Rupture des relations avec le Maroc : L’Algérie a adressé un «message approprié»

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Lamamra à la chaîne CNN , Libye : «Nous ne soutenons aucune partie, à l’exception du peuple»
«L’Algérie est à équidistance des belligérants en Libye et ne soutient aucune partie, à l’exception du peuple libyen», a déclaré le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra.
«C’est faux, l’Algérie ne soutient aucune partie en Libye, à l’exception du peuple libyen lui-même», a déclaré le chef de la diplomatie algérienne, dans une interview accordée à CNN International, en marge de sa participation à la 76e session de l’Assemblée générale de l’ONU.
«S’il y a un pays dans la région qui est à équidistance de tous (les protagonistes) en Libye, c’est précisément l’Algérie, donc j’estime que cela doit être corrigé», a-t-il affirmé, en réponse à une question sur des allégations contre l’Algérie, selon lesquelles Alger ne serait pas un «intermédiaire honnête» dans le processus de règlement de la crise en Libye, car soutenant une partie opposée à l’autorité actuelle.
Rupture des relations avec le Maroc : L’Algérie a adressé un «message approprié»
La rupture des relations avec le Maroc était une décision que l’Algérie devait prendre, afin d’envoyer le «message approprié» au gouvernement du pays voisin, après «des actes hostiles à la souveraineté et à l’unité de l’Algérie», a, par ailleurs, déclaré le chef de la diplomatie algérienne, lors de cette interview diffusée hier.
«L’Algérie a été extraordinairement patiente face à tous les actes que le Maroc a commis contre sa souveraineté et son unité. C’est pour cela que nous pensons qu’une telle décision (la rupture des relations) a envoyé le message approprié au gouvernement du Maroc, pour lui signifier que nous ne pouvions nous permettre d’accepter davantage le comportement de ce pays voisin», a-t-il affirmé. 
Il a expliqué, en outre, que la décision de rompre les relations diplomatiques avec le Maroc était «une manière civilisée de mettre un terme à une situation qui ne pouvait durer davantage sans causer de dommages et qui risquait de mener les deux pays vers une voie non souhaitable». 
M. Lamamra, qui faisait allusion au soutien affiché par l’ambassadeur du Maroc à l’ONU, en juillet dernier, à une prétendue volonté d’indépendance de la Kabylie, a rappelé que l’Algérie avait demandé des explications aux autorités marocaines à ce sujet, mais aucune explication n’avait été fournie.
«Le gouvernement algérien devait prendre une décision souveraine», a-t-il ajouté, estimant que «dans une situation de ce genre, deux États ne pouvaient continuer à entretenir des relations diplomatiques».
Il s’agissait, dit-il, d’une situation «anormale qui devait cesser de toute façon».
Barrage de la Renaissance : L’Algérie contribue à régler le différend
L’Algérie contribue à l’effort collectif visant à régler le différend opposant l’Égypte et le Soudan à l’Éthiopie, en raison du barrage monumental construit par ce pays sur le Nil bleu, a, par ailleurs, indiqué Lamamra.
«Beaucoup de parties contribuent à régler ce problème incluant les parties concernées elles-mêmes. L’Algérie apporte sa contribution à cet effort, en faisant en sorte d’instaurer la confiance entre les pays concernés et en les aidant à surmonter un certain nombre de blocages psychologiques», a expliqué le chef de la diplomatie algérienne.
«Nous sommes optimistes (car) toutes les parties sont engagées à régler ce problème. L’UA est en train d’aider à sa résolution, ainsi que la communauté internationale, qui espère, je le pense, que les trois pays concernés surmontent les derniers obstacles», a-t-il signalé.
APS

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