Année : 2012

  • Le président Marzouki rencontre le Premier ministre algérien

    ADDIS ABEBA (TAP) – Le président de la République Moncef Marzouki a rencontré, dimanche, le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia, en marge du 18e sommet de l’Union Africaine (UA).

    Le président Marzouki a souligné, à cette occasion, que l’avenir de la Tunisie dépend, dans une large mesure, de son prolongement maghrébin, exprimant le souhait de voir une dynamisation du processus de la construction maghrébine.
    “Nous ne voulons pas que le problème du Sahara occidental soit une entrave devant la construction du Maghreb arabe”, a-t-il dit.

    De son côté, le responsable algérien a souligné l’existence d’une “volonté sincère” de dynamiser le processus de construction du Maghreb arabe pour surmonter tous les problèmes qui entravent sa réalisation.

    Evoquant “les relations privilégiées” entre la Tunisie et l’Algérie, les deux parties ont appelé à la nécessité de dynamiser et d’accélérer le rythme de la coopération bilatérale.

    Ils ont, aussi, souligné l’existence “d’une volonté commune” d’adopter une démarche plus profonde dans le processus de construction de l’entité maghrébine.

    Tunis Afrique Press, 30/1/2012

  • Marzouki défend la cause marocaine

    Par

    Le chef du gouvernement tunisien en déplacement ce dimanche en Ethiopie pour le sommet de l‘Union Africaine (UA) a plaidé en faveur de la réintégration du Maroc dans l’organisation.

    Le Sahara Occidental administrée par le royaume Chérifien depuis plusieurs décennies est au centre du litige qui oppose depuis 1984 le Maroc aux autres Pays membres de l’UA. Depuis 1975, le mouvement de lutte nationale sous la houlette du front Polisario s’oppose à l’administration Marocaine. Bien qu’ayant entamé des pourparlers en 1991 la situation n’a pas vraiment évolué.

    Même si les intentions de Mohamed Moncef Marzouki sont louables, son plaidoyer pour la réintégration du Maroc ne tient pas compte de l’affaire sahraoui . De plus, le chef du gouvernement tunisien reste évasif quant aux motivations de son intervention en faveur du Maroc. Était-il l’émissaire de Rabat ou bien son intervention était vouée à d’autres dessins, comme celui d’un Maghreb fort dont l’avis pourrait peser dans la balance des décisions de l’Union Africaine?

    Minute Buzz Maghreb, 31/1/2012

  • Sommet de l’UA: Marzouki le Maghrebin ?

     par Habib Ofakhri
     
    Pour sa première participation à un sommet de l’Union Africaine (UA) à Addis Abeba , le président Mohamed Moncef Marzouki a plaidé dimanche en faveur de la réintégration du Maroc au sein de l’organisation pan – africaine et le contournement de la question du Sahara Occidental.

    Objectif : faire émerger un nouveau Maghreb.

    La proposition serait louable, si 3M avait explicité sa pensée.

    A – t il été mandaté par Rabat pour jouer les bons offices ? Ou a-t-il exploré -maladroitement – une piste pour sortir l’union du Maghreb arabe (UMA) de sa longue léthargie ?

    Il n’en demeure pas moins que le nouveau locataire du Palais de Carthage n’ignore pas que c’est le Maroc qui s’était retiré de plein gré en 1984 de l’OUA, ancêtre de l’actuelle UA.

    L’admission à la majorité des pays membres de la république sahraouie démocratique ( Rasd) à cette organisation continentale avait suscité l’ire de Rabat qui occupe depuis 1975 le Sahara Occidental , ex colonie espagnole, acculant une partie du peuple sahraoui à l’exil sous les tentes de réfugiés à Tindouf et une autre partie à la matraque de la répression du régime Chérifien.

    Le peuple sahraoui et son mouvement de libération nationale placés sous la bannière du Front Polisario lutte depuis des décennies, à armes inégales, contre l’occupant pour recouvrer sa liberté et sa dignité, c’est-à-dire son droit à autodétermination. Autant que tous les peuples colonisés de la planète.

    D’ailleurs, les instances de l’Onu sont toujours saisies de cette question et ce … depuis les années 60. Et même, le régime marocain – toujours en place- avait reconnu en 1991 le Polisario en tant que représentant du peuple sahraoui sur la base d’un plan de règlement prévoyant un référendum sur l’autodétermination. S’en suivent depuis, maints rounds de pourparlers entre les deux parties. Les tergiversations marocaines et ses vaines tentatives de biaiser la démographie dans les territoires occupés (dits provinces du sud dans le jargon de l’occupant) ne menaient qu’à l’impasse.

    Présente sur les lieux depuis avril 1991, à travers un représentant spécial et un contingent chargé d’organiser le referendum, l’Onu se doit d’assumer ses responsabilités de maintien « de la paix et de la sécurité « dans la région et dans le monde. Par l’application de ses résolutions pertinentes. La commission de décolonisation relevant de l’Onu est saisie jusqu’à ce jour de la double question sahraouie et… palestinienne. Et ce n’est que par la pleine reconnaissance ( et non par le contournement ) des droits inaliénables du peuple sahraoui et du peuple palestinien qu’on pourrait entamer le processus émergence d’un nouveau Maghreb et d’un nouveau Moyen –Orient .

    Tiwinoo, 31/1/2012

  • Printemps sénégalais? Sale temps pour la Françafrique

    Le Mouvement du 23 juin (M23) a appelé à un rassemblement de l’opposition et de la société civile, sur la Place de l’Obélisque à Dakar, cet après-midi, pour dénoncer une troisième candidature d’Abdoulaye Wade à la présidence, pour exiger le retrait de la candidature de M. Wade, 85 ans, au pouvoir depuis douze ans, à la présidentielle de février dont la validité a été confirmée dimanche par le Conseil constitutionnel.

    Ce rassemblement fait craindre de nouvelles violences après celles qui se sont produites depuis le 27 janvier, date de la première validation de la candidature Wade, à Dakar et à Podor (nord), qui ont fait trois morts, dont un policier, plusieurs blessés et d’importants dégâts.

    Le M23 a prévu d’organiser plusieurs manifestations et rassemblements dans le cadre de sa campagne « de résistance active et pacifique » destinée à contraindre le président Wade à retirer sa candidature au scrutin dont le premier tour est prévu le 26 février.

    Les militants du mouvement ont qualifié cette candidature de « coup d’Etat constitutionnel », arguant qu’il a épuisé ses deux mandats légaux (élection en 2000, réélection en 2007), ce que récusent ses partisans qui soulignent qu’il est en droit de se représenter après des modifications de la Constitution.

  • Afrique : la fin des « chasses gardées »

    Par Ahmed Halfaoui
    Les Débats, 31/1/2012
    On peut vous le donner en mille, les Etats-Unis ne respectent plus leurs satellites européens et ne s’en cachent même pas. De plus en plus, ils démontrent que l’Afrique doit entrer dans leur espace vital. La Guerre Froide n’a plus cours et la crise ne permet plus de céder le moindre centimètre carré, en retour d’une allégeance aux attendus dépassés par l’histoire. En Tunisie, l’USAID établit ses quartiers et le département d’Etat suit de près, pour ne pas dire pilote, la reconfiguration des relations algéro-marocaines. On ne sait pas qui a appelé qui, mais un entretien téléphonique a bien eu lieu entre Hillary Clinton et Saad Eddine Othmani, le ministre marocain des Affaires étrangères. Le sujet de la conversation a été la visite de M. Othmani en Algérie, pour laquelle il a été félicité par la dame. 
    Le ministre doit être content d’avoir bien travaillé, son roi aussi. Ça roule ! Doit se dire Mohammed VI, je suis dans le tempo qui plaît. Encore un bon point d’engrangé et puis Mme Clinton va continuer le boulot lors de son voyage à Alger en février, pour que tout soit bouclé au plus tôt et que l’Oriental, au moins, soit redynamisé par les centaines de milliers d’Algériens férus du Maroc. Du côté de Paris, on n’a pas entendu grand-chose, pourtant on doit être pas mal dépité de la chose et encore plus stressé, dans l’appréhension de la suite des événements. Un fait tout aussi significatif a concerné le Sénégal où Abdoulaye Wade, le président en exercice, veut briguer un troisième mandat. La dame Clinton a intimé à Wade de renoncer à son ambition, parce que sa candidature «n’était pas conforme à la Constitution sénégalaise». Cela s’est passé au Liberia, en marge de l’investiture de Hélène Johnson Sirleaf à la présidence de ce pays. Tout chef d’un Etat souverain, s’il en ait, notre président au lieu de lui demander de quoi elle se mêlait, a plutôt joué sur son terrain à elle : «Vous ne connaissez pas bien la Constitution sénégalaise, c’est pour cela que vous dites ça ! Vous vous laissez manipuler et intoxiquer par des politiciens sans aucune base populaire au Sénégal». Devant cette naïveté, Hillary Clinton a été obligée d’être plus explicite. Si le monsieur se présente, il sèmera le trouble, c’est ce qu’elle a tenté de lui faire comprendre. Une information qui tient lieu d’avertissement. Le Sénégalais lui répondit qu’il n’en sera rien. La discussion prit ainsi fin. Chacun restant sur ses positions. Ce n’est que le lendemain que Abdoulaye Wade a eu les mots qu’il faut : «Il ne revient pas à des pays étrangers de déterminer qui sera candidat ou pas au Sénégal», en même temps qu’il devait, douloureusement, se remémorer d’avoir dit à Kadhafi de s’en aller, sans qu’il entre en retour dans les bonnes grâces des puissants. En écho, sans préjuger du lien avec la mise en garde de la secrétaire d’Etat, un Mouvement daté, le Mouvement du 23 juin (M23), a pris la tête de la contestation qui agite Dakar et plusieurs autres villes, avec deux revendications : l’invalidation de la candidature de Wade et, accessoirement, la validation de celle du chanteur Youssou N’dour. Mme Clinton doit être ravie que sa prédiction se réalise, comme un argument qu’elle ne manquera pas d’utiliser le cas échéant. Encore une fois, la France reste à l’écart, en s’exprimant tout de même en se disant «rester neutre».
  • Dites-le avec… la zerouata

    Il y a une semaine de cela, Christopher Ross, l’envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara Occidental, émettait à son tour, à la faveur d’une interview publiée sur le site onusien, le vœu de voir consacrés les droits de l’homme au Sahara occidental.
    «Nous espérons que le peuple sahraoui jouisse de tous ses droits humains, y compris la liberté d’expression… », disait-il. Un vœu pieux resté jusqu’ici sans écho si l’on excepte le cas d’Aminatou Haider, lorsque le commandeur des croyants s’était vu obligé d’obéir aux instructions trois fois hurlées de Mme Clinton. Comme celles de Mme Clinton, les paroles de M. Ross concernent les libertés, mais lui n’est pas encore secrétaire d’Etat. Sinon, on n’aurait pas osé le jour de la publication de son interview brutaliser Mme Lala Hatra Aram — rien à voir avec Lala Salma ou avec une autre Lala du palais royal —, une femme sahraouie à proximité de son domicile à Laâyoune, la capitale du Sahara occidental que le Maroc occupe militairement depuis 1975. Lala Hatra Aram n’a pas été brutalisée parce qu’elle a commis un acte répréhensible. Elle n’a ni volé, ni racolé, comme cela a cours dans les villes du colonisateur. «Elle a été agressée pour avoir participé à des manifestations pacifiques appelant à permettre au peuple sahraoui de jouir de tous ses droits politiques et sociaux», affirme le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme (CODESA). A-t-elle dit autre chose que ce qu’a dit M. Ross ? Réclame-t-elle des énormités, des choses différentes de ce qui est annoncé régulièrement dans les résolutions onusiennes sur le Sahara occidental ? Pourquoi alors tabasse-t-on une femme et pas M. Ross ? Maintenant qu’on est au Conseil de sécurité, pourquoi ne tape-t-on pas sur les gens qui parlent le langage de Lala Aram ? Au Sahara occidental, il y a une intifada qui se déroule depuis mai 2005 pour réclamer des droits nationaux imprescriptibles. Une intifada sous embargo, contrairement aux palestiniennes, largement couvertes, les alliés sionistes du roi ayant une perception plus démocratique… de la répression. Il aura fallu le démantèlement de Gdeim Izik, le jour même où devaient se tenir des pourparlers informels moroco-sahraouis pour que le monde se rende un peu compte de la réalité du makhzen en terre sahraouie. 
     M. Z.
    Le Jeune Indépendant, 30/1/2012
  • Brahim Ghali : « La position de l’Algérie ne peut être ébranlée par le rapprochement algéro-marocain »

    L’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, M. Brahim Ghali, a affirmé, hier, dans un entretien qu’il nous a accordé que le rapprochement entre l’Algérie et le Maroc, suite à la visite officielle en Algérie du MAE marocain, Saad Eddine Othmani, ne peut avoir des conséquences négatives sur la cause sahraouie. M. Ghali a indiqué que la position de l’Algérie est solide et inébranlable, relevant que la construction de l’UMA est intimement liée à la résolution de la cause sahraouie, en accordant au peuple sahraoui le droit d’autodétermination.
    Un dynamisme caractérise les relations algéro-marocaines, depuis quelques temps, notamment suite à la visite officielle du MAE marocain en Algérie, comment évaluez-vous ce rapprochement entre les deux voisins « ennemis » ?
    Tout d’abord, nous devons mettre la cause sahraouie dans son contexte historique et juridique. C’est une affaire de décolonisation prise en charge par l’ONU et elle a été inscrite au sein de la 4ème commission de décolonisation de l’ONU…dans les années 1970, au moment où le peuple sahraoui se préparait à fêter son indépendance, à l’issue d’une longue lutte contre l’Espagne, un complot a eu lieu contre ce peuple. En effet, un accord a été signé entre les trois parties, soient le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie, le 14 novembre 1979 à Madrid ; toutes les souffrances endurées par le peuple sahraoui sont dues à cet accord. Les 37 ans de colonisation du Sahara Occidental par le Maroc ont démontré que la construction de l’UMA ne peut avoir lieu sans le règlement équitable de la cause sahraouie, en accordant au peuple sahraoui le droit d’autodétermination. Les 37 ans d’occupation nous ont permis de prouver que la construction de l’UMA a été entravée par la colonisation du Sahara Occidental par le Maroc. Tant que l’occupation se poursuit, il est hors de question de dire que l’UMA pourrait être construite sur des bases solides.
    Ne pensez-vous pas que le rapprochement entre l’Algérie et le Maroc pourrait contribuer au règlement du conflit ?
    La cause sahraouie est inscrite à l’ONU, elle ne peut être réglée ni bilatéralement entre l’Algérie et le Maroc ni dans le cadre de l’UMA. Nous souhaitons que les efforts fournis sur le plan bilatéral ou bien par les cinq pays de l’UMA puissent convaincre le Maroc à se conformer à la légalité internationale, respecter le droit international et les droits de l’homme et mettre fin à l’exploitation des richesses naturelles du Sahara Occidental.
    Ne craignez-vous pas que l’Algérie change de sa position à l’encontre de la cause sahraouie, dans le cas où une réelle normalisation des relations bilatérales entre les deux pays puisse avoir lieu dans l’avenir ?
    Nous avons une confiance totale sur la solidité de la position algérienne. L’Algérie connaît bien la position marocaine…La position de l’Algérie est inchangeable et ne peut être affectée pas les pressions. L’Algérie avait fait l’objet des pressions pendant les années du terrorisme, pendant lesquelles le Maroc a œuvré pour déstabiliser le pays et a coopéré avec le terrorisme pour étouffer l’Algérie, mais il a échoué dans sa mission…la position de l’Algérie a été toujours stable, depuis l’indépendance. Nous ne craignons pas qu’elle soit altérée par le rapprochement entre le Maroc et l’Algérie.
    Si le rapprochement entre les deux pays ne peut, selon vous, régler le conflit, la résolution de la cause via l’ONU pourrait-elle avoir lieu ?
    Malheureusement, l’ONU n’a pas assumé ses responsabilités visant à convaincre l’autre partie, le Maroc, à se soumettre au droit international et à la légalité internationale ; les efforts menés sous l’égide de l’ONU se cognent contre l’obstination du Maroc, en l’absence d’une réelle volonté du Conseil de sécurité, mais la cause trouvera une issue un de ces jours. Nous espérons que des pressions soient exercées et des sanctions soient prises contre le Maroc.
    Qu’attendez-vous de l’Espagne notamment après la montée au pouvoir du Parti Populaire ?
    La position du Parti Populaire en Espagne a été stable depuis l’an 2000. Ce dernier défend les droits du peuple sahraoui, dont l’autodétermination, tout en reconnaissant la responsabilité historique, morale et juridique de l’Espagne.
    El Khabar, 30/1/2012
  • La découverte du pétrole dans l’atlantique va augmenter la tension avec le Maroc, selon l’armée espagnole

    Les Forces armées auront besoin des antennes de la Muda. Les tensions entre l’Espagne et le Maroc seront exacerbées après la découverte des gisements de pétrole dans l’Atlantique, selon les explications fournies hier par le chef du Commandement militaire des îles Canaries, le lieutenant général César Muro Benayas, lors d’une rencontre avec des journalistes à la caserne de Los Rodeos, dans La Laguna.

    Muro a défendu la nécessité de l’installation militaire de la Muda en s’appuyant sur le poids de la géographie des îles Canaries et en argumentant que « la défense ne peut pas être improvisée ». Le chef militaire affirme que des millions de touristes européens visitant l’archipel se sentent protégés par l’armée dans les îles, ainsi que par leur appartenance à l’OTAN. « Les Européens savent ce que cela signifie d’être agressé par un voisin », a-t-il dit en allusion aux guerres mondiales face à celles des Espagnols, plus intimes.

    Plus précisément, en se référant à Fuerteventura, Muro a quantifié l’impact économique de la présence militaire sur l’île à environ 23 millions d’euros par an. Et après un récit sur les besoins défensifs canariens, il a invité les personnes affectées, et les institutions « majoreras » (de la ville de Fuerteventura ou tous ce qui réfère à ce lieu) concernées, qui s’opposent à l’installation des antennes, « à aller au ministère de la Défense à Madrid ».

    « Ce n’est pas Léon ou Ségovie », a déclaré Cesar Muro. « Nous devons être conscients que nous vivons dans des îles à une centaine de kilomètres du continent africain, et que c’est par là que tous les bateaux passent ; et on se trouve à proximité d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, le groupe terroriste le plus violent ». Et il a enchaîné: « La question du pétrole, qui va prochainement se poser, sera une source d’instabilité et augmentera la tension ».

    Cesar Muro, qui n’a pas tari d’éloges pour le rôle du Roi du Maroc, connaît bien la réalité du pays voisin, ayant occupé certains de ses postes militaires au Sahara et à Melilla. La nécessité d’un contrôle militaire dans la région s’appuie, par exemple, sur le fait que la navigation autour des îles comprend « le trafic le plus horrible », en référence aux transactions illégales dans la région. Pour tout cela, et pour la déficience en contrôle dans le désert du Sahel, infestée de terroristes, Cesar Muro fait valoir qu’ »il est imprudent » de supprimer les installations de la Défense et réduire les soldats de l’archipel.

    Le chef du Commandement militaire des îles Canaries a profité de la réunion avec les journalistes pour indiquer que les soldats des Canaries en Afghanistan ont été parmi « les meilleurs ». Interrogé sur la présence de canots sur la côte il a déclaré: « Je pense que nous n’allons pas avoir ce problème que maintenant ».

    Le refus

    Les intentions du ministère de la Défense d’agrandir ses installations au sommet de la montagne de La Muda a été bloqué par le rejet du Parlement des Canaries, et du Conseil de gouvernement, les conseils insulaires et les groupes sociaux. Ils appellent tous à l’examen d’autres zones alternatives pour éviter d’affecter les zones naturelles protégées. La défense a accéléré l’exécution des travaux en sur les mêmes arguments d’intérêts généraux pour la Défense nationale, ce qui ne requiert pas de procédure d’impact environnemental, ainsi que d’autorisation de planification.

    La déclaration, selon le Cabildo (conseil d’administration insulaire) et le conseil insulaire, se réfère uniquement à des travaux d’installation, et n’améliore en rien l’accès. Par conséquent, il a ordonné l’arrêt du travail sur la route qui mène vers le sommet qu’avait effectué une entreprise de Lanzarote, suite au refus de Fuerteventura. Les protestations des œuvres de La Muda ont déclenché une manifestation de protestation et un concert de revendications pour les résidents de La Matilla.

    Lire l’article, en espagnol, sur laprovincia.es

    PANORAMAROC, 30/1/2012

  • Selon « The Telegraph » Mohamed VI est le principal bénéficiaire de l’accord agricole Maroc-UE

    Casablanca.- Dans un article intitulé « Le roi du Maroc principal bénéficiaire de l’accord commercial avec l’Union européenne », le quotidien britannique The Telegraph indique que la commission du commerce international du Parlement européen a donné son feu vert, la semaine dernière, à un nouvel accord agricole qui va alléger les restrictions sur l’importation des fruits et légumes du Maroc.

    Mais, précise ce quotidien, « il apparaît que l’unique et grand bénéficiaire de cette opération sera le roi du Maroc, propriétaire de plus de 12 000 hectares de terres agricoles, les plus fertiles du pays, et l’un des trois plus grands producteurs agricoles d’Afrique du Nord ».

    Selon The Telegraph, le nouvel accord semble avoir été taillé sur mesure pour « booster » la fortune personnelle du roi du Maroc, qui n’est pas très pauvre, le pauvre.

    Cet accord a fait l’objet d’une véritable levée de boucliers de la part des groupes de défense des droits de l’homme qui n’ont pas manqué de pointer du doigt les centaines d’hectares de culture sous serres qui appartiennent en grande partie au roi. Etait visée la grande exploitation agricole que possède le souverain dans la région de Dakhla. Ce latifundio oriental emploie 10 000 personnes selon le Western Sahara Resource Watch (WSRW), une ONG qui mène actuellement une étude d’impact de l’industrie agricole sur les Sahraouis.

    Les salaires de misère versés par les grands propriétaires terriens aux ouvriers agricoles étaient aussi dénoncés par les anti-accord.

    L’eurodéputé français du groupe des Verts, José Bové, qui est le fer de lance de ce groupe de pression s’en est expliqué au quotidien casablancais L’Economiste : « c’est un très mauvais accord pour les petits paysans marocains qui sont spoliés par les grandes entreprises, pour les paysans français, espagnols et italiens qui voient les importations augmenter et détruire leurs capacités à vendre et vivre de leurs produits à l’intérieur de l’Europe. Cet accord est une catastrophe pour l’agriculture, une catastrophe pour l’emploi des deux côtés de la Méditerranée et c’est aussi une catastrophe écologique, car on sait qu’il faut 10 fois plus d’eau pour produire des tomates au Maroc qu’en Europe. Ma position n’est absolument pas dirigée contre le Maroc, ma position est : ‘petits producteurs marocains et agriculteurs européens main dans la main contre la logique de libre-échange des multinationales’ qui va les broyer systématiquement ».

    En fait, Bové et ses amis estiment que cet accord qui profite essentiellement au roi équivaut à une violation du droit international.

    Mohamed VI qui semble avoir compris, contrairement à son auguste père, les bénéfices à tirer de l’agriculture, a entrepris d’importants investissements, y compris au Sahara, dans la production de la tomate ainsi que dans les fruits et légumes. Dans la foulée, il avait annoncé en 2008, à la surprise générale, la prorogation de l’exonération fiscale pour le monde agricole, et ce jusqu’en 2013.

    Fortement décriée par les milieux agricoles marocains, cette mesure ne sert pas les intérêts des petits agriculteurs, qui de toutes façons ne paient pas d’impôts. Elle sert plutôt les gros latifundistes, ces gros exploitants agricoles dont le premier d’entre est, comme par hasard, les « Domaines royaux ». L’entreprise royale d’agriculture.

    Quand José Bové répète que cet accord est une « catastrophe », c’est peut-être vrai. Mais pas pour tout le monde.

    Salah Elayoubi

    Demain, 30/1/2012
  • L’élection du président de la Commission de l’UA suspendue après quatre tours de vote

    ADDIS ABEBA – L’élection pour la désignation du prochain président de la Commission de l’Union africaine (UA) a été suspendue, lundi à Addis-Abeba, après quatre tours de vote, sans qu’aucun des candidats n’obtienne la majorité absolue.
    Au premier tour, Jean Ping, chef de l’UA sortant, a devancé sa rivale sud-africaine, Nkosanzane Dlamini-Zuma, par 28 voix contre 25 et a perdu une voix au second tour pour se retrouver à 27 contre 26, avant de remonter au troisième par 29 contre 24 voix.
    Au quatrième tour, M.Ping a obtenu un meilleur score avec de 32 voix mais 21 bulletins nuls ont été enregistrés, un résultat qui ne lui assure pas la majorité absolue de 36 voix requise.
    En 2008, Jean Ping, soutenu par sa région d’origine d’Afrique centrale, avait été élu dès le premier tour pour un mandat de quatre ans.
    APS