Inédit : Un roi dans l’opposition à son propre gouvernement

Selon le journaliste marocain Ali Anouzla, de nouveau, le roi du Maroc Mohammed VI s’est taillé, jeudi le costume d’opposant et a critiqué son gouvernement dans un discours officiel dirigé au peuple à l’occasion du 16ème anniversaire de son intronisation.
“Ce n’est pas la première fois que le roi emprunte le discours de l’opposition non-officielle, puisque le seuil du discours royal dépasse largement celui de l’opposition intitutionnelle représentée au Parlement”, souligne le journaliste marocain dans un article paru dans le site Badil.
Le directeur de Lakome, un site d’information interdit par le gouvernement marocain, signale que Mohammed VI “a déjà à plusieurs reprises violemment critiqué son gouvernement dans des discours officiels lorsqu’il a posé la question “Où sont parties les richesses du Maroc? Et pourquoi les pauvres n’en profitent pas?” et il ajoute qu’il s’agit là d’une “question qui n’a pas encore trouvé de réponse” et le roi “revient aujourd’hui pour confirmer que rien n’a changé”.
Anouzla indique que “certains expliquent le recours du roi dans ses nouveaux discours aux langages protestataires de l’opposition de la rue et ses slogans qui parlent de “la dignité du citoyen”, une expression utilisée dans le dernier discours royal, par le fait qu’il s’agit d’une tentative de contenir les voix protestataires surtout compte tenu qu’il s’agit de voix non encadrées politiquement ou syndicalement”. 
“Le Maroc qui a connu une mouvance populaire qui a surpris le propre régime a poussé le roi à adopter une approche anticipative qui s’identifie avec les revendications populaires de la rue. Cette tactique a, jusqu’à présent, réussi à absorber la colère d’une partie de l’opinion publique et à rediriger les critiques et les reproches au gouvernement dont les acquis ne sont nullement cités dans le dicours du roi”, conclue-t-il.

Le Sahara Occidental aiguise les appétits

Illustré d’une carte. Le Maroc l’occupe et le colonise, laissant le temps jouer pour lui. Le Polisario le revendique, avec le soutien de l’Algérie. Le Sahara Occidental est depuis quarante ans l’objet d’un interminable bras de fer auxquelles les Nations Unies n’ont pu mettre fin par la négociation. Au risque que ce conflit gelé profite demain à des groupes jihadistes.
Dans le cadre de ses synergies géopolitiques, leDiploweb.com est heureux de vous présenter une carte commentée d’Alternatives Internationales, juin 2015.
C’EST LE prototype du conflit gelé. Sans dénouement imaginable à vue humaine. Au Sahara Occidental, le Maroc, qui contrôle l’essentiel du terrain, joue la montre, le bâton et le fait accompli de la colonisation. Face à lui, le Polisario vieillissant, soutenu à bout de bras par l’Algérie, invoque depuis son exil de Tindouf le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Pourtant, l’expérience (Mali, Nigeria…) montre que des groupes jihadistes savent investir de tels conflits oubliés et tirer profit du désespoir de jeunes générations sans perspectives d’avenir. Faudra-t-il que des Sahraouis s’engagent en masse dans leurs rangs pour que le territoire sorte de l’oubli ? Le Sahara Occidental, dans ses frontières actuelles, est une création coloniale. C’est l’Espagne qui, en établissant son protectorat à partir de 1884 sur le Rio de Oro (autour de l’actuelle Dakhla) et Saguia al Hamra (autour de Laâyoune), va progressivement tracer ses limites sur la carte. Avant que les troupes de Madrid s’y installent, ces territoires sont des confins parcourus par des tribus nomades. Des marches entre deux entités aux contours instables : la monarchie alaouite au nord représentée par le sultan qui ne contrôle vraiment que le cœur de son territoire théorique ; le Bilad Shinqiti (dans l’actuelle Mauritanie) au sud où le pouvoir est émietté entre des émirats et des tribus indépendantes. Aucune de ces entités n’exerce une souveraineté effective sur l’actuel Sahara Occidental actuel, en faisant régulièrement payer l’impôt ou en stationnant des troupes de manière permanente. Les liens sont renégociés au gré des époques, des rapports de force et des déplacements des nomades. Lorsque les Espagnols établissent leur protectorat sur la côte en 1884, leur but est surtout de protéger leurs intérêts économiques aux îles Canaries voisines. En 1912, le Maghreb est l’enjeu d’un découpage entre la France et l’Espagne. Outre le Rio de Oro et Saguia al Hamra, Madrid établit un protectorat sur le Rif au nord, le long de la côte méditerranéenne, tandis que la France qui a déjà conquis l’Algérie, établit le sien sur le reste du Maroc actuel (la Mauritanie sera déclarée colonie française en 1920). Dans les années trente, l’Espagne accroît son contrôle sur l’intérieur de son territoire saharien et instrumentalise pour ce faire les structures tribales.Carte du Sahara occidental en 2015Cliquer sur la vignette pour agrandir la carte. Copyright Alternatives internationales
Une guerre des sables
En 1956, la France renonce à son protectorat sur le Maroc. L’Espagne en fait autant pour le Rif qui rejoint le Royaume, mais Madrid garde l’essentiel de ses possessions du sud que Rabat réclame. Le FLN (Front de Libération Nationale) qui se bat contre la France pour l’indépendance de l’Algérie utilise le sol du Maroc pour son combat et parvient à son but en 1962. Mais le torchon brûle vite entre les deux voisins. Le Maroc revendique les territoires de Tindouf et de Béchar comme ayant dépendu dans le passé du sultan. Certains nationalistes exigent même que Rabat règne sur les Canaries, la Mauritanie et jusqu’au Mali… La « guerre des sables » de 1963, qui oppose le Maroc et l’Algérie, voit Tindouf et Béchar rester algériens. Le seul territoire du Sahara que Rabat peut encore espérer voir tomber dans son escarcelle est la partie espagnole, dont l’Assemblée Générale de l’ONU réclame la décolonisation et pour lequel elle souhaite un référendum d’autodétermination. Le Maroc y encourage l’agitation et des actions armées. Des jeunes gens, originaires du Sahara Occidental mais qui ont grandi en exil au Maroc, veulent également que l’Espagne quitte le territoire. Proches des mouvements de gauche réprimés par Rabat, ils quittent le pays et en 1973, fondent en Algérie le Polisario (forme abrégée de l’espagnol Frente de Liberación de Saguia El Hamra y Rio de Oro). Puis lancent des raids contre la présence espagnole.
Le retrait de Madrid
En 1974, Madrid annonce la tenue d’un référendum d’autodétermination dans sa colonie et effectue pour cela un recensement. Le Maroc et la Mauritanie (indépendante depuis 1960 malgré l’opposition de Rabat) demandent que la Cour Internationale de Justice examine leurs droits historiques sur le Sahara Occidental. L’avis réaffirme le droit de la population à l’autodétermination en ne reconnaissant pas aux deux pays de souveraineté clairement établie dans le passé sur le territoire, même s’il existe des liens historiques, et notamment d’allégeance religieuse de certaines tribus au sultan alaouite. Cela suffit pour Hassan II, le roi du Maroc, qui le 6 novembre 1975 lance une Marche Verte : pas moins de 350 000 personnes, appuyées par des milliers de soldats, envahissent le Sahara espagnol. Le 14, alors que le dictateur espagnol Francisco Franco n’en finit pas d’agoniser, l’Espagne signe le traité de Madrid qui accorde un contrôle administratif des deux tiers nord de la colonie au Maroc et du tiers sud à la Mauritanie, tout en réaffirmant que l’opinion de la population sera respectée. Puis Madrid se retire en février 1976. Des milliers de Sahraouis qui ont fui l’avancée des troupes marocaines et mauritaniennes se réfugient dans la région de Tindouf (Algérie) où des camps sont installés qui vont devenir la base du Polisario. Celui-ci proclame la RASD (République Arabe Sahraouie Démocratique), dotée d’un gouvernement en exil. Militairement, le mouvement se trouve confronté à deux pays de calibre différent. Après plusieurs actions militaires du Polisario, Nouakchott renonce en 1979 à ses prétentions sur le sud du Sahara Occidental. Celui-ci est aussitôt occupé par les troupes marocaines qui continuent de faire face à la guérilla du Polisario. Et l’Algérie utilise le mouvement sahraoui comme un instrument dans sa rivalité avec Rabat. En difficulté, le Maroc décide en 1981 de construire un ensemble de mur et de barrières long de 2 700 kilomètres en plein Sahara Occidental pour conserver 85 % de sa surface, soit le territoire utile : les principales villes, les mines de phosphate, toute la côte et ses ressources halieutiques. Le front militaire va se figer. Mais le Polisario se bat aussi sur le front diplomatique alors que les Nations Unies maintiennent le principe d’auto-détermination. De nombreux États soutiennent sa position, à commencer par les pays africains qui depuis la charte de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) de 1963, défendent l’intangibilité des frontières coloniales. L’organisation admet la RASD en son sein en 1984. Le Maroc claque la porte. Mais c’est bien Rabat qui contrôle le terrain et favorise l’installation au Sahara Occidental de colons venus du centre du Maroc. Les autorités répriment avec brutalité les manifestations nationalistes dans la zone qu’elles contrôlent. En 1981, Hassan II a accepté le principe d’un référendum au Sahara Occidental, mais vite précisé qu’à ses yeux, il ne pourrait servir qu’à confirmer la souveraineté de son pays.
Mohammed VI intraitable
Un cessez-le-feu avec le Polisario est négocié sous l’égide des Nations Unies et devient effectif en 1991. La MINURSO (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental) est chargée de le surveiller et d’identifier les potentiels électeurs à une consultation. Le Polisario veut restreindre le corps électoral aux 74 000 personnes recensées par l’Espagne en 1974 et à leurs descendants. Le Maroc veut y intégrer les membres de tribus sahraouies résidant de longue date au sud du Maroc et les colons du centre du pays installés depuis 1975. L’ONU parvient en 2000 à un chiffre de 86 000 personnes. Immédiatement, 130 000 plaintes sont déposées avec l’encouragement du Maroc. La définition du corps électoral d’un éventuel référendum va devenir l’une des principaux points de blocage de tout règlement. En 1997, le secrétaire général de l’ONU a pourtant désigné une personnalité de poids pour suivre le dossier du Sahara Occidental : James Baker, ancien secrétaire d’État des États-Unis (1989-1992). Il va élaborer deux plans successifs qui à chaque fois proposent une forme d’autonomie provisoire, suivie d’un référendum avec une définition précise du corps électoral. Le premier (2001) est rejeté par Polisario, soutenu par l’Algérie, parce que le projet de référendum ne prévoit pas explicitement l’option de l’indépendance. Le deuxième, qui la prévoit est refusé par le Maroc, dont le jeune roi Mohammed VI, qui a succédé en 1999 à Hassan II, estime que toute idée de référendum est désormais caduque. Baker démissionne. Les positions apparaissent inconciliables : le Maroc, dont le régime a fait du Sahara Occidental une cause sacrée pour le pays, n’envisage qu’une autonomie pour le Sahara Occidental qu’il qualifie de « provinces du Sud ». Le Polisario refuse une consultation qui ne prévoirait explicitement pas l’option de l’indépendance, tout en proposant au Maroc des garanties pour certains de ses intérêts si ce choix se concrétisait. Aucune puissance majeure sur la scène internationale ne souhaite faire pression ni sur Rabat, ni sur l’Algérie, et à travers elle sur le Polisario, pour infléchir ces positions. Faute de pouvoir obtenir l’assentiment des parties à ses plans prévoyant l’autodétermination, l’ONU suggère que les parties négocient elles-mêmes, sans préalable. Ce qu’elles continuent de faire jusqu’à aujourd’hui, sans résultat… Estimant que les Sahraouis finiront par se résigner, Mohammed VI a proposé en 2007 un projet d’autonomie aux contours flous. Ces promesses ne dépassent guère le stade des paroles. Et en 2014, le roi appelle à une « révision radicale du mode de gouvernance de nos provinces du Sud ». Mais en pratique, la monarchie s’appuie surtout sur des notables sahraouis, d’autant plus acquis à sa cause qu’ils se voient accorder des avantages économiques.
Dans la lignée des révolutions arabes ?
Pendant que les diplomates font du sur place, des mouvements de contestation éclatent au sein des populations sahraouies, des deux côtés du long mur. En octobre 2010, au Sahara Occidental, des manifestants érigent un village de tentes pour réclamer travail et logement. Des affrontements éclatent avec les forces de l’ordre. Des protestataires mais aussi des policiers trouvent la mort ce qui provoque une répression brutale. Ces événements révèlent aussi les tensions entre Sahraouis et Dakhilis (colons venus du centre du Maroc). La répression continue aujourd’hui dans le territoire, commeAmnesty International l’a dénoncé dans un rapport récent [1]. La France pourtant s’oppose à ce que la MINURSO soit dotée d’un mandat de surveillance des droits de l’homme. À Tindouf cette fois, les révolutions arabes ont fait des émules. En 2011, de jeunes réfugiés sahraouis contestent la mainmise autoritaire de la vieille garde du Polisario et sa corruption. Si le mouvement a toujours vu des individus faire dissidence (et pour certains, se rallier au Maroc), des groupes plus organisés voient désormais le jour comme Khat al-Chadid. Plus inquiétant, trois travailleurs humanitaires occidentaux ont été enlevés en 2011 à Tindouf par le MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest), alors allié d’al-Qaida au Maghreb Islamique. Pour l’instant, rien ne prouve que des Sahraouis aient rejoint en nombre des mouvements jihadistes. Mais demain, si vraiment rien ne bouge ?
Par Yann Mens Rédacteur en chef d’Alternatives Internationales
Copyright pour le texte et la carte : Alternatives Internationales, juin 2015

C’est à cause de Marocains comme vous que l’Algérie ne rouvrira pas ses frontières, M. Ben Jelloun !

Dans une tribune qu’il a intitulée «Algérie-Maroc : un grand gâchis», l’écrivain marocain installé en France, Tahar Ben Jelloun, se perd dans un de ces délires qui, au détour d’un mot, d’une phrase, font s’échapper des pensées profondément enfouies dans le subconscient et qui rejaillissent comme des toxines excrétées par des voies autres que l’organe de la parole et de l’intelligence. 
Le chouchou des distributeurs automatiques de prix littéraires commence son texte par une sentence qui donne – comment dire ? – cette impression de déjà entendu ; une sorte de cri de cacatoès rosalbin : «Quand vous avez un voisin dont le plaisir est de vous créer des ennuis et de vous empêcher de vivre en paix, au lieu d’entrer en guerre avec lui, vous déménagez. Mais il existe des situations où cette solution sage n’est pas possible.» 
Emule de Sarkozy, Tahar Ben Jelloun est un de ces psittacidés maghrébins qui savent que fayoter leur attirera les bonnes grâces du cénacle, porte ouverte à toutes les distinctions et à tous les déshonneurs. «Le Maroc est harcelé en permanence depuis pratiquement l’indépendance de l’Algérie», radote-t-il, reprenant mot à mot le discours de ses chefs à Rabat : «Il y a eu l’affaire du Sahara», écrit-il. «L’Algérie, qui a besoin d’une sortie sur l’Atlantique, en a profité pour créer de toute pièce un mouvement de libération afin d’empêcher le Maroc d’achever son intégrité territoriale, puisque ce Sahara était occupé par l’Espagne qui l’a quitté en 1974», se prosterne cet écrivain du sérail devant le Palais, qui reprend les thèses colonialistes, lui qu’on croyait défenseur invétéré de la liberté. Ce membre de l’académie Goncourt, ce genre d’assemblées auxquelles on n’accède que si on ne déteste pas Israël, parle au nom du peuple algérien qui, dit-il, «réclame la paix dans cette région et en particulier l’ouverture des frontières» avec le Maroc. «Ecrivain de renom», mais ignorant néanmoins que c’est l’Algérie qui a fermé sa frontière avec le Maroc et non l’inverse, Tahar Ben Jelloun rappelle que son pays «a proposé l’ouverture des frontières et la libre circulation des personnes», mais «l’Etat algérien refuse catégoriquement et chaque fois qu’une solution politique du Sahara est proposée par le Maroc, l’Algérie et certains pays qui sont sous sa coupe opposent leur veto». 
L’auteur de L’ablation,qui se présente comme un rhétoriqueur qui fait une «distinction nette» entre «l’écrivain qui prend son temps pour rédiger un livre» et «le citoyen qui se dépêche d’écrire un article», s’est visiblement précipité pour rendre sa copie au site marocain qui a publié son écrit truffé de contre-vérités. Bien sûr, Tahar Ben Jelloun ne pouvait pas donner un semblant de crédit à son article sans citer un ou deux auteurs algériens pour étayer ses affirmations : «Comme l’écrit Kamel Daoud (…) cette nation (l’Algérie, ndlr) c’est la Corée du Nord africaine ; c’est un pays invisible (…) c’est une démocratie formelle, mais une dictature réelle, il est centraliste, mais démembré.» Ecrivain médiocre – nous le lui avons fait savoir avec preuves à l’appui à travers un échange de messages via Facebook –, Kamel Daoud n’en est pas moins une plume d’avenir pour les chasseurs de jacquots. Tout comme Boualem Sansal à qui Tahar Ben Jelloun ne manque pas de faire de la publicité pour son prochain roman «où, écrit-il, il imagine une Algérie rongée et détruite par l’idéologie islamiste radicale». Voilà trois écrivains qui se frottent entre eux et qui croient que nous autres sommes bêtes à manger du foin.
M. Aït Amara
Algeriepatriotique, 29 juillet 2015

Un émissaire Sahraoui au Palais de la République

Le Calame – Le présidentMohamed Ould Abdel Aziz, a reçu en audience au Palais de la République, mardi après midi, le ministre sahraoui des Affaires Etrangères,Ahmed Salem Ould Saleck.
Au cours de l’audience, l’émissaire sahraoui à remis au chef de l’Etat mauritanien un message du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Les chefs d’Etat, mauritanien et sahraoui, signale-t-on, portent les mêmes noms.
Ce message concerne « les derniers développements au niveau du Sahara, les relations bilatérales, ainsi que la situation régionale et internationale ». Après un conflit vieux de 40 ans, la question du Sahara Occidental, dont le territoire est contrôlé par le Maroc, reste encore une véritable pomme de discorde dans l’espace du Maghreb.
La Mauritanie revendique une position de neutralité, tout en restant intéressée par le règlement du conflit.
CRIDEM, 29/07/2015

Le roi, la «marocanité» du Sahara occidental, par Ali Halfaoui

Quand on sait la promptitude à réagir que suscite le moindre incident concernant un «droitsdelhommiste» en Chine, au Venezuela, en Russie ou en Iran, on mesure la complicité et la protection dont jouit le Makhzen à Washington ou à Bruxelles. Il y a d’abord que le Makhzen, au même titre que l’entité sioniste, est investi du droit privilégié de mépriser les résolutions des Nations unies. Il y a, aussi, que la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso) est la seule du genre qui est interdite de se mêler de la situation des droits de l’homme. Grâce aux EtatsUnis et à la France. 

Il y a, encore, que le Maroc est promu «Partenaire pour la démocratie» par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (Apce), un statut qui en a fait «un modèle pour les pays de la région». Sans rire. Et puis, sur le même tempo, il y a des déclarations des ténors du «printemps», telle celle d’Hillary Clinton, la secrétaire d’état étatsunienne, en février 2012, qui clame que le Maroc est «un très bon modèle pour d’autres pays», ou celle du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, au mois de mars de la même année, qui manifeste son «admiration devant ce modèle marocain». 
À la décharge de ceux qui ont mis à feu et à sang la Libye et la Syrie, il faut préciser que les manifestants contre le Makhzen sont inconnus des ONG droitsdelhommistes et ne font pas appel à la «communauté internationale». Signalons, tout de même, que le monarque alaouite a fait preuve de «démocratie», il a dû offrir des strapontins aux Frères musulmans, en réponse aux desiderata des Occidentaux. 
Pour les autres, il peut user à satiété de la matraque et de la prison, en toute tranquillité. C’est ce qu’il n’hésite pas à faire. Le 27 avril 2014 à Tanger, par exemple, la jeune Wafa Charaf, qui s’est portée en soutien aux ouvriers de la multinationale Greif (le n°1 mondial de l’emballage industriel), licenciés après la création d’une section syndicale, a été enlevée par des «inconnus» pour être molestée et jetée, en pleine nuit, en dehors de la ville. En portant plainte, Wafa a été condamnée à deux ans de prison. Depuis, elle porte le numéro d’écrou 92694 à la prison civile de Tanger, avenue Moulay Rachid. 
Un autre exemple est celui du journaliste Ali L’Mrabet qui, interdit d’exercer depuis 2005, est privé du droit de disposer de carte d’identité et de passeport. Il est en grève de la faim devant le siège de l’ONU à Genève, en Suisse. Il allait rentrer dans son pays pour relancer son hebdomadaire satirique, Demain et sa version arabe Doumane. Il ne peut plus. Son associé, Khalid Gueddar, vient d’être condamné à trois mois de prison ferme pour une affaire qui date de 2012 «pour ébriété sur la voie publique». L’Mrabet a, notamment interviewé des dirigeants du Polisario à Alger et affirmé que les Sahraouis réfugiés à Tindouf étaient bien des réfugiés et non des «séquestrés». Gueddar a été le premier dessinateur à caricaturer Mohammed VI. Les deux ont «blasphémé» contre des fondamentaux du Makhzen, Le roi, la «marocanité» du Sahara occidental.
Les Débats, 28/07/2015

kerry kennedy interpelle l’onu

« Le Maroc a constamment fait pression sur l’ONU pour qu’elle ignore la crise du Sahara occidental », a dénoncé dans un article, paru, jeudi dernier, dans le quotidien londonien The Guardian, la présidente du Centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l’Homme, Kerry Kennedy. Des manœuvres dilatoires ont été intensément menées pour bloquer l’exigence de l’élargissement de la mission de la Minurso (Mission de l’ONU au Sahara occidental) à la protection des droits de l’Homme érigés sous d’autres cieux en dogme. 
Le génocide à huis clos, révélé par la fin de non-recevoir opposée par Rabat aux médias et aux personnalités politiques indépendantes, est constitutif du crime colonial. Du massacre collectif du camp de Gdeim Izik aux charniers de Mkala, près de Smara, récemment découverts, la guerre contre les civils a montré le visage hideux des 40 ans d’occupation caractérisés par le recours aux disparitions forcées (4.500 cas dont 550 toujours non élucidés), la détention arbitraire (30.000 cas), la torture (30.000 cas dont près de 55% de femmes et d’enfants), le jugement inique par des tribunaux civils et militaires, les victimes des mines antipersonnel et des bombardements au napalm et au phosphore blanc… 
Le silence coupable de la communauté internationale conforte la violence coloniale du Maroc qui, comme l’affirme Mme Kennedy, « a intensément manœuvré au Conseil de sécurité pour bloquer toute tentative d’inclure une composante droits de l’Homme dans la Minurso ». Le cas de Mohamed Lamine Haïdala, un jeune assassiné par les Marocains en février dernier à El Ayoun occupée, fait partie du quotidien des Sahraouis victimes des « violations des droits humains » encouragées par l’absence d’une « tierce partie crédible » sur le terrain. 
« L’impunité a trop duré », martèle la présidente du Centre Robert Kennedy, interpellant le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dont la prochaine visite dans la région est fortement attendue. Elle a pointé du doigt les failles de la complaisance, clairement manifestée, dans les accusations contenues dans un rapport de l’Onu évoquant « l’interception des communications et l’utilisation de tactiques contraires à l’éthique », selon un article du Guardian paru le 17 juin dernier sous le titre de « Câbles filtrés : le Maroc a fait pression sur l’ONU ». Une Onu sous contrôle marocain ?
Horizons, 26/07/2015

L’épopée sahraouie : La bataille de Guelta Zemmour (13/10/19819

Misil SAM-6 ou Quadrant dans son nom russe

Près de 24 ans se sont écoulés depuis l’instauration du cessez-le-feu au Sahara Occidental. En effet, le 6 septembre 1991, sous l’égide de l’ONU, le Front Polisario et le Maroc ont mis fin aux hostilités qui les affrontent depuis le retrait de l’Espagne du Sahara Occidental et l’invasion de ce territoire par le Maroc.

L’arrêt des combats entre les armées marocaine et sahraouie a eu pour conséquence la disparition de ce conflit de la scène médiatique. Depuis, une nouvelle génération de marocains a grandi dans le silence total sur la réalité de ce qui se passe dans l’ancienne colonie espagnole muselée par le Makhzen.
Cette nouvelle génération n’a pour source que la puissante machine médiatique du régime qui diabolise les sahraouis et tente d’occulter l’héroïque résistance des habitants autochtones contre, d’abord, le colonialisme espagnol, et l’envahisseur marocain, ensuite.
L’épopée enregistrée par l’armée sahraouis dans ses combats contre les FAR du Maroc a contraint le roi Hassan II à faire recours à la construction d’un mur militaire de défense à l’aide de la France et d’Israël.
Parmi les batailles les plus célèbres, celle de Guelta Zemmour du 13 octobre 1981 et dans laquelle j’ai eu l’honneur de participer dans le cadre de l’unité qui commande le missile anti-aérien SAM-6.
La garnison de plus de 2600 hommes fut anéantie. Les troupes sahraouis ont capturé 230 prisonniers marocains et l’armée de l’air marocaine a perdu 5 appareils (Un C-130, un F-5, deux Mirage et un Puma) au cours des combats.
La débacle causée par cette attaque énerva Hassan II qui a convoqué en personne le chargé d’affaire de l’ambassade soviétique à Rabat pour lui demander de transmettre aux dirigeants soviétiques “les vives protestations de sa Majesté contre la présence de missiles soviétiques de type SAM 6 dans la région”.
L’armée américaine a aidé la marocaine à combattre les missiles SAM-6 avec des stages de formation à Meknès et la fourniture d’ALQ-119 et 10 ALE-38 pour les F-5 mais la formation était très difficile car il y avait un manque très important de pilotes et surtout l’Anglais faisait défaut (c’est des pilotes français qui on été formés par les Etats-Unis qui ont volé au secours des marocains)

Verdict de l’ONU : La France n’est pas le pays des droits de l’homme

Le 23 juillet 2015 dans l’après-midi, le Comité des droits de l’homme de l’ONU a rendu ses recommandations concernant la France, faisant suite à l’examen périodique qui s’est déroulé au début du mois de juillet à Genève. Lois antiterroristes, surveillance, respect des minorités, milieux carcéral et violences policières, droit d’asile et le sort des migrants, des Roms, Outre-Mer : la France est loin d’être le pays des droits de l’homme. 
« Doit-on se réjouir ou s’inquiéter ? La quasi-totalité des violations des droits de l’homme dénoncées par l’ACAT a fait l’objet de recommandations du comité au gouvernement français, sur les questions de rétention de sureté, sur les violences policières, de surpopulation carcérale, sur les procédures prioritaires et l’absence de recours effectif et égal pour tous les demandeurs d’asile, et sur le sort des migrants, notamment en outre-mer » commente Eve Shahshahani, responsable asile à l’ACAT.
VIOLENCES POLICIERES ET SURPOPULATION CARCERALE
Le comité a notamment estimé qu’il n’y a actuellement en France pas assez de contrôle sur la manière dont les forces de l’ordre font usage de la force, ce qui accroit les risques de violences policières et alimente un climat d’impunité. La dignité des personnes détenues, qu’il s’agisse de nationaux ou de migrants, en métropole et plus gravement encore en Outre-Mer, fait l’objet d’une vigilance particulière du Comité.
ASILE
En matière de droit d’asile, les experts considèrent que la France ne respecte toujours pas le droit à un traitement égal et à un accès effectif au recours et au juge pour tous les demandeurs d’asile. Ils insistent sur la nécessité d’examiner au fond chaque demande d’asile et mettent en garde contre les présomptions légales et les risques de refoulement[6].
D’une manière générale, le Comité souligne que c’est la logique administrative et répressive qui règne en France, sans garanties légales et transparentes suffisantes, qui met la France en faute.
« Le gouvernement, dont on attend des mesures concrètes pour obéir aux recommandations des experts de l’ONU, semble bien peu disposé aux compromis. La France a au contraire passé en force de nombreuses réformes contraires à l’esprit des recommandations du Comité, notamment en ce qui concerne l’asile et l’immigration, et persiste dans sa surdité, sans dialogue, comme le démontre l’actualité récente sur le Flashball » déclare Salomé Linglet responsable prisons, police et justice à l’ACAT.
Contacts :
Salomé Linglet, responsable prisons, police et justice à l’ACAT : 06 69 94 89 64
Eve Shahshahani, responsable asile à l’ACAT : 07 82 06 92 14
ACAT FRANCE , 24 juillet 2015

Les troupeaux des Rois du Maroc au Sahara Occidental Occupé

par Khalil Asmar*


Dans une émission sur les ondes de ‘Radio France Culture’, Sophie Caratini, anthropologue et écrivaine française, a témoigné sur les circonstances historiques qui ont marqué la période de l’invasion et l’occupation marocaine du Sahara Occidental. Lors de son intervention, elle explique comment les marocains ont été déportés par la force pour prendre part dans l’évènement « mythique » de la « marche verte » médiatisée en grande pompe par le régime monarchique de Hassan II. Selon la propagande officielle du Makhzen, le 11 Novembre 1975, quelque 350.000 marocains ont pris part dans cette marche que selon les directives du monarque « divin » devraient franchir pacifiquement les frontières du Sahara Occidental, connu à l’époque sous le nom du Sahara Espagnol. En revanche, les directives du roi n’étaient pas désormais pacifiques, tout comme la marche verte qui n’était que la façade qui éclipse une sanglante invasion militaire où les sahraouis ont été violemment massacrés avec du napalm et le phosphore blanc, des armes internationalement interdites.
En effet, des marocains qui sont venus voir Mme Caratini, disait-elle, se plaignaient de la façon forcée avec laquelle l’administration du Makhzen se comportait à leur encontre. « Ils ont ramassé des prostitués » s’indignait un témoin ajoutant que dans sa famille ‘on nous a obligé à marcher et à crier ce qui voulaient qu’on crie et aller jusqu’au là-bas’. D’autres témoins, précise Sophia, ont dit que les autorités coloniales du Makhzen ont payé des gens et ils ont pris les pauvres en leur disant qu’ils vont les nourrir, et c’est avec ce mode de fonctionnement que la ’marche verte’ était mis en exergue.
Un témoignage qui, dès les premiers jours de l’invasion, s’accorde pleinement avec les réalités de l’occupation juste en jetant un œil sur les rues de El Aaiun, la capitale du Sahara Occidental. Les mendiants et les prostituées envahissaient et pillaient les maisons des sahraouis qui ont pris la fuite pour échapper au génocide. Des quartiers entiers se sont transformés en maisons closes, où toutes formes de prostitution et commerce de drogue, notamment le haschisch marocain, se pratiquent au vu et au su et avec la bénédiction totale de la nouvelle autorité coloniale du Commandeur des Croyants, le roi Hassan II.
La deuxième vague des déportés marocains par force s’est produite en 1991. Après l’accord de paix sous l’égide de l’ONU, le Maroc était contraint de se soumettre à la légalité internationale et frayer la voie pour un référendum dont les sahraouis pourraient y émettre leur vote en toute liberté, l’intégration ou l’Independence. La panique qui sévissait dans les rangs du régime monarchique du Maroc l’a poussé à trouver une issue à ce pétrin dans lequel il s’était enfoncé. Trépidant, les autorités marocaines ont entièrement vidé des villages dans les montagnes lointains de Marrakech et Kalaat Sgharna de ses habitants et ils les ont embrigadés dans des autocars et camions vers une destination qui eux-mêmes ne connaissaient pas. Ces villageois, qui ont été ruinés par la sécheresse et la pauvreté et détachés du monde extérieur, ont été conduits comme des troupeaux vers l’abattoir et toutes protestations, si elles en existaient, étaient gérées avec des coups de fouets.
Ces mêmes colons marocains qu’on leur a lavé les cerveaux à satiété par une machine incessante de propagande, des illettrés ancrés dans la sphère de l’ignorance absolu, sont devenus les habitants qui constituent la majorité dans le tissu de la population au Sahara Occidental occupé. Ils bénéficient éventuellement des subventions capitales afin de leur encourager à s’installer et se multiplier et par suite tourner la carte démographique en faveur de l’occupant et satisfaire les requêtes belliqueuses de son projet expansionniste dans toute la région. Mieux encore pour le Makhzen, ces colons sont devenus une armée de réserve sur lequel il s’appuie et utilise ostensiblement pour attaquer les sahraouis une fois que ces derniers battent les pavés pour se manifester ; les attaques contre les sahraouis menées par les forces d’occupation marocaine après le démentiellement du camp de Gdeim izik de 2010 et Dakhla 2011 sont témoin d’une corrélation directe entre les forces marocaines et ses colons pour contrecarrer et déraciner la résistance pacifique des sahraouis dans les territoires occupés ; des dizaines de maisons ont été pulvérisés et jeunes manifestants sahraouis tués dans l’impunité totale par ces colons marocains. Le cas Mohamed Lamin Haidala figure un crime récent parmi d’autres.
Sous le règne du roi Hassan II et dans une tentative de se débarrasser de ses sujets les plus démunis, ces colons marocains apportés comme des troupeaux ont pour mission d’occuper et peupler la terre du Sahara Occidental, tandis que sous le règne de son fils M6, ces colons sont devenus une armée civile à disposition des forces d’oppression policières et militaires marocaines.
Cependant, la résistance des sahraouis, dans les faits quotidiens, ne cesse de s’intensifie et les colons marocains ne sèment que la panique devant la volonté et la détermination des sahraouis à libérer leur terre et leur patrie la République Arabe Sahraouie Démocratique.
NB : Troupeaux : terme qui désigne la façon avec laquelle de marocains ont été déporté pour coloniser le Sahara Occidental
* Ecrivain sahraoui
Pour écouter l’émission sur Radio France Culture, cliquer sur ce lien :

Uber abre los ojos a los marroquíes

Para los marroquíes, el Sáhara Occidental no es más que una provincia marroquí. Están convencidos de eso ya que son víctimas a diario del bombardeo con bombas de propaganda tóxica confeccionadas en los laboratorios de los servicios secretos marroquíes.

De hecho, el hacker Chris Coleman no deja de aportar pruebas de que las redacciones de todos loe medios de prensa en Marruecos reciben instrucciones y directivas de la DGED.

Pero hace unos días, los marroquíes se despertaron de un sueño que más bien parecía una pesadilla. La empresa americana de transporte por Internet, Uber, se instaló en Marruecos y puso al alcance del público un menú desplegable de paises en el que figuraba el Sáhara Occidental con su respectiva bandera. No podía tener otro efecto que el de una bomba en una sociedad modelada por manos expertas como las del Majzén marroquí. De la epopeya homérica hecha de la conquista del Sáhara, el público marroquí se da cuenta de que 40 años después de la mítica marcha verde, ningún país y ningún programa virutal del mundo reconoce la soberanía de Marruecos sobre el Sáhara Occidental.

La société Uber inflige un sérieux camouflet au Maroc

La société américaine de véhicules de transport avec chauffeur (VTC) Uber a décidé de tenter sa chance au Maroc. Une nouvelle sans aucune transcendance, mais que le Makhzen a voulu présenter comme un grand exploit. Les responsables ne s’attendaient nullement à avoir une mauvaise surprise d’envergure. Le programme informatique d’Uber apporte un cinglant démenti à la propagande servie au public marocain, selon laquelle le Sahara Occidental appartient au Maroc. Du coup, les marocains découvrent que la marocanité du Sahara n’existent que dans leurs cerveaux modelés par des mains expertes agissant pour le compte du Makhzen.
Jason Lemon, un bloggeur basé au Liban l’avait clairement laissé entendre dans un article posté sous le titre de “La dispute du Sahara Occidental donne à Uber un tumultueux lancement au Maroc”. Il a écrit que “les abonnés marocains ne sont pas trop intéressés par le fait de discuter si la région appartient ou pas au Maroc, leur esprits semblent déjà façonnés”. Et c’est la triste réalité. Mème pour beaucoup d’opposants au régime marocain. Ceux-ci vouent une haine viscérale aux marocains qui affichent la moindre sympathie envers les sahraouis. “L’espèce” d’Ali Lmrabet and Company dont les journaux ont été fermés par le gouvernement marocain.
Un certain ingénieur franco-marocain installé en France, convaincu de détenir la vérité sur le Maroc, le Sahara Occidental et le Cosmos dans son ensemble rappelle ses années à l’université et critique les étudiants sahraouis les qualifiant d’arrogants et il critique la décision du Makhzen de leur offrire le transport gratuit pour rentrer chez eux. Pour lui, il s’agit d’une décision très généreuse du gouvernement marocain, alors que la nature du Makhzen ne lui permet pas d’être généreux ni avec les sahraouis ni avec les marocains. Les étudiants sahraouis ont bénéficié du transport gratuir grâce au combat de leurs pères et frères qui a permis au monde de garder la carte du Sahara Occidental séparé de celle du Maroc. Si le gouvernement marocain veut faire preuve de générosité qu’il construise des universités au Sahara pour permettre aux jeunes sahraouis d’étudier chez eux. Mais non, Rabat préfère les faire “exiler” au nord du Maroc pour mieux leur servir les vices marocains. Comment peut-on imaginer que El Aaiun, la capitale d’un vaste territoire comme le Sahara Occidental n’a pas une seule université?
Por un autre bloggueur qui se dit de la gauche marocaine, les exactions commises contre les citoyens marocains relèvent de la répression. Contre elles visent les sahraouis, il s’agit d’une “escalade contre les séparatistes”. En d’autres mots, c’est “halal” de mater les sahraouis.
Aujourd’hui, l’état de santé d’Ali Lmrabet s’aggrave suite à sa grève de la faim. Peu de soutien il a trouvé au Maroc ou d’ailleurs. Parce qu’il avait dit, un jour, que les sahraouis de Tindouf étaient des réfugiés et non pas des séquestrés comme décrits par la propagande officielle tant aimée par le public marocain.

The Moroccan Diplomacy Of Blood

Through this meticulously concise analysis on north Africa, we will show you the culprit behind the chaos in the region.
“You can’t connect the dots looking forward; you can only connect them looking backwards. So you have to trust that the dots will somehow connect in your future.” Steve Jobs.
And the dots are: Cuba/US policy, Western-Sahara, Ghardaia and Ain Defla Algeria, Sirte, Sebha and Al Jufrah Libya.
But, before going any further, we would like you to take a moment and get familiar with “The Endowment Effect” the knots and bolts of Morocco’s foreign policy.
Now, let’s look backwards at Morocco’s diplomacy which our partners at@TindoufWatchcalled it “The swashbuckling failure of Morocco’s diplomacy” to see that everything Morocco does, is revolved around its colonization of Western-Sahara.
Morocco calls the Polisario Front terrorists. Yet it meets with them in New York to discuss “the Western-Sahara Issue”. Morocco propagates that Cuba trains the Polisario “terrorists” and give them weapons. Therefore, for four(4) decades Rabat spent millions of dollars in D.C, funding Florida congress members of Cuban descent, to demonize the Castro “regime”. But each time Rabat’s propagandists attack the Polisario and Cuba, our partners at @WestsaharaWatch and @TindoufWatch stand up to them to denounce their practice. Thankfully, their work has not been in vain because president Obama decided to normalize US/Cuba relations, which consequently reminded us once again about “The swashbuckling failure of Morocco’s diplomacy”.
Two weeks before the Cubans met with the U.S. State Department officials in D.C to sign the protocol about 30 people died and hundred were wounded in Ghadraia, Algeria. And here we need not go into more details other than presenting the evidence that Morocco is behind it.
Few days after the historical D.C. signing, and while Sarkozy was vacationing in Morocco, Al Qaeda attacked and killed nine Algerian soldiers in Ain Defla. And once again Morocco is behind it as the evidence clearly shows it.
Two to three days after Ain Defla attack, the Armed faction of the MNLA, who left Mali after the signing of the peace treaty, and as we expected themattacked the Toubou tribe in Sebha, Libya.
They are the instigators who refused the signing of the treaty. And as the evidence shows, they once prayed with the king of Morocco and broke bread with him .
The period between Ain Defla and Sebha, Daech sent its terrorists from Sirtesouth to attack Al Jufrah region. This move would get them closer to Ghat, the Libyan border town with Algeria. Furthermore, we need not remind you that there are many Moroccans within Daech in Libya.
Then came Sarkozy. The man behind the Libyan and the Tunisian fiasco. But this time, he came as the king’s envoy to threaten Algeria from Tunis.
In conclusion, among competing hypotheses which predict equally well, the principle with the fewest assumptions should be selected=Morocco.

Solidarité avec la cause du peuple sahraoui : un héritage historique, selon Layachi

Le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), docteur Saïd Layachi, a affirmé, hier, que le soutien et la solidarité de la société civile algérienne au peuple du Sahara occidental «sont dictés par l’histoire de notre peuple dans sa lutte contre le joug colonial français», et aussi, a-t-il souligné, «par notre attachement au droit des peuples à l’autodétermination, lequel droit est consacré dans les textes des Nations unies», a-t-il précisé.
Après le rappel historique sur la Question du Sahara occidental, inscrite sur le registre des Nations unies, depuis 1966, territoire autonome soumis à un processus de décolonisation par l’application du référendum d’autodétermination, le peuple sahraoui a lutté contre l’occupation espagnole et a continué après l’invasion militaire marocaine, en 1975, des territoires sahraouis. L’animateur qui intervenait, hier, au Forum du quotidien national, «DK News», sur le rôle de la société civile dans son soutien et sa solidarité avec le peuple sahraoui, a mis en exergue la portée de ce rôle et sa résonnance sur la scène régionale et internationale, au fil de l’histoire des peuples. Il dira dans en ce sens que la solidarité des peuples avec la Cause du peuple algérien, durant sa lutte de libération, a permis de porter sa voix et la justesse de son combat dans les quatre coins du monde, d’où notre soutien, au lendemain del’Indépendance et à ce jour, des causes justes à travers le monde, dont, cite-t-il, «les Causes palestinienne et sahraouie». Pour notre interlocuteur, « il n’y a aucun pays dans le monde qui reconnaît l’autorité du Maroc sur le Sahara occidental», a-t-il rappelé, avant de préciser pertinemment «et par conséquent il est un occupant et colonisateur du Sahara occidental». Étaient présents à cette conférence organisée, pour rappel, par le Collectif des journalistes algériens de solidarité avec le peuple sahraoui (CJASPS), les combattants de la Guerre de libération algérienne, Mustapha Blidi, et Abdelmoula, l’ambassadeur sahraoui accrédité à Alger, Brahim Ghali, des représentants de la société civile algérienne, des universitaires des professionnels des médias et membres du CJASPS. La rencontre a été aussi l’occasion pour rappeler l’appel-pétition international: «Soutenons la mère Tekber Haddi», lancé par les membres du CJASPS, dans lequel les signataires expriment leur soutien au combat de cette mère sahraouie. Celle-ci exige, pour rappel, qu’on lui remette la dépouille de son fils, tué, dans les territoires occupés, par des policiers des autorités coloniales marocaines, pour qu’elle procède à une autopsie, et que justice soit rendue. L’appel-pétition interpelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités engagées dans la décolonisation du Sahara-occidental, et appelle les consciences libres, à travers le monde, à «briser» le mur du silence qui entoure la Question du Sahara occidental. Un silence à propos duquel, des intervenants ont souligné qu’il est entretenu par les soutiens de la colonisation marocaine du Sahara occidental, la France principalement, et aussi le poids des lobbies sionistes, lesquels, nul n’ignore, tirent les ficelles dans les orientations à donner, quant au traitement de l’actualité internationale, dans les méga-médias, tenus à garder le silence sur le combat du peuple sahraoui pour son indépendance. Par ailleurs, Saïd Layachi a tenu à souligner, plus loin dans son intervention, que la propagande marocaine et ses relais n’ont cessé de tenter de «dévier la nature fondamentale de la Question sahraouie, en vain», précise-t-il, indiquant sur la propagande des colonisateurs marocains, «se heurte au rappel à l’ordre par l’Assemblée générale de l’ONU, des Résolutions onusiennes et de nombreux pays à travers le monde attachés à la légalité internationale». L’application du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui est incontournable, selon les intervenants, comme ce fut le cas pour de nombreux peuples qui se sont libérés du joug colonial, notamment en Afrique, continent qui, dans un passé récent, s’est libéré du système d’Apartheid en Afrique du Sud. Pour notre interlocuteur, «l’Afrique est aux Africains et la décolonisation du Sahara occidental, c’est l’achèvement du processus de décolonisation sur l’ensemble de notre continent». Il est à noter que, le début de la semaine prochaine, marquera l’entame des travaux de l’université d’été des cadres du Front Polisario, à Boumerdès. Près de 450 participants sont attendus, dont près de 50 parmi eux des territoires sahraouis encore sous occupation marocaine. Il sera question de conférences thématiques, de débats et d’échanges sur l’actualité marquant la Question sahraouie, et la réaffirmation du soutien et de la solidarité avec le peuple sahraoui de la société civile algérienne, et d’ailleurs.
Karima Bennour
http://lecourrier-dalgerie.com/solidarite-avec-la-cause-du-peuple-sahraoui-un-heritage-historique-selon-layachi/

Le gouvernement Sahraoui condamne l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara Occidental

Le gouvernement sahraoui a condamné avant-hier fermement la décision de la société irlandaise San Leon Energy d’effectuer des forages onshore dans le territoire occupé du Sahara occidental, rappelant que la signature des accords entre l’occupant marocain et des compagnies étrangères pour l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles de Sahara occidental est illégale.
« La présence du Maroc au Sahara occidental est une occupation illégale depuis 1975 et aucun pays au monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental », a indiqué le président de l’autorité sahraouie du pétrole et des mines, Zbeir Ghali, dans une lettre au président exécutif de San Leon, Oisin Fanning, estimant que « la signature des accords entre le Maroc et des compagnies étrangères pour l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles de Sahara occidental est illégale ».
La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a appelé la société San Leon de mettre fin immédiatement à ses activités de forage au Sahara occidental, occupé par le Maroc, qui sont en violation du droit international et de la souveraineté permanente du peuple sahraoui sur les ressources naturelles du Sahara occidental et dont le Maroc et ses agences ne possèdent aucun fondement juridique devant leur permettre d’accorder des licences de prospection ou de développement dans les territoires sahraouis occupés.
« Le gouvernement de la RASD a réaffirmé ses droits souverains exclusifs pour l’octroi de licences pour l’exploration et le développement des ressources naturelles du Sahara occidental », a rappelé Ghali. Il a, dans ce contexte, souligné que « le gouvernement possède en collaboration avec l’autorité sahraouie des mines le droit d’user de tous les moyens disponibles, à travers les procédures juridiques pour arrêter ou dédommager toute activité illégale concernant les ressources naturelles du Sahara occidental. »
Pour ce faire, la RASD s’est engagée à saisir le Secrétaire général des Nations unies et le Conseil de sécurité des activités de San Leon Energy, qui « visent à saper les efforts de l’ONU pour parvenir à une solution pacifique au conflitdu Sahara occidental par le biais d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, conformément aux résolutions duConseil de sécurité. » San Leon avait annoncé « la signature d’un contrat avec la société française Entrepose » pour le forage dans un site près d’Al Aâyoun (capitale du Sahara occidental occupé).
L’Espagne continuera à soutenir l’envoyé spécial des Nations unies
Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a affirmé avant-hier à Madrid que son pays continuera à soutenir l’envoyé spécial des Nations unies et sa position « ne changera pas à l’avenir ». « La position de l’Espagne est celle que nous avons eu au cours des dernières années, nous allons soutenir, nous soutenons et continuerons de soutenir l’envoyé spécial des nations unies », a-t-il dit lors d’une conférence de presse animée à l’issue de la 6e réunion de haut niveau algéro-espagnole.
M. Rajoy qui répondait à une question sur les perspectives des résolutions de la question du Sahara occidental, et le rôle que pourrait jouer l’Espagne, en tant que membre du Conseil de sécurité de l’Onu, dans ce sens, a affirmé que la position de l’Espagne « n’a pas changé et ne changera pas à l’avenir ». Dans la déclaration finale qui a sanctionné les travaux de la 6ème réunion de haut niveau, et en ce qui concerne la question du Sahara Occidental, les deux parties se sont félicitées de l’adoption, en avril 2015, de la résolution 2218 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Elles ont également réaffirmé leur « appui » aux efforts des Nations unies pour une solution politique « juste, définitive et mutuellement acceptable qui consacre le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui dans le cadre de la Charte et des résolutions pertinentes des Nations unies ». L’Algérie et l’Espagne ont réitéré, à cet égard, leur « soutien déterminé » aux efforts de l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross, et réaffirmé leur « engagement » à soutenir le travail qu’accomplit le secrétaire général de l’Onu, son envoyé personnel et la Minurso.
http://www.lemidi-dz.com/index.php?operation=voir_article&id_article=la_24%40art1%402015-07-23

La presse au Maroc : arrière boutique de la DGED

Les rédactions de la grande majorité des supports médiatiques du Maroc sont une arrière boutique des services secrets marocains. Leur rôle se résume à exécuter les directives des services des renseignements du palais royal.
Que la presse du Maroc était aux ordres du Makhzen c’est une évidence à la portée de tous ceux qui suivent de près la situation politique au royaume de Mohammed VI. 
Chris Coleman vient d’en apporter des preuves irréfutables : Deux lettre envoyés par l’ami intime du roi du Maroc, Yassine Mansouri. La première adressée à Samira Sitail, Directrice de l’Information de la chaîne de télévision marocaine 2M, pour lui communiquer “les coordonnées de juristes et d’un économiste susceptibles d’intervenir dans le cadre de la médiatisation de l’important discours royal”. Dans la liste figurent Charles Saint Pro, professeur de Droit à Paris Descartes, Henri Louis Védie, professeur d’économie HEC, Frédéric Rouvilloins, Professeur de Droit Constitutionnel à Paris Descartes, Roudani Cherkaoui, politologue, Abderrahim Nahnahi, jusriste constitutionnaliste et Ali Bahijoub, journaliste à Londres.
Il s’agit de noms de personnalités faisant partie du lobby marocain et dont la mission est de faire la promotion de la monarchie alaouite.
La deuxième lettre est destinée à un vaste réseau d’agents des médias en vue de donner “un écho” à un discours du roi “en mettant l’accent sur la forte dimension humaine que traduit cette action de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, toujours très proche, et en toute circonstance, des différentes composantes de la société marocaine, ainsi que l’attention particulière que le Souverain ne cesse d’accorder au domaine médiatique au Royaume”. Aleluya!!!!!
Jusqu’à présent, les autorités marocaines ont choisi de garder le silence sur l’affaire des filtrations faites par le hacker Chris Coleman

La historia del escándalo de gas-oil en Rabuni

Todo empezó cuando Sidahmed Bero envió, a principios de este mes, una nota a todas las instituciones estatales anunciando un recorte del suministro de gas-oil del orden del 10% lo cual dió lugar a numeros problemas sobre todo a nivel de las Wilayas donde el suministro de agua en estos días de sofocante calor se redujo drásticamente porque las cisternas no encontraban diesel.
El pretexto dado por el SG del Gobierno es que la reserva nacional de carburantes se agotó a causa de las cantidades de carburante gastadas en los eventos nacionales. Un pretexto que nadie avaló y que lanzó motivos para sospechar que había gato encerrado en el asunto.
Las quejas llegaron al Parlamento de todas partes, sobre todo de las zonas rurales y las dairas establecidas en los territorios liberados. Gran parte de los carburantes destinados a estos últimos era desvíado para ser comercializado en Mauritania por elementos que dependían directamente del SG del Gobierno. Se estiman en 170 toneladas las cantidades desvíadas por los amigos de Beri.
De esta manera, Beri, hasta ahora conocido como ejemplo de militantismo e integridad se encontró mojado hasta el cogote en este escándalo de estafa de carburantes del que es el principal responsable. Beri, desde hace más de 20 años lleva una vida de hermitaño. Vive en la estación de la radio a unos 10 km al norte de Rabuni para evitar todo contacto con la sociedad. En la sociedad saharaui, un hombre de su edad que no está casado y tiene una familia es una vergüenza. Pero su carácter insociable no le permite ser como los demás.
Cuando era ministro de sanidad, 80.000 euros desaparecieron de la caja de su ministerio. Culpó a su secretario de haberlos robado, pero otras opiniones le acusan a el de estar detrás de esa estafa. 

Últimas noticias del conflicto de gas-oil

Divergencias en el seno del Comité de Investigación parlamentaria sobre la malversación de los carburantes en la que el primer acusado resultó ser el Secretario General del Gobierno, Sidahmed Beri.
Ante las informaciones de carácter confidencial que aparecieron en las páginas de la prensa independiente, Beri y el Primer Ministro Abdelkader protestaron por la filtración de información y de datos sobre las cifras relativas a la cantidad de carburante cuyo destino se ignora y es objeto de investigación por parte del comité.

Están haciendo lo posible por hacer callar la prensa independiente que está sacando a la luz todos los trapos sucios que no son poco en unas instituciones que se convirtieron en fuentes de riqueza para algunos mientras que la población refugiada es víctima del agotamiento del stock de víveres y del sofocante calor mientras que los barones del contrabando viven confortablemente bajo los techos de lujosas casas en la ciudad de Tinduf.

El debate dentro del Comité es intenso y con el calor que hace, más de una frente vierte largos hilos de sudor que los aparatos de aire acondicionado que funcionan estos días a todo gas no llegan a secar.
El problema del diesel suscitó a otro que casi llegó a ser enterrado : el de los 80000 euros que desaparecieron cuando Beri era ministro de sanidad.

Bajo el cielo de estrellas en un campamento saharaui

Entrevista a las personas que tiran del carro de la asociación de amigos del pueblo saharaui en Salamanca (AMPUSABA) (GALERÍA DE FOTOS)
Desde hace 19 años la Asociación está trabajando y colaborando con los campamentos del pueblo Saharaui. Nines Cubas, Ángeles Gutiérrez y Joaquín nos relatan historias reales de su vida, Historias que logran sensibilizar a la sociedad e implicar a sus más de sesenta socios para apoyar a una población, que más que necesitar nuestra ayuda, ofrecen sabiduría en valores como la generosidad, el respeto y el agradecimiento. No tienen apenas comodidades y sin embargo son felices, alegres y lo más fascinante es que lo contagian. 
Los niños que todos los años vienen a nuestro país y se convierten en otros miembros más de las familias, cuando regresan se llevan parte del corazón de quienes les dan todo con amor. Nines y Ángeles nos cuentan su primer viaje al campamento de sus niñas de acogida. El brillo de sus ojos al recordar este viaje hace que los que escuchamos en la terraza sintamos una gran emoción. Llegaron al campamento a las tres de la mañana, en un autobús con ventanas de cartón, con siroco. No veían nada, todo estaba envuelto en arena. Las condiciones eran impensables para nuestra sociedad, pero el reencontrarse con su niña de acogida que sufría Polio y el recibimiento de la familia, borró de la cara de Ángeles todo el cansancio y el sufrimiento del viaje. A los pocos días se reencontró con Nines, que residía en otro poblado y disfrutaron de unos pasteles que la familia había ido a comprar a tres horas de viaje para agasajarlas. Las comidas especiales con ingredientes extraños como entrañas de camello, les resultaron muy exóticas y difíciles de de aceptar a primera vista, pero sin embargo es de los manjares más especiales que les podían ofrecer. Ángeles y Nines nos dicen que realmente recibieron más que dieron, a pesar de ir cargadas de equipaje desde España recogido para ayudar en las necesidades básicas. 
Como nos relatan la experiencia cambia la vida. Después de convivir en el campamento, teniendo por techo las estrellas del desierto, con apenas comida y agua, piensas que si realmente esta situación es justa. Joaquín nos habla de los proyectos de cooperación que son muchos a lo largo de estos años de existencia de la Asociación, pero destaca el de la compra de cabras. Consiste en recaudar fondos para adquirir cabras que se reparten a las familias más necesitadas para ayudarlas a sobrevivir. Él ha realizado unos quince viajes y en muchas ocasiones en solitario. Como dice él – “voy cargado de maletas y vengo repleto de vivencias.” Podríamos estar bajo las estrellas de la maravillosa terraza del Hotel Palacio de San Esteban, toda la noche y las experiencias de los miembros de esta Asociación no terminarían. 
Felicito a todas estos miembros que cada año acogen niños que vienen a llevarse lo mejor de las familias españolas, pero que dejan su amor, sonrisas, costumbres y valores como el de la amistad. Conocer a personas como Ángeles, Nines, Joaquín y Antonio que abren su caso, pero sobre todo su corazón a las personas desfavorecidas en lo material, pero no en lo humano, es un gran orgullo. De esta historia de terraza me quedo con el valor, la valentía para afrontar las situaciones difíciles de este pueblo que sufre escasez de medios, pero que son ricos en ofrecer lo mejor: Su corazón y amistad. – 
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Dos soldados con una misión: fijar el precio del Sáhara Español

Resumen general de las inversiones y propiedades del estado español en el Sáhara. No se incluyen el negocio de los fosfatos ni la inversión militar. El estudio consta de un centenar de páginas.Fuente: El Temps nº 1.382, pp. 22 a 27 (en catalán)
Autora: Gemma Aguilera
Traducción: Manuel Jorques Ortiz
España quería comerciar con el Sáhara, sacar un rendimiento económico de la descolonización de aquel territorio. A la vez que los gobernantes españoles de la Colonia efectuaban los últimos retoques al proceso de preparación de la independencia del pueblo sahauries –que hacía quince años que duraba-, en 1.975 dos jóvenes soldados catalanes, del último contingente de tropas destinadas al Sáhara recibían un encargo: valorar las inversiones y las propiedades del estado español en la Colonia desde principio de los años 60. Claro y conciso: tenían que poner precio al Sáhara. Víctor Farré y Enric Oliva, de 23 y 25 años de edad, respectivamente, con los estudios de la licenciatura en ciencias económicas recién terminados, pasaron de lavar platos, pelar patatas y llevar a cabo los servicios propios de los soldados rasos a dirigir una comisión de estudios especiales. Cómodamente instalados en una residencia de funcionarios, dejaron el uniforme militar y pasaron a disponer de un « pase » que les permitía obtener toda la información necesaria sobre el territorio sin ningún tipo de restricciones.
Resumen general de las inversiones y propiedades del estado español en el Sáhara. No se incluyen el negocio de los fosfatos ni la inversión militar. El estudio consta de un centenar de páginas.« Recuerdo que la primera cosa que nos dijeron es que íbamos a cumplir unas funciones que no podíamos explicar a nadie, y que en ningún caso dijéramos que éramos militares. Se nos había encargado valorar económicamente una hipotética descolonización desde la perspectiva de traspaso de poderes a un gobierno autónomo sahariano Se trataba de saber cuánto valía aquel territorio, y después se decidiría si se regalaba, si se cobraba o se cambiaba por alguna cosa. Fuera como fuera, era un estudio que se tenía que hacer para sentarse en una mesa de negociaciones, bien con el Sáhara o con Marruecos. Ese informe sería la única valoración que tendría el gobierno español sobre la Colonia. El reto era brutal », explica Víctor Farré.
El estudio les fue encargado en Abril de 1.975 y lo finalizaron el 30 de septiembre de aquel mismo año. La cifra total: 14.591.202.498 pesetas, que hoy, 35 años después, tendrían un valor de 14,2 billones de pesetas, o sea 85.370 millones de euros (teniendo en cuenta a tasa de actualización al 973,5%, según el Instituto Nacional de Estadística). Durante ese periodo el estado español se vanagloriaba ante la comunidad internacional de trabajar para convertir a la Colonia española en un estado independiente. Y los cargos militares del Gobierno General del Sáhara creían de corazón en el proyecto, pero desde Madrid, el Ministerio de la Presidencia, encabezado por Antonio Carro, tenía otro guion sobre la mesa. Vender –oficialmente, ceder- la administración de la Colonia a Marruecos.
Víctor Ferré y Enrique Oliva firmaban el 30 de Septiembre de 1.975 un voluminoso y detallado informe sobre el costo económico que había soportado España para la descolonización del Sáhara. 14.591.202.498 pesetas. ¿Por qué quería Madrid tal cuantificación? Posiblemente para cobrársela a los sahauries en el supuesto de que obtuvieran la independencia, o tal vez para vender la Colonia a Marruecos. El TEMPS analiza los originales de dicho informe.
El día de la venta
Dicho y hecho. El 14 de Noviembre de 1.975, seis días antes de la muerte de Franco, se firmaban los acuerdos de Madrid. Sobre el papel se trataba de una declaración de principios entre el estado español, el de Marruecos y el de Mauritania respecto al Sáhara Occidental. España transfería la administración de la Colonia pero no la soberanía, a Marruecos y Mauritania. De tales acuerdos solo se hizo pública una imprecisa declaración: « España se propone poner fin definitivamente a su presencia en el Sáhara, y la fecha tope es el 28 de febrero de 1.976. En el intervalo se propone transferir sus poderes y responsabilidades a una administración temporal que se ha de formar, constituida por los gobernadores adjuntos -marroquí y mauritano- y el actual gobernador general. Tendrá la colaboración de la Yemáa, que expresará la opinión de la población ».
La ley de descolonización del Sáhara fue aprobada por las Cortes españolas el 16 de noviembre y, a finales del mes de enero de 1.976, los últimos militares españoles abandonaban la Colonia. Tres años más tarde, en agosto de 1.979, Mauritania se retiraba de la parte sur y dejaba todo el territorio en poder de Marruecos.
Los anexos del pacto
Los dos jóvenes economistas firmaban el estudio el 30 de Sept
iembre de 1.975. Los soldados gozaron de todo tipo de facilidades para efectuar sus cálculos, y las diversas administraciones, como la de puertos, les aportaron cifras muy detalladas. Los dos jóvenes economistas firmaban el estudio el 30 de Septiembre de 1.975. Los soldados gozaron de todo tipo de facilidades para efectuar sus cálculos, y las diversas administraciones, como la de puertos, les aportaron cifras muy detalladas.Tal como consta en el acta de las conversaciones entre las delegaciones del Reino de Marruecos, la República Islámica de Mauritania y España a propósito de los aspectos económicos derivados de la transferencia de la administración del Sáhara, la única cuantificación que podría considerarse como indemnización hacía referencia a la pesca. Se acordaba que, durante veinte año, 800 barcos españoles podrían pescar en aguas del Sáhara pagando un canon modesto a partir del quinto año y, además, España podría mantener el control del 60% del negocio de los fosfatos, que entre Marruecos y el Sáhara sumaban aproximadamente el 100% de la producción mundial. En segundo lugar, se crearía una comisión mixta para inventariar los bienes públicos españoles que serían transferidos como parte integrante del territorio, y la de aquellos bienes que pudieran ser objeto de transferencia mediante pago de una indemnización. Tales acuerdos, no obstante, nunca fueron respetados por Marruecos, y España no hizo por ello un causus belli.
En ningún lugar se hacía referencia a un precio de venta, pero en los acuerdos de Madrid existen unos anexos secretos donde, al parecer, esté incorporado el informe de los dos soldados catalanes. Si Marruecos pagó o no los 14.591.498 pesetas posiblemente no se sabrá nunca de forma cierta –el gobernador general del Sáhara, Gómez de Salazar, y el secretario general, Rodríguez de Viguri, ambos muy disgustados con la entrega de la Colonia a los marroquíes, están muertos-, pero tanto Víctor Farré como Enric Oliva, que lo rememora en la entrevista que publicamos en las páginas 28 y 29, como ya lo avanzó el semanario del Ampurdán Hora Nova, recibieron la medalla al Mérito de África por su estudio económico.
Y, todavía más. La tarde en que se firmaron los acuerdos de Madrid, ambos soldados fueron convocados al despacho de los máximos dirigentes del gobierno general del Sáhara. Allí, Gómez de Salazar y Rodríguez de Viguri les informaron que el proceso de independencia había fracaso, pero que ellos tuvieran el consuelo de que el traspaso se había efectuado por el precio exacto calculado por los dos soldados catalanes.
Víctor Farré, examina el estudio que hizo, junto a Enric Oliva, hace 35 años. Dice que su estancia en la Colonia española, a los 23 años, fue una lección de vida y un entrenamiento personal impagables.Víctor Farré, examina el estudio que hizo, junto a Enric Oliva, hace 35 años. Dice que su estancia en la Colonia española, a los 23 años, fue una lección de vida y un entrenamiento personal impagables.El documento, de un centenar de páginas, desgrana minuciosamente las propiedades, desde los edificios hasta el material fungible de oficinas, pasando por inversiones en agricultura, carreteras construidas o material de señalización marítima. Algunas dificultades de acceso a la información, sobre todo en lo relativo a los edificios y extensiones de terrenos, hicieron que los economistas novatos advirtieran de que podía existir un margen de error en el cálculo del 3%.
En el texto introductorio los autores remarcan que en todo momento se han servido de « informes directos de todos los servicios de este gobierno, especialmente de los de Arquitectura, Registro de la Propiedad, Sección de Patrimonio y Hacienda y del Instituto Nacional de la Vivienda », aparte de « informaciones recogidas in situ por esta Comisión Especial ». A modo de ejemplo, el valor de los inmuebles propiedad del estado español en la Colonia en los treinta núcleos de población existentes sumaba 3.360.768 pesetas.
Los analistas destacan en su informe que el coste de las obras públicas son más elevados debido a que se emplea mano de obra en vez de maquinaria, para luchar contra la desocupación. A la derecha, un mapa del Sáhara Occidental en el que se sitúan las obras realizadas. Debajo, los cálculos del valor de los bienes muebles según dos supuestos: que el Sáhara sea independiente, o que se tenga que efectuar una evacuación forzosa del territorio. En este último caso alguno de los bienes se quedarían en el territorio porque trasladar el material a Canarias o Cádiz resultaría más caro.Los analistas destacan en su informe que el coste de las obras públicas son más elevados debido a que se emplea mano de obra en vez de maquinaria, para luchar contra la desocupación. A la derecha, un mapa del Sáhara Occidental en el que se sitúan las obras realizadas. Debajo, los cálculos del valor de los bienes muebles según dos supuestos: que el Sáhara sea independiente, o que se tenga que efectuar una evacuación forzosa del territorio. En este último caso alguno de los bienes se quedarían en el territorio porque trasladar el material a Canarias o Cádiz resultaría más caro.
En el capítulo de obras públicas se inventariaron las obras a precio de coste y se actualizaban los valores aplicando un coeficiente combinado de depreciación y revalorización. Según los cálculos, la cifra invertida llegaba a 8.462.623.073 pesetas, es decir, más del 50% del total contabilizado en el estudio. En ese ámbito, el trabajo fue algo más sencillo, porque disponían de una estadística completa del kilometraje construido y el precio por kilómetro actualizado. Como el coste en la construcción de carreteras era muy elevado, Farré y Oliva consideraron oportuno aclararlo, a la vez que, de paso, se ponía de manifiesto la voluntad descolonizadora del gobierno del Sáhara: « Este valor es tan alto debido a que en la construcción de las pistas se hace servir preferentemente mano de obra, en detrimento de métodos de construcción más eficaces y no tan costosos. Tal hecho obedece a la política de lucha contra el paro, que ha sido una de las constantes preocupaciones del gobierno en este territorio ». En ese apartado se llegaron a contabilizar hasta las alcantarillas –en 1.965 se habían invertido tres millones de pesetas en el sistema de alcantarillado-, las conducciones de agua y el alumbrado público.
Respecto de la arquitectura, el informe cuantifica el valor de los hospitales, dispensarios, políticas sanitarias contra el cólera, polideportivos, piscinas, casinos, viviendas y también mezquitas, iglesias, mercados y mataderos, entre otros. El valor de los edificios religiosos, mataderos, cementerios y mercados, por ejemplo, ascendía a 57 millones de pesetas, mientras que la inversión en hospitales y atención sanitaria era de 61 millones de pesetas. La partida mayor se había destinado a la construcción de viviendas y urbanizaciones: 215 millones a precio de coste.
Con referencia al capítulo de agricultura, Farré y Oliva cuantificaron el coste de la ganadería que también pertenecía al estado español. Los animales habían costado 2,2 millones y en terrenos, cultivos y edificios y explotaciones ganaderas se habían invertido 105.280.000 pesetas. El estudio también calculaba el valor del parador de turismo del Sáhara: 218.928.968 pesetas.
Dos modelos de evacuación
En el apartado que cuantifica los bienes muebles, los autores ya hacían referencia a la evacuación del territorio y exponían dos supuestos: « En el supuesto 1 se evacua todo el material, y en este caso se facilita peso, volumen y zona de embarque del material. En el supuesto 2 se evacuan solamente algunos bienes que por sus características son de especial rendimiento y siempre que evacuarlos no implique una grave distorsión en el funcionamiento de los servicios. En este supuesto se valora el material que se quedará en el territorio ». En la relación de bienes muebles para servicios aparecen, por ejemplo, Radio Sáhara, valorada en 25.000.000 de pesetas; la delegación de la ONCE, con unos bienes que se valoraron en 49.048 pesetas; dos cámaras Polaroid Mini Portrait M-40, por un importe de 75.000 pesetas; o un videocasete Philips, valorado en 65.000 pesetas. En el supuesto que solamente se tuvieran que evacuar los materiales más valiosos y que se dejaran en el territorio los imprescindibles para el funcionamiento normal de los servicios o los de escaso valor, los bienes transportados abandonados en el Sáhara sumarian 94.855.405 pesetas.
Cerrado por evacuación
Los economistas valoraron un segundo estudio, cuando ya se sabía que el Sáhara iba a pasar a manos marroquíes. Calcularon las indemnizaciones a las empresas europeas que debían abandonar inminentemente el territorio.Los economistas valoraron un segundo estudio, cuando ya se sabía que el Sáhara iba a pasar a manos marroquíes. Calcularon las indemnizaciones a las empresas europeas que debían abandonar inminentemente el territorio.Una vez finalizada la tarea de poner precio a la Colonia española, los dos economistas catalanes recibieron un segundo encargo: calcular las indemnizaciones a que tendrían derecho los propietarios de negocios cuando tuvieran que abandonar el territorio. El documento es firmado el día 15 de noviembre de 1.975, justamente el día siguiente a la firma de los acuerdos de Madrid.
Pero, lógicamente, el trabajo de campo y los cálculos se habían iniciado muchos antes. Farré y Oliva explican que enviaron cuestionarios a las empresas, desde las más grandes hasta pequeños comercios. Solicitaban información sobre partidas del balance, como por ejemplo los recursos propios, el volumen de ventas y los beneficios, además de las inversiones realizadas en el negocio en los últimos años. La información se completó con los datos que poseía Hacienda.
En la introducción del estudio se deja claro que los economistas asumen que el Sáhara acabará en manos de Marruecos. « El objeto de este estudio es determinar los créditos a conceder a las empresas propiedad de europeos (nombre con el que se designaba a los españoles que vivían en el Sáhara pero que eran originarios de la península, mientras que a los saharauis, aunque tuvieran DNI español, eran conocidos por nativos), que hayan tenido que abandonar el territorio, como ayuda para poder reemprender sus negocios en otra provincia española ».
Si el Sáhara Occidental debía ser independiente, no hacía falta que las empresas abandonaran el territorio. Por tanto, cuando se hizo el informe, durante octubre y los primeros días de noviembre de 1.975, ya existían muchos rumores sobre la cesión a Marruecos. La comisión de estudios especiales propuso conceder créditos a un interés del 6%, a un plazo de diez años, con un primer año de carencia de pago de la cuota, aunque sí de los intereses. « Era una forma de indemnizarlos sin tenerles que pagar al contado » explica Víctor Farré, quien recuerda que también se propuso que los créditos se concediesen sin necesidad de avales « porque la mayoría eran gente cuya única solvencia consistía en su pequeño negocio o su trabajo ».

Dinero para reemprender el negocio
El presupuesto global de los créditos a conceder a las empresas propiedad de europeos residentes en el Sáhara ascendía a 803.670.000 pesetas para un total de 325 negocios. La empresa distribuidora de combustibles CEPSA cobraría 11 millones de pesetas, mientras que en el tramo inferior se situaban los bares, con indemnizaciones que oscilaban entre las 350.000 pesetas y 500.000. La sala de fiestas Ébano Club recibiría 3.300.000 pesetas; Insamarta, fábrica de harinas y pescado, percibiría 18.000.000 pesetas, mientras que el cine Aaiun debía ser retribuido con 7.500.000 pesetas. En total, Farré y Oliva pusieron como precio por el cierre de las más de 300 empresas, entre las que había un pescador catalán dedicado a la compra y venta de langostas, que tendría derecho a 4.000.000 pesetas.
Pero ¿los empresarios llegaron a cobrar tales compensaciones en forma de cheque o crédito « blando »? Rafael de Valdés fue el representante español en la comisión tripartita que negoció la cesión a Marruecos en los acuerdos de Madrid. Y, aunque no tenía el cargo oficial de gobernador general del Sáhara porque la Colonia ya no era española, se quedó en el territorio hasta el 28 de febrero de 1.976. Después presidió la comisión liquidadora en Las Palmas, que de hecho era la antigua delegación de Hacienda del Sáhara.
Esta comisión ya había desembolsado 163 millones de pesetas en concepto de indemnizaciones por el desarraigo sufrido por 3.500 evacuados cuando se empezó a estudiar el pago de compensaciones a comerciantes y empresarios. El organismo se hallaba integrado por diversos delegados ministeriales. Se tenía que hacer estudios sobre los negocios que reunían las condiciones necesarias para el percibo de indemnizaciones. Estas condiciones eran: que el inmueble en que se ubicara el negocio o industria no se pudiera desmontar, que las materias primas no pudiesen ser evacuadas o que se hubiesen perdido durante el trayecto, o cualquier otro perjuicio que se pudiera justificar directamente por los descolonizadores.
El hijo del presidente de esta Comisión, llamado también Rafael de Valdés, confirma que se hicieron los pagos a los propietarios: « Mi padre presidía esta comisión en Las Palmas, que efectivamente pago las indemnizaciones a los comerciantes que vivían en el Sáhara, muchos de los cuales rehicieron su vida en las Canarias. Si Marruecos pagó una compensación económica a España por la cesión no lo puedo asegurar, pero no me parecería muy extraño », asegura.
Fosfatos y pesca, puntos clave
Aparentemente, el Sáhara Occidental es un desierto. Pero alrededor de este territorio siempre se ha escondido una espesa red de intereses históricos, económicos y geoestratégicos entre España y Marruecos, que explican porque finalmente la colonia española no obtuvo la independencia. Marruecos quería el control absoluto de los abundantes recursos naturales del desierto, especialmente la fosforita, una ronca que contiene pentoxido de fosforo, componente esencial del ácido fosfórico. Este producto es de gran importancia para la agricultura, porque es un componente de los fertilizantes. La mina de Bucraa, una de las mayores del mundo, fue descubierta en territorio sahariano en 1.963. Al precio actual, los fosfatos procedentes de dicha mina aportan a las arcas del reino de Marruecos unos 1.250 millones de euros anuales.
Posiblemente, el hallazgo de esta mina hirió gravemente las aspiraciones de independencia del Sáhara Occidental, pese a que tres años antes el gobierno español había empezado el proceso de descolonización.
Por otro lado, la industria pesquera también explica la conjunción de intereses que 35 años después mantienen bloqueada la situación nacional del Sáhara. La costa sahariana es un punto estratégico para Marruecos. De hecho, entre el70% y el 90% de las capturas marroquíes se embarcan en territorio sahariano.
Los recientes incidentes de El Aaiun han devuelto la actualidad al conflicto. El motivo de estos incidentes es que Rabat desmanteló por la fuerza el campamento que los saharauis habían instalado a las afueras de la ciudad, reclamando mejoras de sus condiciones económicas. El Frente Polisario y Marruecos han de iniciar conversaciones, y el día 13 de Septiembre, la UE abordará con Marruecos la situación del Sáhara Occidental. Mientras tanto, el gobierno español mantiene unas ambiguas posiciones respecto al territorio que hasta hace algo más de tres décadas era una provincia más.

http://avile.es/noticias-todas/38-noticias-de-interes/129-espana-mercadeo-con-el-sahara?start=3

Sahara Occidental : l’Internationale socialiste interpelle le SG de l’ONU

L’Internationale socialiste lors de sa dernière réunion à New York à adopté une résolution appuyant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. L’ IS demande également au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de «s’impliquer personnellement davantage», afin de débloquer le conflit du Sahara occidental et la mise en route du processus de paix, dans l’impasse en raison des blocages, des tergiversations du Maroc, sans parler de son recours à la corruption des hauts fonctionnaires onusiens aux Nations unies et la mise sur écoute de Ban-Kimoon à travers une société italienne de Hacking. 
Dans son rapport publié après la réunion de son Conseil tenue au siège de l’ONU à New York l’Internationale Socialiste demande à la communauté internationale de s’engager «d’une manière plus déterminée dans la recherche d’une solution juste et durable «à un conflit qui dure depuis quatre décennies. Cela pourrait exiger la participation du Secrétaire général de l’ONU en vue de sortir de l’impasse le processus de paix qui, prévalait à ce moment d’une manière qui semble être irréversible si l’on ne procède pas à faire un effort extraordinaire pour aller de l’avant» signale le rapport. 
L’IS demande à Ban-Kimoon de se rendre dans la la région, selon les déclarations faites aux journalistes par la Secrétaire des relations internationales du PSOE, Carme Chacon, qui préside le Comité Méditerranée de l’IS.«Nous croyons qu’il s’agit d’une conjoncture particulièrement difficile dans les deux rives de la Méditerranée pour de nombreuses raisons et qu’il conviendrait en profiter de cette conjoncture, en tenant compte que les mois prochains ne vont pas être faciles», a affirmé Chacon dans des déclarations de presse .Juan Antonio Yanez-Barnuevo, président de la mission qui a élaboré le rapport et qui a visité la région au mois de mai dernier, a signalé que «nous ne pouvons pas nous contenter de maintenir le statu quo» et il a misé pour un effort de «diplomatie préventive» de la part de la communauté internationale, ajoute la même source .
Par ailleurs et à propos des pays occidentaux qui encouragent le Maroc dans son intransigeance et à refuser l’application des résolutions de L’ONU sur le Sahara occidental, Abdelaziz Rahabi, ancien ambassadeur et ancien ministre de la Communication a affirmé dans une interview que «l’Occident est très sensible au chantage à la stabilité du Maroc», ajoutant qu’il “y a ainsi une pensée diffusée chez certains gouvernements, chez des experts en sécurité, dans des task forces que l’indépendance du Sahara Occidental pouvait entraîner une instabilité dans le royaume. Nous, nous pensons au contraire que le règlement de la question sahraouie consoliderait le Maroc et tout le Maghreb”. 
Selon Rahabi, “il est incontestable que sans le soutien de la France, de celui de l’Espagne et sans la complaisance américaine, le Maroc n’aurait jamais fait preuve d’autant d’arrogance et de rigidité dans ses positions vis-à-vis du Sahara occidental. C’est le soutien multiforme et inconditionnel notamment de ces pays, qui est le fondement de l’intransigeance des Marocains et qui explique pour une grande part le gel des contacts entre les Sahraouis et les Marocains et le ralentissement du processus onusien”. 
Concernant la position de l’Algérie sur le conflit du Sahara occidental, Rahabi a souligné que “la position algérienne a une qualité que tous les partenaires reconnaissent, c’est sa constance. Depuis 1975, nous défendons cette position. Nous n’avons cédé ni aux crises, ni aux chantages, ni aux pressions étrangères, ni au temps. On a toujours dit que c’était une question de décolonisation et qu’à ce titre, la communauté internationale a une responsabilité”. 
“Ce qui peut constituer une évolution dans la diplomatie algérienne c’est que cette question va revenir progressivement au sein de l’Union africaine à qui il appartiendra dès lors d’agir comme groupe pour faire avancer la dynamique qui est ralentie en ce moment essentiellement à cause des pressions françaises, espagnoles et américaines”, a-t-il ajouté.
M. Bendib

Ali n’écrira pas car Ali n’existe pas!

Au Maroc, on a trouvé un moyen original pour empêcher un journaliste de (re)lancer son journal: le priver de papiers d’identité. C’est l’aventure vécue par Ali Lmrabet, poil-à-gratter du régime. Un régime qui ne raffole pas vraiment des voix libres…
«Alors, que fait-on avec cet Ali?» On imagine bien les têtes pensantes – l’expression est certes un peu flatteuse – réunies dans un bureau du palais royal à Rabat. Tous se regardent d’un air tout à la fois las et embarrassé. Comment, en effet, faire taire ce journaliste, Ali Lmrabet, qui déclenche si facilement le royal courroux? Le problème prend une acuité particulière ces jours-ci: l’énergumène a retrouvé le 11 avril sa pleine liberté de manœuvre, c’est-à-dire que, vu du palais, le pire est à craindre. En 2005, en effet, la «justice» marocaine avait inventé pour lui une peine ne figurant pas dans l’arsenal pénal, une interdiction de profession pendant dix ans, et voilà que ces dix ans ont pris fin. Pire: la rumeur dit que ce cuistre s’apprête à relancer un journal!
Alors, quelqu’un a eu une idée. Et les têtes pensantes s’y sont ralliées. Faute de mieux, car il s’agit d’un pis-aller de piètre facture morale. Mais la morale, parfois… Bref: on va priver l’intéressé de tout papier, comme cela il sera bien en peine d’obtenir une autorisation pour lancer un journal. On pourrait appeler ça un sabotage administratif. C’est moins spectaculaire que des poursuites judiciaires qui pourraient encore susciter à l’étranger des articles au ton désobligeant et, au fond, c’est tout aussi efficace.
Voilà le plan: on s’est arrangé pour qu’il doive renouveler sa carte d’identité (et son passeport est bientôt périmé). Quelle sera la faille? Son domicile, pardi! Il prétend habiter chez son père à Tétouan? Eh bien! on va dire qu’il s’agit d’un mensonge et lui refuser le renouvellement de ses papiers. Et des papiers, il en a besoin depuis que des agresseurs non identifiés (mais tellement reconnaissables…) les lui ont volés d’une manière violente.
Peu importe si un fonctionnaire de police qu’on avait oublié de mettre au parfum lui a délivré un certificat de résidence l’autre jour. Ce pauvre policier est allé pleurnicher chez Ali en disant qu’on le menaçait des plus graves ennuis s’il ne lui rendait pas le document, ce qu’Ali, bonne âme, accepta de faire (non sans en avoir fait quelques copies, histoire de pouvoir les exhiber à qui veut entendre son histoire). En quelque sorte, désormais, Ali Lmrabet n’existe plus. Pas de papiers, pas d’Ali Lmrabet et pas de journal créé par Ali Lmrabet! Le tour est joué, il suffisait d’y penser. Les têtes pensantes y ont donc pensé. On imagine sans peine leur soulagement un peu veule…
Mais, au fond, pourquoi ce collègue est-il tant craint? Ce journaliste met-il à lui tout seul le royaume en péril? Serait-il proche des djihadistes nihilistes prêts à faire tout sauter? Non, pas du tout. En fait, le bougre s’est taillé une fameuse (mais aussi fâcheuse) réputation depuis qu’il a quitté la diplomatie marocaine pour se lancer dans le journalisme. Voilà en effet un type qui estime que le journalisme consiste à ne pas se contenter de l’avis officiel, qui croit que tenter de voir ce qui se cache sous les cartes peut servir l’intérêt général. Quelle outrecuidance!
Cet Ali Lmrabet n’a jamais cessé d’enquiquiner son monde. Au sommet de l’Etat, surtout. Comme rédacteur en chef du Journal hebdomadaire (un organe iconoclaste que le régime a écrasé par des mesures judiciaires qui ont eu sa peau en 2010), comme propriétaire d’un autre hebdo, Demain (et sa version arabe), fermé en 2005, qui avait le toupet non seulement de voguer sur le mode ironique mais aussi de transgresser quelques tabous locaux tel que désigner les Sahraouis qui vivent à Tindouf, en Algérie, par le terme de «réfugiés» au lieu de l’appellation contrôlée et imposée d’en haut, les fameux «séquestrés du Polisario» (le mouvement indépendantiste sahraoui).
Le vrai-faux SDF n’a pas perdu la main: pendant qu’il purgeait sa peine, il a bossé pour des journaux espagnols. Et, surtout, il a depuis longtemps créé un journal en ligne, demainonline.com, hébergé à l’étranger, que le pouvoir exècre pour l’excellente raison que ce site refuse évidemment de respecter les intouchables «lignes rouges» (le roi, l’islam, l’armée, les «provinces du sud», à savoir la sacro-sainte «marocanité» du Sahara occidental).
Ali Lmrabet n’est pas seul dans son cas au Maroc. Dans ce pays où le décor démocratique ne trompe plus depuis des lunes les sujets de Sa Majesté, tout est fait pour que les journaleux les plus courageux finissent par choisir un autre métier ou… l’exil. Des journalistes sont d’ailleurs en prison ou attendent leur procès, des sites ont dû fermer, tous exemples qui illustrent l’inflexibilité absolue de ce souverain absolu. Le Maroc idéal des têtes pensantes susmentionnées? C’est «Circulez, y a rien à lire!».
BAUDOUIN LOOS

Jacob COHEN « Le roi du Maroc collabore avec Israël, les sionistes, le Mossad, main dans la main »

Auteur : TABRAT 5 /7/2015
Dans une vidéo diffusée sur youtube d’un extrait d’un entretien avec Jacob Cohen, un écrivain juif franco-marocain, militant antisioniste, il y revient sur les relations du roi du Maroc, de la monarchie marocaine avec Israël, le Mossad. Il y critique le rôle du Comité AlQODS, le jeu néfaste des Etats arabes dans la question palestinienne. Nous avons choisi de publier le contenu de l’entretien car nous avons estimé qu’il est à même de démystifier la monarchie marocaine, contrer sa propagande , sa manipulation et sa domination. 
Dans cet entretien J.Cohen dévoile comment Israël influence grandement la politique au Maroc, où rien ou presque ne peut se faire qui aille contre ses intérêts. Il est grand temps de se libérer de l’emprise makhzenienne, et découvrir avec quelle cynisme et quelle maestria le makhzen les manipule avec la complicité des médias, de la classe politique, les pseudos intellectuels, et militants organiques, panarabistes, opportunistes se montrent « outrés » que de simples militants notamment amazighs visitent Israël.
Le roi du Maroc, la monarchie marocaine depuis 1961, depuis Hassan II en tous les cas, ça c‘est sûr, collabore avec Israël, le Mossad, main dans la main, avec les sionistes. Enfin je ne dévoile pas un secret, c‘est connu et reconnu. Qui a formé les agents de la sécurité du palais ? Les gens du Mossad. Qui a formé les officiers marocains ? Les officiers sont entrainés, formés en Israël ! L’un des premiers chefs d’« Etat arabe » à avoir accueilli un chef sioniste, c’était le Maroc, avant tout la monde, au vu et au su de tout le monde, c’était en 1986 , il avait reçu Yitzhak Rabin et Shimon Perez, alors que la Palestine était sous occupation. Que fait le Maroc contre la judaïsation ? Le soit disant président du COMITE AL QODS ? Mais c’est bidon, c’est de la propagande, c’est des mots, des mots et des mots ! La plus haute autorité marocaine : le roi, la monarchie, marche main dans la main avec Israël, avec le Mossad. André Azoulay ne joue que le rôle de facilitateur, parce que c’était un ancien banquier, il a beaucoup d’amis dans la banque à New York, à Paris, etc… Grâce à lui, il tisse des relations pour aider le Maroc et aide Israël par la même occasion. Le roi (du Maroc) se frotte les mains pour cela, mais c’est magnifique, il n y a pas de problème.
Le Maroc cherche des appuis auprès de qui ? Auprès de l’Amérique, et de la France en particulier et au Moyen Orient, auprès de l’Arabie saoudite et du Qatar. Les monarchies du Golfe sont les meilleurs alliés d’Israël et de l’Amérique… 
André Azoulay joue un rôle de Sayan ? On m’a demandé en quoi consiste ce rôle de Sayan ? Ce rôle de Sayan consiste à faire en sorte que Israël gagne une légitimité auprès des « pays arabes » c’est très important, gagne une certaine reconnaissance internationale une légitimité, sans rien concéder et il a réussi. C’est un Sayan parfait ! Il a remplit sa fonction d’une manière extraordinaire. Le Maroc est un pays qui a pratiquement déroulé le tapis rouge à Israël.
Il ne faut pas croire quand on dit qu’« on va rompre les relations, on va les geler…» Tout cela c’est pour amuser la galerie, de toutes façons ils sont obligés de faire cela, parce que l’opinion publique est remontée contre cela, mais en sous-main on fait tout pour faciliter la pénétration d’Israël dans le « monde arabe » sans rien concéder, encore une fois c’est ça qui est important. Ils ont fait cela en Tunisie et ils ont fait cela en Mauritanie. La Mauritanie, il y a quelques années a accepté d’ouvrir les relations diplomatiques avec Israël. Qu’est ce que la Mauritanie à avoir la Mauritanie avec Israël ! ? Et bien parce qu’on a dû lui dire, aller voir le chef, « Tu veux un prêt du FMI, et bien {Ils faut normaliser les relations avec Israël…} Le Maroc on ne peut pas lui dire cela, parce que c’est trop gros.
Le Comité Al QODS est là, probablement avec la bénédiction d’Israël et américaine, pour freiner tout ce qui peut contrarier les projets israéliens.
Enfin qu’elle est la technique arabe qui jusqu’a présent celles des dictateurs arabes qui sont complices ? Aboyer très fort et laisser les choses passer concrètement. Aboyer très fort ça c’est très fort contre l’annexion de Jérusalem, la judaïsation, surtout ne rien faire ,surtout laisser Israël s’emparer de Jérusalem.
Franchement quand on voit 50 pays islamiques lutter contre la judaïsation de Jérusalem et quand on voit Jérusalem aujourd’hui, alors ou les 22 pays arabes ne valent rien ou alors il y a une complicité est flagrante, tous les pays arabes n’ont pas intérêt à avoir un État palestinien. Les pays arabes veulent un État arabe croupion et qu’ils ferment leurs gueules et qu’ils s’aplatissent devant Israël. Si on n’a pas compris cela, on n’a pas compris grand-chose à la politique. Les pays arabes détestent l’État palestinien. Ils ont toujours détesté les palestiniens, ils n’ont jamais cessé de les contenir, de les enfermer, de leur mettre les bâtons dans les roues, de les affamer … ! Quand on voit l’état des palestiniens, vous croyez que les Etats arabes ne peuvent pas trouver un milliard de dollars, pour aller les soulager ? Un milliard ? C’est quoi un milliard ? Ils ne payent même pas l’argent qu’ils ont promis à l’autorité palestinienne. Ils n’en ont rien à fiche ! Ils veulent amener les palestiniens et à accepter les conditions des israéliens, et qu’ils ferment leurs gueules.
De quoi avaient peur les États arabes, du potentiel révolutionnaire que représentaient la Palestine et ça ils en avaient la trouille. Ils se sont très entendus avec l’Egypte de Moubarak, avec la Jordanie du Roi Hossein, etc… pour canaliser enfermer les palestiniens, mais il faut parler, les champions du verbe ce sont les dirigeants arabes, les dictateurs c’est magnifique…

Rabat espionnait l’ONU sur le dossier du Sahara Occidental

D’après des informations livrées par l’Agence de Presse Sahraouie (APS), le Maroc avait toutes les possibilités de braquer ses projecteurs sur toutes les activités du Secrétariat de l’ONU (Organisation des Nations Unies) concernant le dossier du Sahara Occidental. Le Royaume ne se serait pas empêché d’exploiter ces possibilités.
Il est révélé par cette Agence de presse que les autorités de Rabat, dans leur démarche d’espionnage, avaient mis en service le logiciel de contrôle des ordinateurs de Hacking Team, une entreprise italienne installée à Milan. Ce qui leur a permis d’espionner sans interruption l’ONU.
Pour en arriver là, le Royaume chérifien avait mis profondément la main à la poche pour sortir la somme de plus de 3 millions d’euros (soit environ un peu plus de 19,68 milliards de F cfa), mise à la disposition de la DST (1,19 million d’euros), et le Conseil suprême de la défense nationale, présidé par Mohammed VI (1,93 million d’euros), afin de les doter du logiciel d’espionnage de Hacking Team.
Malheureusement que cet espionnage aurait pu se poursuivre dans l’ignorance totale si des pirates anonymes ne se sont pas saisis des documents confidentiels des services marocains qu’ils ont pris sur eux de mettre à la place publique.
Africa Hot News, 10/07/2015

Épisode 5, les Sahraouis, enfants des nuages 0

Les Sahraouis, enfants des nuages, avec Sophie Caratini, anthropologue, auteure de La République des sables : anthropologie d’une Révolution (L’Harmattan, 2003)
Combattants sahraouis du Front Polisario 
Jusqu’au départ des Espagnols du Sahara Occidental, les Sahraouis étaient nomades. Leurs migrations suivaient la pluie, d’où leur surnom d’« enfants des nuages ». Mais depuis la décolonisation en 1976, les territoires sahraouis sont occupés par l’armée et les colons marocains. Désormais, la population, sédentarisée, vit dans des camps de réfugiés, séparés de la Mauritanie par un « mur des sables », le plus long mur du monde, planté au milieu des dunes. C’est là que se construit aujourd’hui la nouvelle identité sahraouie, autour du rêve d’une nation enfin autonome.
TRANSITION: témoignage
Né au Sahara occidental à l’époque du protectorat espagnol, le sociologue Ali Omar Yaraa trouvé refuge en France, après 15 années passées au Maroc. L’éloignement de sa terre natale n’a fait que renforcer son engagement pour la cause sahraouie.
PARTIE 2 : Plateau d’experts
La politique de peuplement du sud marocain
La marche verte 
Alors que le Maroc s’apprête à célébrer les quarante ans de la Marche verte, faisons le point en deuxième heure sur la colonisation marocaine au Sahara occidental avec Ali Omar Yara, sociologue, Sébastien Boulay, anthropologue, maître de conférence à Paris Descartes, Marguerite Rollinde, politologue, chercheur à l’Institut Maghreb Europe à l’Université de Paris VIII Saint-Denis et la chanteuse Oum qui nous accompagnera aussi en musique.
CONCLUSION: témoignage
La chanteuse Oum est née à Casablanca en 1978. Son prénom complet « Oum el Ghaït » était donné aux petites filles nées dans le désert un jour de pluie. Alors, marocaine ou sahraouie ? Comment savoir ??? Oum est sahélienne: une femme-frontière, une enfant de la pluie. Elle nous offre ici sa vision personnelle du Sahara.
Oum sera en concert le 25 juillet dans le cadre du festival de Robion, dans le Vaucluse, et son nouvel album « Zarabi » sera dans les bacs le 22 septembre 2015.
Lectures :
– La chanteuse palestinienne Kamilya Jubran a mis sa sensibilité et sa générosité au service des sahraouis d’hier et d’aujourd’hui, en lisant une libre adaptation du roman de Sophie Caratini « La fille du chasseur » (éditions Thierry Marchaisse, 2011) et des poèmes extraits des recueils « L’an prochain à Smara » de Diego (2007) et « La plume prisonnière » de Na’ana Labbat El-Rachid (2008), tous deux édités par l’Harmattan.
– Le comédien Mahmoud Saïd a prêté sa voix à feu Hassan II
– Le sociologue Ali Omar Yara qui a lu pour nous un extrait du « Voyage » de Malainine Lakehal, une co-édition de L’Harmattan avec la République Arabe Sahraouie Démocratique.
Titres diffusés en fin de documentaire et en fin d’émission :
– « Hijo de las nubes » de la chanteuse sahraouie Aziza Brahim
– « Salam » de la chanteuse marocaine Oum
Remerciements:
– Annelise Signoret de la documentation de Radio France
– Raphaëlle Lombard et Marguerite Dornier du service de presse des éditions de L’Harmattan
– Simon Veyssière (Accent Presse)
Revues :
– Histoires d’exils : les jeunes Sahraouis. L’identité sahraouie en question de Annaïg Abjean et Zahra Julien (L’Ouest Saharien, Hors série n°3, 2004)
– La résistance sahraouie à Gdaïm Izig : le journal d’une migration et autres chroniques (L’Ouest Saharien n°8, 2012)
Albums :
– Mi canto (Reaktion, 2009), Mabruk (Reaktion, 2012) et Soutak (Glitterbeat, 2014) de Aziza Brahim
– Soul of Morocco de Oum (Music development Company, 2013)

Grâce à une société italienne de piratage : comment le Maroc espionne l’ONU et l’Algérie

Le Maroc a utilisé le logiciel de contrôle des ordinateurs de la société privée Hacking Team pour espionner les activités du Secrétariat général de l’ONU, relatives à la question du Sahara occidental. Selon des documents confidentiels, le Maroc est le 3e plus gros client de cette société italienne et a déboursé plus de 3 millions d’euros à HackingTeam. Dont 1,19 million d’euros pour la DST marocaine, 1,93 million d’euros pour le CSDN (Conseil suprême de la défense, présidé par Mohammed VI). 
Ces graves révélations proviennent de 400 gigabytes d’informations soutirées du site de l’entreprise Hacking Team et publiées par des pirates anonymes. La société milanaise vend des logiciels-espions pour des centaines de milliers d’euros à des pays et des services de sécurité qui font fi de l’éthique virtuelle, et dont le Maroc fait partie. Plusieurs documents confidentiels du Département des opérations de paix de l’ONU (DPKO) subtilisés par les services marocains ont été dévoilés par le hacker qui agit sous le pseudonyme de Chris Coleman. 
D’autres documents semblent émaner d’autres services dépendant du Secrétariat général de l’ONU. Parmi ces documents, les procès-verbaux de réunions du Secrétaire général de l’ONU avec notre ministre des Affaires étrangères, Ramtan Lamamra, et avec le président tchadien, Idriss Déby. Le Maroc avait installé trois points de surveillance. À Rabat, avec des outils de surveillance massive de la société française Amesys (Bull-France). À Casablanca et à Tanger, avec des outils de sécurité offensive de Hacking Team et Vupen (France) respectivement. 
D’après l’ONG , Reporters sans frontières, le logiciel de Hacking Team a été identifié sur les ordinateurs des bureaux du site d’information marocain Mamfakinch, quelques jours après que ce média eut reçu le Breaking Borders Award 2012 par Global Voices et Google. Un logiciel malveillant y avait été déployé, via un document Word, qui prétendait contenir des informations confidentielles importantes. 
Il y a peu, le site électronique «Algérie Patriotique» a publié deux documents confidentiels subtilisés, frauduleusement, par le Maroc pour connaître les intentions de l’Algérie. Il s’agit des PV de rencontres entre notre ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Notons au passage que le contenu de ces entretiens prouve que notre pays n’a pas de double langage et ne complote contre personne. Le seul souci de l’Algérie, c’est la paix dans la région. Alors, pourquoi le Makhzen tient-il à espionner son voisin? C’est un fait établi, les activités diplomatiques de l’Algérie empêchent les gens du Makhzen de trouver le sommeil. Notre pays est actif au plan international et particulièrement sur les questions qui touchent la région confrontée à une grande opération de déstabilisation, notamment à travers les conflits armés en Libye, situation propice au développement des groupes terroristes, qui a eu un prolongement au Mali et un impact dramatique également en Tunisie, comme le montre le récent attentat de Sousse. Cela ne plaît pas aux dirigeants marocains qui font tout pour saboter la feuille de route d’Alger concernant le Mali et les efforts visant à rapprocher les parties en conflit en Libye. La rage s’empare du Makhzen chaque fois que l’Algérie fait des progrès dans cette voie. Et encore plus, quand nos partenaires étrangers nous délivrent un satisfecit. «L’Algérie joue un rôle clé dans le processus de paix au Mali. Je me réjouis de la collaboration de l’Algérie, des pays voisins du Mali, des organisations régionales et de mon Représentant spécial dans l’élaboration d’une feuille de route à Alger. Il est essentiel que tous les acteurs concernés continuent à travailler ensemble pour soutenir le processus politique», notait le SG de l’ONU, Ban Ki-moon, dans le PV hacké par le Makhzen. Concernant la Libye, le Secrétaire général de l’ONU ecrit : «J’encourage l’Algérie à soutenir les efforts de mon nouveau Représentant spécial, Bernardino León, pour parvenir à un accord d’ensemble sur le futur de la transition en Libye.
M. B.

Quelques mots en bref en ton honneur, Oh Afrique

Pour vos idées … A vous, une chaleureuse salutation pour louer et exalter son prestige historique, aux pères fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine.
Des idées brillantes et nobles exemples qui continuent d’inspirer les militants et les combattants pour la liberté en Afrique et illumine le chemin de la détermination de notre organisation continentale actuelle, l’Union Africaine, pour renforcer l’unité, la solidarité et la cohésion et la coopération entre les peuples d’Afrique et les pays africains.
Chers pères fondateurs historiques des mouvements de libération nationale en Afrique, reposez en paix, le continent africain avant d’un pas ferme, réalise des progrès significatifs dans le renforcement de sa présence et sa position internationale et aussi dans la construction institutionnelle de notre organisation continentale de l’Union Africaine , réalisant avec elle les espoirs des peuples africains et faisant de vos rêves une réalité, vous les grands: Kwame Nkrumah et Julius Nyerere, Patrice Lumumba et Modibo Keita, Ahmed Sékou Touré et Gamal Abdel Nasser et les leaders de la révolution algérienne, etc …
Vos idées brillantes et nobles, chers pères fondateurs de la résistance et de la lutte africaines sont-elles qui ont fait que les pays africains soient pionniers dans le soutien au peuple sahraoui et l’appui tenace au droit à l’autodétermination et à l’indépendance nationale, ce soutien a évolué pour devenir un engagement de l’ensemble du continent.
Et pour conclure, nous devons saluer l’Afrique, pour nous soutenir et nous ne pouvons que le faire en signe de gratitude et de générosité ….
Cher(e) ami(e)s,
Sachez que de la manière que nous sommes régalés en écoutant el-howl (musique Bidani), nous sommes ravis d’entendre le tam-tan résonner bourdonnements dans les jungles africaines et, en toute sincérité, ils font renaître en moi mes racines profondes … Sachez que nous soutiendront toujours les causes africaines … Vive l’Afrique et vive notre peuple authentique, l’Afrique par destin, de racines arabes et tempérament bidhani, et c’est cela le secret de la fidélité éternelle à l’Afrique … Longue vie à vous et au rêve des peuples d’Afrique: l’Union des Etats Africains.

أبو بلقيس

Unas breves palabras en tu honor, Oh África

Por vuestras ideas… A ustedes un ferviente saludo para alabar y enaltecer su prestigio histórico , a los padres fundadores de la organización de la Unidad Africana.
Ideas brillantes y nobles ejemplos que siguen inspirando a militantes y luchadores por la libertad en África e ilumina el camino de la determinación de nuestra actual organización continental de la Unión Africana para fortalecer la unidad, la solidaridad y la cohesión y la cooperación entre los pueblos de África y los países africanos.
Estimados padres fundadores históricos de movimientos de liberación nacional en África, descansen tranquilos, el continente africano avanza con pasos firmes, logrando avances significativos en el fortalecimiento de su presencia y su posición internacional y también en la construcción institucional de nuestra organización continental de la Unión Africana, haciendo realidad con ello las esperanzas de los pueblos africanos y vuestros sueños, ustedes los grandes: Kwame Nkrumah y Julius Nyerere, Patrice Lumumba y Modibo Keita, Ahmed Sékou Touré y Gamal Abdel Nasser y los líderes de la revolución argelina etc…
Vuestras brillantes y nobles Ideas ,estimados padres fundadores de la resistencia y lucha africana, son las que han hecho que los países africanos sean los pioneros en el apoyo al pueblo saharaui y en apoyar de forma contundente el derecho a la autodeterminación y la independencia nacional, este apoyo ha ido evolucionando y se ha convertido en un compromiso de todo el continente.
Y para concluir, debemos saludar a África, por apoyarnos y no podemos sino hacerlo por gratitud y generosidad…. 
Amigas y mis amigos,
Sabed que al igual que nos deleita lhoul ( música bidaní), nos deleita escuchar los ritmos africanos del tam-tam resonando en las selvas africanas y, sinceramente , hacen renacer mis profundas raíces…Sepan que siempre apoyaremos las causas africanas…Viva África y viva nuestro auténtico pueblo, el africano por destino, de raíces árabes y temperamento bidani y, ese es el secreto de la eterna fidelidad a África…Permaneced y permanecerá el sueño de los pueblos de África: la Unión de Estados Africanos.

أبو بلقيس
https://www.facebook.com/libertad.zapata.1/posts/411397839046101

Traducción del árabe : Jadiyetu Mokhtar Sidahmed

Vérités et mensonges d’Ahmed Mansour sur le Maroc et les marocains

Depuis son élection, le président Al-Sissi s’est rapporché d’Alger pour demander des conseils dans la lutte contre le terrorisme et un soutien financier pour surmonter la crise économique et sociale traversé par l’Egypte depuis la chute de Moubarak.

Depuis, le Maroc fait remoue ciel et terre pour interférer entre les deux pays.
Al-Sissi a essayé de s’en prendre à la chaîne Aljazeera en lançant un mandat d’arrêt contre Ahmed Mansour en Allemagne. Le gouvernement a perdu le procès contre Mansout et celui-ci a, finalement, été libéré.
Le lendemain, dans un geste considéré comme un clin d’oeil envers le régime égyptien, la presse marocaine s’attaque à Mansour en l’accusant d’avoir épousé une marocaine militante du PJD et cadre dans la fonctionne publique. Selon la même source, ils sont allés passer la lune de miel en Turquie et aprés la lune de miel il l’a quittée. Ils n’ont pas fait d’acte de mariage officiel et donc ce n’était qu’un arrangement en vue de répondre à des désirs purement sexuels.
Dans sa réponse, Ahmed Mansour a déclaré que ces accusations ont été proférées par une “presse jeune gérée par des journalistes et des politiciens proxénètes, moins que rien, qui vivent dans les marécages, se nourrissent des ordures et de la vie privée des personnes. Des voleurs et des mercenaires qui pillent l’argent du peuple et les fruits de son travail.
“Vous accusez les autres des indécences que vous-mêmes vous commettez et des immoralités que vous pratiquez et des immondices que vous encouragez”, dit-il.
Jusque-là il dit la vérité. La presse marocaine, c’est connu, est le porte-parole de la monarchie. Celle-ci, en échange d’un soutien à sa colonisation du Sahara Occidental. Dans le but de dopper le nombre de visites des touriste étrangers, Rabat a accepté de faire du Maroc une destination du tourisme sexuel. Au pays du Commandeur des Croyants arrive tout genre de pervers pour assouvir ses instints pervers : pédophiles, homosexuels, etc.
Mais là où fait dans le faux c’est lorsqu’il parle de la dignité de la femme marocaine en la qualifiant d’honorable et chaste.
Au Maroc, c’est connu, la prostitution bat de l’aile dans tous les coins du pays. Les femmes marocaines sont connues dans le monde. En Europe, en Arabie Séoudite, au Qatar… et même en Israel.
Quel marocain peut nier que les princes du Golfe venaient tous au Maroc en quête de jeunes femmes marocaines et de sodomisation, une pratique que les milliardaires arabes ne trouvent que dans le pays de Mohammed VI.
Maintenant, les marocains vont tous se lever, poussés par la vilaine presse du roi, pour faire des déclarations de Mansour une cause pour entourer le Makhzen et le défendre comme ils le font contre les sahraouis dont le seul délit est de vouloir défendre leur terre, le Sahara Occidental, dont la souveraineté marocaine n’est reconnue par aucun pays du monde. Pour eux, tout le monde soutient le Maroc dans son agression contre le peuple sahraoui. Eux, en premier lieu.

Chronique d’une mascarade annoncée : le référendum du 1er juillet 2011 (vu par Abdellatif Laabi)

Quatre ans et quelques poussières nous séparent de ce jour mémorable du 20 février 2011. Cette nouvelle page dans l’histoire du Maroc contemporain aura été l’œuvre, faut-il le rappeler, d’une poignée de Citoyens marocains, épris de justice sociale et de légitimes aspirations à la liberté et à la démocratie. Peu importe la tournure ultérieure des événements de ce printemps démocratique des peuples d’Afrique du nord et du Proche-Orient, la vague de répression et des arrestations, le sang des martyrs du 20 février, les procès politiques, les postures opportunistes de nos piètres élites, la corruption des âmes et l’achat des consciences ; peu importe tous ces événements qui nous ont fait rater un précieux rendez-vous avec l’histoire, c’est dans des épreuves comme celles-ci que l’on reconnaît les grandes hommes des petites, les héros des parasites, ceux qui luttent pour la liberté et pour la dignité humaine de leurs concitoyens et ceux, toujours les mêmes, qui trahissent leurs peuples pour se ranger dans le camp des oppresseurs. L’écrivain marocain Abdellatif Laâbi, qu’on ne présente plus, fait incontestablement parti de la première catégorie, celle des très rares intellectuels engagés. Resté fidèle à son combat pour la démocratie, pour un Maroc libre et laïc, combat pour lequel il a payé un lourd tribut, il publia en 2013 «Un Autre Maroc Lettre à mes Concitoyens», un livre touchant de sincérité à l’attention des Marocains, de tous les Marocains. Il y parle de l’ancien règne et du nouveau, des erreurs du passé et de celles du présent, de ses déceptions mais aussi de sa ferme conviction que notre peuple accédera tôt ou tard à la liberté. En voici un fragment significatif où il nous livre un regard sans concession sur la mascarade du référendum du 1er Juillet 2011 et, à la fin, le grand Laâbi rend le plus beau des hommages aux jeunes militants du mouvement du 20 février. 
De l’immense espoir que le printemps arabe avait fait naître en nous et du goût de l’avenir qu’il avait restitué à notre jeunesse, il ne reste aujourd’hui que le désenchantement, qu’un arrière-goût d’amertume. La réforme constitutionnelle dont nous attendions une refonte de notre système politique inauguré par un acte fondateur, celui du démantèlement du système Makhzen et de l’abolition des archaïsmes les plus criants liés à l’institution monarchique, levant ainsi l’obstacle à l’instauration de l’état de droit, cette réforme, contrairement à ce que propage ses thuriféraires, s’est révélée être un miroir aux alouettes, un champ semé de mirages. Ce monument de verbiage, ce tissu d’approximations, de déclarations d’intention et parfois de contradictions, cet habillage à l’Arlequin d’un texte qui aurait dû énoncer simplement et clairement les fondamentaux et les règles sur lesquels se sont érigés toutes les démocraties dignes de ce nom, n’a fait que brouiller les cartes et nous renvoyer à la case départ. Pourquoi un tel ratage ? C’est que le ver était déjà dans le fruit. Le scénario avait été écrit à la hâte, dans la panique, sous la pression des événements et non à la faveur d’un choix mûrement réfléchi, s’inscrivant dans une vision, celle d’un projet de société en rupture avec l’existant, d’une avancée civilisationnelle.
Je ne veux pas me perdre derechef en conjectures sur les motivations plus personnelles du chef de l’état et de son entourage. Je m’en tiens aux faits, suffisamment révélateurs : la décision unilatérale de désigner une commission retreinte chargée de rédiger le texte et de ne consulter sur la mouture en préparation que les trente et quelques partis ayant pignon sur rue, dont les trois quarts sont des entités plus virtuelles que réelles ; le fait de n’avoir pas associé comme interlocuteurs à part entière des forces vives à la légitimité incontestée, représentées par les associations de la société civile, les mouvements féministe et de défense des droits humains, celui de la jeunesse contestataire du 20 février, sans parler d’individualités, hommes et femmes reconnus pour leur rectitude morale, leur indépendance d’esprit et leur compétence dans divers domaines de l’activité intellectuelle, artistique et scientifique. À cela s’ajoutent les délais dérisoires fixés pour boucler le texte et le rendre public, pour l’organisation et le déroulement de la campagne référendaire ; les méthodes d’une ère qu’on croyait révolue, utilisées afin d’obtenir un oui massif ; la place plus que marginale accordée dans les médias au camp des hésitants et à celui, même minime, du refus. Si nous nous en tenons aux actes, le scénario qui a été finalement tourné ne diffère en rien sur la forme et peu sur le fond de ceux qui nous ont produit depuis l’indépendance les Constitutions successives que nous avions jugées à juste titre « octroyées ». Ce sont là des faits têtus qu’aucune démonstration, si savante soit-elle, ne saurait sérieusement réfuter […]
Les péripéties qui ont suivi (référendum, élections législatives, arrivée en tête du Parti de la justice et de développement, formation du gouvernement dirigé par M. Benkirane) vont changer complètement la donne. Finie, la récréation ! Les rêves et les faux espoirs se sont fracassés sur le roc d’une réalité que nous avions presque oubliée : l’institution qui détient chez nous les rênes du pouvoir a toujours pratiqué l’endogamie politique […]