Ban Ki-moon appelle à une solution en urgence au conflit du Sahara Occidental

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé dans un rapport présenté hier à une résolution « urgente » du conflit au Sahara occidental de peur des retombées dans la région du conflit au Sahel, spécialement au Mali. 
La persistance de « ce conflit de longue durée » est une entrave à une intégration des pays du Maghreb, plus que jamais nécessaire pour faire face à l’instabilité et l’insécurité dans la région. Il a ajouté que tous les gouvernements consultés, lors de la tournée de Christopher Ross dans la région, ont émis de sérieuses préoccupations quant aux risques posés par les combats en cours au Mali, et leur contribution à la radicalisation des populations des camps de réfugiés du Sahara Occidental .
Ban a précisé que le Front Polisario avait mis en garde l’ONU contre de possibles « infiltrations terroristes » dans le territoire à cause des lacunes dans la coordination en matière de sécurité et le manque de ressources pour le contrôle des frontières ». Ce qui met « les observateurs militaires en danger ». De ce fait, les patrouilles de nuit de la MINURSO resteront suspendues pour l’instant.
Il a aussi appelé les « parties à s’engager dans de véritables négociations » pour mettre fin à ce conflit qui n’a que trop duré tout en déplorant les difficultés qui continuent à entraver les progrès vers une solution politique durable juste et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, regrettant l’absence « d’avancée sur le cœur de la question”, chaque partie campant sur “sa position respective ».
Dans la déclaration la plus forte jamais faite sur le sujet du Sahara Occidental, contrairement aux espoirs du Maroc, Ban Ki-moon a évoqué les cas de violations des droits de l’Homme des Sahraouis par les autorités marocaines, les conditions du procès des 24 prisonniers civils sahraouis de Gdeim Izik, le rapport de février dernier du Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, M. Juan Mendez, sur les cas de torture et les mauvais traitements pratiqués sur les Sahraouis et celui de l’organisation américaine RF Kennedy center. « Compte tenu des rapports réguliers sur les violations des droits de l’homme, la nécessité d’une surveillance indépendante, impartiale, globale et soutenue de la situation des droits de l’homme au Sahara occidental devient de plus en plus urgente », a-t-il dit.
Ban Ki-moon a enfin recommandé au Conseil de sécurité de proroger d’un an le mandat de la MINURSO. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir le 22 avril prochain pour débattre de ce rapport.

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