Le Maroc dans une mauvaise passe

A la veille de la réunion du Conseil de Sécurité sur le Sahara Occidental et face au blocage marocain aux efforts de l’envoyé spécial de l’ONU, Christopher Ross, Rabat se trouve dans une situation qui n’est pas enviable.

La conférence de presse de Emhammed Khadad, hier à Bruxelles, a mis dans l’embarras les autorités marocaines et leur position contre l’élargissement du mandat de la MINURSO. En invitant l’ONU à surveiller les droits de l’homme dans les zones contrôlées par le Front Polisario, il a mis à nu les déclarations des responsables marocains et les dépêches de la MAP qui dénoncent la « séquestration » des sahraouis à Tindouf. A présent, la balle se trouve dans le camp marocain.

A chaque fois qu’il sent la pression, le Makhzen appelle quelqu’un à son secours. Lors de la dernière visite de Ross, le lobby juif pro-marocain des Etats-Unis a été prié de bouger en sa faveur. Aujourd’hui, c’est un dénommé think tank, sous le nom d’Institut Thomas More qui vient à la rescousse. Un énième think tank qui demande le soutien de la proposition d’autonomie et c’est une certaine Agence de Presse Africaine (APA) qui l’annonce, une agence créée par le Maroc dans un pays ami et allié, le Sénégal, tout comme Afrik.com, Africa Guinée, etc…

Le Maroc se trouve tellement en manque de soutien dans l’affaire du Sahara Occidental qu’il ne trouve plus que des petites entités, souvent fictives, pour soutenir son agression contre le peuple sahraoui.

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