Arrêt de la Cour européenne de justice sur le Sahara occidental

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Le Maroc ne pourra pas maintenir indéfiniment ce pouls contre le droit international, ses alliés le savent. Ils savent que les ressources naturelles et les zones de pêche appartiennent au peuple sahraoui.
Arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne rendu le 29 septembre 2021 en réponse à trois recours déposés par le Front Polisario, contre la légalité de l’accord agricole et de pêche de l’Europe avec le Maroc, y compris le territoire du Sahara occidental. Il confirme et consolide le statut de territoire non autonome dont jouit le Sahara occidental, qui a été reconnu en 2002 par le conseiller juridique des Nations Unies, Hans Corell.
Le droit à l’autodétermination d’un peuple doit être compris en termes économiques, politiques et sociaux. Le Maroc l’a violé en rejetant le plan Baker et le référendum de 1991 comme solution démocratique aux aspirations du peuple sahraoui. 
Le colonialisme et l’occupation forcée de territoires à la recherche du contrôle de leurs ressources est un vieux fléau qui a touché de nombreux pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. La lutte de pays comme l’Inde, l’Algérie, le Mexique et Cuba pour la défense de leur souveraineté et de leur indépendance est bien connue.
Le peuple sahraoui, à travers son représentant légitime, le Front Polisario, a donné une classe de maître à ceux qui défendent la juridiction internationale. La volonté d’un peuple doit prévaloir sur tout intérêt commercial et économique. Quelle valeur peut avoir la richesse d’un territoire, quand une grande partie de ses habitants sont des réfugiés et vivent de l’aide internationale.
C’est une violation flagrante de maintenir des relations commerciales au Sahara Occidental au milieu d’une guerre entre le Front Polisario et le Maroc depuis novembre dernier. Les Nations Unies devraient prendre note de cette décision. 
La légitimité du Front Polisario et de la République sahraouie, qui contrôle une partie du territoire, est un fait incontestable. 
La déclaration de Trump l’année dernière reconnaissant la souveraineté du Sahara occidental sur le Maroc et le manque d’action claire de l’administration Biden sont des éléments utilisés par des pays et des entreprises sans scrupules pour échapper à la légalité sur une question claire de décolonisation.
Nous avons vu comment l’Europe a ignoré l’arrêt de la Cour de justice de l’UE en 2016 qui a clairement établi la séparation juridique du territoire sahraoui du Maroc, à cette occasion, ils ont allégué que la population bénéficiait de l’activité économique générée par l’exploitation de ces ressources. Ils ont ignoré le Front Polisario, les réfugiés, les exilés qui ont fui l’occupation militaire marocaine en 1975. Voici la victoire de la justice aujourd’hui en reconnaissant le Front Polisario et les Sahraouis avec capacité juridique et judiciaire sur les richesses du Sahara Occidental.
Les relations diplomatiques entre le Maroc et l’Algérie sont rompues, les espaces aériens et terrestres sont fermés. L’Espagne et son gouvernement voient que le changement de ministre González Laya par Manuel Albares à l’étranger ne permettra pas de faire disparaître les conflits avec le Maroc sur les questions liées aux frontières, à l’immigration, à la sécurité ou au commerce. Quelque chose bouge à l’intérieur de la terre qui me rappelle le volcan de La Palma aux Canaries. En d’autres termes, nous sommes confrontés à un nouveau scénario qui fera couler des rivières de lave dans un conflit qui s’intensifiera et nous mènera à ses dernières conséquences.
Les Sahraouis ont des bases légales suffisantes pour dénoncer ceux qui font le commerce de leurs richesses et exercent ensuite le droit de veto au Conseil de sécurité contre un mécanisme de protection des droits humains qui évite les procès militaires des militants de la société civile. Amnesty International, Human Rights Watch et le rapporteur de l’ONU sur la torture en sont bien conscients.
Le Maroc ne pourra pas maintenir indéfiniment ce pouls contre le droit international, ses alliés le savent. Ils savent que les ressources naturelles et les zones de pêche appartiennent au peuple sahraoui. Signer des accords avec le Maroc sur des richesses qui ne lui appartiennent pas et tenter de retirer une légitimité au Front Polisario est une bataille perdue d’avance sur le plan moral et juridique.
La victime aura toujours ses droits peu importe combien l’agresseur essaie de se camoufler dans des accords illégaux et entreprend une fuite permanente en ignorant les condamnations judiciaires et les tribunaux.
Le peuple sahraoui et le Front Polisario sont une réalité d’un conflit bloqué dans les bureaux du Conseil de sécurité depuis plus de quarante ans, en attendant la fin de l’occupation militaire par le Maroc du Sahara occidental et l’application du droit de autodétermination. Un droit qui rendra les ressources naturelles à leurs véritables propriétaires, les Sahraouis.
NIUS, 01/10/2021

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