Le haut commissaire pour les réfugiés en visite à Tindouf

Le haut commissaire de l’ONU pour les Réfugiés, Antoine Guterres, a qualifié aujourd’hui de « vraiment dramatique » la situation des réfugiés sahraouis au sud de l’Algérie et a souligné qu’ils se trouvent « assez oubliés » par la communauté internationale.
Guterres est arrivé hier à Alger, d’où il se déplacera, aujourd’hui, vers les camps des réfugiés sahraouis à Tinduf, une première visite à la zone du plus haut responsable du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) dans les 33 dernières années. »Chaque année, dans une période significative du point de vue des convictions religieuses, je fais une visite de solidarité aux réfugiés et cette année nous avons choisi les réfugiés sahraouis qui vivent une situation vraiment dramatique qui perdure depuis 1975″,  a dit Guterres à la presse après avoir eu un entretien avec Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires Africaines et Maghrébines.Guterres a souligné qu’avec sa visite il essaie « d’attirer l’attention de la communauté internationale sur le drame des réfugiés sahraouis et leur exprimer sa solidarité dans le mois sacré du Ramadan. »Le responsable de l’ONU a expliqué que dans son interview avec Messahel il a salué « la générosité de l’État algérien qui a offert une protection aux réfugiés sahraouis durant une si longue période » et a manifesté l’intérêt du HCR « de travailler d’une meilleure façon pour aider les réfugiés ».
« Notre contribution est modeste mais elle continue d’être très importante pour nous », a affirmé Guterres, qui a remarqué que l’organisation qu’il dirige « n’a jamais de solutions humanitaires pour des problèmes humanitaires », dont les solutions sont « toujours politiques ».
Dans ce sens, il a dit que, même s’ils ne sont pas dans des conditions de pouvoir contribuer à une solution, il est « de son devoir de faire tout le possible pour améliorer ou aider à améliorer les conditions de vie des gens qui souffrent d’une si longue période d’exil ».
Guterres a annoncé que le HCR essaie de mobiliser des ressources pour les situations humanitaires les plus oubliées par la communauté internationale et a considéré que celle des réfugiés saharauis est « suffisamment oubliée ».
« Nous voulons discuter avec les sahraouis la meilleure façon de répondre à ses vraies nécessités et de voir comment nous pouvons réorganiser notre activité », affirme-il.
Guterres entreprendra, demain, une visite de deux jours aux camps des réfugiés dans le sud algérien.
Depuis la visite du Haut Commissaire Sadruddin Aga Khan en 1976, peu de temps après que les réfugiés sahraouis s’établissaient à Tindouf après l’occupation marocaine du Sahara Occidental, aucun président du HCR n’avait visité les campements sahraouis.
Guterres désire avoir une vision personnelle directe de la situation des sahraouis qui dépendent entièrement de l’aide humanitaire internationale.
Par la suite, le haut mandataire voyagera à Rabat et à El Aaiún, la capitale du Sahara Occidental occupée par le Maroc.
Guterres sera reçu le mercredi par le premier ministre sahraoui, Abdelkader Taleb Omar, dans le camp du 27 février où il visitera un centre culturel et un centre d’artisanat ainsi que le Musée National sahraoui.
En plus il tiendra des réunions avec d’autres dirigeants saharauis et du HCR dans les campements et inaugurera un tribunal de justice financé par l’organisation internationale avant d’assister à un dîner offert par Mohamed Abdelaziz, le président de la République Arabe Sahraoui Democratique (RASD).
Bien sûr, les moyens de propagande marocaine vont profiter de cette visite pour relâcher toute sorte de mensonges sur ce peuple qui préfère rester à l’exile parce qu’il refuse qu’on lui impose une nationalité dont il ne veut pas.
Le peuple sahraoui refuse ce que le peuple marocain a accepté : la soumission à un régime corrompu bâti sur le crime. Il refuse de jeter les armes comme l’ont fait les peuples amazighs du Rif, du Souss, de l’Atlas…
Le peuple sahraoui est un peuple orgueilleux, fier et convaincu de la justesse de sa cause et a démontré pendant plus de trois décennies qu’il n’est pas près de laisser tomber son idéal de fonder son propre Etat.
Les nouvelles générations sont là, prêtes à reprendre la flamme et à continuer à combattre pour ce pour lequel leurs parents sont tombés dans le champ de bataille.
Le gouvernement marocain avancera ses mensonges et celles d’Ahmedou Ould Souilem pour justifier l’injustifiable. Ouls Souilem n’a jamais été ni un dirigent ni un membre fondateur du Front Polisario. Ce n’est qu’un individu dont les ambitions ont été heurtées par ses incompétences qui l’ont conduit à se bagarrer avec ses camarades et à les trahir. Ce ne sont pas ses convictions qui l’ont poussé dans les bras du gouvernement marocain, mais son égoïsme et sa lâcheté. Pire encore, il a trahi la mémoire de son père connu par ses positions nationalistes et sa méprise de l’Etat marocain.
Le peuple marocain est libre d’avaler la propagande de cette poignée de voyous qui le réprime et le maintient dans la pauvreté, mais il n’a pas le droit d’ignorer la noble cause pour laquelle ces réfugiés se sont battus pendant plus de 34 ans.
La machine de propagande de Rabat continuera à diaboliser l’Algérie pour maintenir le peuple marocain à sa merci. Il est temps que nos frères marocains ouvrent les yeux et arrêtent cette hystérie collective qui ne permettra jamais au Maroc de s’approprier du Sahara Occidental ni de contrôler la volonté des habitants.

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