Des militants sahraouis dénoncent le soutien de l’Espagne à la politique marocaine d’extermination au Sahara Occidental

Gijón (Espagne), 02/06/2010 (SPS) Les militants sahraouis des droits humains, Hmad Hammad et Sidi Mohamed Daddach ont dénoncé mardi à Asturie (Espagne) le « soutien » du Gouvernement espagnol à la politique d ‘ »extermination » exercée par le Maroc contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Le secrétaire général du Comité de soutien à l’autodétermination du Sahara occidental, Hmad Hammad et le président du Comité pour le Droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, Sidi Mohamed Daddach ont été reçus lundi par le conseiller à la coopération internationale de la municipalité de Gijón , Jesús Montes Estrada, dans la ville des Asturies.

Hmad Hamad a souligné que l’Espagne a une « dette historique, éthique et morale » envers le peuple sahraoui.

« Nous avons été vendus et trahis, a-t-il dit dénonçant qu’à deux reprises il s’était retranché dans un ancien centre culturel espagnol, « Casa Espana », à El Aaiun en quête d’asile politique et a été remis à la police secrète marocaine, puis  » emprisonné et torturé ».

Le militant sahraoui des droits de l’homme a également dénoncé l’existence de meurtres et de disparitions dans les territoires occupés illégalement par le Maroc, avertissant que la vie dans les territoires occupés du Sahara occidental est devenue un « enfer », tant que le Maroc ne respecte pas les accords signés avec le Front Polisario sous l’égide des Nations Unies.

« Nous sommes des êtres humains comme le reste du monde. Nous voulons le respect de nos droits », a-t-il affirmé.

Pour sa part, l’activiste sahraoui des droits humains, Sidi Mohamed Daddach a été emprisonné pendant 24 ans pour sa défense des droits du peuple sahraoui à l’autodétermination, il est devenu l’un des plus importants symboles de la résistance sahraouie.

Quand il avait 18 ans, il a été arrêté et emprisonné, alors qu’il tentait de quitter les territoires occupés pour rejoindre le Front Polisario.

Au cours de ces années d’emprisonnement, il a été soumis à la torture brutale et systématique, en raison de sa position en faveur de l’indépendance du Sahara occidental et le respect des résolutions de l’ONU, puis condamné à mort.

En 1994, sa peine a été commuée de la peine à mort à une prison à vie. Déclaré prisonnier de conscience par des organisations comme Amnesty International, Sidi Mohamed Daddach a été libéré en décembre 2001, à la suite des pressions de la part des ONG et d’autres pays du monde.

Dadach Sidi Mohammed a dénoncé « l’état de siège » imposé au Sahara occidental par le Maroc, soulignant que « dans tous les coins, il y a la police secrète marocaine partout ».

Les deux militants résidants à El Aaiun, Dadach a fait remarqué le harcèlement continu auquel sont soumis « nos propres maisons, sont constamment, chaque jour, gardé par quatre, cinq ou six de la police marocaine. Ils cherchent à nous contrôler à tout moment. »

Pour sa part, le conseiller pour la coopération internationale de la Municipalité de Gijón, Jesús Montes Estrada a averti que « l’UE ne peut continuer à accorder le statut avancé au Maroc en raison de ses violations systématiques des droits de l’homme et son soutien à Israël. (SPS)

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