ONU : pas de mécanisme international pour la surveillance des droits de l’homme

Plateforme pour la solidarité avec le Sahara Occidental Paris le 30 avril 2014
 

SAHARA OCCIDENTAL: L’ONU pour l’autodétermination mais une fois de plus contre  un mécanisme international pour la surveillance des droits de l’homme

En adoptant le 29 avril 2014 la résolution 2152 (sensiblement dans les mêmes termes qu’en  2013), le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé jusqu’au 30 avril 2015 la mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso). Il a engagé une nouvelle fois le Maroc et le Front Polisario à poursuivre les négociations  « en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable permettant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental « . Mais la résolution ne propose aucune mesure pour amener le Maroc à tenir ses engagements dans le respect du droit international. En effet, le Maroc a certes réaffirmé sa disponibilité à s’investir dans le processus de négociation mais, comme l’a précisé son ambassadeur à l’ONU, « dans le respect de l’intégrité du Royaume du Maroc et de son unité nationale »!

               Le gouvernement français s’est rangé une fois de plus auprès du pouvoir marocain pour empêcher un mécanisme international pour la surveillance des droits de l’homme. Il a d’abord obtenu du secrétaire général de l’ONU qu’il supprime de son rapport initial la référence à un « mécanisme de contrôle ». Au Conseil de sécurité, la majorité des 15 États membres  était favorable à ce mécanisme. Seuls trois pays s’y opposaient, la France, la Jordanie et le Maroc. Au final, ce mécanisme international, qui aurait pu se concrétiser par l’extension du mandat de la Minurso, n’a pas été retenu bien qu’il ait été demandé par le Parlement européen et de nombreuses associations françaises, européennes et internationales (Amnesty, Human Rights Watch, Centre Robert Kennedy…). Comme l’a souligné « Human Rights Watch » le 30 avril: « C’est la France qui a apporté un soutien décisif au Maroc pour stopper cette évolution du mandat de la Minurso ». Comme en 2013, la résolution a mis sur le même plan le colonisé et le colonisateur en leur demandant de « renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, y compris les libertés d’expression et d’association ». Le Maroc a salué le refus du mécanisme des droits de l’homme qu’il a reçu comme un encouragement à sa politique de répression et de maintien en prison des 22 militants sahraouis de Gdeim Izik condamnés à de lourdes  peines de prison.

La résolution a évacué totalement une préoccupation évoquée par le secrétaire général dans son rapport: le risque d’une exploitation peu équitable des ressources naturelles du Sahara occidental. La résolution a toutefois réaffirmé que « le statu quo n’est pas acceptable » comme l’avait souligné le secrétaire général en invitant les parties en conflit à reconnaître « la nécessité urgente de progresser et de dialoguer sur les deux questions clefs: le contenu d’une solution politique et la forme de l’autodétermination ».  Si aucun progrès n’est réalisé avant avril 2015, il a averti: « Le moment sera venu d’inviter les membres du Conseil à examiner complètement le cadre qu’il a fixé en avril 2007 pour le processus de négociation ».

               Réaffirmant sa solidarité avec la lutte du peuple sahraoui, la plateforme est décidée à poursuivre son action pour la libération des prisonniers politiques sahraouis, l’arrêt de la répression dans les territoires occupés, la mise en place d’un mécanisme international permanent de surveillance des droits de l’homme et la mise en œuvre rapide du référendum d’autodétermination permettant  enfin au peuple sahraoui de décider librement de son avenir.

Paris le 30 avril 2014

http://solidmar.blogspot.be/2014/04/onu-pas-de-mecanisme-international-pour.html

La opinión pública saharaui tilda de vulgar y torpe la reacción de Mansur Omar

Las revelaciones publicadas por nuestro blog son una primicia. Por primera vez se habla con detalles sobre una página negra de la historia del pueblo saharaui. 
La opinión pública saharaui comparte plenamente las verdades publicadas en exclusiva. Comparten con nosotros que los acontecimientos del ’88 fueron un verdadero acto de traición que destruyó de la noche a la mañana todo lo que la lucha del pueblo saharaui había logrado hasta ese momento. Una bomba cuyas secuelas siguen hasta hoy en día. Por eso, decir la verdad sobre esos acontecimientos molesta.
La reacción de Mansur fue vista por la opinión publica saharaui como “vulgar y torpe”. 
Lo primero que hizo fue buscar una justificación a su vil acto acusando a los Erguibat de traición, diciendo : “La traición la empezaron Jalihenna y Jatri, y no son de Dajla, por si eres amnésico. Olvidas la historia o no te quieres acordar! Pero eso ya no esimportante ya se encargaran de ello los historiadores”. Una respuesta que denota una manera de pensar tribal.
Luego dijo : “no todos lo que visten darraa en ese acto son saharaui” en referencia a mi acusación de que su ciudad natal siempre quedo atrás en el anal de la militancia por la independencia del Sahara.

Como siempre, cuando un individuo carece de argumentos para defenderse, ataca al autor en lugar de sus escritos. “Este patriotismo es un intento de blanquearte del pasado de BERGAG que pasaste bajo las ordenes de Batal y Hadrami”, dijo Mansur. O sea que me acusa de haber sido un BERGAG (chivato en dialecto marroqui) bajo las ordenes de Hadrami, o sea Omar Hadrami el mismo que le movilizó a él y a su amigo Abdelkader Taleb Omar para destruir al Polisario y luego se fue a Marruecos dejándolos en una situación que no deja nada que desear. Lo cual indica que nuestro amigo Mansur no tiene las ideas claras. El que fue llevado por las ideas de Hadrami eres tu, Mansur. Te embarcaste con él a ciegas y mira cómo, 25 anios después, todavía estamos pagando las consecuencias de tu amistad con el traidor Hadrami.

Al final, se dió cuenta de que sus nervios le traicionaron e intentó dominarse diciendo “ no hay problema si quieres que yo sea tu muro de lamentaciones lo acepto y a ver si con eso te libras de la culpabilidad”. Es entonces cuando pensó en responder de una manera mas digna : “El mov 88 fue una rectificación que aporto democracia y transparencia y libertad de opinión dentro del Polisario”. Pregunta a los pobres exiliados que llevan mas de 39 anios en el desierto argelino. « Jamas les perdonaremos lo que han hecho ». Esa es la reacción de cada uno de ellos.

Résolution 2152 (2014) adoptée par le Conseil de sécurité le 29 avril 2014

Résolution 2152 (2014) 
Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 7162e
séance, le 29 avril 2014
Le Conseil de sécurité,
Rappelant et réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,
Réaffirmant son ferme appui aux efforts que le Secrétaire général et son Envoyé personnel font pour mettre en application ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012) et 2099 (2013),
Réaffirmant sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités des parties à cet égard, 
Demandant à nouveau aux parties et aux États voisins de coopérer plus pleinement avec l’Organisation des Nations Unies et les uns avec les autres et de s’impliquer plus résolument pour mettre fin à l’impasse actuelle et aller de l’avant vers une solution politique,
Reconnaissant que la solution politique de ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel, Se félicitant des efforts que fait le Secrétaire général pour suivre de près toutes les opérations de maintien de la paix, y compris la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), et soulignant que le Conseil doit adopter une approche rigoureuse et stratégique en matière de déploiement au service du maintien de la paix et de gestion efficace des ressources, Se déclarant préoccupé par les violations des accords en vigueur et demandant aux parties de se conformer à leurs obligations,
Prenant note de la proposition marocaine présentée au Secrétaire général le 11 avril 2007, et se félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement; prenant note également de la proposition du Front Polisario présentée au Secrétaire général le 10 avril 2007,
Engageant les parties, dans ce contexte, à faire preuve d’une plus grande volonté politique de parvenir à une solution, notamment en examinant de façon plus approfondie leurs propositions respectives, 
Prenant note des quatre séries de négociations tenues sous les auspices du Secrétaire général et se félicitant de la volonté des parties de poursuivre les négociations,
Engageant les parties à continuer de coopérer avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à la mise en œuvre du plan d’action actualisé sur les mesures de confiance adopté en janvier 2012,
Soulignant qu’il importe d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf, et encourageant les parties à collaborer avec la communauté internationale pour mettre au point et appliquer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’homme, en gardant à l’esprit leurs obligations découlant du droit international, Encourageant les parties à poursuivre les efforts qu’elles mènent chacune pour renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, y compris les libertés d’expression et d’association,
Reconnaissant en s’en félicitant les récentes mesures et initiatives prises par le Maroc à cet égard pour renforcer les commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et Laayoune et l’interaction en cours du Maroc avec les Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies, y compris celles qui sont prévues pour 2014, ainsi que la visite annoncée du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en 2014,
Se félicitant également de l’application du programme renforcé de protection des réfugiés que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a élaboré en coordination avec le Front Polisario et qui comprend des activités de formation et de sensibilisation aux droits des réfugiés et aux droits de l’homme, 
Demandant à nouveau que soit envisagé l’enregistrement des réfugiés dans les camps de réfugiés de Tindouf, et invitant à déployer des efforts à cet égard, Accueillant avec satisfaction l’engagement pris par les parties de poursuivre les négociations dans le cadre des pourparlers tenus sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies,
Considérant que la consolidation du statu quo n’est pas acceptable, et notant en outre qu’il est essentiel que ces négociations progressent pour que tous les aspects de la qualité de vie des habitants du Sahara occidental s’améliorent,
Affirmant son soutien à l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Christopher Ross, et à l’action qu’il mène pour faciliter les négociations entre les parties, et se félicitant à cet égard des initiatives qu’il a prises récemment et des consultations qu’il mène actuellement avec les parties et les États voisins,
Affirmant son soutien au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental et Chef de la MINURSO, Wolfgang Weisbrod-Weber, Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 10 avril 2014 (S/2014/258),
1. Décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 30 avril 2015;
2. Réaffirme que les accords militaires conclus avec la MINURSO concernant le cessez-le-feu doivent être pleinement respectés, et exhorte les parties à y adhérer pleinement;
3. Demande à toutes les parties de coopérer pleinement aux opérations de la MINURSO, y compris en ce qui concerne sa liberté d’interaction avec tous ses interlocuteurs, et de prendre les mesures voulues pour garantir la sécurité, ainsi qu’une totale liberté de circulation et un accès immédiat au personnel des Nations Unies et au personnel associé dans l’exécution de leur mandat, conformément aux accords existants;
4. Se félicite que les parties se soient engagées à continuer à préparer une cinquième série de négociations, et rappelle qu’il fait sienne la recommandation formulée dans le rapport daté du 14 avril 2008 (S/2008/251) selon laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant dans les négociations;
5. Demande aux parties de continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’engager des négociations plus résolues et plus axées sur le fond et de garantir ainsi l’application de ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012) et 2099 (2013), ainsi que le succès des négociations;
6. Affirme son ferme soutien aux efforts déterminés que font le Secrétaire général et son Envoyé personnel pour qu’une solution soit trouvée à la question du Sahara occidental dans ce contexte, et demande que les réunions reprennent et que les contacts soient renforcés;
7. Demande aux parties de poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts faits depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et prend note du rôle et des responsabilités des parties à cet égard;
8. Invite les États Membres à prêter le concours voulu à ces négociations;
9. Prie le Secrétaire général de lui faire régulièrement, et au moins deux fois par an, des exposés sur l’état et l’avancement des négociations tenues sous ses auspices, l’application de la présente résolution, les difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la MINURSO et les mesures prises pour les surmonter, déclare son intention de se réunir pour entendre ces exposés et les examiner, et, à cet égard, prie également le Secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation au Sahara occidental bien avant la fin du mandat de la Mission;
10. Se félicite que les parties et les États voisins se soient engagés à tenir des réunions périodiques avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin d’examiner et, autant que faire se peut, de renforcer les mesures de confiance;
11. Engage les États Membres à verser des contributions volontaires pour financer des mesures de confiance convenues par les parties, y compris celles permettant aux membres séparés d’une même famille de se rendre visite;
12. Prend note de la demande du Secrétaire général tendant à l’envoi de 15 observateurs militaires des Nations Unies supplémentaires et souscrit à cette demande, dans la limite des ressources existantes;
13. Prie le Secrétaire général de continuer à prendre les mesures voulues pour faire pleinement respecter par la MINURSO la politique de tolérance zéro instituée par l’Organisation des Nations Unies en ce qui concerne l’exploitation et les violences sexuelles et de le tenir informé, et demande instamment aux pays qui
fournissent des contingents de prendre les mesures préventives voulues, notamment de mener avant tout déploiement des activités de sensibilisation à ces questions, et d’adopter d’autres mesures pour faire en sorte que les membres de leur personnel qui seraient mis en cause soient amenés à répondre pleinement de leurs actes;
14. Décide de rester saisi de la question.
http://www.un.org/es/comun/docs/index.asp?symbol=S/RES/2152(2014)&referer=https://www.facebook.com/&Lang=F

«C’est pour Rabat que le vote de l’ONU est un camouflet» (haut fonctionnaire à Algeriepatriotiqueà

Un haut fonctionnaire algérien a réagi aux derniers articles de médias marocains, relayés par un journal électronique algérien, qui jubilent à l’idée que le Maroc ait «réalisé une victoire aux Nations unies» au détriment du Sahara Occidental et, bien-sûr, écrivent-ils, de l’Algérie. 
«Nous constatons avec regret que ce journal électronique est en train de sombrer dans l’Algeria bashing(*) le plus primaire», regrette notre source. «Par sottise ou sans doute par provocation, il se complaît de plus en plus dans ce jeu de boules puantes en escomptant en tirer des dividendes auprès de certains segments de son lectorat», fulmine ce haut fonctionnaire qui en veut pour preuve le titre qui parle d’un «camouflet pour Alger», en rapport avec l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution sur le Sahara Occidental. 
Cette réaction médiatique «illustre bien cette dérive simpliste et clivante ou le manque de discernement le dispute à une maîtrise approximative des questions de politique internationale», estime encore notre source. Et d’expliquer : «Certes, la résolution du Conseil de sécurité ne retient pas (encore) l’idée de la révision du mandat de la Mission des Nations unies pour le Sahara Occidental (Minurso) pour l’étendre à la surveillance des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés. Mais tous les observateurs impartiaux auront noté que c’est la première fois que ce même Conseil de sécurité appelle les parties à mettre au point et à appliquer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’Homme, en gardant à l’esprit leurs obligations découlant du droit international.» «Or, corrige notre source, très au fait du dossier sahraoui, c’est une avancée non négligeable qui va mettre la pression sur les autorités d’occupation marocaines et à, elle seule, cette avancée justifie la satisfaction exprimée par l’Algérie.» «On est donc loin du camouflet qui sert désormais de rengaine à certains médias pour dévaloriser, avec une jouissance non dissimulée, l’Algérie, la place qu’elle tient sur la scène internationale et sa diplomatie», conclut le haut fonctionnaire algérien.
Karim Bouali
(*) Dénigrement
http://www.algeriepatriotique.com/article/un-haut-fonctionnaire-algeriepatriotique-c-est-pour-rabat-que-le-vote-de-l-onu-est-un-camouf

Résolution 2152 (2014) adoptée par le Conseil de sécurité le 29 avril 2014

Résolution 2152 (2014) 
Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 7162e
séance, le 29 avril 2014
Le Conseil de sécurité,
Rappelant et réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,
Réaffirmant son ferme appui aux efforts que le Secrétaire général et son Envoyé personnel font pour mettre en application ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012) et 2099 (2013),
Réaffirmant sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités des parties à cet égard, 
Demandant à nouveau aux parties et aux États voisins de coopérer plus pleinement avec l’Organisation des Nations Unies et les uns avec les autres et de s’impliquer plus résolument pour mettre fin à l’impasse actuelle et aller de l’avant vers une solution politique,
Reconnaissant que la solution politique de ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel, Se félicitant des efforts que fait le Secrétaire général pour suivre de près toutes les opérations de maintien de la paix, y compris la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), et soulignant que le Conseil doit adopter une approche rigoureuse et stratégique en matière de déploiement au service du maintien de la paix et de gestion efficace des ressources, Se déclarant préoccupé par les violations des accords en vigueur et demandant aux parties de se conformer à leurs obligations,
Prenant note de la proposition marocaine présentée au Secrétaire général le 11 avril 2007, et se félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement; prenant note également de la proposition du Front Polisario présentée au Secrétaire général le 10 avril 2007,
Engageant les parties, dans ce contexte, à faire preuve d’une plus grande volonté politique de parvenir à une solution, notamment en examinant de façon plus approfondie leurs propositions respectives, 
Prenant note des quatre séries de négociations tenues sous les auspices du Secrétaire général et se félicitant de la volonté des parties de poursuivre les négociations,
Engageant les parties à continuer de coopérer avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à la mise en œuvre du plan d’action actualisé sur les mesures de confiance adopté en janvier 2012,
Soulignant qu’il importe d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf, et encourageant les parties à collaborer avec la communauté internationale pour mettre au point et appliquer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’homme, en gardant à l’esprit leurs obligations découlant du droit international, Encourageant les parties à poursuivre les efforts qu’elles mènent chacune pour renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, y compris les libertés d’expression et d’association,
Reconnaissant en s’en félicitant les récentes mesures et initiatives prises par le Maroc à cet égard pour renforcer les commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et Laayoune et l’interaction en cours du Maroc avec les Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies, y compris celles qui sont prévues pour 2014, ainsi que la visite annoncée du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en 2014,
Se félicitant également de l’application du programme renforcé de protection des réfugiés que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a élaboré en coordination avec le Front Polisario et qui comprend des activités de formation et de sensibilisation aux droits des réfugiés et aux droits de l’homme, 
Demandant à nouveau que soit envisagé l’enregistrement des réfugiés dans les camps de réfugiés de Tindouf, et invitant à déployer des efforts à cet égard, Accueillant avec satisfaction l’engagement pris par les parties de poursuivre les négociations dans le cadre des pourparlers tenus sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies,
Considérant que la consolidation du statu quo n’est pas acceptable, et notant en outre qu’il est essentiel que ces négociations progressent pour que tous les aspects de la qualité de vie des habitants du Sahara occidental s’améliorent,
Affirmant son soutien à l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Christopher Ross, et à l’action qu’il mène pour faciliter les négociations entre les parties, et se félicitant à cet égard des initiatives qu’il a prises récemment et des consultations qu’il mène actuellement avec les parties et les États voisins,
Affirmant son soutien au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental et Chef de la MINURSO, Wolfgang Weisbrod-Weber, Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 10 avril 2014 (S/2014/258),
1. Décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 30 avril 2015;
2. Réaffirme que les accords militaires conclus avec la MINURSO concernant le cessez-le-feu doivent être pleinement respectés, et exhorte les parties à y adhé

rer pleinement;

3. Demande à toutes les parties de coopérer pleinement aux opérations de la MINURSO, y compris en ce qui concerne sa liberté d’interaction avec tous ses interlocuteurs, et de prendre les mesures voulues pour garantir la sécurité, ainsi qu’une totale liberté de circulation et un accès immédiat au personnel des Nations Unies et au personnel associé dans l’exécution de leur mandat, conformément aux accords existants;
4. Se félicite que les parties se soient engagées à continuer à préparer une cinquième série de négociations, et rappelle qu’il fait sienne la recommandation formulée dans le rapport daté du 14 avril 2008 (S/2008/251) selon laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant dans les négociations;
5. Demande aux parties de continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’engager des négociations plus résolues et plus axées sur le fond et de garantir ainsi l’application de ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012) et 2099 (2013), ainsi que le succès des négociations;
6. Affirme son ferme soutien aux efforts déterminés que font le Secrétaire général et son Envoyé personnel pour qu’une solution soit trouvée à la question du Sahara occidental dans ce contexte, et demande que les réunions reprennent et que les contacts soient renforcés;
7. Demande aux parties de poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts faits depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et prend note du rôle et des responsabilités des parties à cet égard;
8. Invite les États Membres à prêter le concours voulu à ces négociations;
9. Prie le Secrétaire général de lui faire régulièrement, et au moins deux fois par an, des exposés sur l’état et l’avancement des négociations tenues sous ses auspices, l’application de la présente résolution, les difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la MINURSO et les mesures prises pour les surmonter, déclare son intention de se réunir pour entendre ces exposés et les examiner, et, à cet égard, prie également le Secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation au Sahara occidental bien avant la fin du mandat de la Mission;
10. Se félicite que les parties et les États voisins se soient engagés à tenir des réunions périodiques avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin d’examiner et, autant que faire se peut, de renforcer les mesures de confiance;
11. Engage les États Membres à verser des contributions volontaires pour financer des mesures de confiance convenues par les parties, y compris celles permettant aux membres séparés d’une même famille de se rendre visite;
12. Prend note de la demande du Secrétaire général tendant à l’envoi de 15 observateurs militaires des Nations Unies supplémentaires et souscrit à cette demande, dans la limite des ressources existantes;
13. Prie le Secrétaire général de continuer à prendre les mesures voulues pour faire pleinement respecter par la MINURSO la politique de tolérance zéro instituée par l’Organisation des Nations Unies en ce qui concerne l’exploitation et les violences sexuelles et de le tenir informé, et demande instamment aux pays qui
fournissent des contingents de prendre les mesures préventives voulues, notamment de mener avant tout déploiement des activités de sensibilisation à ces questions, et d’adopter d’autres mesures pour faire en sorte que les membres de leur personnel qui seraient mis en cause soient amenés à répondre pleinement de leurs actes;
14. Décide de rester saisi de la question.
http://www.un.org/es/comun/docs/index.asp?symbol=S/RES/2152(2014)&referer=https://www.facebook.com/&Lang=F

Point de presse porte-parole du MAE français (30 avril 2014)

Q – Quelle est la réaction de la France à l’adoption hier par le Conseil de sécurité des Nations unies, à l’unanimité, de la résolution relative à la question du Sahara ?
R – La France se réjouit de l’adoption par le Conseil de sécurité, à l’unanimité, de la résolution 2152 prorogeant le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental jusqu’en avril 2015.
Cette résolution souligne le caractère prioritaire du processus politique. La France appuie les efforts de l’envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, M. Christopher Ross.
La résolution 2152 se félicite des mesures et initiatives prises par le Maroc dans le domaine des droits de l’Homme. Elle encourage les parties à poursuivre leurs efforts pour consolider la promotion et la protection des droits de l’Homme au Sahara occidental comme dans les camps de réfugiés de Tindouf.

Cuisante défaite pour le Maroc : Le Conseil de sécurité réaffirme le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental

Le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté, hier, une résolution sur le Sahara occidental, dans laquelle il a réitéré son appel pour une «solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental». 
Adoptée à l’unanimité par les 15 membres du Conseil de sécurité, la résolution 2152/2014 a également relevé  »l’importance de l’amélioration de la situation des droits de l’Homme» au Sahara occidental occupé par le Maroc et a, ainsi, encouragé à développer et à mettre en œuvre des mesures «crédibles» et «indépendantes» afin d’assurer le «plein respect» des droits de l’Homme du peuple sahraoui. 
Le Conseil a également décidé de proroger le mandat de la Mission des nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), jusqu’au 30 avril 2015.
Pour le Conseil de sécurité, il s’agit de « mettre fin à l’impasse actuelle et d’aller de l’avant vers une solution politique ».
En conséquence, la résolution du conseil a affirmé, par des termes clairs, que  »le statu quo n’est pas acceptable » et qu’il est essentiel que ces négociations progressent.
Dans ce sillage, le conseil a affirmé son ferme soutien aux efforts déterminés que font le secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel pour qu’une solution soit trouvée à la question du Sahara occidental, et a demandé que les réunions de négociations reprennent et que les contacts soient renforcés.

Résolution 2152 (2014) du Conseil de Sécurité du 29 avril 2014

LE CONSEIL DE SÉCURITÉ PROROGE JUSQU’AU 30 AVRIL 2015 LE MANDAT DE LA MISSION DE L’ONU

AU SAHARA OCCIDENTAL EN LA DOTANT DE 15 OBSERVATEURS MILITAIRES SUPPLÉMENTAIRES
Le Conseil de sécurité a adopté aujourd’hui à l’unanimité la résolution 2152 (2014) par laquelle il proroge jusqu’au 30 avril 2015 le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et souscrit, dans la limite des ressources existantes, à la demande du Secrétaire général tendant à l’envoi de 15 observateurs militaires supplémentaires. 
Dans cette résolution, le Conseil se félicite que les parties, le Maroc et le Front Polisario, se soient engagées à continuer à préparer une cinquième série de négociations et juge indispensable qu’elles fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant dans des négociations plus résolues et plus axées sur le fond « en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies ». 
Le Conseil affirme son ferme soutien aux efforts déterminés du Secrétaire général et de son Envoyé personnel. Dans son rapport, qui rend compte des faits survenus au Sahara occidental depuis un an, M. Ban Ki-moon annonce que son Envoyé personnel, M. Christopher Ross, fera, en octobre prochain, devant le Conseil de sécurité, la première évaluation de sa nouvelle approche basée sur des consultations bilatérales et une navette diplomatique. 
LA SITUATION CONCERNANT LE SAHARA OCCIDENTAL
Rapport du Secrétaire général sur la situation concernant le Sahara occidental (S/2014/258)
Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, dans ce rapport, qui rend compte des faits survenus au Sahara occidental depuis un an, recommande que le Conseil de sécurité proroge de 12 mois, jusqu’au 30 avril 2015, le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), avec la modeste adjonction de 15 observateurs militaires aux effectifs autorisés.
Le Secrétaire général estime en effet que la présence de la MINURSO, garante de la stabilité du cessez-le-feu et preuve visible de l’attachement de la communauté internationale au règlement du conflit, reste pertinente.
Elle est, explique-t-il, un facteur de stabilité au cas où l’impasse politique persisterait, un mécanisme d’appui à la mise en œuvre des résolutions successives du Conseil de sécurité concernant son mandat, et un fournisseur indépendant d’informations sur les conditions locales pour le Conseil de sécurité, le Secrétariat et la communauté internationale.
Il demande donc l’assistance du Conseil pour réaffirmer le rôle confié à la MINURSO, maintenir les normes du maintien de la paix et la neutralité de l’Organisation des Nations Unies et veiller à ce que les conditions du fonctionnement fructueux de la Mission soient remplies. 
Il invite aussi les deux parties, le Maroc et le Front Polisario, à coopérer pleinement avec la MINURSO pour réaliser ces objectifs.
Selon les constatations de la MINURSO, la situation au Sahara occidental est globalement calme et le cessez-le-feu continue d’être respecté, souligne le Secrétaire général.
Son Envoyé personnel, M. Christopher Ross, a recouru à une approche de plus dans les négociations, qui est basée sur des consultations bilatérales et une navette diplomatique. L’exposé qui sera fait en octobre prochain devant le Conseil de sécurité donnera l’occasion d’en faire une première évaluation, précise M. Ban.
Le Secrétaire général invite les parties à reconnaître la nécessité urgente de progresser et à dialoguer sérieusement sur les deux questions clefs de l’orientation donnée par le Conseil de sécurité, à savoir le contenu d’une solution politique et la forme de l’autodétermination.
Il demande à la communauté internationale et, notamment, aux États voisins et au Groupe des amis, d’apporter leur concours à cet effort. Si, malgré cela, il n’y a aucun progrès avant avril 2015, le moment sera venu d’inviter les membres du Conseil à examiner complètement le cadre qu’il a fixé en avril 2007 pour le processus de négociation.
M. Ban exhorte la communauté internationale à fournir des fonds d’urgence au programme visant à renforcer la confiance et au programme d’exécution du mandat du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans les camps de réfugiés proches de Tindouf, compte tenu des lacunes dans les domaines essentiels à l’assistance, comme la protection, la santé, la nutrition, la sécurité alimentaire, le logement, l’eau et l’assainissement.
Le Secrétaire général exhorte aussi les organismes des Nations Unies compétents, la communauté des donateurs, le Front Polisario et les autorités algériennes à étudier des programmes pour faire face aux besoins de développement dans les camps, notamment l’éducation et l’emploi des jeunes.
Texte du projet de résolution S/2014/299
Le Conseil de sécurité,
Rappelant et réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,
Réaffirmant son ferme appui aux efforts que le Secrétaire général et son Envoyé personnel font pour mettre en application ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012) et 2099 (2013),
Réaffirmant sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités des parties à cet égard,
Demandant à nouveau aux parties et aux États voisins de coopérer plus pleinement avec l’Organisation des Nations Unies et les uns avec les autres et de s’impliquer plus résolument pour mettre fin à l’impasse actuelle et aller de l’avant vers une solution politique,
Reconnaissant que la solution politique de ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel,
Se félicitant des efforts que fait le Secrétaire général pour suivre de près toutes les opérations de maintien de la paix, y compris la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), et soulignant que le Conseil doit adopter une approche rigoureuse et stratégique en matière de déploiement au service du maintien de la paix et de gestion efficace des ressources,
Se déclarant préoccupé par les violations des accords en vigueur et demandant aux parties de se conformer à leurs obligations,
Prenant note de la proposition marocaine présentée au Secrétaire général le 11 avril 2007, et se félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement; prenant note également de la proposition du Front Polisario présentée au Secrétaire général le 10 avril 2007,
Engageant les parties, dans ce contexte, à faire preuve d’une plus grande volonté politique de parvenir à une solution, notamment en examinant de façon plus approfondie leurs propositions respectives,
Prenant note des quatre séries de négociations tenues sous les auspices du Secrétaire général et se félicitant de la volonté des parties de poursuivre les négociations,
Engageant les parties à continuer de coopérer avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à la mise en œuvre du plan d’action actualisé sur les mesures de confiance adopté en janvier 2012,
Soulignant qu’il importe d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf, et encourageant les parties à collaborer avec la communauté internationale pour mettre au point et appliquer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’homme, en gardant à l’esprit leurs obligations découlant du droit international,
Encourageant les parties à poursuivre les efforts qu’elles mènent chacune pour renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, y compris les libertés d’expression et d’association,
Reconnaissant en s’en félicitant les récentes mesures et initiatives prises par le Maroc à cet égard pour renforcer les commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et Laayoune et l’interaction en cours du Maroc avec les Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies, y compris celles qui sont prévues pour 2014, ainsi que la visite annoncée du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en 2014,
Se félicitant également de l’application du programme renforcé de protection des réfugiés que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a élaboré en coordination avec le Front Polisario et qui comprend des activités de formation et de sensibilisation aux droits des réfugiés et aux droits de l’homme,
Demandant à nouveau que soit envisagé l’enregistrement des réfugiés dans les camps de réfugiés de Tindouf, et invitant à déployer des efforts à cet égard,
Accueillant avec satisfaction l’engagement pris par les parties de poursuivre les négociations dans le cadre des pourparlers tenus sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies,
Considérant que la consolidation du statu quo n’est pas acceptable, et notant en outre qu’il est essentiel que ces négociations progressent pour que tous les aspects de la qualité de vie des habitants du Sahara occidental s’améliorent,
Affirmant son soutien à l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Christopher Ross, et à l’action qu’il mène pour faciliter les négociations entre les parties, et se félicitant à cet égard des initiatives qu’il a prises récemment et des consultations qu’il mène actuellement avec les parties et les États voisins,
Affirmant son soutien au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental et Chef de la MINURSO, Wolfgang Weisbrod-Weber,
Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 10 avril 2014 (S/2014/258),
Décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 30 avril 2015;
Réaffirme que les accords militaires conclus avec la MINURSO concernant le cessez-le-feu doivent être pleinement respectés, et exhorte les parties à y adhérer pleinement;
Demande à toutes les parties de coopérer pleinement aux opérations de la MINURSO, y compris en ce qui concerne sa liberté d’interaction avec tous ses interlocuteurs, et de prendre les mesures voulues pour garantir la sécurité, ainsi qu’une totale liberté de circulation et un accès immédiat au personnel des Nations Unies et au personnel associé dans l’exécution de leur mandat, conformément aux accords existants;
Se félicite que les parties se soient engagées à continuer à préparer une cinquième série de négociations, et rappelle qu’il fait sienne la recommandation formulée dans le rapport daté du 14 avril 2008 (S/2008/251) selon laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant dans les négociations;
Demande aux parties de continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’engager des négociations plus résolues et plus axées sur le fond et de garantir ainsi l’application de ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012) et 2099 (2013), ainsi que le succès des négociations;
Affirme son ferme soutien aux efforts déterminés que font le Secrétaire général et son Envoyé personnel pour qu’une solution soit trouvée à la question du Sahara occidental dans ce contexte, et demande que les réunions reprennent et que les contacts soient renforcés;
Demande aux parties de poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts faits depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et prend note du rôle et des responsabilités des parties à cet égard;
Invite les États Membres à prêter le concours voulu à ces négociations;
Prie le Secrétaire général de lui faire régulièrement, et au moins deux fois par an, des exposés sur l’état et l’avancement des négociations tenues sous ses auspices, l’application de la présente résolution, les difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la MINURSO et les mesures prises pour les surmonter, déclare son intention de se réunir pour entendre ces exposés et les examiner, et, à cet égard, prie également le Secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation au Sahara occidental bien avant la fin du mandat de la Mission;
Se félicite que les parties et les États voisins se soient engagés à tenir des réunions périodiques avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin d’examiner et, autant que faire se peut, de renforcer les mesures de confiance;
Engage les États Membres à verser des contributions volontaires pour financer des mesures de confiance convenues par les parties, y compris celles permettant aux membres séparés d’une même famille de se rendre visite;
Prend note de la demande du Secrétaire général tendant à l’envoi de 15 observateurs militaires des Nations Unies supplémentaires et souscrit à cette demande, dans la limite des ressources existantes;
Prie le Secrétaire général de continuer à prendre les mesures voulues pour faire pleinement respecter par la MINURSO la politique de tolérance zéro instituée par l’Organisation des Nations Unies en ce qui concerne l’exploitation et les violences sexuelles et de le tenir informé, et demande instamment aux pays qui fournissent des contingents de prendre les mesures préventives voulues, notamment de mener avant tout déploiement des activités de sensibilisation à ces questions, et d’adopter d’autres mesures pour faire en sorte que les membres de leur personnel qui seraient mis en cause soient amenés à répondre pleinement de leurs actes;
Décide de rester saisi de la question.

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2014/CS11371.doc.htm

Résolution 2152 (2014) du Conseil de Sécurité du 29 avril 2014

LE CONSEIL DE SÉCURITÉ PROROGE JUSQU’AU 30 AVRIL 2015 LE MANDAT DE LA MISSION DE L’ONU

AU SAHARA OCCIDENTAL EN LA DOTANT DE 15 OBSERVATEURS MILITAIRES SUPPLÉMENTAIRES
Le Conseil de sécurité a adopté aujourd’hui à l’unanimité la résolution 2152 (2014) par laquelle il proroge jusqu’au 30 avril 2015 le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) et souscrit, dans la limite des ressources existantes, à la demande du Secrétaire général tendant à l’envoi de 15 observateurs militaires supplémentaires. 
Dans cette résolution, le Conseil se félicite que les parties, le Maroc et le Front Polisario, se soient engagées à continuer à préparer une cinquième série de négociations et juge indispensable qu’elles fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant dans des négociations plus résolues et plus axées sur le fond « en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies ». 
Le Conseil affirme son ferme soutien aux efforts déterminés du Secrétaire général et de son Envoyé personnel. Dans son rapport, qui rend compte des faits survenus au Sahara occidental depuis un an, M. Ban Ki-moon annonce que son Envoyé personnel, M. Christopher Ross, fera, en octobre prochain, devant le Conseil de sécurité, la première évaluation de sa nouvelle approche basée sur des consultations bilatérales et une navette diplomatique. 
LA SITUATION CONCERNANT LE SAHARA OCCIDENTAL
Rapport du Secrétaire général sur la situation concernant le Sahara occidental (S/2014/258)
Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, dans ce rapport, qui rend compte des faits survenus au Sahara occidental depuis un an, recommande que le Conseil de sécurité proroge de 12 mois, jusqu’au 30 avril 2015, le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), avec la modeste adjonction de 15 observateurs militaires aux effectifs autorisés.
Le Secrétaire général estime en effet que la présence de la MINURSO, garante de la stabilité du cessez-le-feu et preuve visible de l’attachement de la communauté internationale au règlement du conflit, reste pertinente.
Elle est, explique-t-il, un facteur de stabilité au cas où l’impasse politique persisterait, un mécanisme d’appui à la mise en œuvre des résolutions successives du Conseil de sécurité concernant son mandat, et un fournisseur indépendant d’informations sur les conditions locales pour le Conseil de sécurité, le Secrétariat et la communauté internationale.
Il demande donc l’assistance du Conseil pour réaffirmer le rôle confié à la MINURSO, maintenir les normes du maintien de la paix et la neutralité de l’Organisation des Nations Unies et veiller à ce que les conditions du fonctionnement fructueux de la Mission soient remplies. 
Il invite aussi les deux parties, le Maroc et le Front Polisario, à coopérer pleinement avec la MINURSO pour réaliser ces objectifs.
Selon les constatations de la MINURSO, la situation au Sahara occidental est globalement calme et le cessez-le-feu continue d’être respecté, souligne le Secrétaire général.
Son Envoyé personnel, M. Christopher Ross, a recouru à une approche de plus dans les négociations, qui est basée sur des consultations bilatérales et une navette diplomatique. L’exposé qui sera fait en octobre prochain devant le Conseil de sécurité donnera l’occasion d’en faire une première évaluation, précise M. Ban.
Le Secrétaire général invite les parties à reconnaître la nécessité urgente de progresser et à dialoguer sérieusement sur les deux questions clefs de l’orientation donnée par le Conseil de sécurité, à savoir le contenu d’une solution politique et la forme de l’autodétermination.
Il demande à la communauté internationale et, notamment, aux États voisins et au Groupe des amis, d’apporter leur concours à cet effort. Si, malgré cela, il n’y a aucun progrès avant avril 2015, le moment sera venu d’inviter les membres du Conseil à examiner complètement le cadre qu’il a fixé en avril 2007 pour le processus de négociation.
M. Ban exhorte la communauté internationale à fournir des fonds d’urgence au programme visant à renforcer la confiance et au programme d’exécution du mandat du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dans les camps de réfugiés proches de Tindouf, compte tenu des lacunes dans les domaines essentiels à l’assistance, comme la protection, la santé, la nutrition, la sécurité alimentaire, le logement, l’eau et l’assainissement.
Le Secrétaire général exhorte aussi les organismes des Nations Unies compétents, la communauté des donateurs, le Front Polisario et les autorités algériennes à étudier des programmes pour faire face aux besoins de développement dans les camps, notamment l’éducation et l’emploi des jeunes.
Texte du projet de résolution S/2014/299
Le Conseil de sécurité,
Rappelant et réaffirmant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental,
Réaffirmant son ferme appui aux efforts que le Secrétaire général et son Envoyé personnel font pour mettre en application ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012) et 2099 (2013),
Réaffirmant sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cad

re d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et notant le rôle et les responsabilités des parties à cet égard,

Demandant à nouveau aux parties et aux États voisins de coopérer plus pleinement avec l’Organisation des Nations Unies et les uns avec les autres et de s’impliquer plus résolument pour mettre fin à l’impasse actuelle et aller de l’avant vers une solution politique,
Reconnaissant que la solution politique de ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union du Maghreb arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel,
Se félicitant des efforts que fait le Secrétaire général pour suivre de près toutes les opérations de maintien de la paix, y compris la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), et soulignant que le Conseil doit adopter une approche rigoureuse et stratégique en matière de déploiement au service du maintien de la paix et de gestion efficace des ressources,
Se déclarant préoccupé par les violations des accords en vigueur et demandant aux parties de se conformer à leurs obligations,
Prenant note de la proposition marocaine présentée au Secrétaire général le 11 avril 2007, et se félicitant des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement; prenant note également de la proposition du Front Polisario présentée au Secrétaire général le 10 avril 2007,
Engageant les parties, dans ce contexte, à faire preuve d’une plus grande volonté politique de parvenir à une solution, notamment en examinant de façon plus approfondie leurs propositions respectives,
Prenant note des quatre séries de négociations tenues sous les auspices du Secrétaire général et se félicitant de la volonté des parties de poursuivre les négociations,
Engageant les parties à continuer de coopérer avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à la mise en œuvre du plan d’action actualisé sur les mesures de confiance adopté en janvier 2012,
Soulignant qu’il importe d’améliorer la situation des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf, et encourageant les parties à collaborer avec la communauté internationale pour mettre au point et appliquer des mesures indépendantes et crédibles qui garantissent le plein respect des droits de l’homme, en gardant à l’esprit leurs obligations découlant du droit international,
Encourageant les parties à poursuivre les efforts qu’elles mènent chacune pour renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, y compris les libertés d’expression et d’association,
Reconnaissant en s’en félicitant les récentes mesures et initiatives prises par le Maroc à cet égard pour renforcer les commissions du Conseil national des droits de l’homme à Dakhla et Laayoune et l’interaction en cours du Maroc avec les Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies, y compris celles qui sont prévues pour 2014, ainsi que la visite annoncée du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en 2014,
Se félicitant également de l’application du programme renforcé de protection des réfugiés que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a élaboré en coordination avec le Front Polisario et qui comprend des activités de formation et de sensibilisation aux droits des réfugiés et aux droits de l’homme,
Demandant à nouveau que soit envisagé l’enregistrement des réfugiés dans les camps de réfugiés de Tindouf, et invitant à déployer des efforts à cet égard,
Accueillant avec satisfaction l’engagement pris par les parties de poursuivre les négociations dans le cadre des pourparlers tenus sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies,
Considérant que la consolidation du statu quo n’est pas acceptable, et notant en outre qu’il est essentiel que ces négociations progressent pour que tous les aspects de la qualité de vie des habitants du Sahara occidental s’améliorent,
Affirmant son soutien à l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Christopher Ross, et à l’action qu’il mène pour faciliter les négociations entre les parties, et se félicitant à cet égard des initiatives qu’il a prises récemment et des consultations qu’il mène actuellement avec les parties et les États voisins,
Affirmant son soutien au Représentant spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental et Chef de la MINURSO, Wolfgang Weisbrod-Weber,
Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 10 avril 2014 (S/2014/258),
Décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 30 avril 2015;
Réaffirme que les accords militaires conclus avec la MINURSO concernant le cessez-le-feu doivent être pleinement respectés, et exhorte les parties à y adhérer pleinement;
Demande à toutes les parties de coopérer pleinement aux opérations de la MINURSO, y compris en ce qui concerne sa liberté d’interaction avec tous ses interlocuteurs, et de prendre les mesures voulues pour garantir la sécurité, ainsi qu’une totale liberté de circulation et un accès immédiat au personnel des Nations Unies et au personnel associé dans l’exécution de leur mandat, conformément aux accords existants;
Se félicite que les parties se soient engagées à continuer à préparer une cinquième série de négociations, et rappelle qu’il fait sienne la recommandation formulée dans le rapport daté du 14 avril 2008 (S/2008/251) selon laquelle il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d’un esprit de compromis pour aller de l’avant dans les négociations;
Demande aux parties de continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’engager des négociations plus résolues et plus axées sur le fond et de garantir ainsi l’application de ses résolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2

010), 1979 (2011), 2044 (2012) et 2099 (2013), ainsi que le succès des négociations;

Affirme son ferme soutien aux efforts déterminés que font le Secrétaire général et son Envoyé personnel pour qu’une solution soit trouvée à la question du Sahara occidental dans ce contexte, et demande que les réunions reprennent et que les contacts soient renforcés;
Demande aux parties de poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire général, sans conditions préalables et de bonne foi, en tenant compte des efforts faits depuis 2006 et des faits nouveaux survenus depuis, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, et prend note du rôle et des responsabilités des parties à cet égard;
Invite les États Membres à prêter le concours voulu à ces négociations;
Prie le Secrétaire général de lui faire régulièrement, et au moins deux fois par an, des exposés sur l’état et l’avancement des négociations tenues sous ses auspices, l’application de la présente résolution, les difficultés auxquelles se heurtent les opérations de la MINURSO et les mesures prises pour les surmonter, déclare son intention de se réunir pour entendre ces exposés et les examiner, et, à cet égard, prie également le Secrétaire général de lui présenter un rapport sur la situation au Sahara occidental bien avant la fin du mandat de la Mission;
Se félicite que les parties et les États voisins se soient engagés à tenir des réunions périodiques avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés afin d’examiner et, autant que faire se peut, de renforcer les mesures de confiance;
Engage les États Membres à verser des contributions volontaires pour financer des mesures de confiance convenues par les parties, y compris celles permettant aux membres séparés d’une même famille de se rendre visite;
Prend note de la demande du Secrétaire général tendant à l’envoi de 15 observateurs militaires des Nations Unies supplémentaires et souscrit à cette demande, dans la limite des ressources existantes;
Prie le Secrétaire général de continuer à prendre les mesures voulues pour faire pleinement respecter par la MINURSO la politique de tolérance zéro instituée par l’Organisation des Nations Unies en ce qui concerne l’exploitation et les violences sexuelles et de le tenir informé, et demande instamment aux pays qui fournissent des contingents de prendre les mesures préventives voulues, notamment de mener avant tout déploiement des activités de sensibilisation à ces questions, et d’adopter d’autres mesures pour faire en sorte que les membres de leur personnel qui seraient mis en cause soient amenés à répondre pleinement de leurs actes;
Décide de rester saisi de la question.

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2014/CS11371.doc.htm

Le Maroc compte sur Paris

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit, en principe, adopter, ce mardi, un projet de résolution, proposé par les USA pour le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour le Référendum au Sahara occidental (Minurso). 
Soulignant l’importance d’améliorer la situation des droits humains au Sahara occidental, la résolution encourage les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc, à œuvrer avec la communauté internationale pour développer et mettre en œuvre des mesures indépendantes et crédibles, afin de garantir le plein respect des droits de l’Homme au Sahara occidental. 
Le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, et des organisations de défense des droits de l’Homme ont appelé à l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme, mais le Maroc, soutenu par la France, rejette la mise en place d’un mécanisme de surveillance au sein de la Minurso. Pour éviter toute mauvaise surprise, Mohamed VI est allé jusqu’à se déplacer en France où depuis son château de Betz il fait pression sur l’Élysée et le Quai d’Orsay. 
La présence du roi Mohamed VI en France alimente aussi la polémique sur son activité à Paris, voulant qu’il se soit déplacé pour agir directement sur Paris, en faveur du renouvellement du mandat de la Minurso, mais sans l’élargir aux questions des droits de l’Homme. Or, Mohamed VI avait agi, oui, mais directement à l’Onu, appelant le Secrétaire général, Ban Ki-moon, et le menaçant presque de mettre fin au mandat des éléments de la Minurso se trouvant sur la partie du territoire qu’il occupe. Pour le représentant du Front Polisario à l’Onu, Ahmed Boukhari, le Maroc et la France ont fait faire pression sur les Nations unies pour réviser le rapport du SG de l’Onu. Ahmed Boukhari a indiqué que le contenu du rapport du Secrétaire général de l’Onu a été salué par la majorité des membres du Conseil de sécurité.
Il y a huit pays au sein du Conseil de sécurité, a-t-il ajouté qui ont fortement plaidé pour le contenu du rapport du secrétaire général de l’Onu, notamment celles relatives à la surveillance des droits de l’Homme et les ressources naturelles du Sahara occidental, exploitées illégalement par le Maroc. Ce groupe de pays s’est élargi, et le Maroc n’a plus pour soutien que la Jordanie et la France pour défendre ses thèses. 
Le zèle de l’ambassadeur français aux Nations unies, qui quittera son poste en juin prochain est notoire. Des informations non vérifiées concernant un veto français ont même été avancées, obligeant le diplomate français à sortir de sa réserve et à démentir.
Cet ambassadeur français à l’Onu, Gérard Araud, pour ne pas le nommer est intervenu, rappelle-t-on, en faveur du Maroc en faisant pression sur le Secrétaire général, Ban Ki-moon, en vue de modifier le contenu de son rapport. 
Gérard Araud est le diplomate qui a qualifié le Maroc de «maîtresse, dont on n’est pas particulièrement amoureux, mais qu’on doit défendre». Des propos tenus devant l’acteur espagnol, Javier Bardem. Le Maroc lui a fait payer ce rare moment de lucidité puisque ses pressions sur l’Élysée et la bienveillance du Quai d’Orsay ont poussé à la nomination d’un nouvel ambassadeur de France aux Nations unies.

« Enfants de nuages, la dernière colonie » : le conflit oublié du Sahara occidental

Ce documentaire ne nous est pas parvenu sans heurts. Sa sortie sur le territoire français est restée longtemps incertaine, en raison de son sujet politiquesulfureux : le sort du peuple sahraoui et son droit à l’autodétermination. Face à d’éventuelles frictions diplomatiques – qu’il n’a d’ailleurs pas manqué de susciter, la France étant directement mise en cause dans le film pour sa collusion avec leMaroc -, les distributeurs hypothétiques se sont montrés frileux.
Ces tensions se sont exprimées encore plus vivement lors de la venue à Paris, en février, de l’acteur Javier Bardem. Porte-parole de la cause sahraouie, il est venu accompagné d’une délégation, afin d’interpeller le monde politique français et la presse sur le scandale, lié à ce peuple abandonné de tous. A ses côtés se tenait Alvaro Longoria, le réalisateur du film, plus connu pour ses activités de producteur. Il a, dans ce cadre, financé les deux volets du Che de Steven Soderbergh, avant de passer pour la première fois à la réalisation avec Enfants des nuages.
RÉCIPIENDAIRE D’UN GOYA EN 2013
Ce film engagé, récipiendaire d’un Goya en 2013 (l’équivalent de nos César enEspagne) affiche une volonté pédagogique manifeste, qui prime sur une forme qu’on aurait aimé plus ambitieuse. La narration vient en renfort d’images d’archives et de témoignages bouleversants de victimes de la répression marocaine. Elle donne aussi au film son caractère violemment émotionnel. Impossible de ne pas être scandalisé, au terme de la projection, par la condition terrible de ce peuple, dont le vaste territoire est au centre de toutes les revendications.
Le Sahara occidental fut, jusqu’en 1976, une colonie espagnole. Depuis quarante ans, la région est à l’origine d’un conflit entre le Maroc, convaincu de sa souveraineté, et de l’Algérie qui a apporté son soutien au Front Polisario, constitué d’indépendantistes.
Les opposants au gouvernement marocain continuent de subir une répression violente, dans le plus grand mépris des droits de l’homme. 
Depuis 2008, l’acteur espagnol Javier Bardem (dont la mère œuvrait avant lui en direction des femmes sahraouies), est allé à la rencontre des hommes politiques du monde entier pour les rallier à cette cause, ce que montre le documentaire.
CONJURER LEUR DOULEUR DE PEUPLE DÉRACINÉ
On voit, à ce titre, l’acteur prendre la parole à l’ONU. Il partage également le quotidien de réfugiés sahraouis, en vivant avec eux dans leur camp. Pour conjurerleur douleur de peuple déraciné, il leur a organisé un festival de cinéma, auquel prit part l’actrice Victoria Abril, la narratrice du film. Mais l’acteur, oscarisé pour son rôle dans No Country for Old Men des frères Coen, n’entend pas se servir de ce combat pour sa gloriole personnelle.
Humblement, il s’efface derrière des personnalités comme Aminatou Haidar, une militante sahraouie, qui fut séquestrée et torturée par la police marocaine, à maintes reprises. Le film n’occulte rien des compromis diplomatiques et des défaillances politiques. Il renvoie surtout chaque spectateur à sa conscience de citoyen.
http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/04/29/enfants-de-nuages-la-derniere-colonie-le-conflit-oublie-du-sahara-occidental_4408478_3246.html

Sahara Occidental : Silence et panique à Rabat

Les observateurs ont remarqué un silence radio à Rabat sur ce qu’il se passe à New York. No comment est la consigne des responsables marocains sur le dossier du Sahara Occidental.
Une certaine presse árabe constate ce silence officiel. Un silence qui constitue, en réalité, une attente. Tout le monde attend ce qui va sortir du vote du Conseil de Sécurité dont la réunio aura lieu mardi 29 avril en vue de renouveler le mandat de la MINURSO et…on ne sait pas encore avec exactitude de quoi s’agit-il…
Le roi du Maroc, lui aussi, attend, mais dans son palais de Betz, en France. Selon des sources journalistiques, les marocains s’attendent à des surprises désagréables de ce vote.
Le silence marocain est dû à l’échec de la diplomatie marocaine sur le Sahara qui s’est limité au soutien inconditionnel de la France dans ce dossier. Le timbre de cet échec se trouve dans le dernier rapport du SG de l’ONU et la nouvelle approche onusienne de la solution au conflit. Qui en réalité n’est pas nouvelle. L’ONU a toujours préconisé l’autodétermination comme solution.
Selo non commentateur marocain, le rapport du SG a mis le Maroc dans la position d’un pays qui refuse de collaborer avec les efforts de l’ONU visant à résoudre le conflit sahraoui, et ajoute que le rapport a qualifié le Maroc de violeur des droits humains et pilleur des ressources naturelles sahroauies.
Le Conseil de Sécurité, estime-t-il, se dispose à passer du Chaïtre VI au Chapïtre VII pour imposer une solution en avril 2015

SILENCIO Y PANICO EN RABAT

Silencio en Rabat. Nadie comenta lo que está pasando en Nueva York. Ni el ministro de asuntos exteriores ni el primer ministro ni el portavoz de palacio. 
La prensa marroquí constata el silencio oficial. Un silencio que constituye, en realidad, una espera. Todo el mundo espera lo que va resultar del voto en el Consejo de Seguridad que se reúne martes 29 de abril para aprobar la renovación de la MINURSO y… No se sabe con exactitud. 
El rey también espera, pero en su palacio de Betz en Francia. Según fuentes periodísticas, las autoridades marroquíes esperan sorpresas desagradables de ese voto. 
El silencio marroquí se debe al fracaso de su diplomacia sobre el Sahara. El sello de ese fracaso lo lleva el último informe del Secretario General de la ONU y el nuevo enfoque lleva para la solución del problema del Sahara.
Según un observador marroquí, el informe del SG colocó a Marruecos en una situación que se asemeja más a la de un país que rechaza colaborar con los esfuerzos de la ONU para resolver el conflicto saharaui, y añade que el informe califico a Marruecos de violador de los DDHH y saqueador de los recursos naturales saharauis.
El Consejo de Seguridad se dispone a trasladarse del Capítulo VI al Capítulo VII imponiendo una solución en abril 2015.

La France est le véritable lobby marocain

Le retour annuel de la question des droits de l’homme au Sahara Occidental à l’agenda du Conseil de Sécurité a mis en évidence l’implication directe de la France dans un conflit qui dure près de 40 ans.
Le dernier rapport de Ban Ki-moon a mis Paris dans une situation embarrassante. Il a permis aux ONG internationale de faire pression sur la France sur une question très sensible : les droits de l’homme, un sujet que la France balance pour justifier son intervention en Lybie, Syrie et en Centrafrique.
L’ambassadeur français à l’ONU, Gérard Araud, a été obligé de répondre sur Twitter aux commentaires du chef du bureau de Human Rights Watch à New York.
Devant cette situation, la presse marocaine est sortie à la rescousse de son allié. L’argument porté est que les alliés du Polisario préfèrent s’en prendre à la France faute de pouvoir affronter les Etats-Unis d’Amérique. Une tentative de dissimuler le soutien inconditionnel de la France au Maroc.
Si la réaction de l’ambassadeur français est arrivé en réponse à la pression grandissante exercée sur la France pour son veto contre les droits de l’homme au Sahara Occidental et sa censure du contenu du rapport du Secrétaire Général de l’ONU, la presse marocaine cherche à innocenter son allié des accusations qui pleuvent de partout, au moment où la communauté internationale veut en finir avec ce conflit qui menace une région sensible pour l’Europe.
L’implication flagrante de la France pousse à penser que les nombreux écrits sur le travail de lobbying n’est en réalité qu’une tentative de dissimuler le soutien français qui constitue le véritable lobby en action dans la défense de la position du Maroc.

Francia es el verdadero lobby de Marruecos

El retorno anual del tema de los derecho humanos en el Sahara Occidental a la agenda del Consejo de Seguridad a puesto en evidencia la implicación directa de Francia en un conflicto que lleva más de 40 años. 
Según fuentes citadas por diversas agencias de prensa, la resolución del Consejo de Seguridad no permitirá que la MINURSO se ocupe de vigilar los derechos humanos. En este caso, el trabajo que llevan a cabo desde 2010 las ONG Human Rights Watch, Amensty International y el Centro Robert Kennedy no habrá servido a nada este año. Su fracaso lo achacan al “trabajo de lobbying” que Marruecos lleva a cabo en las esferas de la ONU y de Washington. Lo cual es falso. La única barrera frente a la acción de los defensores de los derechos humanos en el Sahara es Francia y nada mas que Francia. 
El discurso que llevamos anios escuchando sobre los los millones de dólares gastados por Marruecos en Lobbying es en realidad una estratagema para disimular la implicación directa de Francia a favor de Marruecos. Paris es el único y verdadero lobby de Marruecos. Y el debate anual del Consejo de Seguridad acaba de demostrarlo. Ban Ki-moon fue obligado a retirar la palabra “mecanismo” de su informe y el Consejo de Seguridad tuvo que posponer su voto sobre el Sahara a causa de la posición francesa contra la vigilancia de los derechos en el Sahara.
La flagrante implicación francesa obligo al embajador francés a reaccionar en su pagina Twitter contra las acusaciones del jefe de la oficina de Human Righst Watch en Nueva York.
Accorralados por la comunidad internacional, la prensa marroqui vuela a su socorre. Según esta, aquellos que atacan a Francia sobre esta cuestión es porque no se atreven a enfrentarse a los Estados Unidos.

Sahara occidental : une nouvelle résolution

Mardi 29 avril 2013, un nouveau départ pour le Sahara occidental. Une nouvelle résolution va être adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU. Un bémol, cette résolution ne couvre pas toutes les problématiques engendrées par le conflit. Sujet récurrent de ces dix dernières années, qui a retenu l’attention de l’opinion internationale et des ONG telles que Amnesty international ou Human Rights Watch.
Concerné par la délicate situation du Sahara occidental, les Etats Unis ont préparé une résolution qui n’abordera pas le volet des droits de l’homme. Les 15 pays membres semblent prêts à adopter ce texte : le vote de la résolution était prévu le 23 avril, ce qui a permis de prendre la température.
Une mission principalement chargée de surveillance
Il y a déjà un an, le Maroc s’était élevé contre un texte américain qui proposait d’élargir le mandat de la MINURSO (Mission des Nations Unis pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) aux droits de l’homme. Finalement, le Conseil avait adopté un texte « modéré », à titre préventif, qui appelait à « améliorer la situation ». Un texte flou adopté par défaut avec peu de détails et ne permettant pas d’agir ou d’apprécier la réalité de la situation.
Le 30 avril 2014, se termine le renouvellement du mandat de la Mission de l’ONU, qui date de septembre 1991. Elle avait pour mission de maintenir la paix dans la région. Basée à Laâyoune, les 500 militaires et civils déployés surveillent depuis 23 ans les activités des forces en présence et ont tenté de préparer un référendum sur le statut du Sahara occidental. En effet la problématique repose sur le souhait d’indépendance ou d’intégration officiel au Maroc des habitant de la région. Finalement, la Minurso est principalement chargée de surveiller le cessez –le-feu entre Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger dans leur revendication du territoire sahraoui, mais elle permet aussi d’apporter un soutien aux mesures de confiance.
La résolution
Pas de grosse surprise, la résolution, ne tiendra donc pas compte des revendications d’ONG qui combattaient pour inclure les droits de l’Homme dans le mandat de la Mission. Pourtant, dans son dernier rapport du 10 avril, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU avait également recommandé de surveiller tout particulièrement, de manière “durable, indépendante et impartiale” le respect de ces droits au Sahara occidental, tout en mentionnant les efforts récents du Maroc dans ce domaine. Le roi Mohammed VI avait réagit en mettant en garde Ban Ki-moon, contre des « options périlleuses ». Le Maroc s’oppose totalement à une vision plus ouverte et humaine de ces sujets tabous.
La résolution consiste en l’application (enfin) de la série de mesures prises par Rabat depuis un an pour améliorer l’efficacité du CNDH (Conseil national des Droits de l’Homme). Un progrès sur les droits de l’Homme serait enfin appliqué, aussi insuffisant soit-il.
Kenza BENNIS
MENA, 28/04/2014

1988 : La grande trahison

En 1977, Omar Hadrami avait des problèmes avec Bachir Moustapha Sayed. Le Comité Exécutif a décidé de le limoger. En 1979, il se rend aux lignes de front pour s’enquérir de près des données de la guerre. Selon des sources bien informées, Hadrami avait demandé le poste de Directeur des Services de la Sécurité Militaire. En 1982, il est nommé à leur tête.
Depuis son bureau dans la partie ouest de la Caserne Militaire Chahid Hafedh, il commence son travail de sape en vue de faire tomber son ennemi juré, Bachir Moustapha Sayed. Il s’est proposé de se venger de cet homme qui est devenu, depuis la mort de son frère El Ouali, le véritable décideur au Front Polisario.
Il s’en prend aux tribus qui composent les deux ensembles désignés avec les lettres H et I dans le recensement espagnol. Il veut les faire monter contre le mouvement sahraoui. Plus tard, il proposera au Maroc de les faire participer au référendum.
Avec les cadres sahraouis, il tissera des liaisons étroites, en particulier avec Brahim Hakim, Abdelkader Taleb Omar et Mansour Omar. En octobre 1988, ils décident de passer à l’action. Leur seul moyen c’est d’attiser le feu du tribalisme. 
Le fondateur du Polisario, El Ouali Moustapha Sayed, avait déclaré dans une intervention devant une sélection de cadres sahraouis en 1976 que le « tribalisme est une mine sous les pieds du peuple sahraoui qui risque d’exploser à tout moment ». Il paraît que c’est le seul enseignement que Hadrami et ses camarades ont retenu du Martyr de la Liberté et la Dignité.
Ils vont exploiter au maximum les informations sur l’état d’esprit de la population. Des informations fournies par Hadrami en tant que chef des renseignements du Polisario. C’est une population décimée par 13 années de guerre et d’exile. Beaucoup de familles ont perdu un, deux, voire trois fils dans le champ de bataille. Un fait qui va être mis à profit pour mobiliser les civils contre la direction du Polisario. Parmi les arguments utilisés : 
— Le pouvoir se trouve entre les mains d’une poignée de tribus 
— Ils envoient leurs fils étudier à l’étranger et les vôtres sont utilisés comme chair à canon
— Vos fils ont été injustement emprisonnés
— Dans la distribution des vivres, les leurs sont privilégiés.
Ainsi, ils ont réussi à mobiliser une partie de la population réfugiée en Algérie pour faire pression contre la direction du Polisario. Ils étaient prêts à faire naufrager le bateau sahraoui pour réaliser leurs objectifs personnels.
La majorité des sahraouis avaient perçu, à l’époque, leur action comme une trahison impardonnable. Ils ont multiplié par 0 tous les acquis de la lutte du peuple sahraoui. Ils ont fragilisé l’unité des sahraouis, ce qui a donné aux marocains une lueur d’espoir.
Hadrami se rendra au Maroc l’année suivante, en 1989. De là, il poursuivra son travail contra la cause sahraouie. Il proposera au Maroc de demander l’élargissement des listes électorales aux tribus qu’ils a malmenées au Polisario. De cette façon, les marocains ont réussi à saper le processus de paix onusien et le référendum. 
Abdelkader, Kader pour ses intimes, est devenu premier ministre éternel. Mansour, représentant à Paris, où il est en dispute avec les associations et la communauté sahraouie en France.
Aujourd’hui encore, nous continuons à récolter les conséquences néfastes de cette trahison. Le polisario a commencé, depuis ces événements, à se dégrader, à perdre du prestige parmi la population. De son autorité n’est resté que de l’ombre. Des nombreuses familles sont parties pour s’installer dans les territoires occupés. Les querelles tribales se sont multipliés et son résolues avec des médiations tribales. Pire encore, des tracts et des drapeaux marocains sont apparus dans les camps des réfugiés sahraouis. Tout cela grâce à Hadrami, Kader et Mansour.
Aujourd’hui, la ville de Dakhla, d’où sont originaires Kader et Mansour est la destination préférée de Mohammed VI lorsqu’il veut faire preuve d’intransigeance. Kadet et Mansour n’ont pas réussi à moboliser contre l’occupation ceux-là mêmes qu’ils ont mobilisé contre le Polisario. De ce fait, ils doivent démissioner.

SAHARA OCCIDENTAL, TERRITOIRE DE NON DROIT ?

33 femmes venues d’Espagne, du Portugal, de France, du Royaume uni, de Norvège, de Tunisie et d’Amérique du sud ont été empêchées de débarquer de leur avion ou expulsées du Sahara occidental si elles y arrivaient par la route. Elles se rendaient à la deuxième rencontre internationale organisée par les femmes sahraouies à El Aiun, capitale du Sahra occidental occupé.
Les autorités marocaines craignait-elles que les journalistes invités à filmer le roi à la sortie de la mosquée de Dakhla (salué par un parterre choisi), braquent micros et caméra vers ces visiteuses venues apporter leur soutien à la lutte des femmes sahraouies pour le droit à l’autodétermination ?
Pas de danger pourtant : les journalistes sont très bien encadrés quand ils sont autorisés à circuler dans ce pays quadrillé par les nombreux corps de police, de gendarmerie, de force auxiliaires et l’armée qui « oublie » en certaines circonstances de rester cantonnée, conformément au Plan de paix de l’ONU.
Dans quelques jour le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer sur le renouvellement de la MINURSO. Human Right Watch, le Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’homme et 114 associations et syndicats de 22 pays (Danemark, Belgique, France, Pérou, Espagne, Venezuela, Serbie, Portugal, Sahara occidental (territoire occupé et camps de réfugiés), Italie, Australie, Algérie, Malte, Allemagne, Hongrie, Suisse, Slovénie, USA, Japon, Pays Bas, Suède et Royaume Uni) se sont adressés au secrétaire général et aux membres du Conseil de sécurité afin donner des informations précises sur les atteintes aux droits de l’homme à l’encontre des populations civiles sahraouies dès qu’elles expriment leur opinion sur l’avenir de leur pays. Ces organisations insistent pour que la surveillance des droits de l’homme soient intégrée à la feuille de route de la seule mission de l’ONU qui en est dépourvue.
De son côté l’Union africaine, par la voix de la Présidente de la commission Madame Nkosazana Dlamini-Zuma, s’est félicité du rapport du Secrétaire général, elle indique « qu’il est important de doter la Minurso d’un mandat des droits de l’homme, comme c’est le cas pour d’autres opérations de maintien de la paix des Nations unies et d’aborder la question de l’exploitation des ressources naturelles du territoire sahraoui, conformément à l’avis établi par le conseiller juridique des Nations unies le 29 janvier 2002. »
Bagnolet le 20 avril 2014
http://www.afriquesenlutte.org/afrique-du-nord/republique-sahraouie/article/sahara-occidental-territoire-de

Maroc : sale temps pour Mohamed VI

La croissance économique du Maroc devrait connaître un fléchissement en 2014 dû essentiellement aux contre- performances du secteur agricole affecté par un important pluviométrique observé depuis le démarrage de la campagne agricole 2013-2014, ont prédit vendredi deux institutions publiques de statistiques.
Alors que la loi de finances 2014 tablait sur une croissance économique de 4,2% pour l’année en cours, le Haut commissariat au plan (HCP) et le Centre marocain de conjoncture (CMC) viennent de réviser à la baisse cette prévision en la ramenant à 2,4%. Selon le HCP, les trois premiers mois de l’année 2014 ont été marqués par un déficit pluviométrique de 28% par rapport à la même période d’une année normale et 30,1% par ,rapport à la même période une année auparavant, une «situation qui a impacté les travaux d’ensemencement des cultures précoces notamment les céréales, dont la superficie emblavée n’aurait pas dépassé 4,78 millions hectares, à la mi-février 2014, en baisse de 20,2% en variation annuelle». Le secteur agricole dont dépend en grande partie la croissance économique du Maroc contribue à hauteur de 19% au Produit intérieur brut (PIB) et emploie environ 45% de la population active, a-t-on indiqué de source gouvernementale.
L’agriculture est considérée comme un secteur vital pour l’économie du Maroc alors que la production agricole dépend grandement de la pluviométrie et devient vulnérable face aux changements climatiques et aux effets de la sécheresse qui frappe la région. Sur la période 2008-2012, le PIB (produit intérieur brut) agricole du Maroc s’est accru de près de 32%, alors que les investissements dans ce secteur sont passés de 7 milliards de dirhams (environ 623 millions d’euros) en 2008 à 14 milliards de DH (environ 1,246 milliard d’euros), a, en outre, souligné le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, à Meknès où se tient le 9e Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM, 24 avril-3 mai). Par ailleurs, le Maroc est actuellement confronté à la décision prise le 7 avril par l’Union européenne (UE), premier partenaire commercial du royaume, de modifier le régime des prix d’accès des produits extra-communautaires notamment les fruits et légumes. Le Maroc dont le secteur agricole demeure fortement dépendant du marché de l’UE, estime être le pays impacté par ce nouveau mécanisme devant entrer en vigueur le premier octobre prochain. M. Aziz Akhannouch a déclaré que «l’adoption de ce nouveau mécanisme, décidée unilatéralement par l’UE, est en contradiction avec les engagements de l’Union au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) car elle ignore totalement les dispositions pertinentes de l’Accord d’Association liant le Maroc à l’UE».
Les deux parties devraient engager, cette semaine, des discussions sur une modification du régime des prix d’accès des fruits et légumes aux marchés de l’Union Européenne (UE), selon le responsable marocain du secteur. En 2013, les exportations agricoles du Maroc en direction de l’UE ont atteint plus de 1,2 milliard d’euros.

Maroc : la mythomanie ne bat plus de l’aile

Au Maroc, le plus grand problème du régime est la mythomanie.

Pendant des longues années, les mensonges du Makhzen sont passés avec grand succès. Grâce notamment au soutien des médias français, alliés inconditionnels de la monarchie marocaine.
Pendant longtemps, les gouvernants de Rabat ont mené le monde par le bout du nez dans la question des droits de l’homme avec la création de fausses commissions, des fausses associations. Human Rights Watch a fini par trouver la description exacte des mensonges marocains.
« Le Maroc ressemble à un vaste chantier où les autorités annoncent à grand bruit de vastes projets, mais retardent ensuite la finition des fondations » a dit HRW dans son rapport de janvier 2014.
En effet, HRW s’est rendu compte que les autorités marocaines se sont habituées à promettre beaucoup sans jamais accomplir leurs promesses.
Leurs mensonges leur ont conduit à réduire la carte de l’Afrique à cinq pays. A leur entendre, le Maroc étend son influence en Afrique parce que le roi Mohammed VI se rend toujours en Cote d’Ivoire, Guinée Conakry ou au Gabon, les derniers bastions de la Françafrique.

Marruecos : la hora de la confrontación con la ONU

La ONU acaba de reafirmar la naturaleza del conflicto del Sahara Occidental y la « forma » de su solución que debe ser la “autodeterminación”. Dentro de su naturaleza está la cuestión de los recursos naturales. Como territorio no autónomo, estos recursos deben ser explotados equitativamente.
En el borrador de resolución presentado por los Estados Unidos y que seguramente se votará el martes 29 de abril el Consejo de Seguridad  » pide al Secretario General que informe al CS regularmente y por lo menos dos veces al año sobre el estado de avance de las negociaciones, sobre la aplicación de la presente resolución, los desafíos de las operaciones de la MINURSO y las medidas tomadas en este sentido, que presente un informe sobre la situación en el Sáhara Occidental mucho antes del final del período de mandato ».
Esto, añadido al contenido del informe del Secretario General constituye un cambio en el enfoque onusiense del conflicto. Que el Consejo de Seguridad dé un plazo es un mensaje muy fuerte dirigido a Marruecos que, hasta ahora, se niega a ceder ante el derecho a la autodeterminación. Amenazando con cambiar de enfoque de aquí al mes de abril de 2015, la ONU ha mostrado quieren salir de la monotonía del statu quo que constituye un peligro a la estabilidad de toda la región .
La voluntad del Consejo de Seguridad de recurrir al Capítulo VII, es decir, de imponer una solución, hizo que Marruecos se ponga en colera. Sin argumentos, Marruecos tergiversa y el rey se fue a París en busca de ayuda.

Maroc : Le temps de la confrontation avec l’ONU

L’ONU vient de réaffirmer la nature du conflit du Sahara Occidental et la « forme » de sa solution qui doit être l’autodétermination. La nature du conflit implique forcément la question des ressources naturelles. Ban Ki-moon a rappelé que leur exploitation doit être « équitable ».
Dans le brouillon de résolution présenté par les Etats-Unis et qui va sûrement être voté mardi 29 avril, le Conseil de Sécurité « prie le Secrétaire de Général d’informer le CS régulièrement et au moins deux fois par an sur l’état du progrès des négociations, sur la mise en œuvre de la présente résolution, les défis des opérations de la MINURSO et les pas pris à cet égard, de remettre un rapport sur la situation au Sahara Occidental bien avant la fin de la période du mandat ». 
Ceci, ajouté au contenu du rapport du Secrétaire Général constitue un tournant dans l’approche onusienne de ce conflit. Que le Conseil de sécurité accorde un délai est un message très fort adressé au Maroc qui refus jusqu’à présent de se plier au droit à l’autodétermination. On menaçant de changer d’approche d’ici avril 2015, l’ONU a fait preuve de vouloir sortir de la monotonie du statu quo qui constitue une menace pour stabilité de toute la région.
La volonté du Conseil de Sécurité de faire recours au Chapïtre VII, c’est-à-dire, d’imposer une solution, a fait que le Maroc monte au créneau. Sans arguments, le Maroc tergiverse et le roi se rend à nouveau à Paris en quête de secours. 
La confrontation du Maroc avec l’ONU dure depuis 2012 date à laquelle avait répudié l’Envoyé du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross. Depuis, Rabat tente de jouer avec le temps en espérant arriver à la fin du mandat de Barack Obama et l’élection de Hillary Clinton ou d’un républicain. 

Si Alger rouvre les frontières, le conflit du Sahara Occidental ne sera jamais résolu

Si les autorités algériennes refusent d’ouvrir leurs frontières avec le Maroc, ils savent bien pourquoi. D’abord, ils savent que c’est un pays et un peuple ingrats qui ne savent que manger de la soupe et y cracher. Deuxièmement, le Maroc a trop compté sur ses alliés européens pour tourner le dos aux pays maghrébins et africains. Maintenant, que l’Europe a fermé à cause de la crise, il serait trop stupide de venir au secours d’un pays qui risque de mettre le feu dans toute la région et qui, en fait, y sème l’instabilité depuis plus e 50 ans.
Mais la fermeture des frontières, apparemment, ne suffit pas. Le Maroc a installé des réseaux de trafic partout en Algérie pour continuer à faire saigner le pays voisin et à y profiter de ses richesses. Le dernier démantèlement en date en dit long. Un réseau de trafic de médicaments. Les marocains veulent aussi se soigner avec l’argent algérien. Misérable pays et misérable roi! 
Ces misérables qui, dans leurs esprits aimeraient mettre le feu à l’Algérie, n’hésitent pas à charger leurs camions de sirop, des compresses stériles, du sérum et autres produits médicaux. Tout cela alors que Mohammed VI livre les richesses du Maroc à ses maîtres de la France et autres.
Les autorités algériennes savent pertinemment que si jamais Alger décide de rouvrir les frontières, le conflit du Sahara Occidental ne sera jamais résolu.

Conseil de sécurité : Le vote sur le Sahara occidental reporté à mardi prochain

Le vote sur le projet de la résolution proposé par Susan Rice, l’ambassadrice américaine aux Nations unies, au nom du groupe des Amis du Sahara (États-Unis, France, Espagne, Royaume-Uni et Russie) pour le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso), présente dans la région depuis 1991, aura lieu mardi prochain.
Prévu mercredi soir, ce vote a été reporté. Officiellement, ce projet a été communiqué tardivement aux membres du Conseil de sécurité. Réellement, la majorité des membres de l’instance suprême onusienne veulent aller au-delà de l’encouragement des deux parties au conflit, le Front Polisario et le Maroc, à œuvrer avec la communauté internationale pour développer et mettre en œuvre des mesures indépendantes et crédibles afin de garantir le plein respect des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés. 
Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, a repris, le 10 avril dernier, à son compte, un vœu formulé l’an dernier à la même date par les Etats-Unis et depuis par quasiment toutes les organisations de défense des droits de l’Homme. Il s’agit de l’élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme. Une proposition que le Maroc, soutenu par la France, rejette globalement et dans le détail. Et pour cause, il ne pourra plus réprimer à huis clos comme il le fait actuellement à El Ayoune, Smara, Dakhla, Boujdour, etc. Ahmed Boukhari, le représentant du Front Polisario à New York, ne s’est pas trompé de cible. 
Dans une interview à Reuters, il a pointé du doigt le Maroc et… la France. Selon le diplomate sahraoui, ces deux pays font actuellement pression sur les Amis du Sahara pour qu’ils révisent, et le rapport du secrétaire général de l’ONU et celui de résolution qui sera soumis au vote. En attendant les résultats de ces pressions et manœuvres des coulisses, huit pays ont exprimé leur appui au contenu du rapport du secrétaire général de l’ONU, notamment dans son point le plus controversé : la surveillance « durable, indépendante et impartiale » des droits de l’Homme et la dénonciation de l’exploitation illégale par le Maroc des ressources naturelles du Sahara occidental. Est-ce à dire que le projet « mentionnera » noir sur blanc un « mécanisme de surveillance » et de « compte-rendu » des atteintes aux droits de l’Homme ? Pas évident. La raison ? Il sera bloqué par un « niet » de la France. 
Selon plusieurs analystes, cette résolution, qui pourrait être la dernière – Ban Ki-moon compte revoir l’approche onusienne de ce conflit s’il n’y a pas d’avancées significatives d’ici à avril 2015 — sera le fruit d’un compromis. Les droits de l’Homme seront mentionnés davantage que l’an dernier. Une manière d’avertir les Marocains que la communauté internationale a désormais à l’œil la situation au Sahara occidental ? Les organisations internationales des droits de l’Homme (Amnesty International, Human Rights Watch), qui souhaitent inclure les droits de l’Homme dans le mandat de la Mission, la seule des 24 missions onusiennes dans le monde à en être est dépourvue, ont encore du plain sur la planche. 
Le Centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’Homme (RF Kennedy Center) a relancé, hier, le Conseil de sécurité sur l’introduction du mécanisme de surveillance des droits de l’Homme au sein de la Minurso. « Le Maroc continue, jusqu’à ce jour, à violer systématiquement les droits fondamentaux du peuple sahraoui, alors que seul un mécanisme de surveillance permanent et indépendant pourrait garantir la responsabilisation pour ces violations », écrit Mme Kerry Kennedy, le présidente de l’organisation.
Djamel Boukrine
sHorizon, 25/04/2014

Le Conseil de Sécurité reporte la décision sur le Sahara à cause d’un désaccord sur la surveillance des droits de l’Homme

Le désaccord continue entre les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la prochaine résolution relative au conflit du Sahara marocain. Le vote a été reporté à mardi prochain en vue de trouver une formule sur la nature du mécanisme de surveillance des droits de l’Homme, puisque de nombreux pays penchent vers une telle surveillance.
L’agence de presse internationale Reuters a publié le contenu de la prochaine résolution en indiquant le point de désaccord. Les Etats-Unis propose dans le projet de résolution qu’elle a rédigée d’inciter le Maroc et le Front Polisario à respecter les droits Humains en leur demandant de coopérer avec l’ONU pour mettre en place des mécanismes indépendants de surveillance du respect de ces droits dans le Sahara et dans les camps de Tindouf .
Le désaccord vient du fait que certains pays veulent le maintien du statu quo actuel, avec un contrôle symbolique des droits de l’Homme, mais sans changement des prérogatives de la MINURSO, alors que d’autres souhaitent que les forces de la MINURSO contrôlent ces droits de l’Homme.
Parmi les pays qui tiennent à cette surveillance on trouve la Grande Bretagne, la Corée du Sud, l’Australie, le Nigeria et le Chili, alors que d’autres pays comme la France, la Jordanie et le Maroc, qui est également membre du Conseil, veulent le statu quo.
Ces évolutions montrent à quel point la question des droits de l’homme est centrale dans la prochaine résolution du Conseil de Sécurité.
Le rapport du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a appelé le Conseil à adopter un mécanisme indépendant pour surveiller les droits humains, ce qui a été rejeté par le Maroc. Le roi Mohammed VI a signifié ce refus à Ban Ki-moon par téléphone et ensuite par lettre.
Pendant ce temps, le ministère marocain des Affaires étrangères garde le silence absolu, car il ne fournit pas aucune données ni sur les discussions en cours au Conseil de Sécurité, ni sur les dates de ses réunions.
http://alifpost.com/%D9%85%D8%B3%D8%AA%D8%AC%D8%AF%D8%A7%D8%AA/le-conseil-de-securite-reporte-la-decision-sur-le-sahara-a-cause-dun-desaccord-sur-la-surveillance-des-droits-de-lhomme

Draft resolution 25/04/2014

TheSecurity Council,
Recalling and reaffirming all its previous resolutions on WesternSahara,
Reaffirmingits strong support for the efforts of the Secretary-General and hisPersonal Envoy to implement resolutions 1754 (2007), 1783 (2007),1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), and2099 (2013),
Reaffirming its commitment to assist the parties to achieve a just, lasting, andmutually acceptable political solution, which will provide for theself-determination of the people of Western Sahara in the context ofarrangements consistent with the principles and purposes of theCharter of the United Nations, and noting the role andresponsibilities of the parties in this respect,
Reiterating its call upon the parties and the neighbouring states to cooperatemore fully with the United Nations and with each other and tostrengthen their involvement to end the current impasse and toachieve progress towards a political solution,
Recognizing that achieving a political solution to this long-standing dispute andenhanced cooperation between the Member States of the Maghreb ArabUnion would contribute to stability and security in the Sahel region,
Welcoming the efforts of the Secretary-General to keep all peacekeepingoperations, including the United Nations Mission for the Referendumin Western Sahara (MINURSO), under close review and reiterating theneed for the Council to pursue a rigorous, strategic approach topeacekeeping deployments, and effective management of resources,
Expressing concern about the violations of existingagreements, and calling on the parties to respect theirrelevant obligations,
Takingnote of the Moroccan proposal presented on 11 April 2007 to theSecretary-General andwelcoming serious and credible Moroccanefforts to move the process forward towards resolution; also takingnote of the Polisario Front proposal presented 10 April 2007 tothe Secretary-General,
Encouragingin this context, the parties to demonstrate further political willtowards a solution including by expanding upon their discussion ofeach other’s proposals,
Takingnote of the four rounds of negotiations held under the auspicesof the Secretary-General and welcoming the commitment of theparties to continue the negotiations process,
Encouraging the parties to continue cooperating with the Office of the HighCommissioner for Refugees in implementing the January 2012 updatedPlan of Action on Confidence Building Measures,
Stressingthe importance of improving the human rights situation in WesternSahara and the Tindouf camps, and encouraging the parties to workwith the international community to develop and implement independentand credible measures to ensure full respect for human rights,bearing in mind their relevant obligations under international law,
Encouragingthe parties to continue in their respective efforts to enhance thepromotion and protection of human rights in Western Sahara and theTindouf refugee camps, including the freedoms of expression andassociation,
Recognizingand welcoming, in this regard, the recent steps andinitiatives taken by Morocco to strengthen the National Council onHuman Rights Commissions operating in Dakhla and Laayoune, andMorocco’s ongoing interaction with Special Procedures of the UnitedNations Human Rights Council, including those planned for 2014, aswell as the planned visit of the Office of the High Commissioner forHuman Rights (OHCHR) in 2014,
Alsowelcoming the implementation of the enhanced refugee protectionprogramme developed by the Office of the United Nations HighCommissioner for Refugees in coordination with the Polisario Front,which includes refugee and human rights training and awarenessinitiatives,
Reiteratingits request for consideration of a refugee registration in theTindouf refugee camps andinviting efforts in this regard,
Welcoming 
the commitment of the parties to continue the process of negotiationsthrough the United Nations-sponsored talks,
Recognizing that the consolidation of the status quo is not acceptable, andnoting further that progress in the negotiations is essentialin order to improve the quality of life of the people of WesternSahara in all its aspects,
Affirming support for the Secretary-General’s Personal Envoy for WesternSahara Ambassador Christopher Ross and his work in facilitatingnegotiations between the parties, and, welcoming to thateffect his recent initiatives and ongoing consultations with theparties and neighbouring states,
Affirming support for the Special Representative of the Secretary-General forWestern Sahara and Head of MINURSO Wolfgang Weisbrod-Weber,
Havingconsidered the report of the Secretary-General of 10 April 2014(S/2014/258),
1Decidesto extend the mandate of MINURSO until 30 April 2015;
2.Reaffirms the need for full respect of the military agreementsreached with MINURSO with regard to the ceasefire and calls onthe parties to adhere fully to those agreements;
3. Callsupon all parties to cooperate fully with the operations ofMINURSO, including its free interaction with all interlocutors, andto take the necessary steps to ensure the security of as well asunhindered movement and immediate access for the United Nations andassociated personnel in carrying out their mandate, in conformitywith existing agreements;
4. Welcomes the parties’ commitment to continue the process of preparation fora fifth round of negotiations, and recalls its endorsement of therecommendation in the report of 14 April 2008 (S/2008/251) thatrealism and a spirit of compromise by the parties are essential toachieve progress in negotiations;
5. Calls upon the parties to continue to show political will and work inan atmosphere propitious for dialogue in order to enter into a moreintensive and substantive phase of negotiations, thus ensuringimplementation of resolutions 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008),1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), and 2099 (2013),and the success of negotiations;
6. Affirms its strong support for the commitment of the Secretary-General andhis Personal Envoy towards a solution to the question of WesternSahara in this context and calls for renewed meetings andstrengthening of contacts;
7. Calls upon the parties to continue negotiations under the auspices of theSecretary-General without preconditions and in good faith, takinginto account the efforts made since 2006 and subsequent developments,with a view to achieving a just, lasting, and mutually acceptablepolitical solution, which will provide for the self-determination ofthe people of Western Sahara in the context of arrangementsconsistent with the principles and purposes of the Charter of theUnited Nations, and noting the role and responsibilities of theparties in this respect;
8. Invites Member States to lend appropriate assistance to these talks;
9. Requests the Secretary-General to brief the Security Council on a regularbasis, and at least twice a year, on the status and progress of thesenegotiations under his auspices, on the implementation of thisresolution, challenges to MINURSO’s operations and steps taken toaddress them, expresses its intention to meet to receive anddiscuss his briefings and in this regard, andfurther requeststhe Secretary-General to provide a report on the situation in WesternSahara well before the end of the mandate period;
10.Welcomes the commitment of the parties and the neighbouringstates to hold periodic meetings with the Office of the UnitedNations High Commissioner for Refugees to review and, where possible,expand confidence-building measures;
11. Urges Member States to provide voluntary contributions to fundconfidence-building measures agreed upon between the parties,including those that allow for visits between separated familymembers;
11bis.Notes the Secretary-General’s request for an additional 15United Nations military observers and supports this requestwithin existing resources;
12.Requests the Secretary-General to continue to take the necessarymeasures to ensure full compliance in MINURSO with the United Nationszero-tolerance policy on sexual exploitation and abuse and to keepthe Council informed, and urges troop-contributing countries to takeappropriate preventive action including predeployment awarenesstraining, and other action to ensure full accountability in cases ofsuch conduct involving their personnel;
13. Decides to remain seized of the matter.
Publié dans Non classé

Lo que esconde la escalada marroqui

A diferencia de Marruecos, el Polisario no tiene medios para levantar el barullo que produce Marruecos por el mínimo hecho o incidente.
Marruecos, para evitar la ira de su pueblo, a desplegado innombrables soportes mediáticos que convierten las derrotas en victorias y doblan mil veces el alcance mediático de un éxito diplomático.
El efecto devastador del contenido del informe de Ban Ki-moon al Consejo de Seguridad dejo claras huellas en Marruecos. Al día siguiente, en un programa imprevisto en la agenda real, Mohamed VI decide una visita en los confines meridionales del Sahara, concretamente a la ciudad ocupada de Dajla, en un acto de provocación que refleja la confusión de la diplomacia marroquí.
Le timing de esta visita improvisada esconde una voluntad de escalada contra la legalidad internacional. Ban Ki-moon creo una fuerte cizaña en Marruecos, hasta ahora acomodado a la censura impuesta por Francia al informe de Ban Ki-moon. Este año, el coreano no solo enterró para siempre la propuesta de autonomía marroquí sino que recordó que la “forma” de la solución es la “autodeterminación”.
Francia, aliado de Marruecos, no está en mejores condiciones. Se encuentra acorralada por las diferentes ONG de derechos humanos que insisten una y otra vez en la necesidad de un mecanismo de vigilancia de los DDHH en el Sahara. El embajador francés tuvo que responder por twitter a las acusaciones de la comunidad internacional. “De una vez por todas y aquí termino. Francia no amenazo con utilizar su derecho al veto, directa o indirectamente. El ultimo veto francés en el Consejo de Seguridad fue en los años 1980. Francia tomará su decisión sobre la base de una propuesta, si la hay », dijo Gérard Araud en respuesta a un tweet de Kenneth Roth, director de Human Rights Watch en Nueva York que le había escrito: “Vergüenza para Francia, que hace el trabajo sucio de Marruecos, con el fin de amenazar con vetar la vigilancia de los derechos humanos por parte de la misión de la ONU en el Sáhara Occidental ».
De Dajla, Mohammed VI voló directamente hacia el Hexágono para instalarse en su palacio de Betz. De ahí intenta que el presidente francés le reciba. El reyezuelo marroquí está dominado por el pánico a causa del enfoque de la ONU para una solución en el Sahara.
En la Escuela Nacional Superior de Ciencias Politicas de Argel, el comité Nacional de solidaridad con el pueblo saharaui organizo una jornada sobre ”la paz y la autodeterminación en el Sahara Occidental”.
Todos los conferenciantes saludaron el informe de Ban Ki-moon calificado de “diferente de los precedentes”.

RFK Center: Letter to UN Security Council Calls for Amendment to MINURSO for Human Rights Monitoring in Western Sahara

(April 24, 2014 | Washington, DC) Today the Robert F. Kennedy Center for Justice and Human Rights (RFK Center) sent the following letter to all members of the United Nations Security Council, including:
Samantha Power, United States
Liu Jieyi, China
Vitaly Ivanovich Churkin, Russian Federation
Sir Mark Lyall Grant, United Kingdom
Gérard Araud, France
María Cristina Perceval, Argentina
Gary Quinlan, Australia
Chérif Mahamat Zene, Chad
Octavio Errázuriz Guilisasti, Chile
Prince Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein, Jordan
Raimonda Murmokaitė, Lithuania
Sylvie Lucas, Luxembourg
Joy Ogwu, Nigeria
Oh Joon, Republic of Korea
Eugène-Richard Gasana, Rwanda
A periodic report on Western Sahara by the RFK Center indicates that, to this day, the Moroccan government continues systematic violations of the basic human rights of the Sahrawi people. Only a permanent independent monitoring mechanism could ensure accountability for these violations.
Publié dans Non classé

Maroc, une destination de rêve … derrière la façade, la torture ! Dossier à lire !

« Sous la dictature, un mot, un message peut valoir son pesant d’or et être salutaire. Un dernier mot : les dictatures sont lâches : elles craignent la menace plus que l’agression. »

«J’étais attaché par les pieds. J’avais du sang qui coulait des oreilles. C’était un cauchemar. C’est psychologiquement et physiquement intenable. On est prêt à tout. S’ils voulaient que j’avoue que j’étais responsable des attentats de New York du 11-Septembre, je suis prêt à le faire. Ça fait presque quatre ans. Je n’en dors pas la nuit»,  Adil Lamtaoui, franco-marocain de 31 ans détenu au Maroc depuis octobre 2008.
«La multiplication des plaintes pour torture démontre la réalité du système tortionnaire marocain». … 
«la France, en sa qualité de meilleure amie du Maroc, s’honorerait à aider le Royaume chérifien à mettre un terme à ces pratiques. Des enquêtes judiciaires indépendantes et impartiales semblent le meilleur moyen d’y parvenir»
Mr Joseph Breham, Avocat

***
L’avocat (Me Ziane, ex-ministre des droits de l’homme (le seul ministre marocain qui ait volontairement démissionné de son poste), actuel bâtonnier et chef du Parti Libéral Marocain) affirme que son client, Abdelkader Belliraj, lui a écrit une lettre où il explique qu’il a été  « torturé durant deux mois sans arrêt »  et que ses aveux lui ont été arrachés sous la torture, qu’il a dû les signer avant même de pouvoir les lire. Il détaille également les tortures subies: électrocution, pendaison par les jambes, coups,… etc.
« l’ONG Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat). Ce sont en effet les plaintes de cette ONG ainsi que celle du boxeur, l’ancien champion Zakaria Moumni, visant le patron du contre-espionnage marocain Abdellatif Hammouchi pour des faits de torture… »
Malgré tout ce faisceau de preuves, Rabat, par la voix de son ministre de l’IntérieurTaieb Cherakoui, continue de s’enferrer dans ses dénégations, alors que Mohammed VI vient de céder à la pression de la rue en accordant sa grâce à de nombreux prisonniers politiques. Des prisonniers qui ont pour la plupart goûté aux charmes de son mouroir de Témara.
«Ce que l’on ne voit pas, par contre, c’est la prison souterraine dont les cellules servent de salles de torture, comme ont pu témoigner plusieurs hôtes, marocains et étrangers, qui y ont été « invités »», Témoignage sur le site Demain.

Tel père, tel fils : Bagnes et torture au Maroc sous Mohammed VI

« Au Maroc, on réprime, on torture, on assassine dans l’impunité totale », rappellent les militants des droits de l’homme marocains, affirmant ne pas pouvoir se résigner à cette situation et qu’il est« urgent que se développe un large mouvement de solidarité contre la pratique de la torture et la répression sous toutes ses formes au Maroc« .
 La militante des droits de l’homme Khadija Ryadi a relevé mardi soir (1é  février 2014 à Paris un « retour remarquable » aux procès politique « inéquitables » au Maroc où la justice demeure, selon elle, « instrumentalisée ». Après les acquis arrachés dans les années 1990, nous constatons de plus en plus un retour aux procès politiques au Maroc où le régime instrumentalise la justice, tantôt en prétextant une lutte contre le terrorisme et tantôt en maquillant des procès politiques en procès de Droit commun », a-t-elle indiqué lors d’une rencontre-débat, organisée par la section d’Ile-de France de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) Pour la Coordinatrice du Collectif Marocain des Instances des Droits Humains (CMIDH, composé de 22 organisations de défense des droits humains), les attentats de Casablanca en 2003 avaient servi de « prétexte pour revenir à des pratiques répressives » au Maroc au nom de la lutte anti-terroriste… Aux yeux de la lauréate du Prix des Nations Unies 2013 pour la cause des droits humains, ce ne sont pas seulement les islamistes qui ont été la « cible de cette répression », mais cela s’est « généralisé par la suite, en atteignant d’autres catégories sociales et professionnelles, dont les journalistes, les défenseurs des droits humains et autres étudiants activistes ». (consulteSaharaPressService )
Au Maroc, royaume shérifien, al makhzan tue, mais il le fait dans des « abattoirs spécialisés »  et cela passe presque inaperçu. La torture au Maroc, par son côté systémique, est une politique d’État et a essentiellement pour but la soumission et l’asservissement du peuple.« Elle est un des maillons d’un système répressif ancré au coeur des mécanismes du pouvoir. Comme le reste des régimes despotiques, malgré une façade démocratique, le pouvoir en place dispose d’un vaste arsenal d’interventions pour contrer les mouvements sociaux et démocratiques qui combattent l’arbitraire policier, la corruption et les politiques anti sociales au service d’une logique de prédation internationale et locale menée et soutenue au plus haut niveau de l’appareil d’Etat« , précisent des militants des Droits Humains (appartenant au Mouvement du 20 février 2011) dans une déclaration conjointe parvenue à l‘APS le 10 mars 2014. On sait aussi que les Américains font torturer leurs prisonniers de Guatanamo au Maroc ( et ailleurs ). à Témara, alors on peut en déduire que c’est à cet endroit qu’atterrissent les avions de la CIA ( et du Pentagone ) .
Cet horrible endroit fait partie d’une toile d’araignée maléfique à travers tout le Maroc, que Hassan II a jeté sur la tête du peuple marocain, pour l’étouffer et le dominer. C’est ce qu’il avait comme programme à offrir à ce brave peuple après l’indépendance, pour lui prendre ses richesses, en disposer à sa guise et ruiner le pays. Son fils continue sur la même voie. ( Sinon, pourquoi garder cette toile d’araignée diabolique ? )
Il a fallu le témoignage de Mr. Charef pour que les marocains découvrent la torture au Maroc. Il n’y a pas que Témara, les pires sévices sont perpetrés au quotidien dans toutes les brigades de gendarmerie, et dans les commissariats de quartiers, sans que personne n’y trouve à redire. Il est vrai que la torture a été banalisée par la fala9a du msid, au sein de la société marocaine.
En 2000-2001, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) avait publié une liste des noms de responsables (certains toujours en poste), pour lesquels l’association dispose de présomptions sur leur implication dans les crimes d’enlèvements, d’assassinats, d’arrestations arbitraires et de torture.
Au terme de sa mission menée du 15 au 22 septembre 2012 au Maroc, le rapporteur spécial des Nations Unies, Juan Mendes,avait évoqué, dans un rapport rendu public, un « recours accru aux actes de torture et aux mauvais traitements lors de l’arrestation et pendant la détention« , se disant « vivement préoccupé par plusieurs témoignages relatifs au recours à la torture et aux mauvais traitements dans des cas présumés de terrorisme ou de menace contre la sécurité nationale« .
Un constat d’ailleurs corroboré par le Conseil marocain des droits de l’homme qui, dans un rapport officiel publié en octobre 2012, concédait que les détenus subissent des « traitements cruels, inhumains ou dégradants » dans la plupart des prisons du royaume. (Sahara Press Service)
Il se pourrait que la tempête qui se prépare à l’Est, se mette à souffler bientôt sur le Maroc pour le nettoyer de fond en comble, et redonne au peuple marocain ses droits ainsi que les commandes des Institutions de sa nation.
Cadavre Exquis en copier-coller, agrémenté de notes, réalisé par André Chenet

Le bagne localisé via Google Earth

A l’époque de Hassan II, Témara, à quelques kilomètres au sud de Rabat, était plutôt synonyme de farniente et de douceur de vivre. Cette petite agglomération doublée d’une agréable station balnéaire a depuis radicalement changé de réputation. 
Sous Mohammed VI, les services secrets marocains y perpétuent la pratique de la torture, les sévices les plus sadiques, dans des conditions de détention effroyables. Des centaines d’hommes et de femmes –aucun chiffre précis n’est connu– y sont passés, dans des cellules exiguës qui ne seraient guère plus que des culs de basse-fosse.
Le complexe de Témara –officiellement siège de la Direction de la sécurité du territoire (DST, rebaptisée DGST depuis 2003)–, «n’est pas seulement un simple complexe de bureaux. Il est étalé sur plusieurs hectares où sont installées des antennes satellitaires. On peut remarquer également d’autres types d’antennes et même une sorte de route à deux voies qui peut permettre l’atterrissage de petits avions, genre Cessna», commente pour sa part le site d’information Demain.  
«Ce que l’on ne voit pas, par contre, c’est la prison souterraine dont les cellules servent de salles de torture, comme ont pu témoigner plusieurs hôtes, marocains et étrangers, qui y ont été « invités »», ajoute Demain.
La vidéo montre que le site de Témara n’est qu’à 2 km à vol d’oiseau de la résidence royale de Dar-Es-Salam.
…/…
Amnesty International avait accumulé plus de 45 témoignages, dont 20 très détaillés, de détenus, de leurs familles, de leurs avocats et d’autres ONG marocaines, qui ont enquêté sur leurs cas.
«Des fonctionnaires conduisent la personne interpellée à bord d’une voiture banalisée (comme dans les années 70). Parfois même, les agents DST les brutalisent avant de leur bander les yeux et de les emmener vers un lieu inconnu (…). Outre les sévices que subissent les détenus, il y a surtout les menaces de viol auprès de leurs épouses et autres abus sexuels dont ils sont victimes sur place», avait rapporté l’ONG, qui exhortait le Maroc à «reconnaître les agissements de la DST et à enquêter sur les agissement des agents concernés».
«Presqu’un an avant les événements du 16 mai 2003, l’opinion publique marocaine découvre que les méthodes d’interpellation et le phénomène de la détention arbitraire qu’elle croyait quasi révolues avaient fait leur réapparition. 
Les sévices sous supervision étrangère, le recours à des «kapos» marocains entraînés pour la torture tels que les a décrits Binyam à l’association Reprieve, qui a fourni une aide juridique à de nombreux détenus de Guantanamo, tendent à confirmer que les geôliers de Témara agissent bien dans le cadre d’un système carcéral hors-la-loi assumé en secret par l’Etat marocain, avec la bénédiction de ses chaperons américain et britannique.
Lire l’article complet  sur : Slate Afrique
Je me nomme Alain Combe j’ai vécu l’enfer durant deux années dans les geôles marocaines alors que les Autorités chérifiennes comme françaises connaissaient mon innocence.
J’ai survécu dans des conditions abominables et confirme l’existence de la torture.
Je confirme l’intégralité des propos rapportés par le Haut Diplomate français en poste aux Etats Unis (NDLR: Gérard Araud, ambassadeur auprès des Nations unies : « Le Maroc est une « maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n’est pas particulièrement amoureux mais qu’on doit défendre »)
Oui le Maroc se comporte comme une sirène qui attire par ses charmes les subventions et autres dons des pays occidentaux et s’offusque lorsque des vérités sont exprimées.
Oui je me prépare a porter officiellement plainte contre les Autorités marocaines (M. Mustafa Ramid, Ministre de la Justice et M. Abdennabaoui, Directeur des Affaires Pénales et des Libertés) pour acte de torture et complicité de détention illégale, en autres chefs d’accusation.
Oui les diplomates français connaissent tous, je l’affirme, cette situation qui ne peut rester impunie.
Non le Maroc n’est pas une pucelle effarouchée comme elle essaye de le prétendre mais une vieille maîtresse passée maître dans l’Art de la dissimulation et du simulacre.
Une grâce royale avait été demander en ma faveur par la République Française, balayée par les autorités Marocaines . Là, oui, c’était un véritable incident diplomatique, car comme je l’ai crié haut et fort à l’époque  » Le Maroc a pissé sur la France  .»
Lire l’intégralité du témoignage sur : Dreuz
Zakaria Moumni a porté plainte en France contre une autorité marocaine, l’accusant de l’avoir torturé en 2010, réclamant « une enquête approfondie, indépendante et impartiale » dans une missive à François Hollande : Lire sur Huffinghton Post Maghreb
Une histoire de torture et de traitements inhumains et dégradants
Luk VERVAET
Ces dernières semaines, au Maroc, les tortionnaires ont été touchés en plein cœur. En France, Mostafa Naim, animateur social, Adil Lamtalsi, producteur de cinéma, Naama Asfari,militant sahraoui, son épouse, Claude Mangin et Zakaria Moumni, champion du monde de boxe thaïe, ont tous déposé plainte contre la torture dont ils ont été victimes après leur arrestation au Maroc.
Suite à ces plaintes, déposées par ces (ex-) détenus et l’ACAT (Action des Chrétiens contre la torture), et en particulier suite à celle déposée contre le tortionnaire Abdellatif El Hammouchi, le Maroc a annoncé le 26 février dernier «  la suspension de l’exécution de tous les accords de coopération judiciaire avec la France « . 

Les détenus au Maroc : entassés comme du bétail

Lire : ICI
Ce sont en effet les plaintes de cette ONG ainsi que celle du boxeur, l’ancien champion Zakaria Moumni, visant le patron du contre-espionnage marocain Abdellatif Hammouchi pour des faits de torture, qui ont déclenché les hostilités. Le boxeur affirme notamment avoir «aperçu Abdellatif Hammouchi lors d’une des séances» de sévices qu’il dit avoir subies au centre de détention de Temara, dépendant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). L’ancien champion avait été arrêté en septembre 2010 à son arrivée au Maroc de France, où il réside et dont il a la nationalité. Il affirme avoir signé sous la torture les aveux selon lesquels … Lire sur :  Le Parisienhttp://www.leparisien.fr/international/le-boxeur-qui-a-porte-plainte-au-maroc-pour-torture-ecrit-a-hollande-08-03-2014-3654817.php
Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme
2 – Les dérives policières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2-1- Des arrestations par milliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2-2- Des arrestations et des perquisitions illégales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2-3- Gardes à vue irrégulières . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2-4- Torture et mauvais traitements . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2-5- Des décès suspects. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2-6- Extraditions et coopération policière: de Guantanamo à Témara?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
CONSULTER LE RAPPORT : ICI

Ali Aarrass, de nationalité belge & marocaine
récemment torturé dans les geôles de sa majesté Mohammed VI



Voici comment le Maroc en JUIN 2010 pas en en 1971 sous Hassan II mais bien sous le régime du roi des pauvres Mohamed VI. Les services de polices TORTURENT des citoyens, médecins, professeurs, pharmaciens, fonctionnaires, pas des pauvre gars des bidonvilles manipulés pour l’occasion !!!!!!!Harcèlement, menaces de viol, privation des vêtements sont quelques unes des pratiques décrites ci dessous.
A TOUS  voici dans ce texte le témoignage de 7 détenus durant ce mois de juin 2010 dans une cave d’un commissariat de Casablanca au Maroc. Que vous soyez des élus ou membres d’une organisation des droits de l’homme ou pas, un journaliste ou simple citoyen lisez cela et faites comme bon vous semble… les sources de ce document se trouvent en fin de page.
Les détenus d’Al Adl Wal Ihsane racontent les détails de leur torture :
La Torture au Maroc, quelques liens :

“El tribalismo es una mina bajo nuestros pies que puede estallar en todo momento” (El Ouali)

En una  de sus reacciones, el representante del Polisario en Paris dijo en un tweet que « el Mov 88 fue una rectificacion, que aporto democracia y transparencia y libertad de opinion dentro del Polisario ».
En su alocución ante una selección de cuadros saharauis en 1976, El Uali Mustafa Sayed habló detalladamente sobre el origen y esencia del tribalismo. Alerto sobre sus peligros y lo describió como “una mina bajo nuestros pies que puede estallar en todo momento”.
Para el Mártir de la Dignidad y la Libertad, el enemigo hará todo lo posible para hacerla estallar. Estaba lejos de imaginar que quienes la harían estallar eran sus propios camaradas, de los cuales algunos le estaban escuchando atentamente en ese momento. 
Los motivos que los animaban también fueron subrayados por El Uali en este encuentro. “Hay gente que hace del tribalismo un fondo de comercio. Utilizan a la tribu como arma para lograr sus propios intereses y luego la dejan viviendo en la precariedad”.
Es exactamente lo que pasó en 1988. Cuando Abdelkader y Mansur volvieron a sus puestos de responsabilidad, nunca más se interesaron por la situación de aquellas familias que salieron para defenderles. 
Desde entonces, la situación se fue degradando poco a poco hasta volver insoportable. Del Frente Polisario solo quedaba su fantasma. Ya no tiene prestigio ni autoridad. Los policías y los gendarmes saharauis son apaleados por bandas de contrabandistas y el Polisario no puede castigarlos. Tiene que recurrir a las mediaciones tribales para tapar el asunto.
Abdelkader y Mansur viven en la abundancia, mientras los miembros de su tribu viven en la precariedad que caracteriza la situación de los campamentos desde hace años.
Durantes las visitas familiares organizadas por el ACNUR esta semana, 16 personas acaban de quedarse en Dajla porque Marruecos les ofrece una casa y una remuneración. 
Y ya para el colmo, ahora aparecieron panfletos y banderas marroquies en los campamentos. Seguimos recogiendo los frutos de aquella traición del 1988 que Mansur califica de movimiento de rectificacion.
Alocucion del Martir el Ouali en su encuentro con los cuadros saharauis en 1976 :
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=wMWFL9n_yYU&w=420&h=315]