Année : 2011

  • Libye : «L’ingérence française est immorale et condamnable», affirme Ksentini

    « Pas plus qu’elle n’avait le droit de soutenir militairement comme elle l’a fait pendant longtemps, la France n’a le droit de combattre elle-même par les armes et par institution internationale interposée, les régimes autoritaires qui existent de par le monde »,

    Le président de la Commission nationale consultative, de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), dans un communiqué parvenu à notre rédaction s’agissant de la situation qui prévaut en Libye, dans un réquisitoire intitulé « La Libye dynamitée », s’en prend à la France, à qui il est reproché d’avoir outrepassé ses droits en s’attaquant au régime en place dans ce pays.

    « Pas plus qu’elle n’avait le droit de soutenir militairement comme elle l’a fait pendant longtemps, la France n’a le droit de combattre elle-même par les armes et par institution internationale interposée, les régimes autoritaires qui existent de par le monde », est-il affirmé, et ce d’autant, rappelle le communiqué, que Paris « avait souvent favorisé l’installation par son influence et les moyens de toutes sortes dont elle dispose ».

    Réfutant le prétexte de la démocratie contre la dictature avancé pour justifier cette intervention, M. Ksentini déclare que « l’ingérence française en Libye contre le colonel El-Gueddafi et son régime est condamnable et immorale ». Si cela avait été vrai, la France, souligne le président de la CNCPPDH, aurait soutenu le combat des peuples comme en Palestine et au Sahara occidental. De même que le comportement de la France qui se comporte, « par rapport aux Arabes en général et au Maghreb en particulier, comme un Etat de droite et non pas comme un Etat de droit » est dénoncé.

    Pour le  président de la commission, ce qui se passe en Libye est « une opération politique et commerciale qui n’a strictement rien à voir avec la démocratie et  la délivrance humani-taire ». Selon M. Ksentini, qui se défend de soutenir le colonel El-Gueddafi , « il appartient aux seuls Libyens de retenir ou de rejeter, s’agissant là d’une affaire intérieure à un pays dont les citoyens sont à même de faire les choix qui leur conviennent en fonction de leurs intérêts, de leur culture et des objectifs qu’ils aspirent à réaliser à terme, aucune dictature n’ayant vocation à l’éternité ».

    Selon lui, « quels que soient les regrets que l’on puisse avoir devant l’explosion d’un pays dynamité, une évolution paisible étant toujours préférable à la violence et à la guerre, les Algériens que nous sommes ne peuvent que souhaiter au peuple libyen une réconciliation nationale de toute urgence, ainsi qu’une démocratisation exempte de toute influence étrangère intéressée, en vue d’une république arabe unifiée et pacifique ».
    R. N. 
    El Moudjahid, 18/09/2011

  • Algérie : nouvel échec des manoeuvres de l’axe marocco-franco-sionniste

    Dans ce blog, nous avons souvent dévoilé les manœuvres du Maroc, appuyé par ses alliés de la France et du lobby sioniste, pour déstabiliser l’Algérie et s’assurer le contrôle définitif du Sahara Occidental et les vastes richesses de son sous-sol.

    Les détracteurs de cette thèses n’ont qu’à se rappeler la campagne de diffamation menée contre ce pays et le Front Polisario sur des mercenaires présumés envoyés en soutien au régime de Gadhafi.

    Le cauchemar des marocains et de leurs amis de Élysée est le fait inéluctable que l’Algérie est la puissance régionale inévitable dans la carte politico-économique de la région nord-africaine. A cela s’ajoute sa jalousie pour son indépendance et sa lutte contre l’ingérence étrangère, y compris celle de la France, dans les affaires des africains.

    C’est dans ce contexte qu’un mystérieux appel a été lancé sur Facebook depuis plus d’un mois incitant les jeunes algériens à descendre dans la rue pour manifester contre le régime d’Abdelaziz Bouteflika. Le Maroc, la France et les sionistes ont rêvé d’une « révolution algérienne du 17 septembre 2011 ».

    Leur déception a été on ne peut plus grande. Les Algériens n’ont pas adhéré à cette campagne et ont ouvertement rejeté une révolution qu’on leur recommandait sur Internet. Les gens vaquaient à leurs occupations le plus normalement du monde, les commerces étaient ouverts et le transports public assuré. La plupart des citoyens sont unanimes à dire qu’il ne s’agissait que d’une manœuvre qui vise à déstabiliser leur pays.

    « C’est juste une blague, présentée sous forme de tentative de déstabilisation du pays, lancée par des parties occultes et dont les chances d’aboutissement sont nulles », a déclaré un cadre qui rejoignait son occupation. « Les Algériens n’ont besoin ni de l’OTAN ni de la France pour faire leur révolution. Tout le monde est conscient, personne n’arrivera à déstabiliser notre pays », a-t-il ajouté.

    Pour rappel, le ministre algérien de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, a accusé « des parties étrangères » de vouloir provoquer des troubles en Algérie le 17 septembre après des appels à manifester relayés par Facebook, dans une déclaration jeudi dernier. «Si c’était des gens de l’intérieur, nous les aurions démasqués et arrêtés, mais les indices nous orientent vers des parties étrangères en relation avec l’entité sioniste», a affirmé le ministre.

  • Une ambulance pour les réfugiés sahraouis

    Dans leur ambulance, Charles, Sophie et Julien ont chargé des civières et des médicaments.

    Trois jeunes Sarthois se mobilisent pour apporter une aide médicale aux réfugiés du camp d’Haouza, la ville jumelée avec Le Mans.
    Vendredi soir, sous une pluie battante, Julien Despelchain, Charles Rivenez et Sophie Derenne se sont lancés, au volant de leur ambulance, dans une aventure qui les mènera au camp de réfugiés d’Haouza, en Algérie. Les trois Sarthois, âgés de 22 à 26 ans, ont pour projet d’acheminer du matériel médical jusque dans ce campement.
    Jumelé avec Le Mans depuis 1983, le village d’Haouza abrite plusieurs milliers d’exilés, qui ont fuit le Sahara Occidental au milieu des années 1970.
    Un conflit vieux de trente ans
    Le Sahara Occidental est une ancienne colonie espagnole, tombée dans le giron du Maroc en 1976. Territoire non autonome selon l’Onu, il est ensablé dans un conflit interminable opposant le Maroc au Front Polisario. Ce mouvement, qui réclame l’indépendance du Sahara, est soutenu par l’Algérie, d’où une situation locale complexe : la lutte de certains Sarahouis pour leur indépendance se trouve en effet mêlée à la rivalité entre le Maroc et l’Algérie.
    Depuis le cessez-le-feu, déclaré en 1991, le Front Polisario réclame un référendum sur l’autodétermination, tandis que le Maroc contrôle 80% du territoire et que des dizaines de milliers de Sarahouis vivent toujours dans les trois principaux camps de réfugiés, situés au sud de l’Algérie.
    Un projet né d’une rencontre
    Chaque été, la ville du Mans accueille des enfants sarahouis, qui viennent passer quelques jours en France. « Je suis animateur, c’est comme ça que j’ai fait la connaissance des enfants et que j’ai découvert la situation des Sarahouis », explique Julien. Il en va de même pour ses compagnons de route, qui, comme lui, sont adhérents de l’association des Amis de la République arabe sarahouie démocratique (AARASD), qui vient en aide aux réfugiés.
    Depuis quelques années, ils ont tous les trois tissé des liens d’amitié très fort avec Marmoud, l’un des accompagnateurs des enfants, qui leur a fait part des besoins des camps en matériel médical. « Nous souhaitions aller voir comment ça se passait sur place, mais pas en tant que touristes. Nous avons donc décidé de monter un projet humanitaire », se souvient Julien.
    Depuis deux ans, les Manceaux démarchent les entreprises afin de récolter des financements et du matériel médical. La Protection Civile leur a donné une ambulance, qui servira à acheminer le matériel jusqu’en Algérie, puis sera cédée au camp d’Haouza.
    Bien que leur budget ne soit pas tout à fait bouclé, les trois jeunes sont sereins. « Cette fois, c’est parti: nous amenons l’ambulance à Marseille, d’où elle sera acheminée jusqu’à Oran. A partir du 12 avril, nous la descendrons jusqu’à Haouza », récapitule Sophie juste avant le départ. Leur provision d’oeufs de Pâques sous le bras, ils sont prêts pour l’aventure !
    Source : Ouest France
  • Experts : « Le conflit ne déstabilisera pas l’Algérie »

    Les experts débattent de la menace de la situation en Libye

    Par Massinissa Benlakehal

    La gravité de la situation en Libye et ses répercussions sur les pays de zone Sahélo-sahielienne, a été le thème d’une rencontre débat sur « le danger de la menace terroriste à la lumière de la situation en Libye », qui s’est tenue samedi à Alger. Les intervenants, issus de différentes sphères, ont concédé à dire tout le danger que représente la situation qu’a engendré le conflit libyen sur l’ensemble des pays voisins mais aussi sur la rive méditerranéenne. Parmi l’un des dangers imminents évoqués, celui de la menace terroriste, qui ont-ils soutenu, « a pris des allures laissant craindre le pire ». L’intervention militaire menée par les pays membres de l’OTAN, qui sous couverture d’aspect humanitaire, en cache bien des intentions expansionnistes d’ordre purement économiques. Ces intentions, ont-ils expliqué, s’expliquent par le besoin de certaines forces occidentales, à l’image de la France et de la Grande Bretagne, d’ouvrir un nouveau marché visant à contenir leur investissements, alors qua crise mondiale de ces dernières années ne les a pas épargné. Et pour preuve en est, les cas de l’Afghanistan et de l’Irak. Les conséquences d’une telle mesure n’en sont, malheureusement, pas des moindres pour les populations des pays de la région, a-t-on affirmé.

    Sur la question du terrorisme en soi, Mme Saida Benhabyles, présidente de la Fédération internationale des associations des victimes du terrorisme a tenu à rappeler aux participants de cette rencontre, l’expérience algérienne en la matière. Elle dira à ce propos que « l’Algérie, le peuple algérien et la société civile algérienne qui est née dans la douleur, sont conscients des conséquences dramatiques de ce danger », car, a-t-elle ajouté, « ils ont payé un lourd tribut dans leur combat contre le terrorisme ». Selon elle, la politique de « deux poids deux mesures » menée par l’Occident, les Nations unies et l’OTAN dans le règlement des conflits sévissant dans le monde, actuellement, « nous interpellent ». De plus, a-t-elle dit, le retour des puissances occidentales aux liaisons « dangereuses » avec des djihadistes et des extrémistes islamistes, est incompréhensible. « Pourtant ils ont en eu à faire avec les mouvements terroristes depuis le 11 septembre 2001 et en savent à quoi s’attendre », a-t-elle relevé. Selon Mme Benhabyles, le désir des population du monde, notamment africaines, se résume à « des projets de développement et non à des projets de guerre ». D’autant plus, s’est-elle interrogée, « pourquoi le peuple palestinien et le peuple sahraoui (peuple du Sahara Occidental, ancienne colonie espagnole envahie par le Maroc, ndlr), qui revendiquent leur droit à l’indépendance, ne bénéficient-ils pas de cette volonté affichée par ces grandes puissances de protéger les populations civiles ? ». Et à Mme Benhabyles de poursuivre : « est-ce que ces populations civiles ne méritent pas d’être soutenues et protégées car ce sont des causes perdues pour ces décideurs occidentaux parce que leur territoire n’est pas riche en ressources énergétique comme l’Irak et la Libye? »

    Pour sa part, M. Eric Denécé, Directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, l’inquiétude demeure à en juger par la situation actuelle sur le territoire libyen. Le terrain est propice et les moyens et conditions sont réunis pour permettre au terrorisme, dans la région, de se développer durant les prochaines années, a-t-il reconnu. « La Libye qui se trouve être en déstructuration constitue un facteur énorme de propagation du terrorisme dans la zone sahélo-sahélienne », a-t-il affirmé. Et pour cause, a-t-il relevé, « nous faisons face à des zones dites noires en Libye où des islamistes extrémistes et radicaux sont présents et profitent de ce désordre ».

    A la question de connaître l’impact que peut avoir la révolution libyenne sur l’Algérie, M. Yves Bonnet, préfet honoraire et ancien patron de la Direction de la surveillance du territoire en France (DST), s’est voulu rassurant. Et il évoque pour raisons, l’expérience algérienne en matière de lutte antiterroriste. M. Bonnet qui est également, le fondateur du Centre International de Recherches et d’Études sur le Terrorisme (CIRET-AVT), fera remarquer que « la situation n’est pas de nature à déstabiliser l’Algérie, qui a su, dans le passé, faire face au terrorisme de l’intérieur », avant de rappeler qu’« elle (l’Algérie) a fait preuve de sa maturité en la matière ».

     
    L’Info au jour le jour!, 18/09/2011 
  • "L’occident a récompensé les services d’El Guedafi par le renversement de son régime"

    Des experts internationaux en renseignements et en lutte contre le terrorisme ont mis en garde contre les prémices d’une guerre contre l’occident, qui aura comme base arrière la Libye. Ces experts s’appuient sur des données faisant état de l’existence d’une plate-forme jihadiste en Libye, après la chute du régime d’El Guedafi.

    Lors d’une rencontre sur les menaces découlant de la situation en Libye, tenue à Alger, les experts internationaux ont reconnu que le régime déchu d’El Guedafi a coopéré avec les services de renseignements occidentaux, mais pour le récompenser, les occidentaux se sont montés contre lui. 

     
    Dans son intervention, l’ancienne ministre de la Solidarité, membre du centre international des recherches et des études sur le terrorisme, a déclaré devant les participants à ce colloque, dont les ambassadeurs des Etats-Unis, de Chine, de Russie et de la Turquie, que la Libye risquera de se transformer en « Irak, en Afghanistan ou en Somalie », s’interrogeant sur le refus du conseil de sécurité de l’ONU de protéger les peuples sahraoui (peuple du Sahara Occidental, ancienne colonie envahie par le Maroc, ndlr) et palestinien comme il l’a fait avec le peuple libyen, si le mobile de son intervention en Libye consiste à protéger les civils libyens. 
     
    Pour sa part, l’expert français en renseignements, Yves Bonnet, a indiqué que l’occident a renoncé aux principes de la législation internationale. « El Guedafi a répondu favorablement à toutes les demandes de l’occident. Il a bien coopéré avec les services secrets occidentaux, il a renoncé à son programme nucléaire, il a combattu les jihadistes et l’immigration clandestine », soutient M. Bonnet. 
     
    Les participants à cette rencontre ont mis en garde contre « les menaces des jihadistes libyens, qui profitent des armes abondantes, en visant des intérêts occidentaux en Libye et dans la région du Sahel », ajoutant que les conséquences de la guerre en Libye seront désastreuses sur le pays et ses voisins.
    El Khabar, 17/09/2011
  • L’infofast-food

    Le cercle médiatique sur l’agression colonialiste contre la Libye a fini par être rompu, et par un titre qui pèse dans les kiosques et sur Internet. Il le sera encore plus dans les jours et les mois à venir. Quand sauteront un à un les verrous qui ont été mis pour garantir le huis clos du massacre. Sortiront alors les images les vraies, tournées à vif avec les cris et les souffrances d’un peuple qu’on ne voit encore nulle part, même après plus de 6 mois d’enfer. Sauf s’il est vraiment représenté par ces jeunes surarmés qui font le V de la victoire devant les caméras et qui tirent, en l’air ou sur un ennemi invisible, des tonnes de munitions. La première défection est le fait du Nouvel Observateur. Le journal français a décidé de ne plus jouer le jeu et de revenir vers une ligne éditoriale un peu moins alignée et pas du tout dictée, comme il nous l’apprend dans un papier qui aurait dû chambouler le paysage journalistique.

    En fait, il n’y a eu que de minimes retouches, pour faire prudent et objectif et ne pas écrire ou parler sous la dictée. Le papier en question est pourtant une vraie bombe. On apprend que les reportages qui nous sont servis sont filmés par l’OTAN qui les distribue gratuitement aux télévisions et aux journaux, qui nous font croire que c’est le travail de leurs envoyés spéciaux. Le dernier produit est cette image apaisée de Tripoli qui montre que : «Le calme et les espoirs sont revenus en Libye. Les habitants le disent, ils vont de l’avant et sont très heureux». Le journal précise ceci : «Après les conflits, les morts, le manque de médicaments et d’eau, la joie ne peut être qu’au rendez-vous des images tournées par l’Alliance elle-même». Les journalistes n’ont qu’à se servir aux rayons achalandés qui s’offrent à eux. Et ils ne s’en privent pas. Il y a même des clips de promotion. Pour faire le plein, «il suffit de demander les séquences vidéos auprès du service presse de l’Otan ou de les télécharger directement sur des sites relais professionnels destinés aux journalistes et documentalistes. Des images a priori neutres, sans présence de militaires ou de porte-parole de l’Otan. «Il faut dire que l’OTAN a pensé à tout, absolument à tout, puisque les reporters se voient proposer le luxe de choisir entre deux options. Celle prête à l’emploi avec «habillage et récit de l’OTAN» et l’autre qui peut être personnalisée selon le goût de l’organe de presse qui peut insérer son logo et les commentaires de son personnel. Et puis c’est tout bénéfice.

    Pour ceux qui le veulent, il n’y a pas besoin de transporter et d’entretenir sur place une coûteuse équipe. A partir de son bureau, le directeur de publication ou le rédacteur en chef se sert sans bourse délier. De toutes les façons les téléspectateurs n’y verront rien, ne soupçonneront pas le stratagème et n’iront pas se lancer dans une investigation sur l’origine des images qui leur sont proposées.

    Derrière tout cela on nous parle de liberté d’expression, de liberté de la presse, de déontologie, du droit d’informer, on dénonce l’imprimatur et la censure et on nous sert tout l’argumentaire du parfait militant des droits démocratiques.
    Par Ahmed Halfaoui

    Les Débats, 18/09/2011

  • La Libye annexée ?

    Présenté comme l’initiateur de l’intervention de l’Otan en Libye, Sarkozy a fait un triomphe jeudi dernier chez les membres du CNT libyen qui semblent, eux, toujours en mal de reconnaissance sur la scène internationale.

    La preuve : cette attaque en règle contre l’Algérie : «One, two, three, viva Sarkozy !» L’allusion à notre pays est des plus manifestes. Prononcés devant le chef de l’Etat de l’ancienne puissance coloniale, ces quelques syllabes prennent une tournure symbolique que les Algériens ne seront pas près de pardonner. Et pour cause ! Nos compatriotes ne pourront jamais se considérer comme frères avec des traîtres, qui n’ont pas hésité à appeler à l’ingérence étrangère. 

     
    Pour l’histoire, l’Algérie avait réussi, elle, à faire courber l’échine à l’ancienne puissance coloniale qui était aidée déjà à l’époque par les troupes de l’Otan. La focalisation sur l’Algérie n’est donc pas innocente. Elle est lourde de sens. Le retour de la France coloniale dans la région n’a, en effet, rien de réjouissant, d’autant que l’un des leaders de cette diplomatie guerrière n’est autre qu’un revanchard natif de Béni-Saf en Algérie. En effet, la délégation occidentale comportait en son sein un intrus qui a pour nom un certain Bernard Henri-Lévy, un philosophe milliardaire qui s’adonne à un jeu trouble dont les tenants et les aboutissants finiront par éclater, tôt ou tard, au grand jour. 
     
    Premier arrivé, premier servi ? Le déplacement du président français Nicolas Sarkozy et du Premier Ministre britannique, David Cameron, en Libye avait tout l’air d’être une mission de prospection d’un marché plus que prometteur. Malgré leurs dénégations, les deux hommes politiques se sont présentés en Libye non pas comme des chefs de guerre, mais plutôt comme des VRP au service de leurs pays respectifs. Personne n’en est dupe. Pour de nombreux observateurs, il s’agit bel et bien d’un partage des richesses. Sarkozy aura tenté, durant cette visite sous haute surveillance, d’évacuer toute arrière-pensée économique. Il reste difficile cependant d’oublier que le président français avait déroulé, dans un passé très récent, le tapis rouge au «dictateur» libyen, en visite à Paris. La cause est entendue. Il s’agit de rafler plus que jamais des contrats. D’ailleurs, pour faire taire les critiques, Sarkozy avait brandi, lors de la visite de Kadhafi en France, l’argument imparable du business. En effet, la France traverse aujourd’hui une crise économique sans précédent. 
     
    Avant de partir, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de réitérer à ses interlocuteurs du CNT la nécessité de se débarrasser coûte que coûte du dirigeant libyen, qui pour lui reste «un danger». «Vous avez un travail à terminer», leur a-t-il ordonné. Ce qui accrédite véritablement l’idée d’un conflit personnel. On se souvient à ce sujet que Seïf el-Islam Kadhafi avait déclaré que son père avait financé la campagne électorale de Sarkozy en 2007 et qu’il disposait pour cela de toutes les preuves matérielles. 
     
    Au-delà des visées économiques et énergétiques de la croisade de Sarkozy en Libye, il est réellement à se demander si cet acharnement n’a pas de relation avec les scandales de la françafrique qui continuent à éclabousser la classe politique française. On se rappelle ainsi des Bokassa et des Mobutu, des dictateurs sanguinaires qui avaient trouvé refuge dans la patrie des droits de l’homme qui peut s’avérer, selon ses dirigeants, parfois très ingrate.
    A. Abdelghafour 
  • Des parlementaires européens dénoncent l’accord de pêche UE-Maroc

    Au moins un dixième de l’ensemble du Parlement européen ont déposé une motion pour protester contre le «très controversé» accord de pêche signé entre l’UE et le Maroc, a indiqué jeudi le député britannique Andrew Duff dans un communiqué parvenu à l’APS. L’objectif de cette démarche vise à empêcher le renouvellement de cet accord prévu en février 2012.

    Les parlementaires veulent également soumettre l’accord de partenariat UE Maroc à la Cour européenne de Justice, souligne la même source. «La prolongation de l’accord de pêche marocain donne lieu à une incertitude juridique sur les motifs de fond et de procédure. Le Parlement a un devoir de veiller à cette obligation du Traité de l’UE à respecter pleinement le droit international», a déclaré Duff en annonçant le dépôt de la résolution.

    «Conformément à l’Accord et à son protocole, l’UE paye actuellement 36 millions de livres sterlings (près de 40 millions d’euros) par an pour être autorisée en contrepartie à pêcher dans les eaux territoriales du Sahara Occidental», souligne Duff. «En droit international, la pêche au large du Sahara Occidental est censée bénéficier à la population de ce territoire, la Cour européenne de justice doit maintenant dire si oui ou non l’accord répond à ce critère», a-t-il ajouté.

  • Wikileaks : Un ami intime du roi M-6 arrêté en possession de drogue

    Grosse révélation de Wikileaks : Karim Wade arrêté au Maroc en possession de drogue

    Il y a deux ans, un fonctionnaire de Police marocain trop zélé a arrêté Karim Wade à l’aéroport de Casablanca, en possession de haschich. Le ministre d’Etat a été détenu pendant quelque temps, avant d’être libéré sur ordre de Mohammed VI. Cette outrecuidance a valu à l’officier d’être muté dans le Sahara marocain, sans affectation aucune.

    par mohamed gueye

    C’est du moins ce qu’assure une dépêche diplomatique de l’ambassade américaine de Rabat, reprise par le site wikileaks. Le site américain wikileaks.org n’en a pas fini avec les frasques du ministre d’Etat Karim Wade. Une dépêche de l’ambassade américaine à Rabat, signée par le chargé d’affaires de la mission diplomatique, M. Robert P. Jackson, et datant de septembre 2009, informe que le ministre d’Etat, chargé de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Transports aériens, M. Karim Wade, avait été interpellé il y a deux ans, à l’aéroport de Casablanca avec de la drogue et détenu pendant un mo­ment. Il a fallu, ajoute le document, l’intervention du Roi Mohammed VI pour sortir Karim Wade d’affaire.

    La dépêche américaine visait à faire l’évaluation des efforts du ro-yaume chérifien en matière de lutte contre la drogue. Et l’on sait que ce pays, outre qu’il produit une quantité appréciable de cannabis, est également une zone de transit de la drogue vers les pays d’Europe du sud. Cette année 2009, la dépêche diplomatique explique que les médias et l’opinion marocaine se sont félicités des efforts du gouvernement du Maroc de mettre un terme au trafic de drogue et aux activités des principaux barons de cette activité. Pour signe de ces efforts, les diplomates américains ont estimé qu’entre 110 et 140 tonnes de cannabis avaient été saisies et une centaine de personnes environ écrouées. Ce qui a permis au procureur du Roi, à Casablanca, de clamer que la Justice allait s’appliquer à tous, quel que puisse être leur rang.


    Néanmoins, ces efforts des autorités marocaines ont semblé être contrecarrés par la volonté politique. Et sur ce point, on peut se contenter de citer la dépêche diplomatique, telle que reproduite par wikileaks : «Si la répression est dirigée par les plus hautes autorités, ces dernières peuvent aussi contrôler la suite des efforts d’interdiction. Il a été rapporté à la mi-août qu’un officier supérieur de la Police à l’aéroport de Casablanca, a été brutalement affecté à un poste à Laayoune (dans le sud du pays. Ndlr), au Sahara occidental. Les motifs invoqués étaient divers : un journal déclarait que c’était parce qu’il avait arrêté un proche d’un dirigeant africain, qui transportait de la drogue. D’autres journaux assuraient que c’était dû à une série de fautes professionnelles non spécifiées ; et même à un scandale sexuel. Mais des informations de Police ont confirmé la première raison, et indiqué que le proche en question était Karim Wade, le fils du Président sénégalais Abdoulaye Wade.
    Ce fils, qui est ministre d’Etat chargé de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Infrastructures et des Transports aériens, a apparemment été arrêté en possession de haschisch, alors qu’il tentait de passer la sécurité de l’aéroport.»

    Le document ajoute que le Roi Mohammed VI, dont l’amitié avec le ministre d’Etat Karim Wade est connue, n’a pas du tout apprécié de n’avoir pas été informé de l’arrestation de ce dernier par les fonctionnaires de l’aéroport. D’où sa décision de sévir contre eux.

    Il n’empêche, cette action a montré à quel point la lutte contre le trafic de drogue pouvait être politisée, malgré le discours officiel qui se veut radical envers tous les trafiquants. Néan­moins, le chargé d’affaires américain, M. Jackson indique pouvoir comprendre que, par un coup de mauvaise humeur, le souverain marocain ait voulu sévir contre ses fonctionnaires, car «l’arrestation du jeune Wade pouvait mettre en danger les relations entre le Maroc et le Sénégal».
    Cette information est si grosse que Le Quotidien s’attend à ce que le ministre d’Etat ne la passe pas sous silence. Et contrairement à sa démarche habituelle d’ester en Justice, ce dont on ne s’attend pas qu’il fasse à l’encontre de l’ambassade américaine à Rabat ou de wikileaks.org, on pense qu’il serait plus profitable pour lui de montrer qu’il est hors de portée et d’atteinte de tout soupçon dans toute affaire de cette nature.

    mgueye@lequotidien.sn

    Le Quotidien.sn, 13/09/2011

  • Le régime marocain a engagé une escalade répressive contre les militants du M20F

    Fidèle à ces pratiques répressives, le régime marocain et après avoir échoué à provoquer une implosion du mouvement de l’intérieur, a conduit ces dernières semaines une escalade répressive qui a visé plusieurs militants dont notre camarade et membre du secrétariat national d’Attac Maroc Mostapha Sandia qui est toujours licencié de son travail ainsi que le militant syndicaliste Mohamed Kabbouri et ses camarades et d’autres militants de l’association des diplômés chômeurs du Maroc.
    Ce week end a été aussi marqué par l’arrestation de notre camarade artiste rappeur du mouvement du 20 février à Casablanca Moad Belghouat, alias « Haked » (l’Indigné en arabe) a été arrêté vendredi sur l’inculpation d’agression contre un manifestant pro-régime.
    Les chansons du rappeur « HAKED » très critiques au régime y compris le ROI sont devenues la voix artistique du mouvement du 20 février dans tous le pays où ses chansons sont scandées dans les manifs notamment celle-ci :
    « Si le peuple veut vivre, il n’a qu’a se mettre debout et défendre ses intérêts
    Eux, ils ont tous raflé et ils nous ont laissé les miettes
    Beaucoup de militants ont déjà sacrifié leurs vies pour nous !! »

    Ou encore :
    « Nous voulons un responsable à qui nous demandons des comptes et
    non pas un homme sacré !
    « Attention si tu parle, ils vont t’arrêté !
    Je vais parlé et qu’ils m‘arrêtent !! ….Vous avez partagé le gâteau entre vous, baisez sa main ! Vive mon père qui m’a élevé mais notre frère (le roi) s’est accaparé le Maroc tout seul et tant que je suis vivant je ne le laisserai pas le concéder à son fils !! »

    Moad « haked » a été présenté devant le juge Lundi dernier mais son jour de jugement n’est pas encore figer, veille méthode du régime pour fatiguer les militants qui ne se laissent pas intimidés pour le moment après les sit-in qui ont été organisé devant le commissariat et le palais de la justice depuis son arrestation une marche a été organisé hier dans son quartier où il bénéficie d’une grande popularité.
    Son arrestation a aussi marqué la marche de ce dimanche à « SIDI MOUMEN » (un quartier populaire de Casablanca) à la quelle ont participé des milliers de citoyen(es).
    Nous comptons sur votre solidarité,
    Salutations de lutte,
    Pour Attac CADTM Maroc
    Jawad
    Europe Solidaire sans frontières, 14/09/2011