La société civile espagnole et française contre le sommet Maroc-UE.

Le motif : demander que les accords UE – Maroc ne soient pas signés tant qu’un contrôle musclé n’est pas garanti à la frontière ainsi que les mêmes conditions de travail, d’environnement et de santé.
Devant le sommet de Grenade, les gouvernements européens, l’espagnol et français en particulier, ne cachent pas leur joie, alors que les producteurs agricoles et français se sont donnés rendez-vous le 6 y 7 mars pour protester contre la signature de l’accord.

Loin de se soucier des sentiments des agriculteurs français, pour les dirigeants européens, le Sahara Occidental et le respect des droits de l’homme, selon le journal ABC, sont l’obstacle principal dans le document que l’on veut approuver dans le sommet. Un groupe d’eurodéputés d’Espagne, France, Grèce et de l’Autriche réclament le soutient de la cause sahraouie comme condition pour la signature de l’accord.

La présence du Sahara occidental sera forte avec la Conférence de Soutien au Peuple Sahraoui, où Aminatou Haidar est attendue.

Par contre le grand absent, comme il est devenu habituel, c’est le roi Mohamed VI. Cette absence constitue une preuve pour ceux qui réclament que le roi du Maroc confie toutes les affaires du pays à ses subordonnés. Certains milieux soulignent qu’il doit avoir de fortes raisons pour ne pas assister à un événement d’une envergure pareille.

Les « menaces » présumées provenant du Sud ont fait que l’UE change le regard de l’Est vers le Sud. Pour beaucoup d’espagnols, le royaume alaouite est la menace principale pour leur sécurité et pour leur production agricole.

Pour culminer les réactions de protestation, un groupe de trois journalistes marocains victimes de la répression au Maroc, Ali Lemrabet, Ali Lamar et Aboubakr Jamai, organisent le samedi une conférence de presse dans le siège de l’Association de Presse grenadine, pour exposer l’état de la liberté d’expression au Maroc.

Malgré les déclarations des uns et des autres, le sommet de Grenade aura lieu dans les pires conditions politiques et pour le gouvernement de Zapatero, l’anphitrion, et pour le gouvernement marocain qui sera pointé du doigt pour les multiples violations des droits de l’homme et la répression exercée contre les droits publics.

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