication de militaires dans le secteur privé, en particulier des officiers pour obtenir un accès préférentiel aux licences de pêche ou d’exploitation de carrières de sable et d’autres matériaux ».
Les syndicats marocains sont « présents mais pas actifs » dans les territoires sahraouis occupés. La plupart de leurs membres sont des employés gouvernementaux ou d’organismes de l’État marocain. Dans les phosphates et les industries de la pêche, où la présence syndicale est plus marquée, les stimulants salariaux (jusqu’à 85 % de plus que dans le reste du royaume) sont utilisés comme levier de peuplement et de délocalisation, donc de colonisation.
Compte tenu de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont proposé que la mission de l’ONU de maintien de la paix au Sahara occidental (Minusrso) soit chargée de veiller au respect des droits de l’Homme dans ce territoire occupé par le Maroc.
La proposition était faite à trois jours de l’adoption, le 25 avril, de la résolution pour le renouvellement annuel du mandat de la Minurso. Colère et déception se sont exprimées de l’autre côté de la frontière. Mécontent, Rabat a répliqué en annulant les manœuvres militaires annuelles « Lion africain », auxquelles devaient participer 1 400 soldats américains et 900 militaires marocains. La violence des réactions marocaines n’a pas permis à la procédure initiée par les Etats-Unis d’aboutir, mais pour le Polisario ce n’est que partie remise dans un processus inéluctable d’autodétermination.
Le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, estime que le gouvernement marocain est « mis au pied du mur » du fait des appels incessants à l’élargissement de la mission de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental.
M. Abdelaziz a indiqué que les « prochaines semaines s’annoncent déterminantes quant au processus de l’autodétermination du Sahara occidental », du fait, estime-t-il, du « débat profond qui est engagée sur la situation des droits de l’Homme dans les territoires occupés ». « Il s’agit d’une question de décolonisation et l’ONU ne pourra pas continuer d’aller à l’encontre de ses principes », a-t-il dit, soulignant que l’observation de la situation des droits de l’Homme relève de la « mission naturelle » de la Minurso.
Il restait aussi à connaître la position des autres membres du groupe des Amis du Sahara occidental, qui se compose de la France, habituellement favorable aux thèses marocaines, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de la Russie et de l’Espagne.
L’Algérie déplore, par la voie mesurée de ses diplomates, rapportés par le site d’information TSA, « les écarts de langage, irresponsables et inadmissibles, comme le fait pour le secrétaire général de l’Istiqlal de revendiquer une partie du territoire algérien ». Ces écarts sont jugés « démonstratifs de ce réflexe pavlovien qui consiste à mettre, mécaniquement, l’Algérie au box des accusés chaque fois que la cause sahraouie marque des points sur la scène internationale ».
Ammar BELHIMER
El Djazair.com, Mai 2013

Manifestation dans la ville d’Assa en solidarité avec les villes réprimées du Sahara Occidental

Manifestation d’Assa 1er mai 2013
Les forces de répression du Maroc ont violemment dispersé une manifestation organisée par la population d’Assa pour condamner la répression dans les villes occupées du Sahara Occidental et revendiquer le droit à l’autodétermination.
L’intervention de la police marocaine a donné lieu à une confrontation violente entre les manifestations et les forces de l’ordre dans la place du Martyr Hammadi Habbad où s’était concentrés la promotion de l’année 2012 des diplômés chômeurs.
La foule en colère a réagi avec force et retenti des slogans appelant au retrait de l’occupant et à la cessation des violations des droits de l’homme au Sahara Occidental et ont exprimé leur solidarité avec les villes martyrs d’El Aaiun, Smara et Bojador.

Sit-in des diplomés chômeurs violemment réprimé à El Aaiun

Malainin Massik, un des blessés dans la mnifestation
A l’occasion de la fête des travailleurs, les chômeurs sahraouis diplômés ont organisé mercredi un sit-in pacifique devant la Délégation de l’Emploi dans la ville d’El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental pour revendiquer leur droit au travail dans la fonction publique. Les manifestants ont été viollement réprimés par les forces de l’ordre. Plusieurs blessés ont été hospitalisés suite à l’intervention policière marocaine. 
Les chômeurs originaires du Sahara Occidental déclarent leur condamnation de l’intervention de la police contre des manifestants pacifiques qui revendiquaient des droits d’ordre social ainsi que leur condamnation des atrocités commises par les forces de répression du Maroc contre les manifestations pacifiques tenues dans les villes du Sahara Occidental pour condamner la décision du Conseil de Sécurité de ne pas attribuer à la MINURSO la prérrogative de la supervision des droits de l’homme dans le territoire sahraoui. Ils réïtèrent leur attachement à la revendication de leur droit légitime d’être intégré dans la fonction publique

Sahara Occidental Persécution ciblée des activistes sahraouis

La réaction du Maroc face aux manifestations quitidiennes dans les villes du Sahara Occidental semble changer de méthode. Au lieu de réprimer directement la manifestation, les forces de répression marocaines ciblent un à un certains manifestants après les avoir identifiés grâce aux filmes enregitrées dans ce but.
Mohamed El Machti raconte l’histoire de son enlèvement et tourture par des huts gradés de la sécurité du Maroc.
« Les policiers et les agents des forces auxiliaires marocaines, sous la direction du commandant régional en chef et du lieutenant appelé Elaadli, accompagné par le Gouverneur d’El Aaiún appelé Mohamed Elmachti, m’ont amené dans une rue étroite dans le voisinage de leur poste de police local au quartier de Maatallah. Sur place, ils ont commencé à me battre très fort. Ensuite, l’un d’eux a jeté une pierre qui a atteint mon épaule. Puis ils ont commencé à me donner des coups de pied. L’un d’eux m’a donné des coups de pied dans mes côtes. Toute cette brutalité ne me pousse qu’à continuer et à être encore plus déterminé à continuer. Martyre ou indépendance! ”

Ban Ki-moon désavoué par le Conseil de Sécurité

PLATEFORME POUR LA SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE DU SAHARA OCCIDENTAL
SAHARA OCCIDENTAL : UNE OCCASION MANQUEE A L’ONU
En adoptant le 25 avril 2013 la résolution 2099 sur le Sahara occidental, le Conseil de sécurité de l’ONU a
désavoué son secrétaire général qui, dans son rapport du 8 avril, recommandait « une surveillance indépendante, impartiale et soutenue des droits de l’Homme au Sahara occidental ». En effet, bien que cette recommandation ait été relayée dans un premier temps par les Etats-Unis (avant d’être retirée), le Conseil de sécurité a refusé une nouvelle fois d’inclure la surveillance des droits de l’Homme dans les compétences de la mission des Nations unies (Minurso) malgré les demandes réitérées du Parlement européen, de nombreuses associations des droits de l’Homme (Amnesty international, Human Rights Watch, Centre Robert Kennedy, AMDH…). La Minurso reste donc une des seules missions de paix des Nations unies dans le monde dépourvue d’un mandat de surveillance des droits de l’Homme et ce, malgré la violente répression des manifestations pacifiques et les très lourdes condamnations le 17 février 2013 des 22 militants sahraouis emprisonnés à Salé (de 20 ans à la perpétuité).
Toutefois, le Conseil de sécurité a souligné « qu’il importe d’améliorer la situation des droits de l’Homme » mais en reprenant, au mot près, sa résolution de 2012 complétée de surcroit par des félicitations au Maroc pour les mesures formelles prises dans le domaine des droits de l’Homme! 
La résolution 2099 se contente de prolonger d’une année supplémentaire la mission des Nations Unies au Sahara occidental et d’engager le Maroc et le Front Polisario à poursuivre les négociations « en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental » mais en leur demandant de faire preuve « de réalisme et d’un esprit de compromis ». Tout en reconnaissant que « la consolidation du statu quo n’est pas acceptable », la résolution ne propose aucune mesure pour amener le Maroc à mettre un terme à ses manœuvres d’obstruction et à tenir ses engagements dans le respect du droit international. 
Le gouvernement français s’est rangé une fois de plus auprès des autorités marocaines en agissant pour le retrait de la proposition des Etats-Unis d’étendre le mandat de la Minurso et en soutenant le projet marocain d’autonomie qui bafoue le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il empêche ainsi la résolution pacifique d’un conflit de 38 ans sur la décolonisation du Sahara occidental. 
Le Maroc s’est ouvertement félicité du refus de l’extension du mandat de la Minurso qu’il a reçu comme un encouragement à sa politique de répression dans les territoires occupés. C’est ainsi que, le 27 avril, deux jours à peine après le vote de la résolution de l’ONU, il a déclenché une violente répression d’une manifestation pacifique à El Aaiun qui a fait des dizaines de blessés.
Réaffirmant sa solidarité avec la lutte du peuple sahraoui, la plateforme est décidée à poursuivre son action contre les violations des droits de l’homme au Sahara occidental, pour la libération des prisonniers politiques, pour un mécanisme international permanent de surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental et pour la mise en œuvre rapide du référendum d’autodétermination qui permettrait enfin au peuple sahraoui de décider librement et démocratiquement de son avenir.
Paris le 30 avril 2013

Sahara Occidental Persécution ciblée des activistes sahraouis

La réaction du Maroc face aux manifestations quitidiennes dans les villes du Sahara Occidental semble changer de méthode. Au lieu de réprimer directement la manifestation, les forces de répression marocaines ciblent un à un certains manifestants après les avoir identifiés grâce aux filmes enregitrées dans ce but.
Mohamed El Machti raconte l’histoire de son enlèvement et tourture par des huts gradés de la sécurité du Maroc.
« Les policiers et les agents des forces auxiliaires marocaines, sous la direction du commandant régional en chef et du lieutenant appelé Elaadli, accompagné par le Gouverneur d’El Aaiún appelé Mohamed Elmachti, m’ont amené dans une rue étroite dans le voisinage de leur poste de police local au quartier de Maatallah. Sur place, ils ont commencé à me battre très fort. Ensuite, l’un d’eux a jeté une pierre qui a atteint mon épaule. Puis ils ont commencé à me donner des coups de pied. L’un d’eux m’a donné des coups de pied dans mes côtes. Toute cette brutalité ne me pousse qu’à continuer et à être encore plus déterminé à continuer. Martyre ou indépendance! ”
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=tPoI91BELz8?feature=player_embedded]

Source : Western Sahara Human Rights Watch, 1 mi 2013

Sahara occidental: le Maroc veut dicter sa ligne à la presse

La question du Sahara occidental est un sujet qui fâche au royaume chérifien, quand il n’est pas traitée selon la position du palais. Et une carte utilisée comme illustration d’un article, lorsqu’elle n’est pas celle qui est acceptée par le royaume, provoque la réaction du palais.
L’Économiste du Faso en a fait les frais. La semaine dernière, l’hebdomadaire économique, mis en vente au Burkina tous les jeudis, a accusé un retard d’un jour. Selon un site d’informations marocain les exemplaires du journal économique imprimé au Maroc ont été bloqués le mercredi 24 avril, juste avant leur expédition.
Il a fallu réimprimer les exemplaires, en illustrant l’article d’une nouvelle carte, pour qu’ils parviennent dans la capitale burkinabè, mais avec retard. « Son embarquement n’a été possible que le vendredi soir », a confirmé la direction du journal à Ouagadougou, tout en rassurant ses lecteurs que « des démarches ont été entreprises auprès des autorités aéroportuaires pour qu’un tel incident ne se reproduise pas. »
Initialement, la rédaction avait illustré son article par une carte avec les frontières internationalement admises, c’est-à-dire avec une séparation entre le territoire et le reste du Maroc, si l’on en croit nos confrères marocains. L’article en lui-même ne traite pas de la question comme ils le laissent entendre. Il s’agit plutôt d’un article sur l’Économie mondiale, avec pour titre « Economie mondiale: le FMI réduit ses prévisions ».
Au Maroc, certains y voient une pression du palais qui touche à liberté de la presse. A Ouagadougou, on préfère ne pas commenter l’incident sur un aspect politique, ni même aller au fond de l’incident, et s’en tenir à une explication qui privilégie les raisons de procédures administratives au niveau de l’aéroport ». Contactée, la direction explique que » le journal a été livré par l’imprimeur au service fret de l’aéroport Mohamed V de Casablanca, le mercredi à 15h. Le départ de l’avion étant prévu à 20 h 30, à 21 H, nous avons été informés que le journal n’a pas été embarqué pour des raisons de procédures administratives.« 
Derrière le simple incident de fret ou la censure, c’est en fait la « mésaventure » de tout un groupe qui le même jour a été au cœur d’un autre incident médiatique, suite à la diffusion d’une interview d’une chercheuse franco-tunisienne, sur le dossier du Sahara, sur la Atlantic Radio, rapporte le site Lakome.