La jeunesse marocaine de plus en plus tentée par l’islamisme

The Economist Intelligence Unit (EIU) une institution liée au puissant hebdomadaire londonien et bible des décideurs économiques internationaux publie chaque mois un rapport sur l’Etat politique, économique et social de plus de 200 pays.
Dans sa livraison d’août 2009, sue le Maroc, la EIU prévoit que «le monarque et sa coterie de conseillers maintiendront leur contrôle des affaires politiques, et ne chercheront pas à démocratiser les institutions du pays.»  «Le parlement et les partis politiques resteront relativement faibles», poursuivent les auteurs.
Le rapport mentionne aussi la popularité du Roi avec toutefois un bémol. «Le roi est considéré comme populaire», affirme le rapport ajoutant cependant qu’ «il était difficile d’en être certain dans un pays où les critiques contre le Roi sont réprimées. Si les auteurs ne prévoient pas de contestations sérieuses contre la centralité du rôle du Roi dans les mois à venir, des troubles sociaux sporadiques sont probables, dus aux inégalités économiques. «La majorité des Marocains est susceptible de donner plus de poids aux groupes religieux et sociaux plutôt qu’aux partis politiques formels».
Le rapport conjecture aussi que le PJD pourrait perdre une partie de son soutien populaire au profit d’Al Adl Wa Al Ihssan, étant donnée son incapacité à peser sur la politique générale du pays à travers le travail parlementaire. A noter enfin que les auteurs du rapport utilisent le mot «Makhzen» pour qualifier les cercles proches du Roi.
La jeunesse marocaine est déçue par la politique de ses responsables politiques qui veulent les faire croire que le progrès du Maroc est bloqué, non pas par la corruption effrénée qui pourrit le gouvernement de l’intérieur, le haut niveau de fraude électorale, les fonctionnaires avides de richesse, les titulaires dont l’engagement envers le peuple est douteux ou n’a jamais existé, mais par la révolte des citoyens pauvres ou des journalistes indépendants et des bloggers qui n’hésitent pas à dénoncer les méfaits du gouvernement ou la politique d’assistanat de leur roi. Un assistanat qui signifie tout simplement s’approprier injustement des droits des autres. Il en va des agréments des transports, les « grima », que le roi distribue aux citoyens qui demandent son aide dans des lettres écrites de la même façon qu’un mendiant implore la charité des passants.
Les états qui respectent leurs citoyens ne font pas d’eux des mendiants qui implorent la charité du palais mais construisent pour eux des usines et des industries à même de leur permettre de gagner leurs vies avec dignité et respect. A supposer, ce qui est bien entendu n’est pas le cas, que ces agréments ne sont distribués qu’à ceux qui les méritent des pauvres et laissés pour compte, il n’en demeure pas moins que ceci n’honore pas du tout le citoyen marocain. L’emploi, la santé et l’enseignement sont des droits  garantis par la constitution et l’Etat se doit d’assurer aux citoyens des conditions de vie dignes au lieu de l’humilier de cette façon.
Cette façon d’agir a fait des Marocains un peuple sans dignité, qui vit sur les dons et les offrandes alors qu’il n’a pas besoin de quelqu’un qui ait pitié d’eux mais de quelqu’un qui assure le  partage des richesses du pays d’une manière équitable, et elle a détruit le pays et lui a valu des rangs honteux dans les classements mondiaux,  une économie de rentiers qui profite aux nantis et non au peuple.
Le Maroc continue d’être une nation muselée, empêché d’exprimer son avis si ce n’est pour faire des éloges au roi, un peuple qui doit se faire à l’idée de vivre avec la réalité de l’inefficacité du roi à éradiquer la pauvreté, la corruption, le crime, le chômage, les services médicaux inadéquats et la brutalité de la police.
Qui a dit que Hassan II est mort et que les années de plomb sont restées derrière? Voilà qui fait que le Maroc sera toujours un terrain fertile pour le terrorisme et les jeunes seront toujours tentés par l’islamisme.

Be the first to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*