Mois : juin 2010

  • Emissaire de Sarkozy : Claude Guéant est reçu par Bouteflika

    Le président Abdelaziz Bouteflika a reçu dimanche le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant, a rapporté l’agence APS. L’audience s’est déroulée en présence du Premier ministre Ahmed Ouyahia, du ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci et du ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel, a-t-on ajouté de même source. M. Guéant été reçu dans la matinée par M. Ouyahia, a précisé l’APS. Le 21 février dernier, Claude Guéant avait effectué un premier déplacement en Algérie où il avait été reçu par le Premier ministre Ahmed Ouyahia.
    Les Algériens avaient formulé plusieurs demandes pour améliorer les relations bilatérales. Le secrétaire général de l’Elysée avait promis d’apporter des réponses aux demandes des Algériens qui concernent plusieurs dossiers : le cas du diplomate Hasseni, la liste noire des pays à risque terroriste, l’immigration, la libre circulation des personnes, les investissements, le Sahara occidental… Lors de son premier déplacement à Alger le 21 février dernier, Claude Guéant n’avait pas été reçu par le chef de l’Etat. A cette époque, les relations algéro-françaises étaient extrêmement tendues. Ce qui n’est plus tout à fait le cas actuellement. Le président Bouteflika a participé en effet le 31 mai et le 1er juin dernier au Sommet Afrique-France de Nice où il a été chaleureusement accueilli par son homologue français Nicolas Sarkozy. Les deux chefs d’Etat n’ont pas eu de tête à tête mais cette rencontre internationale a permis de décrisper les choses.
    M. Sarkozy avait estimé le 1er juin qu’il faudrait du temps pour que les relations franco-algériennes s’apaisent, tout en se réjouissant de la présence de son homologue Abdelaziz Bouteflika. «Est-ce qu’il suffit que le président Bouteflika participe au Sommet Afrique-France pour que, d’un coup, tout s’éclaire dans la relation entre la France et l’Algérie ? Je crains de ne pas avoir exactement le même optimisme. Il faudra encore du temps», avait-il
    déclaré.
    Les Débats, 23/6/2010
  • La nécessité des think tanks

    A quoi servent les think tanks ? A réfléchir. Le Maroc, apprend-on, dispose de neuf centres consacrés à la réflexion. Il serait, de loin, en avance sur les autres pays maghrébins. Mais pourquoi réfléchir ? Pour éviter des erreurs, explorer des pistes, agir en connaissance de cause. Nos dirigeants disposent-ils, en Algérie, de think tanks ? Il faut bien le croire. Ce sont généralement des conseillers, permanents ou occasionnels, nationaux ou étrangers. On les consulte, ils étudient les questions qui leur sont soumises, et donnent leur avis, en un mot comme en cent. Cela se passe dans une grande discrétion. Ils disposent d’un pouvoir d’influence certain sur les décideurs, et il n’est pas rare qu’ils finissent eux-mêmes par occuper officiellement des postes de décision – est-ce pour cela qu’ils sont si discrets ? Tous les gouvernants ont des conseillers, la pratique n’est pas nouvelle, alors que celle des think tanks l’est. Son origine est américaine, elle s’est répandue lors de la Seconde Guerre mondiale, mais désigne une réalité plus ancienne : en période de guerre, selon l’encyclopédie wikipedia, le terme était utilisé pour désigner la pièce dans laquelle se réunissait l’état-major pour planifier la stratégie de combat. C’est dire la vocation et l’importance de ces centres de réflexion. En réalité, elles servent moins à éclairer les pouvoirs qui les emploient qu’à relayer leurs politiques par médias interposés. Le cas du Maroc est éloquent : il puise dans ses think tanks les arguments et les instruments nécessaires à sa politique annexionniste du Sahara occidental et à ses accusations répétées de l’Algérie, coupable de bloquer l’unité maghrébine. On assiste régulièrement à ce type de propagande que développent des «experts» grassement payés par le royaume et diffusés dans des medias acquis à sa cause, à l’instar de Jeune Afrique ou Al Jazeera. L’Algérie a tort, naturellement, de ne compter que sur les militants de bonne volonté soucieux de justice et d’humanisme pour riposter aux campagnes récurrentes menées sous l’instigation des voisins. Pour étendre la problématique à d’autres niveaux, on voit bien la virulence de ces campagnes lorsqu’il s’agit de politiques économiques comme celles de la loi de finances 2010, et leur impact sur l’opinion des Algériens eux-mêmes – ou plus exactement des élites médiatiques algériennes. Les think tanks sont, par- delà leurs frontières géographiques, solidaires entre eux. Ainsi, le célèbre Amadeus n’est pas marocain, bien que créé au Maroc et parrainé par lui. Ses «analyses» sont d’une pertinence et d’une objectivité telles qu’elles rendent à ce pays d’énormes services, puisque elles l’éclairent sur la manière dont les politiques algériennes sont conçues et menées en matière de gaz par exemple. La crainte de voir émerger en Algérie des espaces de débats et de réflexion qui échapperont à tout contrôle explique sans doute pourquoi le pouvoir ne ressent pas le besoin de les favoriser. Mais il faut bien que, un jour ou l’autre, la communication se modernise chez nous, ne serait-ce que pour accompagner la modernisation en cours.
    Par Aïssa Khelladi
  • Aminatou Haidar dédié du prix « les meilleurs de l’an 2009 » pour sa défense de la liberté et la paix

    Madrid, 25/06/2010 (SPS) L’activiste sahraouie, Aminatou Haidar, plus connue sous le nom de la « Gandhi sahraouie » pour son plaidoyer pour le respect des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, a reçu vendredi le prix « les meilleurs personnages de l’an 2009 », décerné par l’hebdomadaire espagnol Cambio 16. Gorka Landaburu, directeur de l’hebdomadaire Cambio 16, dans son discours de la cérémonie de remise du prix, a rendu hommage à l’activiste, Aminetou Haidar pour son engagement à la lutte pour le respect des droits de l’homme, la paix et la liberté au Sahara occidental. Pou sa part, Aminetou Haidar a condamné les violations persistantes des droits de l’homme commises par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental, en dénonçant son refus de libérer trois des sept militants des droits humains emprisonnés depuis octobre dernier pour avoir visiter leurs familles dans les camps de réfugiés sahraouis en 2009, menacés de comparaitre devant une cour martiale qui pourrait les condamner à mort. « Mon peuple vis sous la répression marocaine », a affirmé Mme Haidar, appelant à un engagement fort et un soutien politique de la société espagnole pour l’application des accords internationaux relatifs à l’occupation du Sahara occidental ». Ce prix est un prix de reconnaissance des organisations et institutions qui ont des performances exceptionnelles de la qualité et l’excellence de la personne, notamment pour faciliter le journalisme libre et indépendant. (SPS)

  • Aminatou Haidar dédié du prix « les meilleurs de l’an 2009 » pour sa défense de la liberté et la paix

    Madrid, 25/06/2010 (SPS) L’activiste sahraouie, Aminatou Haidar, plus connue sous le nom de la « Gandhi sahraouie » pour son plaidoyer pour le respect des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, a reçu vendredi le prix « les meilleurs personnages de l’an 2009 », décerné par l’hebdomadaire espagnol Cambio 16. Gorka Landaburu, directeur de l’hebdomadaire Cambio 16, dans son discours de la cérémonie de remise du prix, a rendu hommage à l’activiste, Aminetou Haidar pour son engagement à la lutte pour le respect des droits de l’homme, la paix et la liberté au Sahara occidental. Pou sa part, Aminetou Haidar a condamné les violations persistantes des droits de l’homme commises par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental, en dénonçant son refus de libérer trois des sept militants des droits humains emprisonnés depuis octobre dernier pour avoir visiter leurs familles dans les camps de réfugiés sahraouis en 2009, menacés de comparaitre devant une cour martiale qui pourrait les condamner à mort. « Mon peuple vis sous la répression marocaine », a affirmé Mme Haidar, appelant à un engagement fort et un soutien politique de la société espagnole pour l’application des accords internationaux relatifs à l’occupation du Sahara occidental ». Ce prix est un prix de reconnaissance des organisations et institutions qui ont des performances exceptionnelles de la qualité et l’excellence de la personne, notamment pour faciliter le journalisme libre et indépendant. (SPS)

  • Aminatou Haidar dédié du prix "les meilleurs de l’an 2009 » pour sa défense de la liberté et la paix

    Madrid, 25/06/2010 (SPS) L’activiste sahraouie, Aminatou Haidar, plus connue sous le nom de la « Gandhi sahraouie » pour son plaidoyer pour le respect des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, a reçu vendredi le prix « les meilleurs personnages de l’an 2009 », décerné par l’hebdomadaire espagnol Cambio 16. Gorka Landaburu, directeur de l’hebdomadaire Cambio 16, dans son discours de la cérémonie de remise du prix, a rendu hommage à l’activiste, Aminetou Haidar pour son engagement à la lutte pour le respect des droits de l’homme, la paix et la liberté au Sahara occidental. Pou sa part, Aminetou Haidar a condamné les violations persistantes des droits de l’homme commises par le Maroc dans les territoires occupés du Sahara occidental, en dénonçant son refus de libérer trois des sept militants des droits humains emprisonnés depuis octobre dernier pour avoir visiter leurs familles dans les camps de réfugiés sahraouis en 2009, menacés de comparaitre devant une cour martiale qui pourrait les condamner à mort. « Mon peuple vis sous la répression marocaine », a affirmé Mme Haidar, appelant à un engagement fort et un soutien politique de la société espagnole pour l’application des accords internationaux relatifs à l’occupation du Sahara occidental ». Ce prix est un prix de reconnaissance des organisations et institutions qui ont des performances exceptionnelles de la qualité et l’excellence de la personne, notamment pour faciliter le journalisme libre et indépendant. (SPS)

  • Mauritanie-Sahara Occidental: En finir avec la neutralité

    L’intégration maghrébine n’arrive toujours pas à avoir sa rampe de lancement, le problème du Sahara Occidental divise toujours le Maroc et l’Algérie. La Mauritanie, elle, a opté, depuis son retrait de ce territoire en 1979, pour une politique de « neutralité ». Elle a reconnu la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) et continue d’entretenir de très bons rapports avec le Maroc.
    Le Sahara et nous
    Dès 1957, et alors qu’elle était encore sous la colonisation, la Mauritanie se faisait inoculer son premier virus porteur de la tentation hégémonique.
    Parce qu’ils parlent la même langue que nous, parce qu’ils ont eu une histoire commune avec nous…Mokhtar Ould Daddah a décidé d’imposer aux Sahraouis une destinée identique à la nôtre.
    Imaginez seulement qu’au lendemain de la libération de 1945, la France ait émis le désir d’annexer les tranches francophones de la Belgique ou de la Suisse. Le prétexte daddahien est d’ordre colonial.
    S’en suivit une longue histoire qui aboutit, en 1975, aux accords de Madrid. La Mauritanie et le Maroc revendiquaient, chacun, tout le Sahara.
    Qu’à cela ne tienne! Chacun va accepter une ablation patriotique et le morceau sera divisé en deux: le Sahara utile pour le Maroc et le désert inutile pour la Mauritanie.
    Evidemment, les guérilleros sahraouis, hier braqués contre la puissance espagnole se tournèrent en direction des nouveaux colons. Pendant presque trois ans, la Mauritanie allait livrer une guerre sans merci dont elle assumait tous les désastres au profit du Grand Maroc. Le 10 juillet 1978, l’impasse accouche d’un coup d’état militaire. Promesse fut prise d’arrêter la guerre. 1979, un accord de paix et de désengagement du territoire est signé à Alger avec le Front Polisario.
    La Mauritanie se retire, le Maroc occupe les positions désertées.
    Neutralité, quelle neutralité ?!
    Commence alors la phase dite de neutralité. Cette position hybride et délicate est contestable à la fois sur le plan des principes et de mise en oeuvre.
    L’idée de neutralité est d’abord fondamentalement injuste et cohérente.
    Au lendemain de notre sortie du conflit, nous avions bien une idée de qui est l’agresseur et qui est agressé.
    Etre neutre en pareilles circonstances c’est tomber sous le coup de la non-assistance à peuple en danger. Il n’existe pas de droit à la lâcheté mais seulement un devoir de solidarité avec des hommes et des femmes engagés dans l’épreuve d’une lutte de libération nationale. Détruisons tout de suite une vieille idée fausse mais tenace: la colonisation ne signifierait que la domination d’un peuple européen sur des contrées culturellement différentes. Non, la colonisation c’est tout simplement l’asservissement militaire, administratif, politique d’une population par une autre. En ce début de siècle, où les empires éclatent, on ne peut être neutre devant pareilles circonstances.
    Enfin, telle que pratiquée, la neutralité est toujours vécue sous deux formes contradictoires, mais toujours désavantageuses pour nous.
    Ou nous nous tenons à égale distance des deux camps et dans ce cas, nous nous les aliénons tous les deux et nous nous mettons hors-jeu de toute perspective de règlement d’une situation qui nous concerne au premier chef.
    Ou alors, sous les paravents de la neutralité, nous soutenons un camp contre un autre et il s’en apercevra immanquablement. La duplicité est ici une attitude impossible à gérer.
    Acte de lâcheté sur le plan des principes, jeu de trapèze impraticable dans la réalité…la neutralité vis-à-vis du conflit saharien est un non sens, un de ces consensus du mensonge et de la couardise dont raffole l’élite politique mauritanienne.
    Abou Ahmed
    Source : Mauritanie24
  • Hamada Ould Derwish le Marocain

    Né en 1960 à Néma, capitale du Hodh Charghi où son père exerçait la profession de soldat, Hamada Ould Derwish occupera de grandes fonctions et dirigera pendant sept ans le Port Autonome de Nouadhibou. Il a été aussi représentant de la Société Mauritanienne de Commercialisation du Poisson (SMCP) à Tokyo avant d’être son directeur commercial.
    Personnalité incontournable de la tribu Rgeïbatt de Mauritanie, Hammada Ould Derwish briguera sans succès le poste de sénateur de Bir-Mogreïn aux élections sénatoriales de 2006.
    En novembre 2007, il devient marocain et déclare être « fier dans ma patrie pour m’engager à travers une implication totale sans condition, dans l’application du projet d’autonomie du Sahara, proposé par sa majesté le roi, que Dieu le glorifie ».
    Presque trois ans après cette décision, Hamada Ould Derwish revient cette semaine dans une longue interview à notre confrère marocain « Al Watan al an » sur sa conception pour un règlement définitif du problème du Sahara occidental.
    Il évoque dans la même interview avoir expliqué en 2007 à l’ancien premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar et au président de la république Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, « dans l’enceinte du palais présidentiel » son intention de regagner sa mère patrie le Maroc.
    « Le président a respecté mon choix personnel tandis que Ould Boubacar s’est dit consterné par pareille nouvelle » a précisé Ould Derwish pour qui « l’écrasante majorité des personnes adhère à la décision que nous avons prise à savoir le retour à la patrie, et l’acceptation sans conditions du projet d’autonomie comme étant une solution durable, juste, qui va permettre aux Sahraouis de s’épanouir et de gérer leurs affaires sous la souveraineté du Maroc ».
    Depuis le ralliement de Hamada Ould Derwish, de plus en plus de mauritaniens ont renoncé à leur nationalité pour acquérir la nationalité marocaine tout en annonçant leur “retour à la mère patrie”.
    Source : CRIDEM, 26/6/2010
    Photo : (cridem)
  • Mauritanie-Sahara Occidental: En finir avec la neutralité

    L’intégration maghrébine n’arrive toujours pas à avoir sa rampe de lancement, le problème du Sahara Occidental divise toujours le Maroc et l’Algérie. La Mauritanie, elle, a opté, depuis son retrait de ce territoire en 1979, pour une politique de « neutralité ». Elle a reconnu la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) et continue d’entretenir de très bons rapports avec le Maroc.
    Le Sahara et nous
    Dès 1957, et alors qu’elle était encore sous la colonisation, la Mauritanie se faisait inoculer son premier virus porteur de la tentation hégémonique.
    Parce qu’ils parlent la même langue que nous, parce qu’ils ont eu une histoire commune avec nous…Mokhtar Ould Daddah a décidé d’imposer aux Sahraouis une destinée identique à la nôtre.
    Imaginez seulement qu’au lendemain de la libération de 1945, la France ait émis le désir d’annexer les tranches francophones de la Belgique ou de la Suisse. Le prétexte daddahien est d’ordre colonial.
    S’en suivit une longue histoire qui aboutit, en 1975, aux accords de Madrid. La Mauritanie et le Maroc revendiquaient, chacun, tout le Sahara.
    Qu’à cela ne tienne! Chacun va accepter une ablation patriotique et le morceau sera divisé en deux: le Sahara utile pour le Maroc et le désert inutile pour la Mauritanie.
    Evidemment, les guérilleros sahraouis, hier braqués contre la puissance espagnole se tournèrent en direction des nouveaux colons. Pendant presque trois ans, la Mauritanie allait livrer une guerre sans merci dont elle assumait tous les désastres au profit du Grand Maroc. Le 10 juillet 1978, l’impasse accouche d’un coup d’état militaire. Promesse fut prise d’arrêter la guerre. 1979, un accord de paix et de désengagement du territoire est signé à Alger avec le Front Polisario.
    La Mauritanie se retire, le Maroc occupe les positions désertées.
    Neutralité, quelle neutralité ?!
    Commence alors la phase dite de neutralité. Cette position hybride et délicate est contestable à la fois sur le plan des principes et de mise en oeuvre.
    L’idée de neutralité est d’abord fondamentalement injuste et cohérente.
    Au lendemain de notre sortie du conflit, nous avions bien une idée de qui est l’agresseur et qui est agressé.
    Etre neutre en pareilles circonstances c’est tomber sous le coup de la non-assistance à peuple en danger. Il n’existe pas de droit à la lâcheté mais seulement un devoir de solidarité avec des hommes et des femmes engagés dans l’épreuve d’une lutte de libération nationale. Détruisons tout de suite une vieille idée fausse mais tenace: la colonisation ne signifierait que la domination d’un peuple européen sur des contrées culturellement différentes. Non, la colonisation c’est tout simplement l’asservissement militaire, administratif, politique d’une population par une autre. En ce début de siècle, où les empires éclatent, on ne peut être neutre devant pareilles circonstances.
    Enfin, telle que pratiquée, la neutralité est toujours vécue sous deux formes contradictoires, mais toujours désavantageuses pour nous.
    Ou nous nous tenons à égale distance des deux camps et dans ce cas, nous nous les aliénons tous les deux et nous nous mettons hors-jeu de toute perspective de règlement d’une situation qui nous concerne au premier chef.
    Ou alors, sous les paravents de la neutralité, nous soutenons un camp contre un autre et il s’en apercevra immanquablement. La duplicité est ici une attitude impossible à gérer.
    Acte de lâcheté sur le plan des principes, jeu de trapèze impraticable dans la réalité…la neutralité vis-à-vis du conflit saharien est un non sens, un de ces consensus du mensonge et de la couardise dont raffole l’élite politique mauritanienne.
    Abou Ahmed
    Source : Mauritanie24
  • Hamada Ould Derwish le Marocain

    Né en 1960 à Néma, capitale du Hodh Charghi où son père exerçait la profession de soldat, Hamada Ould Derwish occupera de grandes fonctions et dirigera pendant sept ans le Port Autonome de Nouadhibou. Il a été aussi représentant de la Société Mauritanienne de Commercialisation du Poisson (SMCP) à Tokyo avant d’être son directeur commercial.
    Personnalité incontournable de la tribu Rgeïbatt de Mauritanie, Hammada Ould Derwish briguera sans succès le poste de sénateur de Bir-Mogreïn aux élections sénatoriales de 2006.
    En novembre 2007, il devient marocain et déclare être « fier dans ma patrie pour m’engager à travers une implication totale sans condition, dans l’application du projet d’autonomie du Sahara, proposé par sa majesté le roi, que Dieu le glorifie ».
    Presque trois ans après cette décision, Hamada Ould Derwish revient cette semaine dans une longue interview à notre confrère marocain « Al Watan al an » sur sa conception pour un règlement définitif du problème du Sahara occidental.
    Il évoque dans la même interview avoir expliqué en 2007 à l’ancien premier ministre Sidi Mohamed Ould Boubacar et au président de la république Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, « dans l’enceinte du palais présidentiel » son intention de regagner sa mère patrie le Maroc.
    « Le président a respecté mon choix personnel tandis que Ould Boubacar s’est dit consterné par pareille nouvelle » a précisé Ould Derwish pour qui « l’écrasante majorité des personnes adhère à la décision que nous avons prise à savoir le retour à la patrie, et l’acceptation sans conditions du projet d’autonomie comme étant une solution durable, juste, qui va permettre aux Sahraouis de s’épanouir et de gérer leurs affaires sous la souveraineté du Maroc ».
    Depuis le ralliement de Hamada Ould Derwish, de plus en plus de mauritaniens ont renoncé à leur nationalité pour acquérir la nationalité marocaine tout en annonçant leur “retour à la mère patrie”.
    Source : CRIDEM, 26/6/2010
    Photo : (cridem)
  • Le président de la République félicite le nouveau président colombien, Juan Manuel Santos

    Bir Lehlu (Territoires Libérés du Sahara O ccidental), 25/06/2010 (SPS) .- Le président de la République, Mohamed Abdelaziz, a adressé jeudi une lettre de félicitation au nouveau président colombien, Juan Manuel Santos, élu avec 69% des voix au deuxième à la tête de la République de la Colombie.
    « Il m’est un plaisir de vous exprimer au nom du Gouvernement et du peule sahraouis et en mon personnel, les sincères félicitations à l’occasion de la victoire que vous avez remporté lors des élections du 20 juin 2010, et par laquelle vous étiez élu en tant que président de la République sœur de Colombie pour un nouveau mandat », a écrit le président, Mohamed Abdelaziz dans sa lettre à son homologue, Juan Manuel Santos.
    Le président de la République a également réitéré la volonté et la détermination du Gouvernement de la RASD à développer les relations bilatérales entre les deux pays, a ajouté le texte de la lettre dont une copie est parvenue à SPS.
    Il a enfin souhaité à son homologue plein succès dans l’accomplissement de ses responsabilités en tant que chef de la plus haute magistrature de la République de Colombie. (SPS)